1919 – 1939

L'entre-deux-guerres

Rmn - Grand Palais

Le Grand Palais accueille à nouveau des expositions, des salons et autres événements. Comme aujourd'hui, il est occupé toute l'année. 

De nouveaux jouets
Le Concours Lépine est créé en 1901 par Louis Lépine, préfet de la Seine, pour promouvoir et protéger les jouets créés par de petits fabricants français. L'enjeu est autant économique que patriotique ; en effet, la concurrence vient alors d'Allemagne. 
L'édition qui ouvre ses portes en août 1920 se veut tournée vers l'avenir. Lors de l'inauguration, le ministre de l'Hygiène, Monsieur Breton, s'exclame : « Plus de canons, de soldats de plomb ou de sous-marins. C'est le premier salon de la paix ». Le succès aidant, le Concours s'ouvre au fil du temps à d'autres domaines : petite mécanique, ameublement, ustensiles ménagers. Aujourd'hui encore, le Concours Lépine est synonyme d'invention et d'audace.
Salon des Indépendants
En 1920, du 28 janvier au 29 février, le Grand Palais accueille la première exposition du Salon des Indépendants d’après-guerre. Le peintre Paul Signac en est le président. 
Histoire de cœur
1920. Alors qu'il est en permission à Paris, le capitaine Charles de Gaulle rencontre sa future épouse, mademoiselle Yvonne Vendroux, au salon d'Automne. Si plusieurs versions sur leur rencontre coexistent, une seule information fait l'unanimité : les promis se sont parlés pour la première fois devant "La Femme en bleu au collier rouge" de Kees van Dongen.
Un visiteur pas comme les autres
23 décembre 1922. L'Exposition internationale de l'Aéronautique n'ouvre ses portes qu'à 9 heures. Un bruit de moteur se rapproche. Devant les yeux ébahis des rares badauds, un biplan Caudron C68 se pose avenue Alexandre III, devant le Grand Palais ! Le pilote n'est autre que Jean Bécheler, un héros de la Grande Guerre qui effectue désormais des vols d'essais pour ses employeurs les frères Caudron. Il déclare à la presse avoir eu envie de tester son engin, un biplan de tourisme à ailes repliables. L'aviateur est ovationné par les visiteurs lors de son entrée sous la nef, mais il est verbalisé par la police - le survol de la capitale est interdit par la loi depuis 1919. Était-ce un magistral coup de publicité orchestré par les Caudron ? On peut le penser : un photographe était comme par hasard présent à cette heure matinale...
Le triomphe de l'Art déco
En 1925, l'Art déco triomphe à l'Exposition internationale des arts décoratifs et industriels modernes. Finies les courbes de l'Art nouveau, place aux lignes géométriques et aux formes épurées ! L'intérieur du Grand Palais est au goût du jour... et méconnaissable ! Les colonnes métalliques sont cachées et l'escalier d'honneur est devenu un monumental escalier droit. Les créations de 600 écoles françaises de métiers d'art (gravure, émaillerie, verrerie, céramique, vitrail, bijouterie...) sont exposées. Elles sont somptueuses et fragiles : le préfet de Paris décrète l'interdiction formelle de fumer dans le Grand Palais, ce qui est toujours la règle aujourd'hui.
Le Salon des Arts ménagers
L'idée de créer ce Salon date de 1920. Elle revient à Jules-Louis Breton, ministre de l'Hygiène et de l'Assistance sociale. Ce véritable paradis de la femme moderne élit domicile au Grand Palais de 1926 à 1960. Il connaît un succès immédiat et l'on se presse pour voir les nouveaux robots « libérant » la ménagère de ses tâches quotidiennes. Le Salon de 1926 accueille 145 000 visiteurs qui découvrent  l'Auto-Thermos et la Cocotte-Minute. Pour l'occasion, une maison américaine entièrement aménagée est construite sous la nef.
L'architecte attitré du Grand Palais
André Granet (1881-1974) est, de 1901 à 1968, le créateur des fabuleux décors éphémères des trois principaux Salons (de l'auto, de l'aéronautique et de l'enfance). 

Si son nom reste attaché à l'Art déco qu'il contribue à populariser, c'est aussi lui qui, au fil du temps finit par complètement cacher la verrière pour créer des décors au goût du jour.
On peut aujourd'hui s'étonner que la verrière ait été entièrement masquée moins de trente ans après sa création, mais la pollution parisienne ayant encrassé le vitrage, la lumière n'y pénétrait plus. De plus, l'électricité s'était généralisée.

La nef est un espace idéal pour les démonstrations et les défilés équestres, ici en 1931.

Le carrousel d'avril 1937
Le président de la République Albert Lebrun accueille le roi Gustave V de Suède dans une nef entièrement remodelée par André Granet. Après les hymnes nationaux, le gala commence. Tour à tour s'exécutent le peloton de la Garde de Paris en 1720, la légion d'élite de la Garde impériale en 1804, les cent-gardes du Second Empire, enfin la cavalerie de la Garde républicaine. Le public pousse des cris d'admiration et applaudit longuement. Soudain, la cavalerie s'immobilise. Le capitaine commande : « Présentez... sabre ! » Les officiels suivis de la foule se lèvent et se découvrent. La présentation de l'étendard s'effectue dans un silence général. Cette minute d'émotion collective appartient aux grandes heures de l'équitation française.
Les Rockettes
2 juillet 1937. Le Grand Palais accueille le Gala international de la danse. La troupe de l’Opéra de Paris et le Ballet russe de Monte Carlo sont donnés favoris. Le Ballet de Munich émeut, ainsi que la jeune danseuse espagnole Teresina. Mais ce sont les 46 Rockettes du Radio City Music-Hall de New York qui créent l'événement.

La perfection de leurs enchaînements subjugue le public. Le final, sur "La Marseillaise", s'achève par une ovation générale.

Crédits : histoire

Nous souhaitons remercier chaleureusement toutes les personnes qui ont contribué à la conception de ce parcours Grand Palais et celles qui ont apporté gracieusement leur(s) information(s) et documents reproduits.

Remerciements : tous les supports
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