Villa Arson, bâtiment 3

Villa Arson

Le bâtiment 3 est le vaisseau principal de la Villa Arson. Ponctué de sept patios, il comporte 7 étages dont 3 en sous-sol. La construction moderne enchâsse et magnifie l'ancienne villa dont  les 3 niveaux dominent l'ensemble du site. Dans la lignée des événements de 1968, le nouveau Ministère de la Culture demande des modifications dans l'agencement du lieu avec, notamment, la création d'un théâtre sous la grande salle  du bâtiment 3. Il sera plus ou moins actif une dizaine d'années, puis fermé en raison de remontées d'eau. Le bâtiment 3 abrite aujourd'hui les espaces d'exposition du Centre National d'Art Contemporain, un hall monumental sur deux niveaux, la bibliothèque d'étude et de recherche, le pôle de création numérique, des espaces d'exposition pour les étudiants, des ateliers pour les artistes en résidence, quatre amphithéâtres, un internat, divers locaux techniques et réserves. Ses terrasses, dites terrasses supérieures, surplombent l'ensemble du domaine avec un parcours autour de l'ancienne villa.

Le creusement d’étages inférieurs (salles d’expositions, théâtre), nécessite la consolidation et l’ajout de fondations sous l’ancienne villa.

Préparation des fondations autour de la villa ancienne. Au premier plan les fondations du nord du bâtiment 3. Le niveau -1 accueillera la chaufferie et une partie des espaces d'expositions.

Construction du niveau -1, partie ouest du bâtiment 3 et démontage du toit avant surélévation.

La construction de la partie ouest est très avancée, la partie est totalement absente, occupée par le stockage et le chantier.
Les deux parties sont séparées par le grand hall, bâtiment 3, et la rue centrale qui traverse le bâtiment 4 du nord au sud.

Au nord de la villa, les futures salles d’exposition du Centre National d’Art Contemporain.

Excavation en cours pour accueillir l'est du bâtiment 3 et le théâtre.
À gauche de l'ancienne villa, la bibliothèque d'étude et de recherche.
À droite, les salles d'exposition au niveau -1 du Centre National d'Art Contemporain.

Excavation en cours pour accueillir l'est du bâtiment 3 avec la pente visible des gradins du théâtre.

Débuts de la construction du théâtre. Apparition du motif strié en béton brut devant la villa qui couvrira tous les murs du grand hall.

Vaisseau principal de l'ensemble architectural, le bâtiment 3 ouvre sur un vaste hall à deux niveaux.
6 carrés lumineux au sol, œuvre permanente de Michel Verjux intitulée Sous le plafond (sur le sol exactement), ponctuent le parcours. Elle fut installée en 1988 dans le cadre de l'exposition collective Sous le soleil 1.

Construction de la scène du théâtre avec, à droite, le passage des escaliers sous le grand hall.

Au premier plan, la partie nord-ouest du bâtiment 3 qui abritera les espaces d'exposition de l'actuel centre national d'art contemporain.
Au second plan, la passerelle au niveau +1 qui permet d'accéder aux terrasses nord du bâtiment 3 depuis la villa.

Vue d'une partie des circulations annexées maintenant par l'actuelle bibliothèque d'études et de recherches d'art contemporain.
Le sol reprend le dallage Véronico, rythmé par des lignes en marbre qui renvoient aux pierres d’ossatures utilisées comme séparation dans les calades provençales.
De part et d'autre du passage qui conduit à l’ancienne villa, des patios aménagés en jardins, sont source de l’éclairage zénithal provenant des terrasses.

Entrée sud du rez-de-chaussée de l'ancienne villa depuis la bibliothèque d'étude et de recherche

Vue de l'amphithéâtre 1 avant la pose des sièges et tables le long des gradins circulaires.

Amphithéâtre 1 au sud-ouest du bâtiment 3

Une des salles du Centre National d'Art Contemporain. Le sol est couvert de marbre non poli. Différents systèmes d'éclairage naturel sont employés ici : fenêtres zénithales, baies vitrées verticales, portes vitrées donnant sur un patio.
La maîtrise de la lumière est un point important de l’architecture de Michel Marot.

De gauche à droite :
structure en caissons du plafond de l’actuelle Galerie carrée ;
implantation de la machinerie du théâtre au dessus de la scène ;
espace pédagogique de la Galerie d’essais réservée aux étudiants.

Au nord-est de la terrasse sur les toits du bâtiment 3, vue sur l'éclairage zénithal de l'espace d'exposition dit galerie carrée. Construit en pointe de diamant, il est inspiré des sheds de l'architecture industrielle.

Construction sud-est du bâtiment 3.

À gauche, l'espace d'exposition nommé galerie carrée avec un éclairage zénithal en pointe de diamant inspiré des sheds de l'architecture industrielle.
À droite, construction du grand hall d’accueil sur deux niveaux avec son escalier monumental qui conduit à le rue distribuant les ateliers de l'école d'art.

Le parvis du bâtiment 3 marque la transition entre les courbes utilisées pour structurer le Bosco et la suite du domaine, déclinaison de volumes cubiques et de droites.

Les caissons du plafond de la Galerie carrée. « Pour l'éducation des étudiants, j'ai voulu alterner le monumental et l'intime, ainsi la grande salle d'exposition côtoie-t-elle le hall, orné par de grands lustres composés de modules polyédriques en verre de Murano » (Michel Marot).

À gauche, l’étanchéité posée sur les pyramides, inspirées des sheds de l'architecture industrielle sur le toit de la galerie carrée.
Au centre, le toit de la fosse de scène est en cours d'achèvement.
À droite, un patio avec derrière le bloc des cuisines et au sud le réfectoire (non visible sur la photographie).
Ces espaces sont aujourd’hui les espaces pédagogiques de la Galerie d’essais réservée aux étudiants.

À l’est, l'internat des étudiants qui longe la Galerie carrée.
Vingt chambres réparties sur deux niveaux dont le supérieur était initialement réservé aux filles. Plus deux étages en sous-sol occupés par l’infirmerie, l’intendance et les réserves de la cuisine.

La terrasse nord-ouest du bâtiment 3 recouvre une partie des salles d'exposition éclairées par des fenêtres dont la forme est inspirée des sheds de l'architecture industrielle.
Plusieurs patios permettent également l’éclairage des galeries.

Au premier plan, le garde-fou est rythmé par le haut des piliers qui partitionnent les jardinières. Ces volumes juxtaposent parements de galets et béton brut de décoffrage qui conserve l'emprunte des veines et nœuds du bois de coffrage.

Au premier plan, de gauche à droite, les bâtiments 2 et 1.
Au second plan le jardin d'accueil dit « Bosco ».
Au troisième plan le bâtiment 3 avec l'ancienne villa qui domine l'ensemble.

Espace de la bibliothèque d’origine, actuellement augmenté, après destruction des murs de droite, de la surface du couloir adjacent.
La bibliothèque d'études et de recherches abrite un fonds de 45 000 documents dédiés à l'art.

Bibliothèque d'étude et de recherche au sud-ouest du bâtiment 3

La bibliothèque dédiée à l'art face aux terrasses sur toit du bâtiment 4, avant son réaménagement. Le fonds actuel compte 45 000 ouvrages.

Amphithéâtre 2, avant la pose du mobilier. Il sert depuis l'ouverture de la Villa Arson à l'enseignement théorique.

Amphithéâtre 3, avant la pose du mobilier. Il sert depuis l'ouverture de la Villa Arson à l'enseignement théorique et à certaines conférences.

Quatre patios enchâssent l'ancienne villa dans un écrin de verdure au nord et au sud.
Le patio nord-ouest est visible sur cette image.
L'ensemble est circonscrit à l'est par le grand hall, au sud par l'actuelle bibliothèque d'études et de recherches, au nord et à l'ouest par deux travées visibles sur cette photographie.
Tous les sols sont couverts de dallage Véronico rythmés par des lignes en marbre qui renvoient aux pierres d’ossatures utilisées comme séparation dans les calades provençales.
Aujourd'hui la travée ouest, fermée, est scindée en deux espaces : une extension de la bibliothèque et un atelier technique.

Le bâtiment 3, vaisseau principal de l'ensemble architectural, ouvre sur un très vaste hall à deux niveaux.
Il débouche sous les terrasses intermédiaires du bâtiment 4 vers la rue centrale semi-couverte qui distribue les ateliers de l'école d'art.
Le motif vertical strié de certains murs rythme le déplacement du regard et du corps, il accentue l'effet de perspective et joue avec la lumière.
D'autres murs révèlent le motif des planches du coffrage horizontal, affirmant par ce biais les lignes de fuite et la segmentation de l'espace. Le sol sera recouvert de carreaux Véronico.

Le bâtiment 3 ouvre sur un vaste hall à deux niveaux.
6 carrés lumineux au sol, œuvre permanente de Michel Verjux intitulée Sous le plafond (sur le sol exactement), ponctuent le parcours. Elle fut installée en 1988 dans le cadre de l'exposition collective Sous le soleil 1.

Les lustres semblent animés par une structure fractale où chaque lanterne est composée de facettes triangulaires tronquées. Ils contrastent fortement avec l’austérité orthogonale du hall.
Ils ont été démontés vers la fin des années 1980.

À travers leurs lanternes déclinées en trois teintes, du jaune au blanc, les lustres diffractent la lumière par touches.
Cet usage de l'éclairage semble étendre au sein du bâtiment certains caractères organiques de l'architecture extérieure (parements de galets, inclusion de la végétation, impression du bois dans le béton).

Avant d’être éclairé le soir, ce lustre diffusait la lumière naturelle venue de la terrasse supérieure le long de l’escalier d’accès au théâtre.
Il a été déposé vers la fin des années 80.
Actuellement, ce lieu est occupé par un ascenseur qui distribue 4 niveaux, des sous-sols jusqu’aux terrasses.

Les lanternes qui composent les lustres ont une surface gaufrée et des tons d’ambre, caractéristique des lanternes vénitiennes traditionnelles.
Leur forme et leur texture font écho aux carreaux Véronico des sols.

Des lustres monumentaux en verre de Murano éclairaient le grand hall d'une lumière chaude.
Comme un gigantesque organisme vivant primitif, progressant par vagues, ils colonisent le plafond central et le puits de lumière où est aujourd'hui installé l'ascenseur.
Ils ont été démontés vers la fin des années 1980.

Passage couvert qui borde le bâtiment 3, doublé d'une allée parallèle à ciel ouvert marquant la séparation avec le bâtiment 4. Le tout est dit « allée des amphithéâtres ».

L’allée des amphithéâtres, passage à ciel ouvert marquant la séparation entre les bâtiments 3 et 4. Une partie couverte chemine derrière les piliers. L’ensemble est surplombé par de grandes jardinières en béton brut de décoffrage qui marquent la limite des terrasses supérieures à l’étage au-dessus.

Point de vue du haut de l’escalier qui mène à l’allée des amphithéâtres. Au bout de la perspective, l’allée débouche dans le Bosco ou jardin d'accueil.
La façade ouest du bâtiment 3 évoque une forteresse dont les murs, couverts de galets, font écho au pointillisme de la végétation environnante.

Dite « allée des amphithéâtres », cette coursive sépare les bâtiments 3 et 4.
Les passerelles permettent d'accéder aux terrasses sur le toit du bâtiment 4.
À gauche des jardinières en porte-à-faux couronnent la façade du bâtiment 3.
Ces dispositifs donnent un caractère aérien à ce passage monumental et ménagent des chemins de circulation ombragés.

Détail de l’enchâssement d’une fenêtre au dessin caractéristique : le carré en bas à droite est le motif de base qui structure portes et fenêtres dans tout l’établissement.

L’ancien restaurant universitaire, aujourd'hui occupé par un espace d'exposition réservé aux étudiants dit « Galerie d'essais ».

Au sud-est du bâtiment 3, espace d'exposition réservé aux étudiants dit « Galerie d'essais »

Vue depuis l'actuelle bibliothèque d'étude et de recherche.
Derrière les portes vitrées on aperçoit le self de l'ancien restaurant universitaire, actuellement espace pédagogique dit la Galerie d’essais réservé aux étudiants.

Situé à l'arrière des actuels ateliers d'éditions, le jardin accueille aujourd'hui une œuvre in-situ de Bertrand Lavier.
À l'ombre des pins parasol, c'est un espace ouvert placé avec justesse dans le dédale architectural environnant.

L’ancien restaurant avec la passerelle et l’escalier permettant de rejoindre directement le jardin.

La sortie de l’ancien restaurant, à l’ombre des grands pins parasols, favorise l'habitabilité, voire l'accointance avec le lieu.

Situé à l'arrière des ateliers d'éditions, le jardin accueille aujourd'hui une œuvre in-situ de Bertrand Lavier. À l'ombre des pins parasol, c'est un espace ouvert placé avec justesse dans le dédale architectural environnant.

Le Bosco est achevé, un pavage circulaire de carreaux Véronico entoure chaque arbre conservé ou planté sur la pelouse.

Le parvis du bâtiment 3 marque la transition entre les courbes utilisées pour structurer le Bosco et la suite du domaine, déclinaison de volumes cubiques et de droites.

Les oliviers du domaine originel sont conservés.
Au second plan, deux murs faussement épaissis par le truchement d'un retour délimitent un jardin intimiste. Un large passage permet d'y accéder.
Ce parti pris crée une continuité entre espace végétal et constructions aux motifs naturels.

À droite du parvis d’entrée du grand hall, les salles d'expositions du Centre National d'Art Contemporain donnent sur un jardin intimiste et ombragé.

Parvis du bâtiment 3. À droite, deux murs faussement épaissis par le truchement d'un retour délimitent un jardin intimiste.

L’allée des amphithéâtres, passage à ciel ouvert marquant la séparation entre les bâtiments 3 et 4. Une partie couverte chemine derrière les piliers. L’ensemble est surplombé par de grandes jardinières en béton brut de décoffrage qui marquent la limite des terrasses supérieures à l’étage au-dessus.

Allée des amphithéâtres vue vers l'ouest. Elle marque la séparation entre les bâtiments 3 et 4.

Crédits : histoire

Direction
Jean-Pierre Simon

Responsable du projet
Cédric Moris Kelly

Questions juridiques
Alain Avena

Numérisation
Sous la conduite de Patrick Aubouin

Rédaction
Patrick Aubouin
Cédric Moris Kelly

Traduction
Claire Bernstein

Versement dans l'interface Google Cultural Institute
Cédric Moris Kelly

La capture des espaces par l'équipe Google Street View a été rendue possible grâce à la mobilisation des équipes techniques de la Villa Arson :

Accueil, surveillance & maintenance
Joël Jauny

Accueil, surveillance intendance & hébergement
Isabelle Clausse
Dave Dhurmajee
Marlène Lebrusq
Jean-Pierre Vitry

Service technique / Bâtiments
Jean-Paul Carpentier
Gérard Maria
Pascal Rigaux
Michel Serve

Jardins
Patrice Lorho
Pascal Pujol
Kévin Serviole

Merci à Michel Marot pour la gracieuse autorisation d’utiliser le fonds d’archives Marot Tremblot Architecture (MTA)

Avec le support du Ministère de la Culture et de la Communication et des équipes Google Street View et Google Cultural Institute

Remerciements : tous les supports
Il peut arriver que l'histoire présentée ait été créée par un tiers indépendant et qu'elle ne reflète pas toujours la ligne directrice des institutions, répertoriées ci-dessous, qui ont fourni le contenu.
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