1913 – 2013

Le 100e anniversaire d'un Prix Nobel de la paix

Mundaneum

Henri La Fontaine (1854-1943), Prix Nobel de la paix en 1913

Bien qu’il figure parmi les Prix Nobel belges, le nom d’Henri La Fontaine est quelque peu tombé dans l’oubli. Pourtant, lorsqu’il reçoit le prix Nobel de la paix en 1913, il est une personnalité incontournable du mouvement pacifiste. Ce prix récompense en effet l’action qu’il mène au sein du Bureau international de la paix (BIP) qu’il préside depuis 1907, ainsi que sa contribution majeure à diverses associations œuvrant pour la paix, au sein desquelles il est actif ou qu’il a contribué à créer. 

En 2013, le Mundaneum, centre d’archives et espace d’expositions de la Fédération Wallonie-Bruxelles, et la Fondation Henri La Fontaine, créée en 2011 pour transmettre et actualiser les valeurs défendues par Henri La Fontaine, commémorent le centième anniversaire du prix Nobel de la paix d’Henri La Fontaine.

Diplôme accompagnant le prix Nobel de la paix décerné à Henri La Fontaine en 1913

“Il y a une technique de la paix comme il y a une technique de la guerre. La technique de l’organisation de la paix, c’est tout ce qui touche à la vie des hommes. Pour éviter que les hommes se battent entre eux, on a créé cette organisation qui s’appelle la justice.”

(Henri La Fontaine, 1931)

Couverture du numéro du 18 décembre 1913 du périodique "Pourquoi pas ?" publié après l’annonce de l’attribution du prix Nobel de la paix à Henri La Fontaine 

Pacifiste “par le droit international”

Henri La Fontaine est né en 1854 à Bruxelles, dans une famille bourgeoise aisée. Dès son enfance, il est influencé par les idées progressistes de ses parents, Marie-Louise Philips (1826-1899) et Alfred La Fontaine (1822-1882). Pendant ses études de droit à l’Université libre de Bruxelles, il se passionne pour le droit international qu’il considère comme le meilleur moyen de garantir la paix dans le monde. Dès l’obtention de son diplôme en 1877, il entame une carrière d’avocat parallèlement à une foule d’activités dont la paix, l’égalité et la démocratie sont les fils conducteurs. Henri La Fontaine défend avec vigueur l’arbitrage entre les nations, la création d’une Société des Nations, l’émancipation de la femme, l’élargissement de la démocratie ou l’accès à la connaissance pour tous.

Henri La Fontaine avec un groupe d'amis à Westende
Projet d’illustration pour la couverture de la revue du Bureau international de la paix, "Le mouvement pacifiste", par Gisbert Combaz (1869-1941), 1912
Assemblée générale du Bureau international de la paix, septembre 1935

Henri La Fontaine est un acteur important du mouvement pacifiste qui connaît à cette époque un essor important. Ce développement se traduit par la création de nombreuses sociétés dont le Bureau international de la paix (BIP) en 1891, qui organise les congrès universels de la paix et qu’Henri La Fontaine présidera de 1907 à sa mort en 1943, et l’Union interparlementaire en 1889 aux conférences de laquelle il participe dès son accession au Sénat belge en 1895.

Henri La Fontaine et Ludwig Quidde (Prix Nobel de la paix en 1927), Berlin, 1924
Annonce d’une conférence sur la paix, donnée par Henri La Fontaine

Henri La Fontaine s’inscrit dans la tendance des pacifistes « par le droit » privilégiant la voie juridique pour résoudre les conflits internationaux. Pour lui comme pour d’autres pacifistes de son époque, la paix ne peut être garantie de manière durable que moyennant la codification du droit international, le recours obligatoire à l’arbitrage international, la création d’une Société des Nations et la mise en place d’une Cour de justice internationale.

Henri La Fontaine adhère concrètement au pacifisme au début des années 1880 grâce à sa rencontre avec Hodgson Pratt (1824-1907), fondateur à Londres de l’Association internationale de la paix et de l’arbitrage. Les idées défendues par ce dernier en matière d’arbitrage et de soutien aux travailleurs rencontrent immédiatement l’adhésion d’Henri La Fontaine. Ensemble, ils vont travailler à la création d’une section belge de l’Association internationale de la paix et de l’arbitrage, qui verra le jour en 1889 sous le nom de Société belge de l’arbitrage et de la paix.

En Belgique, il tente de rassembler les sociétés pacifistes autour des mêmes objectifs et parvient, en 1913, à organiser le premier Congrès national de la paix à Bruxelles et à mettre sur pied une Délégation permanente des sociétés belges de la paix, dont l’œuvre de propagande, à peine ébauchée, sera malheureusement réduite à néant par la guerre.

Le déclenchement de la Première Guerre mondiale constitue une importante déception pour les pacifistes qui y voient l’échec de leur action. Henri La Fontaine ne renonce cependant pas et s’exile, d’abord à Londres en septembre 1914, puis aux États-Unis en avril 1915, afin de poursuivre son travail de propagande et de tenter de réunir les pacifistes. Son séjour aux États-Unis durera jusqu’à la fin de la guerre. C’est là qu’il publie, en 1916, son ouvrage majeur, la “Magnissima Charta”, texte constitutif devant servir de base à l’établissement d’un État mondial chargé d’assurer la paix dans le monde.

Page du manuscrit français du livre "The great solution. Magnissima Charta. Essay on evolutionary and constructive pacifism" publié en 1916
Première Assemblée Générale de la Ligue des Nations, 1920

À la fin de la guerre, Henri La Fontaine est désigné pour être conseiller technique à la Conférence de la paix qui se tient à Paris en 1919. La conférence décide la création de la Société des Nations (SDN), préfiguration de l’Organisation des Nations Unies (ONU). Il siègera en tant que délégué de la Belgique à l’Assemblée de la SDN en 1920 et 1921 puis sera écarté à cause de ses divergences de vue avec certaines grandes puissances.

La SDN concrétise les espoirs de nombreux pacifistes mais très vite, Henri La Fontaine souligne le risque que les tensions internationales persistantes et la crise économique et financière aboutissent à un nouveau conflit. Il relève la nécessité d’établir un nouvel ordre mondial et prône l’instauration d’une juridiction internationale à laquelle les États seraient contraints de recourir en cas de conflit, l’ordre devant être assuré par une force publique internationale. Dans les années 1930, déçu par l’incapacité de la SDN à garantir la paix et par la montée des nationalismes, Henri La Fontaine oriente son discours vers les masses qui constituent alors pour lui le seul espoir.

Affiche de l’Union belge pour la Société des Nations sur les dépenses de guerre, Bruxelles
Réunion du Conseil et des Commissions de l’Union internationale des associations pour la Société des Nations, Bruxelles, 1928

Jusqu’à la fin de sa vie, il milite en faveur de l’établissement d’un code de droit international qui garantirait les droits humains et maintiendrait la paix dans le monde. Ses rêves furent une nouvelle fois anéantis par le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale, dont il ne connaîtra pas la fin. Néanmoins, Henri La Fontaine, en tant que figure de proue du pacifisme, a contribué à ce que le mouvement pacifiste qui lui est contemporain et qui lui succédera remporte quelques victoires.

“Il faut être citoyen du monde tout d’abord, puis citoyen de l’Europe et citoyen d’une nationalité ensuite. On ne doit considérer son pays qu’en fonction de la grande patrie mondiale. C’est celle-ci qu’il faut constituer et un peuple ne sera respectable que dans la mesure où toute sa vie sera l’expression de son dévouement et de sa subordination à la collectivité humaine. En dehors d’une telle conception il ne peut y avoir de salut. Toute conception étroitement nationaliste est fatalement égoïste et est génératrice d’hostilités.

(Henri La Fontaine, 1924)

Émile Vandervelde
Congrès des étudiants socialistes (1891)

Démocrate

La carrière politique d’Henri La Fontaine commence véritablement en 1895 avec un mandat de sénateur qu’il conservera jusqu’en 1935, exception faite de deux interruptions, l’une en 1898-1899, l’autre en 1932-1935. Il assumera également les fonctions de secrétaire et de premier vice-président du Sénat. Surtout au début de son mandat, il déploie une activité importante lors des élections communales et législatives, donnant de nombreuses conférences et prenant part à des meetings. Au Sénat, il participe activement aux débats relatifs au combat pour l’obtention du suffrage universel, à l’enseignement (qu’il souhaite laïc et ouvert à tous), aux conditions de travail et aux questions internationales. Conforme à ce qu’il prône dans les mouvements pacifistes, il milite notamment pour que la Belgique se prononce en faveur de l’arbitrage international.

Cortège du 1er mai, Bruxelles, [1930] : on y reconnaît Henri La Fontaine au second rang à droite
Annonces de conférences données par Henri La Fontaine dans la région de Tournai lors de la campagne des élections législatives de 1904

Sa conception du socialisme est développée dans une brochure intitulée “Le collectivisme”, qu’il publie en 1897. Considérant que les moyens de production appartiennent à tout le monde, il s’y montre favorable à la suppression des intermédiaires entre les producteurs et les consommateurs. Il prône une collaboration étroite entre les travailleurs manuels et les travailleurs intellectuels.

Reçu pour la somme de 1 000 francs donnés par Henri La Fontaine au Parti ouvrier belge pour soutenir la grève générale menée en 1913 en vue d’obtenir le suffrage universel

La volonté d’Henri La Fontaine de concrétiser son projet de société l’amènera à participer aux développements de la Maison du Peuple à Bruxelles et au fonctionnement de plusieurs coopératives mises sur pied par le Parti ouvrier belge, dont la Prévoyance sociale (proposant un service d’assurances aux ouvriers).

“L’humanité est une société de libres peuples, de peuples conscients de leurs devoirs et de leurs obligations et admis à la jouissance égale des mêmes imprescriptibles droits. Les peuples ont avant tout le droit inhérent et incontestable de disposer librement d’eux-mêmes et leur devoir le plus vital est de s’unir en une collectivité mondiale pour l’accomplissement de leur volonté de vivre.”

(Henri La Fontaine, First World War)

« Appel aux femmes », affiche du Parti général des femmes belges (créé à l’initiative de la Ligue belge du droit des femmes), signée Marie Parent et Léonie La Fontaine, 1921

Léonie La Fontaine

Féministe

Le féminisme constitue un engagement important dans la vie d’Henri La Fontaine. Lui et sa sœur Léonie (1857-1949) sont élevés dans un cadre progressiste et émancipateur. Dès leur enfance, ils côtoient, grâce à leur mère, des personnalités issues d’horizons variés, qui défendent notamment la cause des femmes. Dès 1879, Henri La Fontaine devient secrétaire de l’Association pour l’enseignement professionnel des filles et membre du conseil d’administration de l’école Bischoffsheim. Cette école professionnelle pour jeunes filles, créée en 1864 sous l’impulsion de l’Association pour l’enseignement professionnel des filles, propose un enseignement laïc combinant une instruction générale et un apprentissage technique.

Lorsque l’affaire Popelin éclate en 1888, Henri La Fontaine fait partie des personnalités qui vont soutenir Marie Popelin (1846-1913). Cette dernière, alors diplômée de droit de l’Université libre de Bruxelles, se voit refuser l’accès au barreau parce qu’elle est une femme.

Marie Popelin

Elle aboutira, en 1892, à la création de la Ligue belge du droit des femmes, première organisation féministe belge. Henri La Fontaine fait partie du comité de la Ligue. La Ligue entend lutter pour l’émancipation des femmes, indépendamment de toute idéologie, et fédérer le mouvement féministe.

Invitation à une conférence donnée par Henri La Fontaine à la Ligue belge du droit des femmes, sur le rôle politique et social de la femme dans la communauté mondiale (1920)
De même que dans les débats sur le suffrage universel, Henri La Fontaine se montre favorable à l’élargissement du droit de vote à tous les hommes et à toutes les femmes, il prône l’ouverture de la profession d’avocat à la femme au sein du Conseil général de la Fédération belge des avocats, dont il est un membre actif. En 1901, il donne à la Fédération une conférence sur la femme avocate qu’il fera paraître sous la forme d’une brochure intitulée "La femme et le barreau".

La connaissance au service de la paix

Henri La Fontaine pense qu’un des obstacles majeurs à l’établissement d’une paix durable est la méconnaissance que les peuples ont les uns des autres. Cette idée sous-tend les projets qu’il mènera avec Paul Otlet, considéré comme un des pères de la documentation et des sciences de l’information. En 1895, ils convoquent à Bruxelles la première Conférence internationale de bibliographie à Bruxelles qui aboutit à la création de l’Institut international de bibliographie (IIB) et de l’Office international de bibliographie (OIB).

Première Conférence internationale de bibliographie, Bruxelles, septembre 1895
Répertoire bibliographique universel

L’OIB est chargé de constituer le Répertoire bibliographique universel destiné à rassembler les notices bibliographiques de toutes les publications du monde, relatives à tous les sujets. Environ 16 millions de notices seront rédigées entre 1895 et 1930. Pour le classement de ce répertoire, Paul Otlet et Henri La Fontaine développent la Classification décimale universelle (CDU).  La CDU consiste en l'utilisation d’un nombre, offrant l’avantage d’être universel, plutôt que d’un mot pour le classement des fiches bibliographiques. Dès 1895, Henri La Fontaine, en collaboration avec des spécialistes de différents domaines, travaille au perfectionnement de ce système dont le premier manuel complet paraît en 1904. La CDU connaîtra de nombreux développements et sera adopté par de très nombreuses bibliothèques dans le monde entier.

Paul Otlet et Henri La Fontaine élargissent ensuite leur champ d’action en constatant que les textes publiés ne sont pas les seuls supports de l’information. Ils créent alors, au sein de l’IIB, des sections spécialisées dont le travail se concentre sur un support en particulier et qui vont collecter d’innombrables documents. Ce sont par exemple le Répertoire universel de documentation, l’Institut international de photographie, le Musée international de la presse qui constituent des éléments importants des collections conservées actuellement au Mundaneum.

En 1907, Paul Otlet et Henri La Fontaine créent une nouvelle institution en lien avec l’IIB : l’Office central des associations internationales, qui deviendra en 1910 l’Union des associations internationales (UAI). Cette initiative a pour but de coordonner l’action des organisations non gouvernementales en faveur de la paix et de contribuer à faire de Bruxelles un centre international. Henri La Fontaine et Paul Otlet proposeront d’ailleurs que Bruxelles soit choisi comme siège de la Société des Nations. De par sa position à la SDN, Henri La Fontaine pourra défendra cette option, notamment dans le cadre des débats sur la création de la Commission internationale de coopération intellectuelle, l’organisme finalement basé à Paris qui sera à l’origine de l’UNESCO après la Seconde Guerre mondiale.

Réunion de l’Assemblée de la Société des Nations, 1921
Paul Otlet (au centre) et Henri La Fontaine (à droite) devant l’entrée du Palais mondial au Palais du Cinquantenaire
Quinzaine internationale (durant laquelle est organisée l’Université internationale), devant le Palais mondial, Bruxelles, 1922

À l’occasion de l’Exposition universelle, l’Office central des associations internationales met en place le Musée international qui sera installé ensuite dans une aile du Palais du Cinquantenaire. Là seront réunies toutes les institutions créées par Paul Otlet et Henri La Fontaine ainsi que les collections qu’ils ont rassemblées. L’ensemble porte alors le nom de Palais mondial ou Mundaneum. De nombreux projets y sont menés, dont l’Université internationale organisée à partir de 1920, destinée à former les étudiants aux questions internationales, et soutenue par la SDN.

En 1934, le gouvernement belge décide la fermeture du Palais mondial. Le travail se poursuit dans d’autres lieux mais les collections sont inaccessibles jusqu’à leur transfert en 1941 dans un bâtiment du Parc Léopold. Après plusieurs déménagements à Bruxelles, les collections du Mundaneum sont abritées à Mons en 1993. Le centre d’archives du Mundaneum conserve notamment les papiers personnels d’Henri La Fontaine.

Henri La Fontaine continuera jusqu’à sa mort à travailler dans les domaines de la bibliographie et de la documentation. Lorsque l’IIB est rebaptisé Institut international de documentation en 1931 (pour devenir la Fédération internationale de documentation en 1937), il en reste secrétaire général.

Henri La Fontaine et Frits Donker Duyvis, photo prise à Bruxelles en 1934
Xe Conférence internationale de bibliographie, La Haye, 1931
Carte d’identité maçonnique d’Henri La Fontaine, délivrée par Les Amis Philanthropes, 1921 (détail)
Henri La Fontaine, Vénérable Maître, entouré de sa commission de dignitaire (Loge Les Amis Philanthropes), vers 1910

Humaniste et franc-maçon

Il est initié en 1882 dans la loge des Amis philanthropes à Bruxelles. Il sera Vénérable Maître de la loge de 1908 à 1911 et de 1922 à 1925.En franc-maçonnerie comme dans les autres milieux où il s’implique, il défend ses idées en matière de paix, de démocratie et d’émancipation de la femme. 

Henri La Fontaine, favorable l’initiation des femmes, participe à l’introduction en Belgique de l’ordre maçonnique mixte Le Droit humain qui initie les femmes. Ce sera fait en 1912 et Henri La Fontaine s’y affilie en 1925. En 1928, il crée au sein de la Fédération belge du Droit humain la loge La Paix, dans laquelle il met sur pied une commission d’études pacifistes ouverte à tous les ateliers. Cette commission sera à l’origine d’un comité maçonnique d’action contre la guerre puis, en 1931, d’un organisme public, le Comité belge d’action contre la guerre. En 1932, la loge La Paix fusionne avec la loge Sincérité pour devenir Sincérité et la paix.

Illustration du programme de la séance d’inauguration du Temple de la Fédération belge du Droit humain à Bruxelles, 1935

Il s’intéresse au Bureau international des relations maçonniques créé dans un but pacifiste en 1902 (ce bureau deviendra en 1922 l’Association internationale maçonnique), bien qu’il juge les efforts de cet organisme insuffisant. En 1913, il collabore à la création de la Ligue universelle des francs-maçons (LUF) ou Ligue internationale des francs-maçons (LIF). Il s’agit d’un organe autonome regroupant les francs-maçons de manière individuelle. Au sein de cette ligue, Henri La Fontaine organise un groupe de travail pacifiste qui s’efforcera d’acquérir le soutien de francs-maçons aux congrès pacifistes. Il présidera la section belge créée en 1929, dans l’espoir de pouvoir mener plus d’actions en faveur de la paix.

L’engagement de l’initié à travailler au progrès de l’humanité rencontre un écho particulièrement fort chez Henri La Fontaine. Celui-ci est en effet persuadé que la franc-maçonnerie doit sortir des murs des temples et agir de manière concertée pour que ses idées se répandent. Il travaille à cet idéal d’extériorisation tant au niveau national qu’au niveau international, se heurtant à la résistance de certaines loges.

Médaille réalisée en hommage à la loge Les Amis Philanthropes
Henri La Fontaine au piano

Le musicien

Henri La Fontaine se passionne très jeune pour la musique. Il joue du piano et fréquente les milieux artistiques et musicaux bruxellois, dont le Cercle artistique et littéraire qu’il intègre en 1881. Les musiciens favoris d’Henri La Fontaine sont Mozart et Wagner. Il fréquente les concerts à Bruxelles mais aussi à l’étranger quand il est en voyage, prend de nombreuses notes, devient membres d’amicales musicales dont le Cercle Mozart et l’Association wagnérienne. L’art et la musique sont pour lui des disciplines qui peuvent contribuer à entretenir une amitié internationale.

Il publie en 1885 les premières traductions du la Walkyrie et du Crépuscule des Dieux, le prologue et le premier acte de l’Anneau du Nibelung. Il donne en outre des conférences sur des compositeurs, interprétant parfois lui-même certaines compositions. Dans la maison qu’ils occupent square Vergote à Bruxelles, Henri La Fontaine et sa femme, Mathilde Lhoest (1864-1941), qu’il épouse en 1903, organisent des soirées musicales pour leur cercle d’amis.

Mathilde Lhoest
Fleurs cueillies par Henri La Fontaine lors d’une excursion sur le glacier du Gorner (Suisse) en 1883
Henri La Fontaine (au centre) lors d’une excursion en montagne, sans date

L'alpiniste

Dans sa vie privée, Henri La Fontaine est animé d’une autre passion : l’alpinisme. Il contribue à fonder le Club alpin belge en 1883, dont il assumera la présidence une première fois en 1891-1892 et une seconde fois de 1925 à sa mort. Il rencontre là des personnalités importantes des milieux politiques, culturels ou scientifiques belges. Il y tissera notamment des liens étroits avec Émile Vandervelde, le patron des socialistes.

Henri La Fontaine participe activement aux activités du Club et profite des toutes les occasions possibles fournies par ses nombreux voyages pour faire des excursions. 

Il publie plusieurs récits de voyage pour la revue du Club, dont certains feront l’objet d’éditions séparées.

Excursion en montagne : halte au chalet-hôtel du Plan de l’Aiguille (France), août 1930
Carte de membre du Club alpin belge délivrée à Henri La Fontaine pour l’année 1935
Couverture du livre sur Henri La Fontaine, publié par le Mundaneum en décembre 2012 (illustration de François Schuiten) 
Crédits : histoire

Curator — Jacques, Gillen, archivist

Remerciements : tous les supports
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