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Château de Châteaudun

Aux portes de la vallée du Loir en venant de Paris, entre Chartres et Blois, le château de Châteaudun dresse sa fière et massive silhouette aux yeux du visiteur qui l’aborde par le nord. 

Propriété de Jehan, bâtard d’Orléans, comte de Dunois et compagnon de Jeanne d’Arc, célèbre artisan de la victoire française sur les Anglais, il fut une solide forteresse avant de devenir une agréable demeure princière à la fin du XVe siècle et au cours du XVIe siècle.La conjonction de son site et de sa situation géographique font de Châteaudun un lieu défensif d’exception.

La cour d’honneur

Autour de la cour d’honneur, de gauche à droite, se déploient chronologiquement les différentes constructions qui forment le château de Châteaudun : la grosse tour du donjon du XIIe siècle, la Sainte-Chapelle et l’aile Dunois du XVe et l’aile Longueville du XVIe siècle.

La grosse tour du donjon

Ménagés dans l’épaisseur des murs à hauteur des voûtes, deux couloirs annulaires forment un chemin de ronde permettant aux archers de se déplacer et de se poster derrière les archères afin de neutraliser les assaillants.

La grosse tour est le dernier élément qui subsiste du donjon ou château médiéval. Elle est dans un état de conservation remarquable et constitue un témoignage unique des tours maîtresses. Avec sa silhouette massive et ses murs opaques, ce cylindre de 17 mètres de diamètre et de 31 mètres de haut s’élève sur trois niveaux dont les deux premiers voûtés en coupole.

L’entrée se faisait par le premier étage, à 10 mètres au-dessus du sol et on accédait au rez-de-chaussée par un « trou d’homme ». A l’étage supérieur, étaient aménagés la bibliothèque de Jehan Dunois et des appartements pour les membres de son entourage.

La Sainte Chapelle

Châteaudun abrite l’une des onze saintes-chapelles construite en France entre le XIIIe et XVIe siècles. De 1451 à 1493, Jean Dunois fait construire une Sainte-Chapelle de style gothique et de forme asymétrique pour recevoir un morceau de la Vraie Croix offerte par Charles VII. Cette chapelle n’était pas seulement l’expression de la piété insigne de Jehan Dunois, elle est aussi un acte politique et dynastique pour affirmer sa qualité de prince de sang.

La chapelle basse
Destinée au seigneur, elle se compose d’un chœur ajouré de grandes baies à colonnettes, et d’une nef voûtée d’ogives à trois quartiers.

Les sculptures des Saints
Suite aux pillages de la Révolution, il ne reste du riche décor d’origine qu’un magnifique ensemble de quinze statues des ateliers de la Loire du XVe siècle représentant les saints pour lesquels Dunois et sa famille avaient une dévotion particulière.

L’admirable Vierge à l’Enfant de l’abside est un exemple très pur de l’art gothique autour de 1400.

La statue de Jehan Dunois
La célèbre statuette de la nef figurant un guerrier âgé, vêtu d’une armure caractéristique du règne de Charles VII, coiffé d’une couronne de laurier, est, selon la tradition un portrait de Jehan Dunois.

La peinture murale du Jugement dernier
La chapelle Saint-François est ornée d’un grand Jugement dernier peint à la détrempe sur le mur sud attribuée à Paoul Goybault. Dunois en a vraisemblablement passé commande vers 1466, lors du mariage de son fils avec Agnès de Savoie.

La chapelle haute
L’étage était attribué aux domestiques, contrairement à l’usage qui veut que le niveau supérieur constitue l’espace religieux du seigneur. Elle est couverte d’une charpente lambrissée en berceau brisé portant un riche décor sculpté du milieu du XVe : un agneau pascal et des figures d’anges.

L'aile Dunois
Cette aile occidentale avec un second corps en équerre, élevée entre 1459 et 1468, donne sur le Loir à l’aplomb de l’éperon rocheux. Elle comporte cinq niveaux permettant de pallier les reliefs du terrain, deux en sous-sol éclairés côté jardin, deux étages en élévation et un niveau de combles côté cour.

La salle de justice
Ici, le seigneur exerce personnellement ou par délégation son pouvoir de justice. Par son état remarquable de conservation, elle constitue un témoignage exceptionnel de décor d’une juridiction seigneuriale d’Ancien Régime au XVIIe siècle.

Cuisines médiévales
Deux immenses cuisines voûtées sur croisées d’ogives abritent deux cheminées qui occupent toute la largeur du mur de refend. De nombreux serviteurs procédaient à la préparation des mets. L’ampleur des cuisines manifeste l’importance de l’hospitalité dans l’art de vivre seigneurial lui permettant d’affirmer son pouvoir.

L’appartement des bains
Au premier niveau du sous-sol, l’appartement des bains comprend deux pièces. La première, dotée d’une cheminée, vraisemblablement vestiaire ou salle de repos, permet d’accéder au jardin. Accessible par quelques marches, une pièce voûtée dotée de bancs en pierre constituait la salle chaude, donnant sur une petite étuve.

Le Logis
Le rez-de-chaussée et le premier étage constituent la partie noble de la demeure. Les pièces sont chauffées par de grandes cheminées à manteau sculpté ; la plus belle d’entre elles étant située près de la tourelle polygonale.
Le logis sud, le plus grand des logis au premier étage, était probablement celui occupé par Jehan Dunois

La terrasse

A son emplacement se situaient une chambre, une chapelle et un cabinet effondrés au XVIIIe siècle. Elle offre un panorama impressionnant de la façade sur le Loir.

L'aile Longueville
Les seigneurs de Longueville, descendants de Jehan Dunois, complètent le château en ajoutant une aile au nord, côté Loir, entre 1508 et 1519. 

La façade
La façade sur cour contraste par la richesse de son décor avec la sobriété de la construction du XVe siècle et constitue l’un des premiers témoignages de l’influence italienne à l’extrémité Nord du Val de Loire. La verticalité marquée par les hautes toitures conserve à l’édifice un caractère médiéval tandis que la relative symétrie de la composition et le répertoire ornemental de la cage d’escalier annoncent la Renaissance.

Le grand escalier Renaissance
Portant un riche décor flamboyant, l’escalier est l’élément décoratif majeur de l’aile nord : une vis en œuvre précédée de paliers formant une loggia. C’est le décor intérieur de la cage qui introduit à la Renaissance : le noyau de calcaire blanc est décoré de candélabres. Des colonnes couronnées de chapiteaux aux décors variés ornent les murs de la cage. Des caissons de pierre rythment les plafonds plats des paliers. Les linteaux des portes sont sculptés de motifs italianisants, cantonnés de médaillons.

Les appartements de Catherine d’Alençon
Dans la grande salle du 1er étage, dite de Catherine d’Alençon, d’une surface de 300 m2, les Longueville recevaient leurs invités. Elle était le cadre de grandes réjouissances : danse, musique, poésie, contes et récits pour accompagner les banquets. Désormais, elle accueille de manière permanente les magnifiques collections de tapisseries du château.

Château de Châteaudun
Crédits : histoire

Cette exposition virtuelle a été réalisée par les équipes du Centre des monuments nationaux, avec la contribution des équipes du Château de Châteaudun, l’appui des équipes du pôle images et la coordination du pôle numérique.
Les images sont extraites de Regards - Banque d’images des monuments © Centre des monuments nationaux

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