30 chefs-d’œuvre du musée des Beaux-Arts de Lyon

Musée des Beaux-Arts de Lyon

Bienvenue ! Le musée des Beaux-Arts est l'un des plus grands musées français et européens. Situé au centre de Lyon, entre le Rhône et la Saône, il occupe un magnifique bâtiment du XVIIe siècle. Réparties dans 70 salles, ses collections offrent aux visiteurs un parcours exceptionnel de l'Antiquité à l'art moderne. Le musée s'enrichit régulièrement grâce à une active politique d'acquisitions qui sollicite notamment les donateurs - amateurs, collectionneurs ou descendants d'artistes. Le musée est un lieu de vie. Cent trente personnes y travaillent quotidiennement pour vous y accueillir au sein des collections et à l'occasion de ses expositions. Les pistes audio qui alimentent la galerie sont issues de l'audioguide du musée.

Collection des Antiquités
De la terre des pharaons à la Rome antique, le département des Antiquités présente plus de trois millénaires d'histoire du Bassin méditerranéen. Au fil des salles, nous vous invitons à découvrir les fascinantes civilisations de l'Égypte, du Proche et du Moyen-Orient, de la Grèce et de l'Italie antiques.

À l'origine, cette porte monumentale marquait une entrée du principal sanctuaire de Médamoud...

Plongez dans l'histoire des portes du temps de Medamoud
Quel est cet homme qui soutient à deux mains, une outre de vin posée sur son épaule ?
Quelle est cette statue ?
Mercure, le dieu des voyageurs, des commerçants... Et des voleurs
Collection des Objets d'art
Le département des Objets d'art recèle de véritables merveilles allant du Moyen-Âge au XXe siècle. Vous passerez des ivoires byzantins aux émaux peints de Limoges, vous découvrirez les décors des faïences de la Renaissance, pour reprendre votre souffle devant la chambre Art Nouveau d'Hector Guimard. Par laquelle de nos deux collections uniques serez-vous le plus séduit : les arts de l'Islam ou les céramiques extrême-orientales ?
La Vierge et l'Enfant

Remarquable témoignage du haut degré de qualité d'exécution, ce bassin en laiton appartient à la production d'une région du sud de l'Iran, le Fârs.

L’Occident et l’Islam : de 711 à 1492, la civilisation islamique se développe en Espagne (al-Andalus). Les musulmans introduisent notamment la céramique de luxe, aux XIIIe et XIVe siècles en particulier.

Les ateliers de Malaga et de Valence s’illustrent dans la production de céramiques à reflets métalliques, technique apparue en Orient au IXe siècle.

Plat à décor de rustiques figulines, France, XVIIe

Des animaux terrestres et aquatiques d'eau douce et d'eau de mer, disposés sur des rochers moussus évoquent une nature idéale.

Trente trois animaux appartenant à neuf espèces identifiables de reptiles, batraciens, poissons et crustacés peuplent ce bassin dont l'ordonnance crée une illusion de symétrie...

Une grenouille suivie de deux lézards verts, et de l'autre côté ...

De l'autre côté un grondin flanqué de deux couples de tortues d'eau et de couleuvres.

Trois autres couleuvres lovées sur le fond marquent l'axe de la composition complétée par un semis de petits animaux : grenouilles, poissons, crabes, lézards marron et une écrevisse.

Céramiques de Chine, Corée, Japon. Collection Raphaël Collin
Le mobilier de cette chambre a été donné au musée en 1948 par...
Le médaillier
Vous avez toujours rêvé de trouver un trésor ? Notre Médaillier en conserve de magnifiques. Découverts à Lyon, place des Terreaux et au théâtre des Jacobins, ou dans la région, ils sont les pièces majeures d'une collection riche d'environ 50 000 monnaies, médailles, jetons, sceaux et bijoux. Ils participent également à faire du cabinet des médailles de Lyon la première collection numismatique de France après celle de Paris, conservée à la Bibliothèque nationale de France.
Ce statère en or est l'une des plus célèbres monnaies gauloises... Il a été frappé en 52 avant J.-C. à l'époque de la conquête des Gaules par César...
Ce petit pot en terre et tout ce qu'il contenait a été découvert en 1993, par des archéologues lors du creusement d'un parking sous la place des Terreaux
Collection des Peintures
Le département des Peintures propose un panorama de la peinture des Primitifs à l'art moderne. Pérugin, Véronèse, Rubens, Géricault, Delacroix, Monet, Gauguin, Manet, Picasso ou Matisse vous accompagnent dans la découverte des grands courants de l'art pictural européen. Vous ne pourrez voir ici de tableaux du XXe siècle, car ces œuvres sont protégées par le droit d'auteur français
Dès l'entrée du musée, vous apercevrez les couleurs vives de cette vaste peinture à la composition claire et monumentale...

Sollicité en 1495 par les bénédictins de la ville de Pérouse, Pérugin consacre trois années à la réalisation d'un retable pour le maître-autel de leur église.
Dans le contrat, les délais de réalisation, l'iconographie, mais également les matériaux à employer sont précisément décrits. Si l'ensemble comprend alors 15 éléments, seules la partie centrale et la lunette , représentant l'Ascension du Christ, sont aujourd'hui conservées au musée de Lyon.

De quoi peuvent bien parler ce vieil homme, l'air sérieux et le geste expressif, et cette jeune femme...

Ce tableau était conservé au château de Versailles. Il fut agrandi en haut et sur le côté gauche, sans doute pour l'adapter à des boiseries.

En 1991 le choix a été fait de retrouver le format initial, tout en gardant l'agrandissement derrière le cadre actuel.

Rarement cette scène de l'Adoration des Mages, si souvent représentée, aura été traitée avec autant d'humanité et de somptuosité.

Riches manteaux garnis de fourrures, tunique d'un or éclatant, brocarts et damas...

Quel est cet homme habillé d'un habit liturgique, agenouillé en pleine lumière, au milieu d'une foule qui lui jette des pierres ?
Marie, Jésus et Joseph sont en chemin, à la frontière des deux territoires ; ils fuient un danger et cherchent un refuge
Qui était Nicolas Poussin ?
Une jeune femme aisée et sa fille rendent visite à un couple de vieillards, alités dans un hospice...

Naviguez dans les moindres détails du tableau grâce à l'image en gigapixel

Naviguez maintenant dans les moindres détails du tableau grâce à cette image en gigapixel

Ce tableau d'Antoine Berjon est emblématique des recherches de certains artistes lyonnais autour du motif de la fleur.

Influencé par les bouquets des artistes hollandais ou flamands qui, depuis le XVIIe siècle, ont développé l'art de la nature morte.

Le peintre rend compte ici de sa virtuosité technique.

Plus que ces maîtres du Nord, Berjon cherche à donner l'illusion en peignant fleurs et fruits en grandeur réelle.

Chaque élément peut-être précisément identifié. Sur le melon, une petite mouche s'est posée...

...rendant extraordinairement illusionniste la représentation.

... même si la tulipe et le coquelicot ne fleurissent pas à la même saison.

Peinte dans les derniers mois du séjour parisien de Berjon, cette nature morte monumentale (1,07m de hauteur sur 87cm de largeur) est exposée au Salon de 1810.

Le peintre Antoine Berjon vient d'être nommé professeur de la classe de fleur de Lyon.

La Ville, soucieuse de redynamiser l'industrie de la soie, cherche en effet, en ce début du XIXe siècle, à offrir des modèles aux futurs dessinateurs, élèves de l'école des beaux-arts.

Une vieille femme au regard étrange observe par en-dessous quelque chose que nous ne voyons pas...
Qu'est-ce que le cycle Le Poème de l'âme de 18 tableaux de Louis Janmot, conçus entre 1854 et 1892

Le Poème de l'âme est un un cycle de 18 peintures pour la plupart datées de 1854, mais peintes entre 1835 et 1855, toutes présentées à l'Exposition universelle de 1855 sur recommandation d'Eugène Delacroix.

En 18 tableaux peints, l'artiste Louis Janmot trace l'histoire des premières années de l'âme sur terre. Celle-ci est représentée sous les traits d'un homme, que l'on voit naître et parvenir jusqu'à l'âge adulte.

Une compagne lui est donnée, double féminin de celui auquel semble s'identifier l'artiste.

Tour à tour frère et sœur, amant et amante, l'âme et "l'âme sœur" cheminent tantôt sur la terre, tantôt dans les airs.

Ici, le couple s'envole au-dessus de hautes montagnes, où la jeune femme, écartant le dernier rideau de nuages qui les sépare du ciel, disparaît pour toujours.

Œuvre clé de l'école lyonnaise, Le Poème de l'âme a souvent été rapproché du préraphaëlisme anglais.

Il est un des jalons du spiritualisme en peinture au XIXe siècle en Europe, au même titre que l'art de nazaréens allemands ou les peintures d'un Dante Gabriele Rossetti.

De près, on ne distingue que touches et traces de pinceaux sur cette toile, mais en reculant de quelques pas...
Le titre de la toile "Nave, nave mahana", que l'on peut lire en bas de la toile, signifie jours délicieux

Un groupe de jeunes filles mystérieuses semblent s'adonner à la cueillette de fruits parmi les branches des végétaux. Leurs pieds sont solidement ancrés sur un sol rouge. Derrière elles, un ciel jaune. Leur immobilisme et leur monumentalité, la stylisation des formes, le rythme des éléments en frise et la palette de couleurs rappellent les représentations antiques ou dites "primitives".

Dans son œuvre, Gauguin évoque une vision intérieure exotique et intemporelle à partir de ce qu'il perçoit autour de lui : entre idéal poétique et pesanteur mélancolique, entre délice et tristesse. Figées, lointaines, silencieuses, les yeux baissés, le visage grave, ces figures ne composent-elles pas une représentation révélatrice de l'isolement de l'artiste, malade à cette époque ?

Le tableau entre dans les collections du musée de Lyon dès 1913.
C'est le premier tableau de Gauguin acheté par un musée français !

C'est alors une initiative remarquable car, en ce début du XXe siècle, le style de Gauguin n'est pas toujours très bien accueilli par le public ni même par les connaisseurs.

Aujourd'hui, l'œuvre figure parmi les chefs d'œuvre de la collection de peintures du musée.

Écoutez la lettre de Gauguin à sa femme
Collection de Sculptures
Dispersés dans les salles du musée ou rassemblés dans la chapelle et le jardin, statues, bas-reliefs et éléments architecturaux témoignent de l'art majeur de la Sculpture, du Moyen-Age au XXe siècle. La collection est particulièrement remarquable pour les périodes médiévale et de la Renaissance, ainsi que le XIXe - début du XXe siècle.
Que fait ce personnage vêtu d'une tunique courte et d'un petit manteau ?
Qui est cette femme ?

Élégamment coiffée d’une toque à plume, ses cheveux sont retenus par une résille, à l’exception d’une mèche nouée au-dessus de son front, orné d’une ferronnière.
Cette dernière apporte une touche de raffinement renforcée par le large collier.

La rondeur des épaules, l’ovale du visage, l’inclinaison de la tête, la plume recourbée et la sinuosité du drapé font écho à la courbe du médaillon.

Sa réplique en bois surmonte l’entrée du musée, place des Terreaux.

Élément décoratif répandu dans l’architecture de la Renaissance française, cette sculpture ornait à l’origine la façade d’une maison de Vienne (Isère).

Juliette Récamier étati célèbre en son temps pour sa beauté, son charme et son esprit...

Juliette Récamier et la mode

Cette sculpture à l'aspect volontairement inachevée semble jaillir d'un bloc de marbre laissé brut.... Pourquoi cette approche de la sculpture, si caractéristique chez Rodin, est novatrice ?

Sur un bloc de marbre laissé brut, rugueux et irrégulier, des formes surgissent, d'abord mates -on distingue les traces d'outils-, puis parfaitement polies pour le corps de la femme...

Collection des Arts graphiques
Des dessins, estampes et gravures sortent régulièrement de leurs réserves à l'occasion d'expositions thématiques. Car ces fragiles œuvres sur papier doivent être conservées à l'abri de la lumière dans une atmosphère contrôlée. On ne pénètre donc dans l'intimité du Cabinet d'Art graphique que pour étude. La collection s'illustre par un bel ensemble de dessins français du XIXe siècle, et un rare fonds troubadour. Les écoles italienne, septentrionale et française, du XVIe au XXe siècle, sont bien représentées.

En 1503, un riche négociant de Francfort, Jakob Heller, commande à Dürer un retable pour l'église des Dominicains de sa ville...

"La peinture, c'est très facile quand vous ne savez pas comment faire. quand vous le savez, c'est très difficile." Edgar Degas (1834-1917)

Crédits : histoire

Musée des Beaux-Arts de Lyon
Réalisation : Stéphane Degroisse, webmestre et chargé des nouveaux médias.
stephane.degroisse@mairie-lyon.fr
Photos en gigapixels : © Gilles Alonso - contact@gillesalonso.com
Photos : © MBA Lyon - Alain Basset, Stéphane Degroisse, Mathilde Hospital

Remerciements : tous les supports
Il peut arriver que l'histoire présentée ait été créée par un tiers indépendant et qu'elle ne reflète pas toujours la ligne directrice des institutions, répertoriées ci-dessous, qui ont fourni le contenu.
Traduire avec Google
Accueil
Explorer
À proximité
Profil