14 déc. 2016

Khorsabad  

Rmn - Grand Palais

Site antique assyrien de Dûr-Sharrukin

La ville de Dûr-Sharrukin, actuelle Khorsabad, se situe dans le Nord de l’Irak, à environ 15 km de Mossoul, dans le Kurdistan irakien.

UN PALAIS INACHEVÉ
 Le grand roi assyrien Sharrou-ken (la transcription en hébreu de son nom est Sargon II) fonda sa nouvelle capitale de Dûr-Sharrukin, la « forteresse de Sargon » (l’actuelle Khorsabad) vers 713 avant J.-C. Construite en moins de dix ans, la ville resta cependant inachevée. 

En effet, après la mort du roi en 705 avant J.-C., elle fut abandonnée par l’héritier de Sargon II, Sennachérib, qui préféra fonder sa propre capitale dans la ville voisine de Ninive.

Première campagne sous le sable…
Le site de Khorsabad est découvert en 1843 par Paul-Émile Botta (1802-1870), le vice-consul de France à Mossoul.

…Dorment les ruines

En quelques semaines, ses ouvriers mettent au jour plusieurs salles. Les bases des murs en brique sont protégées par des dalles en albâtre gypseux sculptées en bas relief et portant des inscriptions cunéiformes. Mais les dalles se délitent au contact de l’air. Afin de conserver un témoignage des vestiges, Botta obtient de l’Académie des inscriptions et belles-lettres qu’un dessinateur lui soit adjoint. Le peintre orientaliste Eugène Flandin (1809-1876) arrive à Mossoul en mai 1844.

Un travail titanesque de relevés

Eugène Flandin dresse le plan topographique des ruines et exécute le relevé complet des reliefs subsistants. Botta quant à lui se charge de l’estampage et de la copie de toutes les inscriptions cunéiformes.

Khorsabad au Louvre
En octobre 1844, le chantier de Khorsabad est fermé, faute de crédits. Botta expédie alors les sculptures les plus remarquables en France. 

Elles seront exposées en 1847, au Louvre, à l’occasion de l’ouverture des salles assyriennes.

Seconde campagne
En 1851, l’Assemblée nationale vote un crédit pour la poursuite des fouilles à Khorsabad. Cette nouvelle mission archéologique est confiée à Victor Place (1818-1875), fraîchement nommé consul à Mossoul. Il emmène avec lui l’ingénieur Gabriel Tranchant qui réalise les toutes premières photographies de fouilles au Moyen-Orient.

En 1853, l’architecte Félix Thomas consacre deux mois aux relevés des plans et aux dessins du palais. En 1863, il se sert de ce travail pour réaliser cette toile qui représente la porte numéro 3 de la ville et les taureaux ailés qui la protégeaient, partiellement ensevelis.
Les fouilles archéologiques du site de Khorsabad de Victor Place s’arrêtent en 1855. Elles seront reprises en 1927, et jusqu'en 1934, par l’Oriental Institute of Chicago.
C’est en 1957 que la Direction des Antiquités de l’Irak relancera les campagnes dirigées par Behnat Abu al-Soof.

Une ville de trois kilomètres carrés
 L’ensemble réunissant la ville et le palais composait la ville de Dûr-Sharrukin dont la superficie était de 3 km². Ses épais murs en brique étaient recouverts de grandes plaques d’albâtre gypseux.

La ville basse

Le complexe architectural était organisé en deux parties. La ville proprement dite était construite sur le niveau bas.

En haut, le palais

Le palais, installé sur une terrasse fortifiée, surplombait la ville. Il se composait de plusieurs salles réparties autour de cours.

Des sculptures colossales
La ville était entourée de remparts percés de sept portes encadrées par de colossales statues protectrices : des taureaux ailés à tête humaine.

Les taureaux du Louvre

Deux d’entre eux sont conservés au musée du Louvre, à Paris. Taillés dans un seul bloc, les taureaux de Khorsabad mesurent quatre mètres de haut et un mètre d’épaisseur.

Des taureaux protecteurs

Les taureaux sont pourvus de cinq pattes - ainsi, ils semblent au repos de face et au pas de profil. Entre leurs pattes arrière, une inscription rend hommage au roi Sargon II et maudit toute personne qui oserait porter atteinte à la ville.

Monument en péril
Aujourd'hui, Khorsabad est en péril menacé par des pilleurs qui récupèrent des reliefs et alimentent le marché des antiquités. Ils construisent des tunnels et dégradent le site. Ils empêchent toutes possibilités de restituer l'histoire de la construction de la ville et du palais de Sargon II.

Dans l’urgence, les nouvelles technologies contribuent à relever de façon précise les vestiges archéologiques, à l’aide de drones et de scanners.

Sites éternels, Grand Palais
Crédits : histoire

Nous souhaitons remercier chaleureusement toutes les personnes qui ont contribué à la conception de ce parcours "Sites éternels" et celles qui ont apporté gracieusement leur(s) information(s) et documents reproduits.

Remerciements : tous les supports
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