Villa Arson, bâtiment 4

Villa Arson

Le bâtiment 4 accueille les ateliers techniques de l'école d'art. Ils sont desservis par une rue centrale selon un axe nord-sud qui prolonge le grand hall du bâtiment 3. Ses volumes forment un gradin entre le bâtiment 3 au nord et le bâtiment 5 en contrebas au sud. Michel Marot, en faisant le choix de déployer son architecture à l'horizontale, épouse la topographie de la colline et des jardins en escalier de l'ancien domaine. Les toits du bâtiment 4 constituent les terrasses intermédiaires et sont les plus grandes de la Villa Arson. Elles surplombent la ville et la mer. Accessibles par différents moyens (passerelles, escaliers), elles proposent au promeneur une multitude de parcours à travers jardins suspendus, volumes en béton brut ou couverts de galets, labyrinthe, amphithéâtres de plein air, puits de lumière.

Élévations sans la végétation

Ces élévations permettent de percevoir parfaitement le déploiement horizontal de l'architecture, épousant la colline à la manière des jardins étagés du domaine originel.
« La volonté de faire disparaître les constructions dans la verdure m'incita à l'étaler comme un lézard au soleil » (Michel Marot).

Un ouvrier insère manuellement des galets. Malgré l'ampleur du chantier, celui-ci conserve un caractère artisanal.

Les panneaux sont composés manuellement au sol dans un coffrage en bois puis relevés et plaqués sur la structure.

Début de la construction de la partie ouest du bâtiment 4 au sud de l'ancienne villa visible en arrière plan.

Pour dessiner les plans, Michel Marot s'inspire des villages méditerranéens. Il crée des ruelles, des places publiques, des lieux de rencontre, des amphithéâtres extérieurs, des labyrinthes.
On voit ici la partie ouest du bâtiment 4 et l’emplacement de la rue centrale avant la construction de la partie est.

Pour dessiner les plans, Michel Marot s'inspire des villages méditerranéens. Il crée des ruelles, des places publiques, des lieux de rencontre, des amphithéâtres extérieurs, des labyrinthes. Ici la rue centrale qui dessert les ateliers de l'école.

Un aperçu de l'intérieur de l'architecture.
Murs et plafonds ne seront pas enduits mais simplement peints en blanc.
Le coffrage en planches s’imprime sur la surface du béton. Cette méthode caractérise l'architecture dite « brutaliste », soit « brut de décoffrage ».
Malgré l'emploi de ce procédé, Michel Marot dénie ce terme pour qualifier sa création, préférant plutôt la désigner comme une « architecture du promeneur », une construction « évidente ».

La construction de la partie ouest est très avancée, la partie est totalement absente, occupée par le stockage et le chantier.
Les deux parties sont séparées par le grand hall, bâtiment 3, et la rue centrale qui traverse le bâtiment 4 du nord au sud.

Au premier plan, coulage de la dalle de la terrasses du bâtiment 5. Puis, le chantier de coffrage des éléments du labyrinthe, un mur intermédiaire du bâtiment 4 où l’on voit en creux le niveau des terrasses à venir. Au fond l’ancienne villa en travaux.
La photo est prise du haut du mastaba.

Construction de la bibliothèque d'étude et de recherche au rez-de-chaussée sud la villa. Son toit constitue la terrasse qui enchâsse l'ancienne villa. On aperçoit la passerelle au niveau +1 qui permet d'accéder directement à cette terrasse.

Au premier plan, les volumes sombres sont les éléments des plafonds à caissons que l’on retrouve dans presque toutes les salles de la Villa Arson.
À droite, le labyrinthe inspiré de ruines antiques. Pour Michel Marot, ce labyrinthe « développe le secret » et « instille chez l'étudiant et l'enseignant le sentiment d'appartenance ».

Travaux d'étanchéité avant la pose du dallage.
Les volumes cubiques au premier plan sont les sources de l’éclairage zénithal avec, au milieu de chacun une lame brise-soleil pour diffracter la lumière. Ils accueilleront des lanterneaux en pointe de diamant appelés « pyramidions ».

À droite, l'est du bâtiment 4.
Deux ouvriers préparent le coffrage des poutres du futur atelier de scénographie à l'extrémité sud-est du bâtiment 4.
Les poutres obliques disposées en étoile accompagnent la pénétration de la lumière dans l'espace et supportent l’amphithéâtre en angle situé sur les terrasses intermédiaires.

Évoquant des exèdres grecques, les trois amphithéâtres de plein air au sud des terrasses du bâtiment 4 se dressent en proue vers la mer.

Travaux d'étanchéité avant la pose du dallage.
Au centre, un ensemble de volumes en béton brut forment un labyrinthe sur les terrasses.
Au fond, les gradins d'un des trois amphithéâtres de plein-air.
La partie est du domaine est utilisée comme chantier avant la construction, sur toute la largeur de la colline du reste des bâtiments.

Vue des terrasses du bâtiment 4 vers le sud-ouest depuis la terrasse supérieure

De gauche à droite :
le bâtiment 4, partie ouest, avec sur ses toits-terrasses un ensemble de volumes en béton brut qui constituent un véritable labyrinthe ;
le bâtiment 3, partie ouest, avec la bibliothèque et son toit-terrasse ;
enfin, l'ancienne villa avant la surélévation d’un étage.

Les terrasses du bâtiment 3 et 4 offrent une vue panoramique sur les collines, la ville et la mer. L’ensemble est surplombé par d’immenses pins parasols conservés le long des bâtiments.

Au second plan, la façade sud du bâtiment 4 évoque celle d'une forteresse par son côté massif et le crénelage qui la coiffe.
Cette impression se retrouve sur les façades est et ouest du domaine. Des renfoncements verticaux abritent les fenêtres, procédant de l'attention particulière que porte Michel Marot à la maîtrise de la lumière, tant pour la composition des volumes que pour l’habitabilité du lieu.

Façades sud du bâtiment 4 vues depuis la terrasse sur les toits du bâtiment 5.
Elles évoquent celles d'une forteresse par son côté massif et le crénelage qui la coiffe. Des renfoncements verticaux abritent les fenêtres, procédant de l'attention particulière que porte Michel Marot à la maîtrise de la lumière, tant pour la composition des volumes que pour l’habitabilité du lieu.

À droite, l'est du bâtiment 4 est quasiment achevé. Au second plan, l’amphithéâtre de plein air en angle couvre l'atelier de scénographie.

Fenêtres zénithales avant la pose des lanterneaux.
Au second plan, deux tours biseautées émergent du niveau inférieur. Elles habillent les cheminées de l'atelier céramique.

Au premier plan la terrasse supérieure autour de l'ancienne villa, au second plan les terrasse du bâtiment 4, dites terrasses intermédiaires scindées par la rue principale qui distribue les ateliers.
Cette rue sera partiellement couverte par un chemin qui l’abrite et permet de déambuler dans les jardins suspendus.

L’atelier de dessin. Le modèle est placé au centre, les étudiants se répartissent sur les gradins.

Atelier de dessin

L'atelier sculpture se déploie sur deux niveaux.
De grandes baies vitrées verticales en renfoncement rythment la façade côté sud.
Les gradins du plafond sont l’exact envers de l’amphithéâtre de plein air implanté sur la terrasse au-dessus.
Vue de l'extérieur, la Villa Arson rappelle une forteresse avec ses hauts murs et ses meurtrières en retrait, alors que la lumière pénètre généreusement les volumes.

Au sud-ouest du bâtiment 4, espaces d'atelier libre pour les étudiants.

La rue centrale part du hall principal du bâtiment 3 pour desservir tous les ateliers de l'école situés dans le bâtiment 4.
Elle est semi-couverte par le passage qui permet la circulation sur les terrasses.
Sur la gauche, deux tours biseautées émergent au niveau supérieur. Elles habillent les cheminées de l'atelier céramique.

On remarque le caractère semi-couvert de la rue centrale qui dessert les ateliers de l'école sur un axe nord-sud. À l’étage au dessus, l’accès aux terrasses suit la progression de la rue centrale en assurant cette couverture.
Des passerelles perpendiculaires permettent, par un jeu complexe de cheminements, une exploration des jardins suspendus.
Le jeu des volumes, des textures et de la lumière maîtrisée est exemplaire du reste du domaine.
À gauche, deux tours enchâssent les cheminées de l'atelier céramique et émergent au niveau supérieur.

À gauche, un escalier permettant de rejoindre le niveau inférieur qui abrite l'école. À droite, deux tours biseautées émergent du niveau inférieur. Elles habillent les cheminées de l'atelier céramique. Au fond, l'ancienne villa avec la surélévation d'un étage sous le toit.

Ensemble du bâtiment 4, dont le plan est canalisé par la végétation conservée, pins parasols et cyprès.

Au premier plan, un des volumes qui constitue le labyrinthe de la terrasse du bâtiment 5.
Au second plan la façade sud du bâtiment 4 et l’escalier qui monte vers la rue centrale.
Les panneaux de galets ne sont pas encore tous jointoyés. On peut observer les différences de trames entre les panneaux en raison de leur fabrication artisanale sur place et du calibre des galets disponible.

Évoquant des exèdres grecques, les trois amphithéâtres de plein air se dressent en proue vers la mer.

Évoquant des exèdres grecques, les trois amphithéâtres de plein air au sud des terrasses du bâtiment 4 se dressent en proue vers la mer.

Au premier plan, le garde-fou est rythmé par le haut des piliers qui partitionnent les jardinières.
Ces volumes juxtaposent parements de galets et béton brut de décoffrage qui conserve l'emprunte des veines et nœuds du bois de coffrage.

Les lanterneaux en pointe de diamant, dits « pyramidions », couvrent les éclairages zénithaux. Deux tours biseautées émergent du niveau inférieur. Elles habillent les cheminées de l'atelier céramique.

Les lanterneaux en pointe de diamant, dits « pyramidions », couvrent les éclairages zénithaux.
Cette partie devait accueillir un grand bassin où se refléterait le ciel pour rappeler la présence de la mer au loin. Jamais mis en eau, la chape s’est fissurée. Un jardin suspendu a remplacé ce projet.

Les murs et les plafonds de l’atelier de dessin sont désormais peints en blanc, comme tous les ateliers de l’école d’art.

Ancien atelier de scénographie, sa fonction première inscrite sur les plans de 1966 était d'être un atelier d'étalage. Le décaissé du sol augmente les possibilités d’occupation du lieu.

Au sud-est du bâtiment 4, espaces d'atelier libre pour les étudiants.

Ancien atelier de mosaïque et d’art mural, puis atelier de scénographie, il est aujourd’hui un atelier pour les étudiants des 4ème et 5ème années.
Les poutres obliques disposées en étoile soutiennent l’amphithéâtre de plein air sur la terrasse au dessus : le plafond en escalier est l’envers des gradins.

Au sud-est du bâtiment 4, espaces d'atelier libre pour les étudiants.

Amphithéâtre de plein air, fin de la terrasse intermédiaire, côté est

Amphithéâtre de plein air, fin de la terrasse intermédiaire, côté ouest

Vue sur les trois amphithéâtres de plein air situés à la fin des terrasses intermédiaires. Les fenêtres du volume au centre éclairent le niveau inférieur.

Le caractère semi-couvert de la rue centrale qui dessert les ateliers de l'école permet l’implantation, à ciel ouvert, de surfaces végétalisées.

À droite, derrière le parapet, la rue centrale qui distribue les ateliers de l'école d'art est doublée ici par un passage abrité dont la couverture est assurée par le chemin d’accès aux terrasses à l’étage au dessus.

On remarque le caractère semi-couvert de la rue centrale qui dessert les ateliers de l'école sur un axe nord-sud.
À l’étage au dessus, l’accès aux terrasses suit la progression de la rue centrale en assurant cette couverture. Des passerelles perpendiculaires permettent, par un jeu complexe de cheminements, une exploration des jardins suspendus.
Le jeu des volumes, des textures et de la lumière maîtrisée est exemplaire du reste du domaine.
À droite, deux tours enchâssent les cheminées de l'atelier céramique et émergent au niveau supérieur.

Pour dessiner les plans, Michel Marot s'inspire des villages méditerranéens. Il crée des ruelles, des places publiques, des lieux de rencontre, des amphithéâtres extérieurs, des labyrinthes. Ici la rue centrale qui dessert les ateliers de l'école.

Partie haute de l’ancien atelier de modelage et de sculpture, occupé maintenant par les étudiants des 4ème et 5ème années.

Espace avant son cloisonnement en diverses salles qui accueilleront à l’ouverture les ateliers de 1ère année. Il héberge aujourd’hui les ateliers métal, bois et moulage.

Ateliers de volume au nord-ouest du bâtiment 4

Ensemble de volumes cubiques qui constitue un labyrinthe au milieu des jardins suspendus. Typique de tout le bâtiment, la construction conserve l'emprunte des veines et nœuds du bois de coffrage.

Situé à l'arrière des actuels ateliers d'éditions, le jardin accueille aujourd'hui une œuvre in-situ de Bertrand Lavier.
À l'ombre des pins parasol, c'est un espace ouvert placé avec justesse dans le dédale architectural environnant.

L’ancien restaurant avec la passerelle et l’escalier permettant de rejoindre directement le jardin.

Le sol de la coursive est pavé de dallage Véronico. Au centre, la ligne droite en marbre qui affirme ici la perspective est un faux caniveau, imitation des pierres d’ossatures des calades provençales.
La passerelle en béton brut raccorde le niveau 0 du grand hall et les terrasses sur les toits du bâtiment 4. Ce passage abrite le début de la rue principale qui dessert les ateliers de l'école. Il assure la continuité de l'axe nord-sud central autour duquel le domaine est structuré.

Dite « allée des amphithéâtres », cette coursive sépare les bâtiments 3 et 4.
Les passerelles permettent d'accéder aux terrasses sur le toit du bâtiment 4.
À gauche des jardinières en porte-à-faux couronnent la façade du bâtiment 3. Ces dispositifs donnent un caractère aérien à ce passage monumental et ménagent des chemins de circulation ombragés.

Une place discrète épouse la forme naturelle de la colline. Ce lieu fait partie du parcours qui longe l'est du domaine, va du jardin d'accueil au sud de la villa et témoigne qu’aucun espace n'a été laissé au hasard du terrain.

Au premier plan, la descente de l’escalier qui poursuit le passage est le long du bâtiment 5.
L'agencement des textures et des volumes suit la déclinaison des thèmes qui traversent toute l'architecture : agencement subtil des volumes, pointillisme des murs de galets, béton lisse ou brut de décoffrage, présence constante du végétal.

Au sommet des murs de façade, un crénelage horizontal accompagne la scansion des gradins que le promeneur gravit pour contempler pleinement la vue vers la ville et la mer.
Se retournant, il est face à la scène, exposée plein sud et à la perspective des terrasses balisée, plus loin, par la façade rouge de l’ancienne villa.

Chemin d'accès principal aux terrasses du bâtiments 4, dans l'axe du grand hall du bâtiment 3. Au fil de sa progression vers le sud, le passage bifurque, se sépare, offrant une diversité de parcours plus étroits.

Au centre de la photographie, Michel Marot a joué de l'interruption des volumes pour dessiner une ligne en creux et en plein. Cet interstice discret structure la composition et sépare les corps ouest et est du bâtiment, construits successivement.

Amphithéâtre de plein air sud-ouest à la proue des terrasses du bâtiment. Des artistes chorégraphes, danseurs, performeurs s'approprient souvent le plan incliné dans la scénographie de leur œuvre.

Labyrinthe, ruine antique, vaisseau futuriste, forteresse moderne : tous termes employés par de nombreux commentateurs de la réalisation de Michel Marot.

Répétition théâtrale dans l’amphithéâtre de plein air sud-est. Le volume au centre de l'image, mi-clos, est une loge ou une arrière-scène pour les artistes.

La végétation foisonne dans les puits de lumière délimités par les passerelles de la terrasse du niveau supérieur. La rue centrale, protégée par le chemin qui parcourt les terrasses, progresse à l'ombre. La maîtrise de l'éclairage est une caractéristique qui modèle tout le domaine.

Nord de la rue centrale qui dessert les ateliers de l'école et qui rejoint le niveau -1 du grand hall du bâtiment 3.

La disposition des murets sur les terrasses guident le promeneur dans une multiplicité de parcours propices à la contemplation.

La diversité des volumes, l'alternance des textures, l'usage de la végétation donne un aspect foisonnant à l'ensemble organisé le long de lignes directrices affirmées.

Les forts contrastes de cette photographie accentuent la composition des volumes. L'ancienne villa est une déclinaison du répertoire de parallélépipèdes qui lui servent de socle, son toit surélevé fait écho aux formes pyramidales sur les terrasses.
L'architecte a réussi à créer une symbiose entre moderne et ancien.

L’extrémité du domaine, avec les bâtiments 4 et 5 ceinturés de végétation. On distingue la fin de l'Allée des Cyprès et le passage qui la prolonge où trois statues néo-classiques sont placées dans des niches. L'ensemble donne l'impression d'une forteresse qui paradoxalement se fait discrète.

« Simple » surélévation des terrasses originelles, les jardins suspendus mêlent végétation et minéral.

Entre les ateliers dits de scénographie et de sculpture, un escalier prolonge la rue semi-couverte du bâtiment 4 vers les terrasses du bâtiment 5.

Crédits : histoire

Direction
Jean-Pierre Simon

Responsable du projet
Cédric Moris Kelly

Questions juridiques
Alain Avena

Numérisation
Sous la conduite de Patrick Aubouin

Rédaction
Patrick Aubouin
Cédric Moris Kelly

Traduction
Claire Bernstein

Versement dans l'interface Google Cultural Institute
Cédric Moris Kelly

La capture des espaces par l'équipe Google Street View a été rendue possible grâce à la mobilisation des équipes techniques de la Villa Arson :

Accueil, surveillance & maintenance
Joël Jauny

Accueil, surveillance intendance & hébergement
Isabelle Clausse
Dave Dhurmajee
Marlène Lebrusq
Jean-Pierre Vitry

Service technique / Bâtiments
Jean-Paul Carpentier
Gérard Maria
Pascal Rigaux
Michel Serve

Jardins
Patrice Lorho
Pascal Pujol
Kévin Serviole

Merci à Michel Marot pour la gracieuse autorisation d’utiliser le fonds d’archives Marot Tremblot Architecture (MTA)

Avec le support du Ministère de la Culture et de la Communication et des équipes Google Street View et Google Cultural Institute

Remerciements : tous les supports
Il peut arriver que l'histoire présentée ait été créée par un tiers indépendant et qu'elle ne reflète pas toujours la ligne directrice des institutions, répertoriées ci-dessous, qui ont fourni le contenu.
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