1209 – 2016

8 objets insolites du quotidien

Le Château de Meung sur Loire

Ces objets ont été utilisés au cours de l'Histoire, mais nous en avons aujourd'hui oublié l'usage... sauf au château de Meung sur Loire!

La vie au quotidien
Au château de Meung, une attention toute particulière est portée à un aspect souvent peu abordé dans les visites de châteaux : la vie au quotidien. Un travail de mise en scène de ces objets qui peuplaient ces demeures jusqu'à l'aube du XXe siècle, invite le visiteur à partager la mémoire de cette vie de château aujourd'hui disparue. Certains des 2000 objets présentés au château de Meung sont tombés dans l'oubli. Ils n'en restent pas moins les témoins discrets d'une époque, d'un art de vivre et surtout d’une formidable ingéniosité humaine. Retrouver leur sens, c'est ajouter une pièce au puzzle qui permet de comprendre notre passé. Voici quelques objets qui participent à restituer la saveur d'une certaine façon de vivre…

C’est un pyrogène qui permet de contenir et d’allumer les allumettes, un objet apparu dans les années 1870. Il présentait un grattoir (les stries que vous voyez) qui permettait de les enflammer. Pour la petite histoire, les premières allumettes à allumage par friction (grâce à un mélange à base de phosphore) étaient tellement inflammables que plusieurs cargaisons partirent en fumée pendant leur transport sur des routes mal carrossées…

This item was used to powder leather gloves. It made them easier to put on. Its long neck reaches the end of the fingers. The powders, made of starch or talc, could be perfumed. The fingers of the gloves could also be enlarged with a long clamp called “demoiselle”. Delicate and white hands were a sign of belonging to the upper class. There were many recipes to refines one’s fingers (one of them was made with the milk of a gazelle in Charles Perrault fairytale, Donkeyskin).

Une pince que les femmes accrochaient à la ceinture ou au poignet et qui leur permettait de relever leur jupe ou leur robe afin de ne pas les abîmer ou les souiller lors du franchissement d’un trottoir, pour enjamber un obstacle, éviter la poussière, la boue ou une flaque d’eau, …
Cet instrument a d’autres appellations : «Trousse jupon» ou un «Suivez-moi jeune homme »… Un accessoire typiquement féminin des années 1870-1875.

This is a dental key to extract diseased molars, (beginning of the XIXth century).
This dental key called “clef de Garengeot” remained in common use until the first part of the XXth century. Tooth pulling was carried out by a range of people including barber-surgeons and travelling practitioners. Wealthiest people used to keep their own dental instruments in their travelling essentials.

This is a head lice scratcher (second half of the XVIIIth century)
“Women often preserved their elaborately designed hairdos for months, and lice and other pests were frequently attracted to the fat and flour used to style the hair. Long-handled instruments were designed to reach in and scratch the itches caused by the lice living inside the coiffure, or hairstyle, and it was not uncommon to see these scratchers laid out with the silverware for guests to use at fancy dinner parties.”

C’est un essuie plume. Souvenez-vous, il fut une époque où l’on écrivait à la plume. Il était utile d’avoir avec soi un petit chiffon pour la nettoyer régulièrement afin d’éviter les empâtements. Au XIXe, on assiste à la production en masse, d’une part d’un papier de médiocre qualité dont les fibres s’arrachent facilement et d’autre part d’encre bon marché, mais qui a tendance à laisser des dépôts. C’est aussi l’époque où se diffusent les plumes métalliques, plus agressives que les plumes d’oie sur le papier. Le chiffon taché d’encre va être supplanté par l’essuie plume, beaucoup plus élégant. Ils disparurent dans les années 1920 avec l’arrivée du stylographe à plume arrondie.

This is called a “taille soupe” and was used to cut thin slices of bread (called “soupe”) to pour them in a potage (food cooked in a pot). In the XIX century a “soupe” was a slice of bread basted in hot bouillon or milk. But today, everybody has forgotten this meaning, a “soupe” is just a bouillon. A French expression says of something or someone completely soaked “soaked as a soupe” which means nothing if you don’t know that a soupe was a slice of bread!

Voici l’ancêtre du biberon actuel, en forme de balustre, composé de 2 parties vissées, il est typique de la production du XVIIIe. Pour protéger les gencives du nourrisson, la tétine était souvent placée dans un chiffon. Le problème de ces biberons est la difficulté à les nettoyer et pour éviter « que le lait ne s’aigrisse, » au XIXe apparaitront des biberons en 3 parties, pour un nettoyage plus facile.

Château de Meung sur Loire
Crédits : histoire

Photos : Ambroise Lelevé, Eric Lelevé, Marie De Rasse
Textes : Elise Lelevé, Xavier Lelevé, Marie De Rasse
Traduction : Lydie Gascuel

Château de Meung-sur-Loire


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