14 déc. 2016

Palmyre

Rmn - Grand Palais

Une oasis sur la route de l'Orient à l'Occident

Palmyre est une oasis située dans le désert de Syrie, à 210 kilomètres au Nord-Est de Damas.

À la croisée des civilisations...
L’oasis de Tadmor, en latin Palmyre (« l’oasis des palmiers ») est un très ancien relais caravanier remontant au deuxième millénaire avant notre ère. Au 1er siècle après J.-C.,  l’oasis est intégrée dans l’empire romain. Cela marque le début d’une grande prospérité qui dura trois siècles. En effet, située à mi-chemin entre l’Euphrate et la Méditerranée, elle est sur la route reliant l’Orient à l’Occident. C’est donc par l’intermédiaire de Palmyre que l’Empire romain s’approvisionnait en marchandises exotiques : perles du Golfe, encens et indigo du Yémen, épices d’Inde et soieries de Chine.  

Palmyre est mentionnée pour la première fois dans des textes gréco-romains datant de 41 avant J.-C. Après son intégration à l’Empire romain au 1er siècle après J.-C., son monument majeur, le temple du dieu Bêl est inauguré en 34 après J.-C..

Une colonie romaine
En 211, l’empereur Caracalla fait de Palmyre une colonie romaine, mais à partir de 235, l’emprise de Rome se relâche ce qui profite aux grandes familles de Palmyre. Ainsi, en 258, Septimius Odeinat prend le pouvoir à Palmyre. À sa mort, en 266-267, le pouvoir échoie à sa femme Zénobie (240 – 274 après J.-C.) qui s’empare de la Syrie, de l’Égypte et d’autres provinces d’Asie mineure. Mais en 272, l’empereur Aurélien décide de combattre ses adversaires et conquiert Palmyre. Faite prisonnière, Zénobie est emmenée à Rome. Ce sera la fin de la grandeur de Palmyre.
Redécouverte
Le site de Palmyre est visité en 1691 par des marchands anglais accompagnés du pasteur William Halifax. Ce dernier publie en 1695 une description du site accompagné de dessins sous le titre : "A Relation of the Voyage from Aleppo to Palmyra". En 1751, l’anglais Robert Wood en fait une description très précise dans son ouvrage "Les Ruines de Palmyre" publié en 1753. Les premières véritables fouilles ne sont menées qu’à partir de 1929 d’abord par la France, puis par la Suisse entre 1945 et 1960 et par la Pologne. 
Une architecture monumentale
La ville s’organise autour de la splendide Grande Colonnade longue de 1 100 mètres. 

Les rues perpendiculaires sont également bordées de colonnes.

Les principaux monuments publics sont le temple de Bêl …

…et le temple de Baalshamin,…

…le camp et les thermes de Dioclétien, l'Agora et le théâtre. Au-delà de son enceinte fortifiée se trouvent les vestiges d'un aqueduc romain et des nécropoles de grande ampleur. Palmyre, ville carrefour, mêle l’architecture gréco-romaine aux traditions locales.

Le temple de Bêl
Inauguré en 32 après J-.C., le temple de Bêl est l'un des plus importants sanctuaires de l’Orient romain. 

Son enceinte mesure 210 mètres de long et 205 mètres de large. 375 colonnes de dix-huit mètres de haut entourent le temple.

Un podium magistral, un escalier monumental et des consoles sculptées d’une frise en relief mènent au sanctuaire mesurant 70 mètres de long et 40 de façade. Sur les poutres historiées sont sculptées, entre autres, des caravanes, des planètes et des astres.

Le dieu Bêl
Le dieu Bêl (ici, à droite) est surtout le dieu tutélaire de la ville de Babylone. C’était un dieu très important en Mésopotamie jusqu’à cette époque. Son nom complet est Bel-Marduk, Bêl étant une sorte de titre qui devient son nom à Palmyre.
Le temple de Baalshamin
Construit en l’an 17 avant J-.C, soit avant l’intégration de Tadmor à l’empire romain, le temple de Baalshamin est dédié au dieu éponyme, maître des cieux qui apporte la pluie et la fécondité. En 130 après J-.C., l’empereur Hadrien le fait embellir.

Son architecture témoigne donc de deux influences : palmyréenne et gréco-romaine.

Patrimoine en péril

En 2015, le site est occupé par l’État islamique. Ses hommes assassinent Khaled-el-Asad, l’ancien chef des antiquités de Palmyre, et détruisent les temples de Bêl, de Baalshamin, l’Arc de triomphe et des tours funéraires.

Le site de Palmyre est inscrit au "Patrimoine mondial de l’Humanité", par l’UNESCO, en 1980. Depuis 2015, il est inscrit sur la "Liste du patrimoine en péril".

Sites éternels, Grand Palais
Crédits : histoire

Nous souhaitons remercier chaleureusement toutes les personnes qui ont contribué à la conception de ce parcours "Sites Éternels" et celles qui ont apporté gracieusement leur(s) information(s) et documents reproduits.

Remerciements : tous les supports
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