Villa Arson, le Bosco ou jardin d'accueil

Villa Arson

Situé au nord de l'ensemble, le Bosco est le premier espace que le visiteur traverse en entrant sur le domaine. Introduction à l’architecture, c’est aussi un sas paysager et un jardin contemporain où les oliviers vieux de plus de quatre cents ans ont été préservés. Sensible à l’histoire  de la colline, Michel Marot a dessiné les plans de la Villa Arson en conservant les arbres remarquables, créé des patios suivant la végétation d'origine et défini une hauteur de bâtiments n'interférant pas avec celle des chênes verts et des pins parasols. Des cercles de dallage Véronico parsèment le Bosco qui s’est enrichi de nouvelles essences d'arbres et de plantes. En 1994, une rétrospective de Siah Armajani a donné lieu à un projet de commande publique pour l’aménagement de ce jardin d'accueil qui deviendra ainsi la première réalisation permanente d’Armajani en Europe. Cette intervention, dont certaines pièces ont été réalisées par le Mobilier National, bancs, jarres, tables de pique-nique avec lutrins, kiosque, convertit l’univers utopique des maquettes de l’artiste dans les dimensions de l’espace commun. Cette intervention a renforcé le caractère du Bosco comme lieu propice à l'échange et à la détente.

Un aperçu du Bosco avant son aménagement

Le Bosco est achevé, un pavage circulaire de carreaux Véronico entoure chaque arbre conservé ou planté sur la pelouse.

Le Bosco est le seul endroit du domaine où Michel Marot a utilisé des formes circulaires qui entourent chaque arbre d’un écrin précieux.
Le parvis de carreaux Véronico et de marbre conduit au grand hall du bâtiment 3. Il est le début de l'axe nord-sud qui traverse et distribue les constructions.

Michel Marot joue sur l'interpénétration des volumes, des espaces et des textures.
Les façades sont crénelées, les lignes droites scandées, le béton brut de décoffrage souligne les galets, les huisseries sont montées dans des embrasures profondes.
L'escalier monte directement aux logements de fonctions, séparant clairement les usages.

Une allée goudronnée ceinture le Bosco. Au sol un cercle de carreaux Véronico qui entoure un arbre vient mordre le bitume. Ce procédé d'interruption, de décloisonnement des formes et des volumes commun à toute l'architecture se retrouve dans ce détail.

Des carreaux Véronico en forme de triangles isocèles sont utilisés autour des arbres pour permettre une disposition circulaire. Le reste du domaine est couvert de triangles rectangles tronqués qui, juxtaposés tête-bêche par paire, s’ordonnent en lignes droites.

Vue du Bosco (jardin d'accueil) vers le sud

L'avancée de carreaux Véronico essaime en cercle dans la pelouse. Le végétal et le minéral s'interpénètrent progressivement, sans interruption. La composition très précise induit un effet de fluidité.

Les oliviers du domaine originel sont conservés. Au second plan, deux murs faussement épaissis par le truchement d'un retour délimitent un jardin intimiste. Un large passage permet d'y accéder. Ce parti pris crée une continuité entre espace végétal et constructions aux motifs naturels.

Ce mur-test est le premier réalisé avec la technique qui sera choisie pour l'apposition des galets sur tout le domaine.
La face plane des galets est tournée vers l'extérieur. En regardant ce mur de profil, aucun ne dépasse. L'assemblage se fait directement sur le mur, manuellement en plaçant les galets un par un à l’intérieur d’un coffrage.
Cette technique a été abandonnée au cours du chantier car trop longue à mettre en œuvre.
Initialement la taille des galets était calibrée. Par manque de matière première, vers la fin du chantier, certains murs de la Villa Arson ont été recouverts de galets plus petits, voire plus espacés.

Le parvis du bâtiment 3 marque la transition entre les courbes utilisées pour structurer le Bosco et la suite du domaine, déclinaison de volumes cubiques et de droites.

Vue du Bosco (jardin d'accueil) vers le nord

Aperçu du Bosco après aménagement. Sur la gauche, les logements qui accueillent notamment des artistes en résidence donnent de plain-pied sur le jardin.

Studio pour les artistes en résidence

L'allée bitumée qui ceinture le Bosco avec, sur la droite, le début de l'Allée des Cyprès qui longe les bâtiments à l’ouest.

Au premier plan, de gauche à droite, les bâtiments 2 et 1. Au second plan le jardin d'accueil dit « Bosco ». Au troisième plan le bâtiment 3 avec l'ancienne villa qui domine l'ensemble.

À droite du parvis d’entrée du grand hall, les salles d'expositions du Centre National d'Art Contemporain donnent sur un jardin intimiste et ombragé.

Ce jardin est un exemple de décloisonnement subtil des espaces, caractéristique du domaine. Presque un sous-bois où la verdure foisonnante mord sur les bâtiments.

Crédits : histoire

Direction
Jean-Pierre Simon

Responsable du projet
Cédric Moris Kelly

Questions juridiques
Alain Avena

Numérisation
Sous la conduite de Patrick Aubouin

Rédaction
Patrick Aubouin
Cédric Moris Kelly

Traduction
Claire Bernstein

Versement dans l'interface Google Cultural Institute
Cédric Moris Kelly

La capture des espaces par l'équipe Google Street View a été rendue possible grâce à la mobilisation des équipes techniques de la Villa Arson :

Accueil, surveillance & maintenance
Joël Jauny

Accueil, surveillance intendance & hébergement
Isabelle Clausse
Dave Dhurmajee
Marlène Lebrusq
Jean-Pierre Vitry

Service technique / Bâtiments
Jean-Paul Carpentier
Gérard Maria
Pascal Rigaux
Michel Serve

Jardins
Patrice Lorho
Pascal Pujol
Kévin Serviole

Merci à Michel Marot pour la gracieuse autorisation d’utiliser le fonds d’archives Marot Tremblot Architecture (MTA)

Avec le support du Ministère de la Culture et de la Communication et des équipes Google Street View et Google Cultural Institute

Remerciements : tous les supports
Il peut arriver que l'histoire présentée ait été créée par un tiers indépendant et qu'elle ne reflète pas toujours la ligne directrice des institutions, répertoriées ci-dessous, qui ont fourni le contenu.
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