1900 - 1920

LE TRAMWAY DU MONT-BLANC

Saint-Gervais Village

LA CRÉMAILLÈRE A L'ASSAUT DES ALPES

 A l’usage de véhicules ferroviaires utilisés dans les mines de houille, entre 1804 et 1811, des ingénieurs anglais inventent un système qui sera l’ancêtre de la crémaillère.   L’ingénieur suisse Riggenback (1817-1899) reprend l’idée des précurseurs anglais et met au point un véhicule moteur à crémaillère destiné aux chemins de fer de montagne. En 1873, le premier chemin de fer à crémaillère à vocation touristique, le Vitznau-Righi (Suisse), est inauguré. Très vite, de nombreuses autres réalisations affirment la suprématie de la technique suisse dans le domaine des chemins de fer à crémaillère.

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A partir de 1890, la vogue des chemins de fer à crémaillère gagne la Savoie :
1891-1894 : chemin de fer électrique du Salève
1892 : Aix-les-Bains – le Revard
1908 : Chamonix – le Montenvers
1909 : Saint-Gervais le Fayet – col de Voza

DEUX VERSANTS, DEUX PROJETS
1896 : Un projet depuis les Houches. Projet de Saturnin FABRE, soutenu par Vallot : La ligne longue de 11,4 km devait gagner 3573 m de dénivelée et arriver au Rocher Rouge par un tunnel de plus de 9 km. 12 locomotives de 400 CV chacune étaient prévues pour atteindre le Mont-Blanc depuis les Houches.

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1902 : Le projet de Saint-Gervais

Projet d’Henri DUPORTAL soutenu par Déruad : 18,5 km à ciel ouvert de Saint-Gervais à l’aiguille du Goûter, première étape vers le sommet du Mont-Blanc. Au départ du Fayet cet itinéraire emprunte la route vers le bourg puis le col de Voza, Bellevue, le Mont-Lachat, le glacier, Les Rognes, Tête-Rousse et enfin l’aiguille du Goûter.

DU FAYET AU BOURG
Après la concession obtenue en 1904, la société engage les travaux de terrassement nécessaire à la construction de la ligne. Depuis le Fayet, la voie emprunte l’ancienne route de Saint-Gervais, le Berchat. Le bourg est desservi dès 1907.      

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Le voyage débute dans le dépôt et les ateliers du Tramway du Mont-Blanc au Fayet le long du Bonnant.
Le pont du Fayet qui a résisté aux flots en furie de la catastrophe de 1892.
Derrière les hangars du Tramway du Mont-Blanc, l’hôtel Terminus construit en 1901.

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Le Tramway du Mont-Blanc au départ du Fayet, devant l’hôtel Terminus, et l’hôtel de Savoie vers le parc thermal.

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Rive gauche du Bonnant, l’usine hydroélectrique de 1908 qui turbine l’eau du Bonnant amenée par une conduite forcée depuis le vieux pont du Diable.

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Le Tramway du Mont-Blanc au départ du Fayet, sur le pont du Bonnant entre l’hôtel Terminus, l’hôtel de la Paix et l’hôtel de Savoie vers le parc thermal.

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Le Tramway du Mont-Blanc au Fayet sur le pont du Bonnant, vu depuis le Berchat. A gauche, la colonne marque l’entrée du parc thermal. En aval du pont, on distingue légèrement l’hôtel Terminus. Autour du pont, les poteaux supportent les câbles électriques pour le transport de l’électricité turbinée dans l’usine à côté créée en 1908.

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Le Tramway du Mont-Blanc quitte la route nationale qu’il emprunte depuis la gare pour accéder au bourg par le Berchat (ancien chemin d’accès de Saint Gervais jusqu’en 1860).
Il actionne la crémaillère à partir de ce lieu.

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A l’entrée du parc thermal se dresse l’hôtel de Savoie, construit par la société générale des eaux minérales, qui symbolise la renaissance des thermes après la catastrophe de 1892.

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Le Tramway du Mont-Blanc emprunte l’ancien chemin du Berchat pour monter au bourg. Le sentier piéton qui longe la voie (ancien chemin d’accès à Saint-Gervais) est surnommé le Raidillon.

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Le Tramway du Mont-Blanc dans la rampe du Berchat, au niveau de l’ancienne carrière de jaspe.
La locomotive à vapeur pousse le wagon de voyageurs, avec le soutien de la crémaillère que l’on voit au milieu de la voie.

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En arrivant au bourg, la voie du Tramway du Mont-Blanc franchit la route départementale sur un viaduc, qui va devenir la porte d’entrée de Saint-Gervais.

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Le Tramway du Mont-Blanc s’apprête à franchir le pont supérieur à l’entrée de Saint-Gervais, avant 1914 pour enfin rejoindre la gare mise en place à la Forêt.

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Dès 1907, la gare provisoire est mise en place à la Forêt. Le maire Eugène Dayve échoue dans sa volonté de ramener cette gare vers le centre du bourg.

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Le Tramway du Mont-Blanc, avec un ballast comme wagon en gare de Saint-Gervais pendant les travaux de la construction de la voie.
Saint-Gervais est atteint en 1907, le col de Voza en 1909, le Mont Lachat en 1912 et le Nid d’Aigle en 1913.

DU BOURG A MONTIVON
Le bourg est desservi dès 1907. De là, le Tramway du Mont-Blanc dessine un nouveau tracé sur le coteau du Prarion via les Corbassières et Montivon, pour finalement rejoindre le col de Voza en 1909.

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Après son arrêt du bourg, le Tramway du Mont-Blanc poursuit son ascension vers le col de Voza en passant par le lieu-dit "la rampe à Bayetto" juste avant d'atteindre le pont-levis sur la route du Mont Paccard.

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La locomotive n°6 prénommée « Martigny-Chatelard » pousse le train de voyageurs.

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Le voyageur aperçoit le bourg avec son clocher sur la gauche et le Splendid-Royal Hôtel.

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Jusqu'en 1957, la route du Mont Paccard se lève pour laisser passer le Tramway du Mont-Blanc. Lorsque le pont-levis est couché, il bloque la voie pour laisser passer la route. La famille Tinjoud qui gère le pont-levis doit faire 83 tours de manivelle du treuil de levage pour remonter la route et libérer la voie du Tramway du Mont-Blanc.

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Vers Montivon, les touristes peuvent à l’époque admirer le haut Val Montjoie, jusqu’au col du Bonhomme. Magnifique panorama sur les villages de Tresse et des Contamines Montjoie au fond de la vallée. Actuellement, ce paysage est caché par la forêt.

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L’abandon des cultures et le retour de la forêt nous privent aujourd’hui de ce panorama exceptionnel sur les deux derniers Dômes de Miage, la Bérangère, le Mont Tondu, la Tête de Bellaval et toute la vallée de Montjoie.

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L'arrivée aux abords du village de Montivon accroché au massif du Prarion dominant la vallée, permet la vue sur le Mont Vorasset, les cinq Dômes de Miage et la Bérangère.

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Le Tramway du Mont-Blanc sort de la forêt et arrive à la petite gare de Montivon.

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Arrivée du train à la gare du village de Montivon.

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Après une halte, l’ouverture hivernale de la voie permet d’acheminer de nombreux skieurs au col de Voza et à Bellevue dès les années 1920.

DE MONTIVON AU COL DE VOZA              

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Le Tramway du Mont-Blanc se hisse vers le col de Voza avant le replat des Tuffs. Cette vue permet d'admirer le mont Vorasset avec sa petite saillie appelée « sous le ciel » face au plateau du Truc.

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Au second plan, les cinq Dômes de Miage avec la Bérangère dissimulée par un nuage.

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Le Tramway du Mont-Blanc atteint le dernier raidillon avant la zone des Tuffs.

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Le Tramway du Mont-Blanc, à la sortie de la zone des Tuffs, sur le replat qui conduit au col de Voza.

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Dès la sortie de la zone instable des Tuffs, le Tramway du Mont-Blanc arrive au col de Voza. Le panorama s’ouvre sur le site des aiguilles de Chamonix, le
haut de la combe de Bionnassay avec le Crozat et tous les hameaux en amont. La vie rurale est encore dominante dans ce village, longtemps le plus peuplé de la commune, voire de la vallée.

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En 1909, les touristes peuvent descendre au pavillon du col de Voza encore en place ou à la petite auberge des « courants d’air » bâtis au milieu des alpages.

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L'arrivée au col de Voza offre aux voyageurs une vue imprenable sur le glacier de Bionnassay et le massif du Mont-Blanc.

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Trois des quatre trains de la société se croisent au col de Voza. Ils desservent le « Nouvel Hôtel de Col ». C’est ici qu’Abel Gance tourne son film intitulé « La Roue ».

DU COL DE VOZA AU MONT LACHAT           
Dès 1913, le Tramway du Mont-Blanc achemine touristes et montagnards au col de Voza et au pied du glacier de Bionnassay. Son arrivée au Nid d’Aigle, va permettre un nouvel itinéraire d’accès à Tête Rousse, par le sud du massif des Rognes.                                        

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Vue d’ensemble de la voie du Tramway du Mont-Blanc du col de Voza au glacier de Bionnassay, via Bellevue, le Mont Lachat et les Rognes.

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Deux trains stationnés au col de Voza vont entreprendre l'ascension vers le Mont Lachat.

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Le Tramway du Mont-Blanc quitte ensuite le col de Voza pour rejoindre le plateau de Bellevue.

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A gauche le premier hôtel du col de Voza.

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La montée au Mont Lachat par le Tramway du Mont-Blanc permettait aux voyageurs d'avoir une vue unique sur le Prarion...

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... et les aiguilles de Warens.

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Le Tramway du Mont-Blanc sur le Plateau de Bellevue, avec la perspective de la voie sur le Mont Lachat et sur le massif des Rognes, jusqu’au Nid d’Aigle.

DU MONT LACHAT AU TERMINUS DU NID D'AIGLE           
Dès 1913, le premier train du matin se remplit des guides et des alpinistes partant faire l'ascension du Mont-Blanc par la voie royale. Les autres trains de la journée amènent des flots de touristes plus contemplatifs venus admirer le glacier de Bionnassay. Touristes et alpinistes cohabitent dans les trains qui rejoignent la vallée en fin d'après midi.

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Après la station du col du Mont Lachat, le Tramway du Mont-Blanc avec wagon-touristes amorce la rampe des Rognes.

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Arrivée en gare du Mont Lachat.

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A gauche, la gare du Mont Lachat qui sert de terminus provisoire en 1912.

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La voie à crémaillère du Tramway du Mont-Blanc dans la rampe des Rognes, au dessus du Mont Lachat.

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Le Tramway du Mont-Blanc dans la rampe des Rognes, portion la plus difficile et la plus aérienne de la ligne.

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En haut de la rampe des Rognes, vue sur le glacier de Bionnassay.

ARRIVÉE AU NID D'AIGLE
Ce terminus provisoire au niveau du glacier, en pleine pente, sans gare, est devenu, faute de reprise du projet, le terminus définitif. Il est surnommé le Nid d’Aigle.

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Ce tunnel est le point d’arrivée de la ligne en 1912.

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Terminus de la ligne au Nid D'Aigle.

Le tracé du Tramway du Mont-Blanc fut initialement imaginé pour atteindre le sommet des Alpes. Il sera finalement suspendu au niveau du glacier de Bionnassay, au terminus du Nid d’Aigle à 2 380 mètres d’altitude. Les contraintes financière, technique et historique, mettent un terme à l’achèvement de la voie en 1913. La ligne n’ira jamais au-delà. Actuellement, son terminus est considéré comme le point de départ de la voie royale pour l’ascension du Mont-Blanc. La ligne de chemin de fer du Mont–Blanc conserve la particularité d’être la plus haute de France.
Ville de Saint-Gervais
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