2014

Hommage aux bâtisseurs culturels montréalais 

MU

Montréal (QC), Canada
MU

La collection « Hommage aux bâtisseurs culturels montréalais », lancée par MU, souligne l’apport de ceux et celles dont la force créatrice a fait de Montréal une ville d’exception en Amérique du Nord. Depuis 2010, cet ambitieux projet prend la forme d’une série de murales en hommage aux créateurs montréalais d’origine ou d’adoption qui ont contribué d’une manière remarquable au rayonnement local, national et international de la scène culturelle montréalaise.

PAUL-ÉMILE BORDUAS (1905-1960)

En 2010, MU entamait la production de la première murale Manifeste à Paul-Émile Borduas, réalisée par Thomas Csano (en collaboration avec le calligraphe Luc Saucier) à l'intersection de St-Denis/Emery. 

 Elle rend un hommage à la contribution de ce grand artiste à la vie artistique et sociale du Québec dans une composition graphique reprenant des éléments visuels de six différents tableaux de Borduas. On y retrouve également des extraits tirés du Refus global. 

Le mot MANIFESTE a été reproduit avec la typographie de l’édition originale du manifeste paru en 1948. Les codes-barres rappellent le geste moderne des Automatistes et décrient le conformisme de la société de consommation. 

Les oiseaux rouges se détachant de l’essaim (métaphore du peuple) évoquent les 16 signataires du Refus global.

En 2011, la deuxième murale, aussi une création de Thomas Csano, a été réalisée sur le mur sud de la même ruelle, créant ainsi une réelle immersion dans le corridor «artistique» menant à la Grande Bibliothèque.

L’œuvre se veut un regard plus moderne sur l’héritage de Borduas. Le texte avec une typographie plus actuelle (en opposition avec la typographie originale du mot Manifeste) met en valeur Paul-Émile Borduas, l’homme, ainsi que des moments charnières de sa vie, des mots-clés liés à son œuvre, etc. Finalement, la main représente le geste artistique spontané de l’œuvre de Borduas ainsi que le geste créateur.

Muraliste : Thomas Csano

OSCAR PETERSON (1925-2007)

La murale «Jazz Born Here» réalisée par Gene Pendon rend hommage à Oscar Peterson, pianiste de renommée internationale à l’occasion du cinquième anniversaire de son décès.

 La murale a été réalisée aux habitations Îlots St-Martin (Des Seigneurs/St-Jacques) en 2011.

L’œuvre est inspirée de photographies données par la famille Peterson. Les notes de piano suivent le parcours du célèbre pianiste, représenté à différents moments de sa carrière. 

Les teintes de bleus, de mauves et de noirs sont un clin d’œil à la vie nocturne du jazz.

L'œuvre embellit son quartier natal — il est né et a grandi sur la rue Delisle — et qui met en valeur l’héritage musical de la Petite-Bourgogne. 

Muraliste : Gene Pendon

MIYUKI TANOBE (1937-      )

La murale «Le Montréal de Miyuki Tanobe» réalisée par Annie Hamel en 2012 reproduit une œuvre originale commissionnée à la peintre par l’organisme MU.

 L'oeuvre se trouve à l'intersection LaSalle et Lafleur dans l'arrondissement de Verdun.

La peintre d’origine japonaise s’est établie à Montréal en 1971. Elle peint des oeuvres vibrantes de couleurs, réalisées avec la technique du nihonga. Ses tableaux illustrent des scènes typiquement montréalaises et se retrouvent dans de nombreux musées internationaux.

La murale a été réalisée en neuf semaines par la muraliste Annie Hamel et l’équipe artistique de MU.

L'oeuvre évoque dans un style naïf le jeu d’hiver en milieu urbain, le quotidien et la vitalité d’un quartier montréalais avec l’insertion de plusieurs clins d’oeil anachroniques.

MARCELLE FERRON (1924-2001)

La murale «Printemps : hommage à Marcelle Ferron » réalisée par Philippe Allard 2013 est directement inspirée des vitraux de la station de métro Champ-de-Mars, œuvre de Marcelle Ferron léguée à la Société de transport de Montréal (STM) par le gouvernement du Québec en 1968. L’artiste automatiste avait ainsi créé une des premières œuvres abstraites à être intégrées à l’architecture de la métropole.

C’est dans le tunnel piétonnier reliant l’édicule principal de la station de métro Champ-de-Mars au Vieux-Montréal que l’œuvre se déploie. 

Grâce à différents camaïeux de couleurs sur près de 1 000 pieds linéaires, le tunnel est maintenant à la fois coloré, moderne, ludique, vivant et définitivement plus invitant!

En valorisant plutôt qu’en dissimulant les interstices de l’architecture bétonnée du tunnel, l’œuvre métamorphose du tout au tout l’expérience visuelle des piétons.

Muraliste : Philippe Allard

ALYS ROBI (1923-2011)

En plus de rendre hommage à la carrière, à la passion et à la détermination d’Alys Robi, la murale « Laissez-la toujours chanter» de Dan Buller et Rupert Bottengerg réalisée sur le mur du Cabaret Lion d’or (Ontario/Papineau) célèbre l’âge d’or des cabarets montréalais (années 1940).

La murale est composée d’un portrait à grande échelle d’Alys Robi dans des tons de bleu pour refléter à la fois son patrimoine québécois et l’esthétique « Blue Note » du jazz de l’époque. 

Un arrière-plan chargé d’éléments graphiques, qui sont tous des clins d’oeil significatifs à la vie de la chanteuse, complète l’œuvre. 

Muralistes : Rupert Bottenberg et Dan Buller

MICHEL TREMBLAY (1942-   )

Directement inspirée de son corpus d’œuvres et de ses personnages, la murale «Germaine» réalisée par Rafael Sottolichio en 2013 célèbre à la fois l’apport inestimable de Michel Tremblay à la littérature québécoise et l’univers typiquement montréalais qu’il met en lumière, l’incontournable Plateau.

2013 et 2014 marquaient le 45e anniversaire de la première représentation des Belles-soeurs (1968) et le 30e de celle de Albertine, en cinq temps (1984); le 40e anniversaire de C’ta ton tour Laura Cadieux, Hosanna et La duchesse de Langeais (1973) ; ...

 et surtout, le 35e anniversaire du début des Chroniques du Plateau-Mont-Royal avec la publication de La grosse femme d’à côté est enceinte en 1978. 

Impossible donc de passer outre cette occasion de rendre hommage à Michel Tremblay.

L’oeuvre présente plusieurs personnages de l’imaginaire de Tremblay : Marcel et son chat Duplessis, Albertine, Thérèse et Pierrette des Chroniques du Plateau-Mont-Royal; Hosanna; et évidemment, les Belles-Soeurs : Olivine Dubuc, Rose Ouimet, Marie-Ange Brouillette, Pierrette Guérin et Germaine Lauzon qui a donné son nom à la murale.

Le muraliste Rafael Sottolichio et Michel Tremblay

OLIVER JONES ( 1934-     )

À l’occasion du 80e anniversaire d’Oliver Jones (11 septembre 2014), les muralistes Dan Buller et Five Eight ont rendu hommage à l’immense talent de ce grand montréalais, pianiste et professeur, en réalisant une murale extérieure d’envergure et pérenne dans le quartier Petite-Bourgogne qui l’a vu grandir. 

Cet habitué du Festival international de Jazz de Montréal (qui célèbrait ses 35 ans d’existence en 2014) est maintenant immortalisé sur le mur des Habitations Albert (Lionel-Groulx/Georges-Vanier), près du Parc des Jazzmen.

Oliver Jones et Dan Buller

Crédits : histoire

Contenu / Contents — Olivier Bousquet, Elizabeth-Ann Doyle et Caroline Marinacci
Photos — Olivier Bousquet, Stéphane Cocke, Thomas Csano,  Isabelle Duguay, Jarret Gibbons et Gene Pendon

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