Parc et jardin

Domaine George Sand

George Sand aimait flâner dans ce magnifique parc de six hectares, aujourd'hui classé "Jardin remarquable". Plongez dans ce jardin d'écrivain où se côtoient parterre de roses, potager et petit bois à travers la correspondance de George Sand et de magnifiques photos prises à différentes saisons. 

«… Venez, venez. Il fait beau, non pas chaud, mais doux et les fleurs sentent bien bon… ».
George Sand à Delacroix, 28 mai 1842 (Correspondance de George Sand, Tome 5, lettre n°2460).

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Un goût prononcé pour la nature

« … j’aime trop la nature pour lui donner jamais une interprétation raisonnable. Je l’aime pour ses modesties adorables autant que pour ses grandeurs terrifiantes... ».
George Sand, Nouvelles lettres d'un voyageur, 1877.

« … même vie de Nohant, monotone, tranquille et douce… On dîne en plein air, les amis viennent… on fume, on jase, et le soir quand ils sont partis, Chopin me joue du piano entre chien et loup… ».

George Sand à Charlotte Marliani, 15 juin 1839, Correspondance, tome 4.

«… je sème, je plante, je fume mes plates-bandes, je fais des massifs, j’enfonce des pieux, je relève des murs, je fais venir de la terre légère d’une demie-lieue. Je suis en sabots toute la journée et ne rentre que pour dîner… ».

Lettre de George Sand à Delacroix, 4 novembre 1843, Correspondance, tome 6, lettre n°2734.

Un rempart contre le spleen parisien
"Je hais Paris, j'y meurs de spleen et je n'y resterai pas une heure de plus qu'il ne faudra…S'il ne fait pas plus chaud dans la Vallée Noire, du moins nous aurons de beaux brouillards et de superbes bruits de vent dans les arbres...". George Sand à un ami, décembre 1836, Correspondance, tome 3, lettre n°1307.

« On ne vit pas à la ville quand le printemps arrive. Moi je respire ici. Il me semble que mes poumons se dilatent à l’air de Nohant et que partout ailleurs j’ai été dans une étuve… »
George Sand à Zoé Leroy, 24 mai 1826, Correspondance, tome 1, lettre n° 122.

Un coin de verdure multiforme
Après avoir quitté la cour d'honneur par le large portail, vous voilà dans l'allée centrale qui sépare les différents espaces du jardin : potager, roseraie et prairie-verger forment ce vaste espace de verdure !

« Temps magnifique, promenade au jardin, assaut de rossignols dans le bois, d’un jour à l’autre, la verdure et les fleurs augmentent… ».

Agenda de l’année 1858, à la date du 20 avril.

La roseraie
C'est la grand-mère de George Sand, Marie-Aurore de Saxe, qui a conçu ces espaces fleuris attenants à la maison. George Sand aime se balader parmi ses fleurs comme elle l'écrit à son amie Emilie Regnault en 1832 : «… j’arpente tout doucement mon jardin et je me sens reverdir avec les chèvrefeuilles et les lilas qui bourgeonnent déjà… ». (Correspondance, tome 2).

« J’adore les roses, ce sont les filles de Dieu et de l’homme, des beautés champêtres délicieuses dont nous avons su faire des princesses incomparables ; et, pour nous en remercier, elles sont ardentes à la floraison...».
Lettre de George Sand à Alphonse Karr, 10 décembre 1863, Correspondance, tome 18, lettre n°10555.

« Le jardin est un buisson de fleurs, anémones, roses, aster en buissons, verge d’or, pétunias, balsamines, etc... »
Agenda de George Sand, mercredi 4 octobre 1871, tome IV.

« J’espère que tu jouis bien comme moi du retour. Je trouve ce mot charmant. Quel plaisir de rêvasser dans un coin de jardin le soir, de respirer le lilas, d’écouter le rossignol… ».

George Sand à Emilie de Wismes (une amie de couvent), Nohant, avril ou mai 1821, Correspondance de George Sand (Tome I, lettre n°27).

L'hiver n'empêche pas George Sand d'être saisie par la beauté de son jardin.

« Beau temps, la terre couverte de neige… La neige et les glaçons pendant aux chèvrefeuilles sont irisés de feux rouges, verts, bleus, oranges par le soleil.… ».

Agenda de 1869, mercredi 29 décembre.

Le potager
Au nord de l'allée centrale se trouvait un énorme potager qui fournissait la maison et les invités en légumes. Quelques plants sont encore visibles aujourd'hui.
La prairie-verger
De l'autre côté de l'allée centrale, on trouve un verger d'une dizaine de pommiers.

« Neige épaisse, blanche, cristallisée, admirable. Les arbres, les buissons, les moindres broussailles sont des bouquets de diamants : à un moment, tout est bleu… ».

George Sand, Journal d’un voyageur pendant la guerre. Nohant, lundi 9 janvier 1871.

Le parc boisé
Au Sud du domaine, un petit bois contraste avec l'aménagement du jardin. Buis, érables champêtres sur fond de mousse, lierre et fleurs sauvages confèrent des allures romantiques à ce parc.

Les sarcophages qu'on peut observer dans ce parc boisé ont été découverts dans la deuxième moitié du XIXe siècle. Après des découvertes archéologiques au cimetière de Vic en 1853, les habitants du domaine sont pris d'une passion pour l'archéologie et entament des fouilles dans le jardin.

« […] J’ai fait un jardin à ma fantaisie dans mon petit bois. Un jardin de pierres, de mousse, de lierre, de tombeaux, de coquillages, de grottes, ça n’a pas le sens commun…J’ai commencé par une rocaille pour ma petite-fille et j’en suis à envahir un terrain qui ne s’arrête pas… ».
George Sand à Hetzel, 12 janvier 1854, Correspondance, tome 12, lettre n°6142.

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Credits: Story

Cette exposition virtuelle a été réalisée par les équipes du Centre des monuments nationaux.
Les images sont extraites de Regards - Banque d’images des monuments © Centre des monuments nationaux

Informations pratiques sur la maison de George Sand à Nohant : visitez le site internet du monument !

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