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Soggiorno a Parigi, Oggetto 221

Carla Lonzimarzo 1952 - maggio 1954

La Galleria Nazionale

La Galleria Nazionale
Roma, Italy

Tra gli altri, figura la cospicua documentazione relativa al Théâtre national populaire (TNP) inviata, anche solo in parte, in busta ad Anna Franceschini, ed il saggio sul teatro francese. Presente ritaglio stampa sulla mostra di Vuillard presso la galleria Hector Brame, con appunti; note circa i capolavori della collezione Van Beuningen in mostra al Petit Palais; articolo riguardante la mostra Depuis Bonnard tenutasi presso il Museo d'arte moderna; quaderno con appunti integrati e corretti delle note prese alle lezioni presso l'Amphithéâtre Richelieu Sorbonne ed una piccola agenda nella quale, tra l'altro, sono segnate varie attività culturali. Presenti «Le figaro spectacles» e «Paris Match»..

Details

  • Title: Soggiorno a Parigi, Oggetto 221
  • Creator: Lonzi Carla
  • Date Created: marzo 1952 - maggio 1954
  • Transcript:
    SPECTACLES D'UN TEMPS du meilleur métier et nous possédait par le moyen d'une sorte de stupeur sacrée. Ce n'est pas que d'autres objections, d'un tout autre ordre, n'aient été formulés à l'encontre de ces Dialogues eux-mêmes, aussi bien que de leurs représentation... Pourquoi taire qu'elles émanaient surtout de certains milieux religieux, et même, de certains monastères du Carmel ? Bernanos, y murmurait-on, n'était pas assez imbu du véritable « esprit carmélitain ». Profondément chrétien, sans doute, et de très bonne foi, il s'était trop laissé mener au gré de sa fantaisie de poëte et de visionnaire. Déjà des « réponses » s'élaboraient dans l'ombre de quelques cloîtres. L'une d'elles, fort mesurée, parvint jusqu'à moi. On y contestait surtout, je crois, cette « vocation du martyre » que la sous-prieure, Mère Marie de l'Incarnation, en l'ab- sence de la Prieure nouvellement élue qu'on lui avait préférée (proba- blement à cause de ses manières plus amènes), cherchait à infuser à ces filles, sitôt le danger révolutionnaire apparu : encore trop engagée elle-même, sans doute, dans une conception de l'héroïsme et de l'honneur selon le siècle, et cédant à l'appel d'un sang noble, trop impatient de souffrir. Mais en réplique à ce portrait (où la hauteur peut-être, atténue un peu trop, en effet, la grandeur). Bernanos n'a-t-il pas tracé celui, non moins admirable, de Madame Lidoine, cette Prieure de plébéienne origine, tout exempte par là de ce faux point d'honneur, et qui raisonne avec son simple bon sens autant qu'avec sa foi, quand elle déclare que le martyre est une Grâce qu'il faut mériter, qu'on l'accepte quand il s'impose, mais que la sainteté la plus scrupuleuse ne saurait aller au devant de lui pour le provoquer. A peine revenue de Paris, où elle a tenté de retrouver sa brebis perdue, la petite Blanche, Madame Lidoine relèvera donc ses filles de leur voeu imprudent. Mais il ne s'en faut que de quelques instants qu'elle soit jetée en prison avec elles et n'ait plus d'autre tâche que de les préparer à mourir. Comment redire la tranquille effusion de cette âme vouée à la petite voie ordinaire », lorsqu'elle découvre le sombre déflé par où elle devra mener ses filles à la victoire ? N'est-ce pas alors que s'éclairent, comme des sommets abandonnés par la brume et touchés par les premiers rayons du natin, les aspects les plus mystérieux de cette oeuvre, et que les moins informés de ces choses, les moins préparés à comprendre ces mystérieuses réversibilités, commencent de pénétrer le sens secret dont Bernanos a voulu charger son dernier message ? Et ne se résume-t-il pas, ce sens, à la singulière liberté de la Grâce, à l'infinie variété de ses moyens, quand elle manoeuvre des âmes qui ont accepté de s'interchanger dans l'offrande ou le sacrifice ? Si Mère Marie de l'Incarnation accepte, 95
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