"HUMAN" : Hors-champ

HUMAN

Découvrez les interviewé-es en dehors du cadre des témoignages

"HUMAN" est fait d'images aériennes et d'interviews. Des gros plans de gens captés aux quatre coins du monde qui se racontent en nous regardant dans les yeux, sans aucun élément qui ne vienne perturber leur parole. Il y a eux et nous, des mots qui nous touchent, nous émeuvent, nous font réfléchir. L'image ne nous dit rien de leur vie. Filmés sur fond noir, ils apparaissent tous sur un pied d'égalité. Quand ils nous parlent de la guerre ou du sens de leur existence, seuls leurs mots, l'intonation de leur voix, la musicalité de leur langue et leur visage parlent pour eux. C'est la force de "HUMAN".

« Pourtant, il existe des plans larges, tournés lors des interviews. Le contexte apparait. La rue, l'usine, la maison, la famille, la ferme. Des paysages qui les ancrent dans leur réalité, et induisent une autre lecture de leurs propos. Ils sont aujourd'hui des éléments complémentaires à "HUMAN", une prolongation de la découverte de ces hommes et femmes qui ont fait "HUMAN".

Pour nous, monteuses, qui avons entendu l'intégralité de leurs histoires, ces plans larges sont très émouvants. L'un d'entre eux nous a bouleversées. C'est celui d'une petite fille des rues au Mexique. Son récit est terrible comme le sont les blessures de l'enfance. Martyrisée par ses grands parents, elle fuit et se retrouve dans la rue à l'âge de 10 ans. Son récit fait mal. Pourtant, elle parle presque sereinement, avec des mots justes et une force rare. Lors de son interview, elle laisse couler ses larmes une seule fois, au souvenir de son papa décédé. Elle finit en nous donnant une véritable leçon de vie, citant son père qui lui a toujours appris à avancer. "Vivre dans le passé ne sert à rien", dit-elle.

Lorsque nous avons découvert le plan large de cette petite fille qui nous semblait si forte, l'émotion nous a étreintes en découvrant son corps marqué par la douleur. A 14 ans, il semble figé dans l'enfance, en décalage avec l'assurance de son regard et la force qui se dégageait d'elle lorsqu'elle parlait. Elle pose face caméra, dans un foyer pour enfants des rues au Mexique. En arrière plan, d'autres enfants assis sur un canapé jouent devant la télé. Le son est diffus. Elle se tient droite, les bras le long de son petit corps, elle nous regarde puis esquisse un sourire. Il s'efface... »

Anne-Marie Sangla et Françoise Bernard, monteuses du film

Anne-Marie Sangla
HUMAN THE MOVIE
Crédits : histoire

Merci à :

Florent Gilard
Nuno Pires
Mélina Huet
Valentin Wattelet
Sterenn Hall

Crédits Photos :

Emmanuel Cappellin
Marine Ottogalli
Chloé Henry-Biabaud
Rémy de Vlieger

Un projet de la Fondation GoodPlanet et de la Fondation Bettencourt Schueller en partenariat avec le Google Cultural Institute

Remerciements : tous les supports
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