France
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La renommée et les origines de ce miel remontent aux temps anciens. En effet, au Moyen-Âge, la chanson de geste de Guillaume au court-nez écrit “Nule part n’ot remes mel meillour, Fors a Narbonne” (Il n’y a pas de meilleur miel que celui de Narbonne). Et pour cause, ce miel de Narbonne fut le miel le plus célèbre en France entre le 12ème et le 20ème siècle, bien qu’il fut principalement utilisé à but médicinal.

Pot de Miel de Narbonne en faïence du XVIIIème siècle  

La zone de production, limitée aux Corbières Maritimes de par la présence de sols calcaires et limoneux, a été désigné pour une utilisation culturale et pastorale. Pendant l’hiver, les troupeaux devaient attendre dans cette zone pour le dégel du printemps et la transhumance d’été.

Le miel de Narbonne, produit au cœur de la garrigue (la brousse Méditerranéenne) était traditionnellement récolté lors du festin de la Saint Jean (le 24 Juin), issu de la miellée du précédent Printemps. Les apiculteurs avaient l’habitude de collectionner le miel une fois par an avant la saison sèche estivale (Les ruches dont les cadres s’enlèvent sont une invention moderne).

Le miel doit sa saveur particulière au nectar des fleurs de la garrigue, en particulier celle du romarin (le miel n’est pas produit qu’à partir d’une seule sorte de fleur mais le romarin est dominant), du thym et du dorycnium.

D’une couleur bond pâle, souvent légèrement doré, ce miel réunit à la fois la douceur et la fraicheur de miel de romarin, la forte saveur du miel de thym ainsi que la délicatesse d’autres fleurs de printemps trouvées dans la garrigue. Le produit final est ainsi harmonieusement parfumé et équilibré avec une saveur incomparable.

Pendant le 20ème siècle, la garrigue a été remplacée par des vignobles et des pins d’Alep ont commencé à prendre le dessus. Cela est notamment dû au fait que l’élevage de troupeaux, qui pendant des années a été l’activité principale, a décliné sévèrement. Ces deux facteurs ont eu un impact conséquent sur les plants de romarin et donc sur la matière première de ce miel.

Aujourd’hui, il reste uniquement 30 apiculteurs professionnels dans le département de l’Aude capable de produire de très petites quantités de ce miel.      
Crédits : histoire

Photos  — Patrick Malan

Remerciements : tous les supports
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