Victor Hugo : un écrivain français monumental

Centre des monuments nationaux (CMN)

Une exposition créée par le Centre des monuments nationaux, à l'occasion de l'anniversaire de la publication du dernier tome des Misérables

Un écrivain français monumental
Victor Hugo, né le 26 février 1802 et mort le 22 mai 1885, est un illustre écrivain français mais aussi un intellectuel engagé et un fervent homme politique. Suivez-nous dans la découverte de ce grand homme à travers sept monuments français qui ont marqué ses écrits et ses engagements !

UN ÉCRIVAIN PROLIXE

Victor Hugo est considéré comme l’un des plus illustres écrivains français. Ses romans, Notre-Dame de Paris (1831) ou encore les Misérables (1862), lui valent sa grande notoriété. Victor Hugo est aussi à l’origine d’une œuvre poétique foisonnante, lyrique et engagée. Le théâtre n’est pas en reste, Victor Hugo est le dramaturge qui a théorisé le drame romantique. Cromwell (1827), Hernani (1830) ou encore Ruy Blas (1838) ont eu un fort retentissement sur la scène parisienne. Cependant, d’autres pièces du Maître ont moins marqué la postérité, comme le drame de L’Epée, écrit en 1869 et publié à titre posthume dans le recueil Théâtre en Liberté en 1886. Victor Hugo est élu à l’Académie française en 1841. Il reçoit alors l’habit vert et l’épée des immortels.

TOUT COMMENCE À BESANÇON ...

Remontons le temps. Le 26 février 1802, Victor Hugo naît à Besançon. Il est le troisième fils de Léopold Hugo, un général français alors en poste dans la ville, et de Sophie Trébuchet.

>> C'est un horloger contemporain de Victor Hugo, Auguste-Lucien Vérité, qui a conçu cette magnifique horloge astronomique installée dans la cathédrale Saint-Jean de Besançon.

UN GÉNIE PRÉCOCE

Enfant, Victor Hugo voyage en Europe au gré des affectations de son père. En 1812, ses parents se séparent et il s’installe à Paris avec sa mère. Il s’adonne à l’écriture dès l’adolescence.

>> Suivons les pas de Victor Hugo dans sept remarquables monuments français qui ont bercé son oeuvre littéraire et ses engagements politiques: le Mont-Saint-Michel, Notre-Dame de Paris, la Conciergerie, la colonne de Juillet, la colonne de la Grande Armée, l'Arc de triomphe et le Panthéon.

Le Mont-Saint-Michel : une source d'émerveillement
Victor Hugo voyage à plusieurs reprises à la découverte de régions françaises. En 1836, il fait le tour de la Normandie et visite notamment le Mont-Saint-Michel, un haut lieu de pèlerinage depuis le Moyen-Âge. Les multiples descriptions du Mont, dans sa correspondance et ses œuvres, témoignent de la fascination qu'il entretient pour cet imposant édifice. À sa femme, Adèle, il écrit pendant ce séjour: "J’étais hier au Mont-Saint-Michel. Ici, il faudrait entasser les superlatifs d’admiration, comme les hommes ont entassé les édifices sur les rochers et comme la nature a entassé les rochers sur les édifices."

« UN LIEU BIEN ÉTRANGE QUE CE MONT-SAINT-MICHEL ! »
« Autour de nous, partout à perte de vue, l’espace infini, l’horizon bleu de la mer, l’horizon vert de la terre, les nuages, l’air, la liberté, les oiseaux envolés à toutes ailes, les vaisseaux à toutes voiles ; et puis, tout à coup, là, dans une crête de vieux mur, au-dessus de nos têtes, à travers une fenêtre grillée, la pâle figure d’un prisonnier. Jamais je n’ai senti plus vivement qu’ici les cruelles antithèses que l’homme fait avec la nature. ».
Lettre à Louise Bertin, le 27 juin 1836, Correspondance de Victor Hugo.

UNE ABBAYE QUI ATTIRE LES PÈLERINS

Le Mont-Saint-Michel devient l'un des plus importants lieux de pèlerinage après l'introduction du culte de saint Michel, en 708.

Vous êtes dans le cloître de l'abbaye du Mont-Saint-Michel. Perchée à 80 m de hauteur, celle-ci a été construite au Xe siècle sur le mont et a accueilli des moines jusqu'en 1790 !

LA RESTAURATION DU CLOÎTRE

Depuis quelques années, des infiltrations d’eaux pluviales depuis le cloître détériorent les enduits des voûtes de la salle des chevaliers, située juste dessous. Un appel aux dons est actuellement ouvert afin de restaurer le jardin et la galerie du cloître et ainsi restituer la beauté d’origine de ce havre de paix, suspendu entre ciel et mer.

UNE DERNIÈRE ÉVOCATION

Dans le dernier roman de Victor Hugo, Quatrevingt-treize, paru en 1874, on trouve mention du Mont-Saint-Michel :
« Derrière lui se dressait, énorme triangle noir, avec sa tiare de cathédrale et sa cuirasse de forteresse, avec ses deux grosses tours du levant, l'une ronde, l'autre carrée, qui aident la montagne à porter le poids de l'église et du village, le Mont-Saint-Michel, qui est à l'océan ce que Chéops est au désert. »�

Extrait de Quatrevingt-treize, Victor Hugo, 1874.

>> Vous aussi, baladez-vous au Mont-Saint-Michel pour admirer ses ruelles et sa baie si chères à Victor Hugo !

Notre-Dame de Paris : le roman au secours du monument
Le roman Notre-Dame de Paris, paru en 1831 et une version définitive en 1832, entrelace savamment  les vies de nombreux personnages tels que Quasimodo le bossu et sonneur de cloches de Notre-Dame, Frolo l’archidiacre, Esméralda la bohémienne, ou le poète Gringoire. Toutefois, le cadre en constitue aussi le personnage principal, la cathédrale parisienne au XVe siècle. Hugo la chante avec une langue, tantôt raffinée, tantôt truculente, de poète.

LE BOSSU DE NOTRE-DAME

Le personnage de Quasimodo est indissociable de Notre-Dame. Cet être difforme, abandonné à la naissance est adopté par Frollo, l'archidiacre de la cathédrale. Il grandit dans Notre-Dame, loin des hommes, effrayés par sa difformité, et devient sonneur de cloche. Il cache la bohémienne Esmeralda entre les murs de Notre-Dame après avoir été injustement condamnée à mort.

"On eût dit un géant brisé et mal ressoudé [...] C'est Quasimodo, le sonneur de cloches ! C'est Quasimodo, le bossu de Notre-Dame"

Extrait de Notre-Dame de Paris, Victor Hugo, 1832.

UN CHEF D’ŒUVRE PATRIMONIAL ET LITTÉRAIRE

Le succès immédiat et constant de l’œuvre en fait encore un des monuments de la littérature française qui a connu de multiples traductions et adaptions sur les planches ainsi qu'au cinéma !

>> Cette gravure illustre une édition de Notre-Dame de Paris de 1844. On y voit Quasimodo qui précipite Frollo, l'archidiacre de la cathédrale qui menace Esmeralda.

NOTRE-DAME, LE PERSONNAGE PRINCIPAL DU ROMAN DE VICTOR HUGO ?

« Chaque face, chaque pierre de ce vénérable édifice est une page non seulement de l’histoire du Pays mais encore de l’histoire de la science et de l’art...Tout est fondu, combiné, amalgamé dans Notre-Dame. Cette église centrale et génératrice est parmi les vieilles églises de Paris une sorte de Chimère, elle a la tête de l’une, les membres de celle là, la croupe de l’autre, quelque chose de toutes. »

Extrait de Notre-Dame de Paris, Victor Hugo, 1832.

« Il est à coup sûr, peu de plus belle page architecturale que cette façade où, successivement et à la fois, les trois portails creusés en ogive, le cordon brodé et dentelé des vingt-huit niches royales, l’immense rosace centrale flanquée de ces deux fenêtres latérales, comme le prêtre du diacre et du sous diacre, la haute et frêle galerie d’arcades à un trèfle qui porte une lourde plateforme sur ses fines colonnettes, enfin les deux noires et massives tours avec leurs auvents d’ardoise parties harmonieuses d’un tout magnifique superposé en cinq étages gigantesques se développe à l’œil en foule et sans troubles avec leurs innombrables détails de statuaire de sculpture et de ciselure, ralliés puissamment à la tranquille grandeur de l’ensemble vaste symphonie en pierre pour ainsi dire œuvre colossale d’un homme et d’un peuple tout en semble une et complexe … comme les iliades et les romances et roses dont elle est sœur … »
Extrait de Notre-Dame de Paris, Victor Hugo, 1832.

>> Entendez-vous aussi le roman Notre-Dame de Paris qui résonne encore aux pieds de l'incroyable cathédrale ?

VICTOR HUGO, DÉFENSEUR DU PATRIMOINE

La fascination pour le patrimoine français ne se ressent pas uniquement par la présence des monuments dans l'œuvre littéraire de Victor Hugo, il s'est également investi dans leur sauvegarde. A l’aube du XIXe siècle, on assiste en France, à une prise de conscience des «vandalismes » révolutionnaires dont les Monuments anciens, et en particulier la Cathédrale Notre-Dame de Paris, ont été les victimes. Plusieurs écrivains les considèrent comme des témoins de l’Histoire, tel Châteaubriant. A l’aube de la monarchie de Juillet (1830-1848) sont initiées les premières institutions de protection du patrimoine. Dans une vision historicisante, l’art du Moyen Age devient le symbole du génie et de la grandeur de la France, de la construction de l’unité nationale.

En outre, l’énorme succès du grand roman de Victor Hugo, Notre Dame de Paris, va exercer une influence déterminante sur l’opinion publique et provoquer les premières mesures de sauvetage du monument. Hugo y introduit la notion de monument comme « Livre de Pierre ».

Le roman Notre-Dame de Paris, manifeste en faveur de l’architecture de la « grave et puissante cathédrale », parée de la « sombre couleur des siècles qui donne aux monuments l’âge de leur beauté », accompagne ainsi le développement des jeunes institutions de protection du patrimoine.
Dès 1830, un Inspecteur des Monuments Historiques, Ludovic Vitet, avait été nommé pour inventorier les monuments antiques et médiévaux. Quatre ans plus tard, Prosper Mérimée lui succède. Tous deux siègent dès 1837 à la nouvelle « Commission des Monuments Historiques », qui répartit les crédits alloués par l’Etat.

Trois ans après commence le « classement » des monuments anciens qui aboutit à une première « liste de 1840 ».

En 1844, le projet de restauration de Notre-Dame, présenté par les architectes Jean-Baptiste Lassus et Eugène Viollet-le-Duc est adopté, et une loi de financement est votée l’année suivante par l’assemblée.
Notre-Dame de Paris est sauvée.

« Sans doute, c’est encore un majestueux et sublime édifice que l’église Notre-Dame de Paris… Il est difficile de ne pas soupirer, de ne pas s’indigner devant les dégradations les mutilations sans nombre que simultanément le temps et les hommes ont fait subir au vénérable monument. »

Extrait de Notre-Dame de Paris, Victor Hugo, 1832

La Conciergerie : une plongée dans le dernier jour d'un condamné
La Conciergerie, la prison du Palais de la Cité, sert de cadre à une œuvre militante de jeunesse, publiée en 1829 : Le Dernier jour d’un condamné. Le texte parait à la fin de la Première Restauration, sous le règne de Charles X qui sera détrôné par la libérale révolution de Juillet de l’année suivante. Hugo est  tout juste âgé de 27 ans, mais publie déjà depuis une dizaine d’année. Au-delà de l'oeuvre littéraire, c'est un engagement politique contre la peine de mort qui lie Victor Hugo à la Conciergerie où il reviendra, alors député, visiter les cachots.

UN TÉMOIGNAGE DOULOUREUX

La Conciergerie, résidence médiévale des rois de France, a servi pendant la Terreur, de lieu d’incarcération au célèbre « Tribunal révolutionnaire » (1792-1795). Son nom est depuis étroitement associé aux exécutions capitales.

Dans le roman de Victor Hugo, Le Dernier jour d'un condamné (1829), un homme raconte sa propre histoire, depuis le verdict de son procès, l’attente en prison, dans sa cellule de la Conciergerie, jusqu’aux ultimes préparatifs de l’exécution qui aura lieu en place publique.
Hugo nous fait ainsi accompagner l’homme, resté anonyme, pas à pas vers l'échafaud, participer à toutes ses émotions : colère, effroi, espoir, désespoir et révolte.
Ce magnifique plaidoyer contre la violence de la peine de mort, sobre et efficace, nous est livré par un poète, frère en humanité, qui rend le lecteur confident.
Le couloir des prisonniers, axe principal de la prison de la Conciergerie semble encore résonner des cris des gardiens, du cliquetis de leurs clés, du bruit des chaines et du grincement des grilles.

>> Une balade en réalité augmentée dans les anciens cachots du "Tribunal révolutionnaire" vous tente? Saisissez-vous de l'Histopad pour visiter la Conciergerie !

"Sur la dalle mouillée et suante de ma cellule, dans les rayons pâles de ma lampe de nuit, dans la toile grossière de mes vêtements, sur la figure du gendarme dont la giberne reluit à travers la grille du cachot, il me semble que déjà une voix murmure à mon oreille : « condamné à mort »."

Extrait du Dernier jour d'un condamné, Victor Hugo, 1829.

LA CONCIERGERIE ET LE COMBAT DE VICTOR HUGO CONTRE LA PEINE DE MORT


"Maintenant je suis captif... Maintenant je n’ai plus qu’une pensée, qu’une conviction, qu’une certitude : condamné à mort. Quoi que je fasse elle est toujours là cette pensée infernale, comme un spectre de plomb à mes côtés."

Extrait du Dernier jour d'un condamné, Victor Hugo, 1829.

>> "La salle des noms" : cette salle de la Conciergerie présente la liste des 4200 personnes ayant comparu devant le Tribunal révolutionnaire.

L'HOMME POLITIQUE A LA CONCIERGERIE

La lutte contre peine de mort dépasse le cadre de l'écriture chez Victor Hugo. Outre ce roman réquisitoire, il en fait un de ses nombreux engagements en tant qu'homme politique.

Élu député en 1848, Hugo, reviendra à la Conciergerie pour y visiter la cellule des condamnés à mort. Le récit sera publié, à titre posthume dans le recueil : Choses vues, compilation de récits des grands événements qui ont jalonné sa vie.

En novembre 1851, Hugo, opposé à Louis Napoléon Bonaparte, futur Napoléon III, sera incarcéré à la Conciergerie, avant de s’exiler en Belgique. Il ne rentrera en France qu’à la chute du Second Empire.

>> Une visite à la Conciergerie pour mieux s'immerger dans le roman de Victor Hugo ?

La colonne de Juillet : le Paris des Misérables et des barricades
Aujourd'hui, la place de la Bastille ne se définit pas sans sa célèbre colonne commémorative surmontée du Génie de la Liberté. Mais ce n’était pas le cas quand Victor Hugo commence à écrire les Misérables...

AVANT LA COLONNE : L’ÉLÉPHANT DE LA BASTILLE

En 1808, Napoléon commande une fontaine surmontée de la sculpture d’un gigantesque éléphant pour orner la place de la Bastille. Mais les travaux sont retardés par manque de financement, puis par la chute de Napoléon. Une maquette grandeur nature du pachyderme en bois et plâtre trône sur la place de la Bastille jusqu'en 1846.

Victor Hugo, fasciné par l’animal, y fait allusion dans son roman les Misérables. Gavroche, enfant des rues, trouve refuge dans la maquette en ruine de l'éléphant.

"Dans cet angle désert et découvert de la place, le large front du colosse, sa trompe, ses défenses, sa tour, sa croupe énorme, ses quatre pieds pareils à des colonnes faisaient, la nuit, sur le ciel étoilé, une silhouette surprenante et terrible. On ne savait ce que cela voulait dire. C'était une sorte de symbole de la force populaire. C'était sombre, énigmatique et immense. C'était on ne sait quel fantôme puissant, visible et debout à côté du spectre invisible de Bastille" 

Extrait des Misérables, Victor Hugo, 1862.

LA COLONNE DE JUILLET

Aujourd'hui, la colonne de Juillet, se dresse sur la place de la Bastille. Sa construction a été ordonnée par Louis-Philippe pour rendre hommage aux victimes de la révolution des Trois Glorieuses qui l'a porté au pouvoir. Elle a été inauguré en 1840.

Reconnaissez-vous un détail qui rappelle le projet précédant ? Le socle de la colonne correspond au soubassement de la fontaine devant accueillir l'éléphant !

>> Baladez-vous dans l'image pour faire le tour de la colonne !

La colonne de la Grande Armée : un poète au temps des conquêtes
Napoléon Bonaparte établit le camp militaire de Boulogne en 1798 dans ce port qui fait face à l'ennemi anglais. C'est de là que sa Grande Armée s'ébroue vers Austerlitz en 1804. Avant le départ des troupes, Napoléon distribue plus de deux mille croix de la Légion d' honneur. La colonne est érigée en souvenir de cette faste distribution. Elle n'est inaugurée qu'en 1841, sous le règne de Louis-Philippe.

UN POÈME CLANDESTIN

La garde nationale a commandé un hymne à Victor Hugo pour célébrer l'inauguration de la colonne de la Grande Armée à Wimille.

Mais, jugé trop offensant envers les Anglais, l'administration refuse qu'il soit prononcé.

En 1959, lors de la dépose de la statue de Napoléon qui surplombe la colonne, les ouvriers ont découvert un étui en plomb...contenant le fameux hymne non prononcé de Victor Hugo qui a été caché dans la colonne !

>> Vous voici face à la colonne de la Grande Armée où Napoléon tourne le dos à l'Angleterre.

Victor Hugo au Panthéon : la légende des siècles
Le 22 mai 1885, Victor Hugo décède à 83 ans au numéro 50 de l'avenue... Victor Hugo. Le prestige de l'homme est déjà bien plus qu'établi ! Ses funérailles suscitent un engouement populaire rarement égalé. 

L'ARC DE TRIOMPHE EN DEUIL

Avant d'être inhumé au Panthéon, le cercueil contenant le corps de Victor Hugo a est exposé une nuit entière aux pieds de l'Arc de Triomphe.

LE PANTHÉON : LA DERNIÈRE DEMEURE

L’entrée de Victor Hugo au Panthéon est l’un des événements majeurs de la fin du XIXe siècle en France. Quatre ans auparavant, l’anniversaire du grand homme, véritable légende vivante, qui fêtait alors ses 80 ans, avait rassemblé 600 000 personnes sous ses fenêtres de l’avenue d’Eylau, ce jour-là rebaptisé à son nom. La nouvelle de sa mort, le 22 mai 1885, va créer une émotion considérable, qui va inciter la IIIe République à renouer avec le culte des grands hommes, né avec la Révolution française mais qui avait connu bien des péripéties depuis.

Le 1er juin, c’est une foule immense, plusieurs millions de Français, qui accompagnent Victor Hugo dans sa dernière demeure, l’église Sainte-Geneviève, qui redevient avec lui Panthéon. Par la force d’un grand homme, qui résume à lui seul son siècle, le monument ne changera plus d’usage.

UN IMMENSE ÉCRIVAIN AUX NOMBREUX ENGAGEMENTS

Les 700 000 visiteurs qui partent chaque année à la découverte du tombeau de Victor Hugo au Panthéon pensent avant tout à l’immense écrivain qu’il a été. Mais c’est aussi son engagement dans la vie politique de son temps qui a justifié, en 1885, l’hommage grandiose que la République lui a rendu.
Victor Hugo n’a pas toujours été républicain. Légitimiste pendant la Restauration, orléaniste sous le règne de Louis-Philippe, c’est le coup d’Etat du 2 décembre 1851 qui le fait rejoindre les détracteurs de Napoléon III et embrasser la cause de la République. Pour cette cause, et son hostilité au Second Empire, il connaîtra dix-neuf années d’exil sur les îles anglo-normandes de Jersey et Guernesey, qui achèveront de forger sa légende.
Mais la force de Victor Hugo est aussi d’avoir prêté une voix universelle à des combats qui résonnent encore aujourd’hui, à l’instar de son engagement contre la peine de mort.

>> Vous pouvez voir sur la photo la tombe d’un autre grand écrivain, avec qui Victor Hugo partage son tombeau au Panthéon et qui a, lui aussi, était choyé par les Muses, peut-être qu’il pourra vous aider dans votre quête sur la trace des Graffitis... missiongraffiti.fr

>> C'est face au Panthéon que se termine le parcours de Victor Hugo à travers les monuments français.
Saurez-vous retrouver son tombeau dans cet illustre édifice ?

Crédits : histoire

Vous venez de découvrir sept monuments nationaux qui ont influencé la vie et l'oeuvre de Victor Hugo ! Pour en savoir plus sur le Centre des monuments nationaux et retrouver plus d'informations pour visiter les monuments, rendez-vous sur notre site monuments-nationaux.fr.

De passage à Paris ou Guernesey ? N'hésitez pas à visiter les maisons de Victor Hugo pour vous plonger dans la vie de ce grand homme !

Cette exposition virtuelle a été réalisée par le Centre des monuments nationaux, avec la contribution des équipes de la Conciergerie et du Panthéon, l’appui des équipes du pôle images et la coordination du pôle numérique.
Les images sont extraites de Regards - Banque d’images des monuments © Centre des monuments nationaux
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Remerciements : tous les supports
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