VISITE GUIDÉE DE LYON PLATEAU DE LA CROIX-ROUSSE

Historical Cities

Parcours du quartier haut de la colline de la Croix-Rousse, hors secteur Unesco, au nord

LE PLATEAU DE LA CROIX-ROUSSE

Le secteur UNESCO de Lyon n'intègre pas le plateau de la Croix-Rousse mais sa proximité ainsi que l'intérêt historique et touristique de ce quartier, en particulier sur la soierie nous ont conduit à l'ajouter à nos visites guidées. Le quartier de la Croix-Rousse est surnommé "le Village" pour la qualité de vie qu’il offre à ses habitants. Rattaché en 1852 à Lyon, cet ancien faubourg indépendant a gardé sa particularité. La Grande Rue, les voies publiques à l’activité commerçante dynamique, deux marchés alimentaires 6 jours sur 7, de nombreux restaurants accueillants et de qualité renforcent cette caractéristique d’un lieu à échelle humaine où les habitants se côtoient dans une atmosphère conviviale. Transformée au XIXème siècle par l’arrivée des canuts, maîtres tisseurs de fils d’or, d’argent et de soie, la colline demeure profondément marquée par le travail de la Grande Fabrique. L’habitat et le maintien d’un pôle d’excellence de tissage à bras révèlent à la fois le savoir-faire des Canuts et leur apport essentiel à l’histoire sociale. Le plateau croix-roussien offre également des vues superbes sur Lyon et la région Rhône-Alpes. Parcours élaboré à partir du guide Canuts et Bambanes en partenariat avec l'association Croix-Rousse Village, la Maison des Canuts et Robert Luc.

PLACE DE LA CROIX-ROUSSE

En ayant pris le métro à partir de la station 'Hôtel de Ville', place de la Comédie, vous arrivez place de la Croix-Rousse, grande place en deux parties dont l'une attenante au boulevard éponyme. Son nom vient d'une croix en pierre rose de Couzon qui fut enlevée en 1881. Une statue de Jacquard, en hommage à l'histoire du textile, se trouve au milieu de la place. Le boulevard s'est appelé rue de la Citadelle et boulevard de l'Empereur avant 1871. Le boulevard formait les limites de la ville jusqu'en 1852 et dessine la limite nord du secteur Unesco. Dirigez-vous vers la statue de Joseph Marie Jacquard au milieu de la place.

STATUE DE JACQUARD

Le 16 août 1840 fut inaugurée, place Sathonay à Lyon, une statue en bronze en l'honneur de Joseph Marie Jacquard. Déplacée en 1898 place de la Croix-Rousse, elle fut fondue en 1942, puis remplacée en 1947 par l'actuelle statue en pierre. De père canut maître-fabricant en soie, le lyonnais Joseph-Marie Jacquard (1752-1834) mis au point la mécanique éponyme surmontant le métier à tisser, dont le brevet a été déposé en 1801. Il avait exercé de multiples professions en relation avec la soie, l'imprimerie, et avait étudié la mécanique en autodidacte. Le métier à tisser à mécanique Jacquard fonctionne comme un organe de lecture de cartons perforés, fournissant le dessin du métier à tisser à bras. Elle est située au dessus de celui-ci. Le métier équipé de mécanique Jacquard n’a jamais cessé d’être amélioré, il est toujours utilisé aujourd'hui. Dirigez-vous maintenant vers le début de l'esplanade du Gros Caillou, coté rue Vaucanson au sud-est.

PLAQUE "JEAN MOULIN"

Le 21 juin 1943, Jean Moulin, haut résistant français, en compagnie de Raymond Aubrac et du colonel Émile Schwarzfeld, effectua son dernier trajet d'homme libre en ayant emprunté le funiculaire (la "ficelle") Croix-Paquet, traversé le boulevard de la Croix-Rousse et pris la ligne 33 du tramway pour se rendre à Caluire où il fut arrêté par les Allemands. En souvenir, fut inaugurée en 2011 une plaque commémorative fixée au mur du premier immeuble de la rue Vaucanson. Continuez sur l'esplanade vers l'est en admirant la vue.

ESPLANADE DU GROS CAILLOU

En prolongement est du boulevard de la Croix-Rousse, ce bel espace de vie a pris le nom d'un bloc de pierre célèbre qui y prend place : le Gros Caillou a été extrait puis conservé lors du percement et des travaux du funiculaire de la Croix-Rousse (Croix Paquet) en 1890, aujourd'hui la ligne C du métro. Il est extrêmement dur et compact, formé d'une roche 'quartzite triasique métamorphique', amené des Alpes par le glacier du Rhône. Il est un symbole de la Croix-Rousse. Après avoir admiré le panorama en direction des Alpes, descendez ensuite au niveau de la place Bellevue pour prendre la rue Jeanne Marie Célu, en bas à gauche.

RUE JEANNE MARIE CÉLU

Cette rue datant du XIXe siècle a été attribuée à une fabricante d'étoffes de soie du XVIIIe siècle, une canuse. Les maisons ont deux à quatre étages. Elle commence place Bellevue, remonte par un escalier au niveau du n°13 et se termine rue Dumenge. Vous pourrez observer au milieu des escaliers, une ancienne loge franc-maçonnique de 1884. Tournez à droite rue Justin Godart pour aller au n°12 bis.

ATELIER MUNICIPAL DE TISSAGE

Créé au XIXe siècle, l’atelier présente un grand intérêt historique car il est le dernier atelier familial de tissage mécanique de la Croix-Rousse. Son architecture intérieure intacte est représentative de celles de la dizaine de milliers d’ateliers familiaux qui occupaient la Croix-Rousse au XIXe siècle. Les 65 m² de ce lieu de production et de vie comprennent d'un côté la cuisine et la sous-pente, et d'un autre l'atelier, avec ses métiers à tisser à bras et mécaniques. Visites du mardi au samedi, à 15h et à 17h, sans réserver. Plus d'informations : www.soierie-vivante.asso.fr. Retournez sur vos pas rue Justin Godart pour tourner à l'extrémité ouest à gauche rue Belfort et arriver rue d'Austerlitz.

RUE D'AUSTERLITZ

Son nom célèbre la victoire de Napoléon 1er contre les armées du tsar de Russie et celles de l'empereur d'Autriche au village de Slavkov ou Austerlitz, près de Brno en république Tchèque. On observe dans cette voie des immeubles de quatre ou cinq étages puis ensuite des maisons anciennes à un étage. Quelques beaux encadrements de porte. Au n°21/23 de cette rue, vécut de 1903 à 1950 le peintre croix-roussien autodidacte Eugène Brouillard (1870-1950), qui peignit près de 2.000 tableaux. Continuez jusqu'à l'angle avec la rue du Mail.

RUE DU MAIL

Cette rue commerçante légèrement courbe est parallèle à la Grande-rue de la Croix-Rousse, avec des maisons en majorité de un à trois étages. Le Mail correspond au nom d'un jeu de type croquet au XVIIe siècle, et aussi au nom de l'espace entre les fortifications et les remparts au XIXe siècle. C’est à l'angle avec la rue d'Austerlitz que les Voraces, chefs d’atelier républicains, se réunissaient dès 1846. En 1848, ils proclament la République avant d’être massacrés en 1849. Marchez sur la rue du Mail jusqu'à la rue d'Ivry.

RUE D'IVRY

Prenez maintenant la rue d'Ivry sur votre droite. Anciennement appelée rue Henri IV, son nom vient de la victoire de ce même roi à Ivry en 1590. Conçues au moment du grand développement de la Fabrique, les maisons sont typiques de la Croix-Rousse : hauteur des plafonds et grandes fenêtres. Continuez jusqu'à la Maison des Canuts au n°10/12 sur la droite.

MAISON DES CANUTS

La Maison des Canuts vous invite à découvrir le rayonnement technique, social et créatif de la soierie lyonnaise depuis cinq siècles. À la fin du XIXe siècle, c'était le local syndical des ouvriers tisseurs et similaires. La Maison des Canuts est le conservatoire des savoir-faire de la soierie lyonnaise depuis cinq siècles. Venez découvrir l’invention de Jacquard illustrée par des démonstrations de tissage sur métiers à bras, le cycle du ver à soie, les canuts (tisseurs) au XIXe siècle et la réalité de l’industrie textile rhône-alpine aujourd’hui. Exposition d'un métier dit "à la tire" de Philippe de Lassalle, métiers de velours, mécaniques Jacquard (XIXe siècle) et Verdol (XXe siècle), tissus anciens et passementerie, démonstrations, boutique. Visites commentées du lundi au samedi à 11h et à 15h30. Plus d'informations : www.maisondescanuts.fr. Déplacez-vous ensuite vers le carrefour avec la rue Belfort pour tourner à votre gauche.

RUE BELFORT

Datant de la fin du XVIIIe siècle, précédemment appelée rue Saint-Vincent de Paul, elle tient son nom actuel d'un hommage à la ville de Belfort et à sa résistance à l'armée prussienne en 1870/1871. Cette voie est comme la rue du Mail parallèle à la Grande-rue de la Croix-Rousse. Les maisons sont du XIXe et début XXe siècle, elles comportent un à quatre étages. Plusieurs commerces. Marchez jusqu'à la place Bertone.

PLACE BERTONE

Cette jolie place presque carrée est bordée d'immeubles ateliers qui se caractérisent par de hautes fenêtres, des façades sans ornements et sans balcons. Ces immeubles étaient destinés à accueillir les métiers à tisser hauts de quatre mètres, équipés d'une mécanique Jacquard. La Croix-Rousse est urbanisée au XIXème siècle grâce au développement de la Soierie Lyonnaise. Continuez maintenant sur la rue Belfort jusqu'à la place du Commandant Arnaud et tournez à droite.

PLACE DU COMMANDANT ARNAUD

Cette place porte le nom d'un canut qui fut assassiné pour avoir refusé de prendre la tête d'un soulèvement orchestré par les anarchistes en 1870 dont Bakounine. Vous admirerez coté sud la grande et belle façade 1900 de l'école élémentaire Commandant Arnaud. De l'autre coté de la place, vous trouverez une grande ligne d'arbustes avec des bancs cachant les places de stationnement automobile puis des immeubles du XIXe siècle de quatre étages avec des commerces. Prenez ensuite la rue Dumont d'Urville à gauche pour atteindre la place/square Georges Mattelon à votre gauche.

PLACE GEORGES MATTELON (SQUARE)

Cette place est en fait un square avec bancs et jeux d'enfants. Georges Mattelon né en Savoie en 1913, et mort en 2004, était tisseur et remarquable pédagogue. il a transmis sa passion à de nombreux visiteurs. Son atelier était situé à proximité du square. Engagez-vous maintenant rue Richan partie est, à votre droite, pour atteindre le n°21.

SOIERIE VIVANTE

Montez au premier étage du n°21 : Soierie Vivante, association loi 1901 reconnue d'intérêt général, est la seule association de sauvegarde du patrimoine de la soie à Lyon. Elle assure la conservation des techniques, des savoir-faire et des documents d'archives. Le 21 rue Richan est l'ancien atelier de passementerie d’Henriette Letourneau, meilleure ouvrière de France. Les passementiers étaient appelés au XVIIIème siècle 'tissutiers à la petite navette'. Ils avaient leurs ateliers dans toute la ville et utilisaient des fils d’or et d’argent. Soierie Vivante présente les trois imposants métiers de passementerie en noyer ouvragé de 1880 de Madame Létourneau et un métier de tissage à bras dans l’un des derniers véritables ateliers-maison de canuts de la Croix-Rousse. Regardez les métiers de passementerie et de tissage à bras actionnés devant vous, comprenez les ficelles du tissage et le génie de l’invention de Jacquard. Visites du mardi au samedi, à 14h et à 16h, sans réserver. Plus d'informations : www.soierie-vivante.asso.fr. Continuez la visite en retournant en sens inverse de votre venue. Au bout de la rue Richan, prenez en face de vous légèrement à droite le passage Claude Louis Perret.

PASSAGE CLAUDE LOUIS PERRET

Ce passage datant de la deuxième partie du XIXe siècle mène à la place Joannès Ambre, bordé à droite au nord de maisons individuelles avec jardins et à gauche au sud par le clos du club bouliste USF, puis des arrières d'immeubles et enfin le coté du théâtre. Il se termine par un escalier montant à la place. Claude Louis Perret (1886-1945) était l'administrateur du patronage laïc de l'arrondissement. il fut résistant pendant la seconde guerre mondiale et déporté à Dachau où il décéda. A la fin du passage, montez l'escalier qui rejoint la place et observez le thèâtre de la Croix-Rousse à votre gauche.

THÉÂTRE DE LA CROIX-ROUSSE

Vous êtes maintenant place Joannès Ambre, célèbre avocat lyonnais. S'y trouve une croix en pierre de Couzon, réplique de la véritable Croix-Rousse qui a donné son nom à la rue et au quartier. Le théâtre a été construit de 1924 à 1929 par l'architecte Michel Roux-Spitz. Il a été modifié à l'intérieur par l’architecte Paul Bacconnier en 1980. Ce bâtiment a d'abord été salle des fêtes de la Croix-Rousse, puis maison de la danse, et enfin théâtre en 1992. Il a été dirigé d'abord par Philippe Faure jusqu'en 2010, et maintenant par Jean Lacornerie. Ce théâtre convivial propose de découvrir, en famille ou entre amis, des spectacles allant du théâtre à la musique en passant par l’opéra. Plus d'informations : www.croix-rousse.com. Traversez la Grande-rue pour accéder au n°87.

JARDIN ROSA MIR

Ce jardin 'extraordinaire' d'environ 400 m2 a été créé par Jules Senis (1913-1983) maçon carreleur, réfugié de la guerre d'Espagne. Après un cancer de la gorge en 1952 et trois ans de soins, il bénéficie d'une rémission et fait le voeu de créer ce jardin. Résultat de vingt ans de travail, cet ouvrage est dédié à sa mère Rosa Mir Mercader et à la Vierge Marie. Il est installé dans une cour intérieure du 83 Grande rue de la Croix-Rousse,et on y parvient par le no 87. Il est classé au titre des monuments historiques depuis fin 1987. En rénovation depuis cinq ans, avec le concours de Frédéric Reynaud, architecte paysagiste, il a été re-ouvert au public le 25 juin 2016. C'est une juxtaposition de colonnes et de traverses décorées de milliers de coquillages et de pierres. Vous y trouverez près de 750 vivaces et 5.000 plantes méditerranéennes. Il est ouvert tous les samedis de 15 h à 18 h du 1er avril au 30 novembre. Plus d'information : http://rosa.mir.free.fr. Reprenez la visite en remontant la Grande-rue de la Croix-Rousse vers le sud pour tourner à droite rue Hénon.

GRANDE RUE DE LA CROIX-ROUSSE

Ce jardin 'extraordinaire' d'environ 400 m2 a été créé par Jules Senis (1913-1983) maçon carreleur, réfugié de la guerre d'Espagne. Après un cancer de la gorge en 1952 et trois ans de soins, il bénéficie d'une rémission et fait le voeu de créer ce jardin. Résultat de vingt ans de travail, cet ouvrage est dédié à sa mère Rosa Mir Mercader et à la Vierge Marie. Il est installé dans une cour intérieure du 83 Grande rue de la Croix-Rousse,et on y parvient par le no 87. Il est classé au titre des monuments historiques depuis fin 1987. En rénovation depuis cinq ans, avec le concours de Frédéric Reynaud, architecte paysagiste, il a été re-ouvert au public le 25 juin 2016. C'est une juxtaposition de colonnes et de traverses décorées de milliers de coquillages et de pierres. Vous y trouverez près de 750 vivaces et 5.000 plantes méditerranéennes. Il est ouvert tous les samedis de 15 h à 18 h du 1er avril au 30 novembre. Plus d'information : http://rosa.mir.free.fr. Reprenez la visite en remontant la Grande-rue de la Croix-Rousse vers le sud pour tourner à droite rue Hénon.

ÉGLISE SAINT-DENIS

Première église de la Croix-Rousse (commencée en 1624), elle est l'église des Canuts. À l’intérieur, une bannière rehaussée de fils d’or, offerte par la Corporation des Tisseurs de Lyon. L'ordre des Augustins pose la première pierre de l'église en 1629. Elle fut consacrée en 1714. L'église vivra de près les évènements de la révolte des Canuts et sera occupée parfois même par les révoltés ou par les soldats. Face à l'augmentation de la population, l'église sera remaniée et agrandie dès 1832 puis encore modifiée en 1847. Plus d'informations : www.paroissecroixrousse.fr/#!saint-denis/khgpc. Continuez la visite en parcourant la rue Hénon jusqu'au boulevard des Canuts en vous décalant en face et à droite au niveau du n°65.

THÉÂTRE DE GUIGNOL DANIEL STREBLE

Entrez par le n°65 du boulevard pour accéder à la salle de la Ficelle puis au théâtre. La compagnie Daniel Streble vous propose des représentations et la visite de la collection de marionnettes. Le personnage de Guignol, personnage à la langue bien pendue, ainsi que celui de Gnafron, cordonnier jovial et buveur de beaujolais, ont été créés respectivement en 1808 et 1804 par Laurent MOURGUET (1769-1844). Il fut canut, arracheur de dents et, pour distraire les patients, il deviendra marionnettiste. De père en fils depuis 1929, les Streble font vivre la tradition lyonnaise et le personnage de Guignol. Après avoir interprété Guignol et d'autres rôles pendant dix ans avec la famille Neichthauser au célèbre théâtre Mourguet, la Compagnie s'est installée à la Croix-Rousse en 1993. Guignol y vit dans le passé (répertoire classique, parodies, féeries remises au goût du jour), mais aussi dans le présent et le futur, tout en restant le personnage traditionnel. La Compagnie possède une collection de plus de 850 textes originaux de 1867 à nos jours, de 360 marionnettes ayant entre 80 et plus de 200 ans, visibles après la représentation. Ouvert tous les mercredis, samedis et dimanches à 15h30. Spectacles pour toute la famille (enfants à partir de 2 ans). Plus d'informations : www.guignol-un-gone-de-lyon.com. Repartez après sur le boulevard des Canuts vers l'angle avec la rue Denfert Rochereau.

MUR PEINT DES CANUTS

Au niveau du n° 36 du boulevard, vous pouvez admirer le grand trompe-l’œil de 1.200 m2, mémoire de la Croix-Rousse. Datant de 1987, il est actualisé tous les dix ans et mémorise les modifications du quartier : deux immeubles encadrent un escalier central sur un ensemble de façades lyonnaises. Ce sont les scènes aux fenêtres et vitrines de premier plan qui sont actualisées, ainsi que les personnages. Il a été réalisé par l'entreprise lyonnaise CitéCréation et témoigne des transformations et de l’esprit du quartier : de part et d'autre du mur, s'organise la vie quotidienne d'authentiques habitants du quartier, dépositaires de l'héritage des canuts et du patrimoine de la soie. La fresque murale est une spécificité lyonnaise. Pionnière en la matière, la ville répand aujourd’hui son savoir-faire : le collectif CitéCréation, coopérative d’artistes lyonnaise créée en 1978, réalise des fresques et trompe-l’œil dans le monde entier. Plus d'informations : www.cite-creation.com. Prenez maintenant la rue Denfert Rochereau jusqu'à l'église Saint-Augustin à l'angle avec la rue Jacquard.

ÉGLISE SAINT-AUGUSTIN

La première pierre du bâtiment actuel a été posée le 28 août 1910 et l'église a été consacrée le 1er septembre 1912. Sa mosaïque au-dessus du portail évoque l’intérieur d’un atelier de canut.
L’architecte Augustin Chomel l'a décrite ainsi : "L’église saint Augustin affecte la forme des basiliques siciliennes qui ont emprunté leur plan aux abbayes bénédictines de Normandie, leur élévation aux basiliques romanes et leurs décorations aux procédés byzantins. En adoptant ce style, l’architecte s’est proposé un double but : d’abord celui de construire économiquement, et, ensuite, de rappeler, par la forme basilicale, la primitive Eglise dont Saint Augustin fut le grand docteur". Les grandes orgues, installées sur la tribune ont été entièrement reconstruites par la manufacture Henry Saby (Drôme) en 1977 : transmission mécanique, 80 tuyaux, un grand orgue de neuf jeux, un positif de dos de six jeux, une pédale de quatre jeux , une console en fenêtre avec deux claviers manuels de 56 notes et un pédalier de 32 touches. Plus d'informations : www.paroissecroixrousse.fr/#!saint-augustin/e8ji7. Continuez ensuite toujours sur la rue Denfert Rochereau en tournant à votre gauche rue Grataloup.

RUE GRATALOUP

Cette rue porte le nom du propriétaire des terrains sur lesquels elle a été construite à la fin du XIXe siècle. On y trouve uniquement des immeubles relativement récents, pas de commerces. Rejoignez le boulevard de la Croix-Rousse au niveau du n°133, adresse de la mairie du 4e arrondissement de Lyon.

MAIRIE DE LYON 4E

Ce bâtiment a été construit de 1867 à 1869, juste après la démolition des remparts et la création du boulevard de la Croix-Rousse. L'ancienne mairie était située place des Tapis. Deux plaques de commémoration évoquent l’action des Voraces et les révoltes des canuts de 1831 et 1834. La devise "Vivre en travaillant ou mourir en combattant" est apparue en 1831. À l’intérieur de la mairie se trouve un métier à tisser équipé d'une mécanique Jacquard. Informations mairie : www.mairie4.lyon.fr. Repartez maintenant vers l'ouest coté Saone à l'opposé du Gros Caillou.

BOULEVARD DE LA CROIX-ROUSSE

En 1852, l'ancien rempart de la Croix-Rousse datant de 1834, construit à la place d'un autre plus ancien du XVIe siècle, fut définitivement détruit pour laisser place en 1865 au boulevard de l'Empereur, devenu ensuite boulevard de la Croix-Rousse. Admirez les beaux immeubles construits dans la deuxième partie du XIXe siècle sur cette large voie. Le matin, sauf le lundi, a lieu un des plus emblématiques marchés alimentaires de Lyon (avec celui du quai Saint-Antoine), ceci depuis l'Ancien Régime : toute l'année, jusqu'à 105 commerçants et producteurs viennent proposer des produits frais, bio ou locaux, sur le boulevard. Allez plus loin sur le boulevard vers l'ouest et admirez les bâtiments restaurés du collège de la Tourette au niveau du n°78.

COLLÈGE DE LA TOURETTE

Au niveau du n°78, le très beau bâtiment du collège la Tourette occupe l’emplacement de l’ancienne maison et clos de la Tourette, mentionnée dans les actes du XIVe siècle : le portail est construit vers 1630 avec sa devise “MIHI NON SUM NATUS” (Je ne suis pas né pour moi). Dès 1879, la nouvelle école normale de filles est construite sur ce site et inaugurée par le président Sadi Carnot en 1888. Ce bâtiment apparaît dans “la revue des constructeurs” comme un modèle d’articulation de plans horizontaux sur une pente forte. L’architecte, Philippe GENESTE, a réussi à rompre l’impression de verticalité : de larges baies aux linteaux cintrés, des corniches, des faux meneaux allègent les façades. La grande originalité réside dans le péristyle semi-circulaire qui relie le bâtiment central à l’amphithéâtre et ferme la cour tout en l’ouvrant sur la ville. C’est en 2010 que le conseil général du Rhône décide de restructurer ce bâtiment pour le transformer en un collège public de secteur pour 700 élèves. Ce travail est confié à l’atelier d’architecture PARIS de Vienne (38). Les travaux dureront trois années et son ouverture en septembre 2013 a montré une belle réhabilitation, avec un mariage élégant de l’ancien et du moderne (Source : http://latourette.blogs.laclasse.com). Continuez de l'autre coté de la voie jusqu'au Clos Jouve à l'angle avec la rue Chazière.

LE CLOS JOUVE

Le Clos Jouve est un haut lieu du jeu de boules dit "à la Lyonnaise" ou appelé la "Longue". C'est un des plus anciens terrains de boules de France. Il comprend 16 jeux. Vous trouverez une sculpture sphérique immortalisant la tradition qui veut qu'un joueur n'ayant réalisé aucun point embrasse les fesses d'une femme, devenue avec le temps postiche, nommée Fanny, représentée sous forme de tableau, de poterie ou de sculpture. C'est devenu une icône des clubs boulistes et fait partie de leur patrimoine. Prenez maintenant la rue Chazière pour vous diriger vers le parc de la Cerisaie au n°25.

PARC DE LA CERISAIE - VILLA GILLET

Le parc désormais public est l'ancienne propriété du teinturier Gillet qui découvrit le procédé chimique pour teindre la viscose. La sympathique association "La République des Canuts" cultive aujourd'hui 300 pieds de vigne dans un coin privilégié de ce parc. Créée en 1987, la Villa Gillet s’intéresse à toutes les formes de culture : littérature, philosophie, histoire, sciences humaines, politiques et sociales. Elle propose à travers des rencontres ouvertes à tous, une approche culturelle des savoirs. Chaque année durant les Assises Internationales du Roman et le festival Mode d’emploi, la Villa Gillet réunit penseurs, écrivains, artistes, scientifiques … du monde entier. Plus d'informations : www.villagillet.net, http://republiquedescanuts.free.fr/historique.htm. Après avoir effectué un tour dans le parc de la Cerisaie, vous pouvez terminer la visite en retournant sur vos pas rue Chazières jusqu'au niveau du n°34 boulevard de la Croix-Rousse,
coté sud, pour prendre le bus 45 ou C13.

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