Visite de l'Opéra Comique en quelques clics

Opéra Comique

Nous vous proposons de découvrir les espaces incontournables du théâtre de l'Opéra Comique.

Façade
Fondé sous Louis XIV, en 1714, l’Opéra Comique est l’une des plus anciennes institutions théâtrales avec l’Opéra de Paris et la Comédie-Française. Il a reçu un statut officiel en 1762 et figure aujourd’hui parmi les théâtres nationaux.En 1783, l’Opéra Comique inaugure son théâtre, la Salle Favart, du nom d’un fameux auteur de livrets. Par deux fois, la salle brûle puis est reconstruite sur le même terrain. L’actuelle Salle Favart, signée Louis Bernier, a ouvert ses portes en 1898. Elle est classée Monument historique depuis 1977. Le chéneau de la façade est décoré de masques et d’acrotères au sigle de la République Française. Dans les arrière-corps latéraux figurent des allégories : à gauche La Musique par Denys Puech, à droite La Poésie par Ernest-Charles Guilbert.
Vestibule Boieldieu
Jusqu’à la dissolution de sa troupe en 1972, l’Opéra Comique était un théâtre de répertoire. À la réouverture de la Salle Favart reconstruite, en 1898, l’institution accueillait les spectateurs avec deux héroïnes du répertoire : Carmen (d’après l’opéra-comique de Bizet, créé en 1875) sculptée par Maurice Guiraud-Rivière et Manon (d’après l’opéra-comique de Massenet, créé en 1884) sculptée par Marius Jean Antonin Mercié. Autour du plafond du vestibule figurent des noms de compositeurs.
A l’entrée de l’orchestre
Les spectateurs de l’orchestre sont accueillis par Jules Barbier (librettiste, avec Michel Carré, de Mignon d’Ambroise Thomas en 1866 et des Contes d’Hoffmann d’Offenbach en 1881) sculpté par Gustave Adolphe Désiré Crauk, et par Jules Massenet (compositeur de Manon, Esclarmonde, Sapho, Cendrillon, Grisélidis, de 1884 à 1901) sculpté par Jan et Joël Martel.
Le genre de l'opera-comique
Au cœur du bâtiment, la salle de spectacle a conservé ses dimensions d’origine, favorable au genre historique de l’opéra-comique : une alternance de scènes parlées et de morceaux chantés, et des sujets en prise avec les préoccupations et le goût de la société. Le genre s’est épanoui au siècle des Lumières et a influencé le singspiel allemand puis la naissance de l’opérette. Il a cessé d’être obligatoire à l’Opéra Comique en 1864 mais ses spécificités ont continué à être enseignées au Conservatoire jusqu’en 1991.
Dans la salle
La salle est dite à la française car elle est peu cloisonnée, ouverte sur l’espace central, et permet une communication visuelle optimale et une impression de large réunion. Elle comptait 1500 places en 1898, 1255 aujourd’hui. Les loges sont soutenues par dix cariatides de Jules-Félix Coutan, les portes et les cloisons sont en acajou. En 1898, l’Opéra Comique accueillait une majorité d’abonnés qui louaient les loges par famille. La bourgeoisie avait pour usage d’y organiser les entrevues de mariage pendant les entractes.
Sur un élément d’éclairage
La troisième Salle Favart fut le premier théâtre de France conçu avec un équipement totalement électrique. Elle mettait en application les règles de sécurité les plus récentes, édictées après l’incendie de l’Opéra Comique en 1887 : matériaux anti-feu, nombreux postes d’incendies, rideau de fer, ouverture des portes de la salle vers l’extérieur. L’électricité, imposée pour les circuits de secours, bénéficiait d’une véritable mise en scène dans les espaces publics grâce aux lustres signés Christofle.
Le foyer
Louis Bernier confia la décoration de la Salle Favart à des artistes représentant l’art académique. La décoration se caractérise par son éclectisme, propre aux années 1900, période de transition passionnée d’histoire. Elle célèbre le génie lyrique français ainsi que la vitalité et la grâce de l’opéra-comique, suggérées par l’élément végétal, la lyre et le masque.
Peinture Foire St Laurent
Après que Louis XIV eut renvoyé de Paris les Comédiens Italiens, des troupes foraines en récupèrent procédés et costumes pour inventer de nouveaux spectacles d’esprit parodique. Parmi elles, l’Opéra Comique donnait ses spectacles alternativement à la foire Saint-Germain et à la foire Saint-Laurent (église Saint-Laurent au centre). Le public des foires était d’une grande mixité sociale, ce qui initia à l’Opéra Comique une tradition d’ouverture et d’accessibilité.
Peinture Ballet comique de la reine
En 1898, les intérêts nationalistes primaient sur l’exactitude historique. Les Français voulaient se convaincre que l’opéra était né en France (avec Le Ballet comique de la Reine donné au Louvre en 1581, ici représenté sans exactitude) et pas en Italie (avec l’Orfeo de Monteverdi en 1607). Mais cette peinture d’Henri Gervex souligne à raison que l’opéra est un genre d’obédience royale et d’abord réservé aux aristocrates, contrairement à l’opéra-comique.
Théâtre National de l'Opéra Comique
Credits: Story

Plus d'informations sur l'Opéra Comique :
Opéra Comique

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