1 janv. 1963

L'histoire d'un succès franco-allemand

Deutsch-Französisches Institut Ludwigsburg

« L'évolution des relations franco-allemandes depuis 1963 »
Institut Franco-Allemand
Allemands et Français se serrent la main.

« L'amitié franco-allemande est aujourd'hui ancrée dans le coeur des hommes. » (Erwin Teufel, 2012)

Comment définir l'amitié franco-allemande ?

La volonté politique bilatérale d'échanger sans cesse et de s'entendre ensemble

Une étroite corrélation entre les sociétés civiles et une collaboration institutionnelle éprouvée

L'effort commun constant pour résoudre les difficultés européennes et internationales

Selon une enquête datant de janvier 2012, les Français éprouvent envers les Allemands « un amour tiède ». Leurs sentiments pour le peuple voisin rappellent ceux d'un vieux couple. (Axel Veiel, Stuttgarter Zeitung).

64 % des Français se sont fait leur propre image du pays voisin lors d'un voyage en Allemagne.

Pour les entreprises allemandes, la France représentait en 2011 le principal marché d'exportation, et presque un dixième (9,6 %) des exportations allemandes étaient destinées à la France.

Prof. Dr. Henrik Uterwedde, dfi, sur le rôle de la France et de l'Allemagne au sein de l'Union européenne
Siège de l'Institut franco-allemand à Ludwigsbourg

1948 : fondation de l'Institut franco-allemand (dfi)

L'Institut a été fondé à Ludwigsbourg trois ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale – bien avant que ne soit scellée la réconciliation d'après-guerre entre les deux États et avant que la coopération entre les gouvernements ainsi que les processus d'échange entre les sociétés ne démarrent sur de nouvelles bases.

Ce sont des personnalités influentes de la société civile qui ont été à l'initiative de la création de l'Institut. Parmi les pères fondateurs, l'on compte du côté allemand, outre Theodor Heuss, futur Président de la République fédérale d'Allemagne, Carlo Schmid et Fritz Schenk, qui ont fortement marqué de leur empreinte le travail du dfi dans les premières décennies qui ont suivi sa création. Du côté français, Joseph Rovan et Alfred Grosser ont participé à sa fondation.

Le traité de l'Élysée, ou traité d'amitié franco-allemand, a été signé le 22 janvier 1963 par le chancelier fédéral Konrad Adenauer et par le président de la République française Charles de Gaulle, au palais de l'Élysée à Paris.

Ce traité portant sur la coopération franco-allemande a dès lors uni toujours plus étroitement ces deux voisins européens. Le traité oblige les deux gouvernements à organiser des consultations sur toutes les questions importantes de politique extérieure, de politique de sécurité, de politique de la jeunesse et de politique culturelle. En outre, il prévoit que se tiennent à intervalles réguliers des sommets inter-gouvernementaux.

1963 : signature du traité de l'Élysée

Le président de Gaulle et le chancelier Adenauer boivent à la santé de l'amitié franco-allemande.

L'engagement dans la société civile :

« l'infrastructure humaine des relations franco-allemandes. » (Alfred Grosser)

L'Office franco-allemand pour la jeunesse (OFAJ)

L'OFAJ se présente.

« L'Office franco-allemand pour la jeunesse a pour mission de resserrer les liens entre la jeunesse des deux pays et d'approfondir leur connaissance mutuelle ; il a pour but d'encourager et de promouvoir les rencontres et les échanges entre jeunes, et le cas échéant de les mettre lui-même en oeuvre. » (page d'accueil officielle de l'OFAJ)

Depuis 1963, l'OFAJ a permis à 8 millions de jeunes Allemands et Français de participer à quelque 300.000 programmes d'échange.

L'OFAJ soutient chaque année 6.000 programmes de rencontre, auxquels prennent part environ 200.000 jeunes.

Les jumelages de villes - un classique de l'Europe des citoyens

Heinz Griesinger se remémore les débuts du jumelage Ludwigsbourg - Montbéliard.

Il n'existe quasiment aucune forme de coopération ouverte à tous les citoyens qui soit aussi répandue au sein de l'UE et au-delà que le partenariat entre communes.

En 1950, les villes de Ludwigsbourg et de Montbéliard ont inauguré le premier jumelage franco-allemand. En 2012, ce sont 2.295 communes allemandes qui entretiennent un jumelage avec une commune française.

Même s'il est aujourd'hui nettement plus facile pour chacun de voyager et de découvrir par soi-même le pays voisin, le but essentiel des jumelages entre villes n'en reste pas moins d'actualité : permettre au plus grand nombre possible de personnes de se rencontrer et de faire connaissance.

L'objectif des associations franco-allemandes est de soutenir et d'approfondir la connaissance de la culture du partenaire, d'encourager les contacts entre individus et de favoriser l'échange d'idées entre Allemands et Français, ce dans un esprit d'entente entre les peuples et de coopération européenne.

Actuellement, la « Vereinigung Deutsch-Französischer Gesellschaften für Europa e.V.» (VDFG) regroupe 141 associations membres, réunissant plus de 20.000 personnes intéressées par la France. Le pendant français de la VDFG est la « Fédération des Associations Franco-Allemandes pour l´Europe » (FAFA).

Associations franco-allemandes

1984 : la poignée de main de Verdun

Le chancelier allemand Helmut Kohl et le président de la République française François Mitterrand commémorent ensemble à Verdun les morts des deux guerres mondiales.

1989 : création de la brigade franco-allemande

La brigade franco-allemande est une brigade d'infanterie binationale forte d'environ 6.000 hommes, issus de troupes françaises et allemandes. Son siège d'état-major se trouve en Allemagne à Müllheim.

1990 : naissance de la chaîne de télévision franco-allemande ARTE

Le siège d'ARTE à Strasbourg.

Tandems franco-allemands – « une histoire de couple »

De Gaulle et Adenauer se chuchotant à l'oreille.

Les relations franco-allemandes sont souvent associées à la personnalité des dirigeants au pouvoir dans chacun des deux pays.

Les tandems franco-allemands « classiques » sont par exemple ceux formés par Konrad Adenauer et Charles de Gaulle, Helmut Schmidt et Valéry Giscard d’Estaing, Helmut Kohl et François Mitterrand, ou plus récemment Angela Merkel et Nicolas Sarkozy, dont le tandem a été surnommé Merkozy.

Le tandem est particulièrement fort lorsque les partenaires ont des idées et des conceptions différentes et viennent se compléter mutuellement. (Stefan Seidendorf)

Le président de Gaulle et le chancelier Adenauer
Le président Mitterrand et le chancelier Kohl
Le président Giscard d'Estaing et le chancelier Schmidt
Le président Chirac et le chancelier Schröder
Le président Sarkozy et la chancelière Merkel
Le président Hollande et la chancelière Merkel
Le siège de l'Université franco-allemande à Saarebruck

1999 : fondation de l'Université franco-allemande (UFA)

L'Université franco-allemande (UFA) est formée par le regroupement de 180 partenaires, des établissements d'enseignement supérieur d'Allemagne, de France et – pour les cursus trinationaux – d'autres pays européens. Le but de l'UFA est d'intensifier les échanges entre les établissements d'enseignement supérieur des deux pays, à la fois pour ce qui est de la recherche et de l'enseignement. L'UFA a son siège en Allemagne, à Sarrebruck.

2003 : le traité de l'Élysée fête ses 40 ans

Le président Chirac et le chancelier Schröder

Quelques-unes des décisions adoptées en 2003 :

Réunir un conseil de ministres franco-allemand à la place des rencontres au sommet franco-allemandes qui se tenaient jusque là tous les six mois.

Créer un poste de responsable pour la coopération franco-allemande dans les deux pays.

Mettre en place un eurodistrict Strasbourg-Kehl, afin d'expérimenter de nouvelles formes de coopération et de soutenir et d'intégrer les institutions européennes, tout en appelant à la création d'autres eurodistricts dans les zones frontalières franco-allemandes.

Décréter le 22 janvier « journée franco-allemande ».

L'Allemagne et la France moteurs de l'Europe

Robert Schuman, ancien ministre français des Affaires étrangères et ancien président de l'Assemblée parlementaire européenne

« L'union des nations européennes exige que l'on efface l'opposition fort ancienne entre l'Allemagne et la France. Le travail entamé doit en premier lieu concerner l'Allemagne et la France. »

(Robert Schuman, 1950)

Le chancelier Willy Brandt veut discuter avec le président Georges Pompidou de l'avenir de leur fille commune, la Communauté économique européenne.

« Mais l'essentiel, c'est avant tout que les Français et les Allemands se comprennent, acceptent leurs personnalités différentes, et arrivent à les additionner pour le meilleur. » (Jacques Delors, 2012) 

Le Parlement européen
Jacques Delors
Prof. Dr. Henrik Uterwedde, dfi,  sur le présent et l'avenir des relations franco-allemandes

Un rôle particulier incombe à l'Allemagne et à la France, qui sont les deux États membres les plus peuplés et les plus importants sur le plan économique au sein de l'Union européenne, dans la résolution des problèmes européens.

Si ces deux puissances s'engagent ensemble pour une idée, comme cela a été le cas par exemple dans les années 90 pour créer une monnaie unique européenne, le succès est souvent au rendez-vous. En revanche, si l'Allemagne et la France poursuivent des intérêts divergents, comme par exemple lors du sommet de Nice en 2000, elles peuvent alors bloquer l'UE toute entière.

La crise de la dette dans la zone euro a montré une fois de plus toute l'importance d'une bonne entente entre ces deux pays pour préserver la capacité d'action de l'Union européenne.

Le président Mitterrand et le chancelier Kohl tentent ensemble de maîtriser les problèmes européens.

« Dans cette entreprise, la France et l'Allemagne portent une énorme responsabilité. Nous formons le coeur de l'Europe. Notre rôle n'est pas de décider pour les autres pays, mais nous devons les entraîner, pour peu qu'ils soient d'accord. Notre amitié est d'une importance capitale, mais nous sommes comme un vieux couple, ensemble depuis déjà très longtemps, et qui perd parfois de vue ses repères. Nous avons tendance à considérer cette amitié comme allant de soi, comme naturelle, oui, presque banale. Nous pensons que nous resterons toujours ensemble, ce qui est vrai, mais nous ne mesurons pas toute la valeur de cette amitié, ni tout ce qu'elle a de fécond. Elle est pleine d'audace et de courage. Au lieu de laisser s'éteindre la flamme de notre amitié, nous devons la ranimer chaque jour. »

Propos du Président français François Hollande extraits de son discours du 22.09.2012 à Ludwigsbourg.

Le président Chirac et le chancelier Schröder, main dans la main devant leurs prédécesseurs.
Crédits : histoire

Kuratoren — Henriette Heimbach und Martin Villinger, Deutsch-Französisches Institut
Wir bedanken uns bei — der Fritz Wolf Gesellschaft, Heiner Wittmann und Werner Kuhnle.
Mehr Informationen — www.dfi.de, info@dfi.de (Deutsch-Französisches Institut)
Übersetzung ins Französische — Céline Choppin

Remerciements : tous les supports
Il peut arriver que l'histoire présentée ait été créée par un tiers indépendant et qu'elle ne reflète pas toujours la ligne directrice des institutions, répertoriées ci-dessous, qui ont fourni le contenu.
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