Le jardin des reines

French Senate

Reines, saintes et femmes illustres dans le Jardin du Luxembourg

Le Jardin du Luxembourg accueille 115 statues : allégories, antiques, mémoriaux et hommages se répartissent sur les 23 ha du Jardin.

La série des Reines et Femmes illustres est composée de 20 sculptures disposées de part et d'autre des grands parterres. Ces œuvres ont été commandées entre 1843 et 1846 par le ministère de l'Intérieur chargé des Beaux-arts et du Grand référendaire de la Chambre des pairs, et installées à partir de 1847.

De Marie de Médicis à Bertrade de Laon, bienvenue dans « le Jardin des Reines »

Marie de Médicis (1575-1642)   par Louis Denis Caillouette (1790-1868)
Dernière épouse d'Henri IV, mère de Louis XIII, Marie de Médicis est une femme de pouvoir. Reine de France et de Navarre, régente et "chef du Conseil du Roi". Le Palais du Luxembourg est construit par et pour elle à partir de 1615.

Interprète de ballets, collectionneuse, son mécénat artistique contribue à développer les arts en France. Proche des artistes de sa Florence natale, elle est formée au dessin par Jacopo Ligozzi.

Pour la construction du Palais du Luxembourg, elle fait appel aux meilleurs architectes de son temps et c'est Salomon de Brosse qui remporte le marché avec un projet aux influences florentines marquées.

Marie de Médicis, en pied, debout, dirige le regard vers sa droite ; chevelure frisée ; large collerette Médicis.


Elle est vêtue d'une longue robe par-dessus laquelle est jeté un manteau fleurdelisé doublé d'hermine, et relevé sur la hanche droite. Un nœud de ruban orne le haut du corsage. Sur la poitrine, une croix mutilée ;
dans la main gauche, un sceptre ;
le bras droit est pendant ;
la main tient deux gants;
elle porte un anneau au doigt.


Hauteur : 2,30 m | Marbre | Propriété du Sénat | Inv. n° A91-01393

Anne d'Autriche (1601 - 1666)   par Joseph Marius RAMUS (1805-1888)
Infante d'Espagne, choisie par Marie de Médicis, pour rapprocher l'Espagne de la France, Anne d'Autriche épouse Louis XIII en 1615. Mère de Louis XIV, elle assure la régence de 1642 à 1651.

En pied, debout ; la tête, relevée, est tournée vers l'épaule droite ; longue chevelure bouclée et tombante. La reine est vêtue d'une robe au corsage ouvert orné de dentelles et de diamants ; un manteau fleurdelisé
recouvrant la robe est relevé sur le devant.

Dans sa main gauche, la reine tient le sceptre royal. Le bras droit est pendant ; la main droite tient le plan déroulé du Palais du Luxembourg.

Hauteur : 2,30 m | Marbre | Propriété du Sénat | inv. n°A91-01416
La statue est introduite dans le Jardin en 1847, terrasse centrale côté ouest

Sainte Geneviève (423 - 512)   par Michel Louis Victor Mercier (1810 - 1894)
Née d'une famille influente à Nanterre et Paris, Geneviève entre dans les ordres dès l'âge de 16 ans. Elle sauve Paris (dont elle devient la "sainte patronne") en 451 face à Attila et ses Huns puis en 465 face à Childéric Ier, en ravitaillant la ville assiégée. Proche de Clovis, elle le convainc de bâtir une église à l'emplacement de la tombe de Saint Denis (future basilique) et une autre sur l'actuel emplacement du Panthéon.

En pied, debout, tête nue, sa chevelure tressée tombe jusqu'aux genoux, un voile posé sur la nuque tombe sur les épaules et est ramené par la main gauche sur la poitrine. Une croix est suspendue au cou. La sainte est vêtue d'une robe très ample et d'un corsage serré, les mains sont croisées.


Hauteur : 2,40 m | Marbre | Propriété du Sénat | Inv. n° A91-01364
Introduite dans le Jardin en 1845, terrasse centrale côté est.

Sainte Clotilde (475 - 545)   par Jean-Baptiste Klagmann (1810 - 1867)
Seconde épouse de Clovis, roi des Francs, Clotilde contribue à sa conversion au christianisme (Tolbiac 496). Femme politique, elle veille aux devenirs royaux de ses enfants (Clodomir, Childebert, Clotaire et Clotilde). Très pieuse, elle est la première reine chrétienne qui ait fondé plusieurs établissements religieux.

En pied, sainte Clotilde, le front diadémé, tourne la tête vers l'épaule droite ; des tresses de cheveux tombent en avant ; voile rejeté en arrière. Elle est vêtue d'une longue robe et d'un manteau formant de nombreux plis ; un diamant orne le haut du corsage. La reine est accoudée du bras droit sur un fût de colonne entouré de lierre ; la draperie est relevée par le bras gauche ; la jambe droite est ramenée sur la gauche. Le petit doigt de la main droite est brisé.


Hauteur : 2,30 m | Marbre | Propriété du Sénat | Inv. n° A91-01419
Introduite dans le jardin en 1847 | Terrasse centrale côté ouest

Sainte Bathilde (630 - 680) par Victor Thérasse (1796 - 1864)
Probablement esclave dans son jeune âge, Bathilde épouse Clovis II, fils de Dagobert, roi franc de Neustrie et Bourgogne. A la mort de celui-ci, elle assure la régence pour Clotaire III. Proche des évêques Saint Ouen (Rouen) et Saint Eloi (Noyon), elle favorise l'Église et la fondation de monastères, interdit l'esclavage des chrétiens. Elle se retire au monastère de Chelles (78) en 665.

Jean Senelle (1615-1671)
Sainte Bathilde aux pieds de Saint Eloi mort, Cathédrale Saint Étienne de Meaux © domaine public.
L'anachronisme des costumes est dû au contexte politique de la réalisation de l’œuvre.

En pied, debout, la tête diadémée, Bathilde est vue de face. Cheveux tressés entourant le visage, elle porte au cou, un collier de perles auquel est suspendue une croix.
Vêtue d'une longue robe serrée par une ceinture de diamants et d'un manteau relevé par la main droite, son bras gauche est relevé à la hauteur du visage.

Hauteur : 2,50 m | Marbre | Propriété du Sénat | Inv. n° A91-01361
Placée en terrasse centrale, côté est, la statue a été introduite dans le jardin en 1848.

Bertrade de Laon, dite "Berthe au grand pied" (720 - 783) par Eugène André Oudiné (1810 - 1887)
Épouse de Pépin le Bref et mère de Charlemagne, Bertrade est, dit-on, dotée d’un caractère doux et affable. Elle conseille son mari lors du règne et tente ensuite de maintenir la paix entre ses fils rois francs : Carloman et Charlemagne qui se sont partagé l’héritage de Pépin.

Dans la main gauche, elle tient une statue de Charlemagne (Carolus Magnus) assis, tenant un globe.

En pied, debout, tête diadémée, vue de face, la reine est coiffée de longues tresses de cheveux liées par un ruban et tombant le long du corps jusqu'au-dessous du genou. Un voile est rejeté en arrière et son manteau est relevé par le bras gauche tendu en avant. La main droite relève son manteau et tient
le sceptre à la hauteur de l'épaule. Une ceinture à bouts flottants serre la robe et sur la poitrine, pend un gros diamant circulaire.

Signé sur le socle, à gauche : E. Oudiné.

Hauteur : 2,30 m | Marbre | Propriété du Sénat | Inv n° A91-01362
Introduite dans le jardin en 1848, terrasse côté est

Mathilde de Flandre (1031 - 1083) par Jean Jacques Marie Carle Vital Elshoecht (1797-1856)
Duchesse de Normandie et reine consort d'Angleterre, épouse de Guillaume le Bâtard qui, heureusement, devient vite "le Conquérant", Mathilde assure la régence en Normandie pendant la conquête de l'Albion qui fait d'elle une riche propriétaire terrienne et lui permet de financer de nombreux couvents et abbayes.

La Reine Mathilde est représentée en pied, debout, tête couronnée, cheveux tressés tombant sur les épaules.

Sa longue robe, couvrant les pieds chaussés de brodequins orientaux, est flottante, retenue par une large ceinture tombant jusqu'aux genoux. Le manteau est très orné.
La main gauche serre contre la poitrine une épée, pointe en terre, symbole de puissance et de pouvoir terrien. La main droite tient un court bâton sans ornement.

Hauteur : 2,40 m | Marbre | Propriété du Sénat | Inv n° A91-01363
Situé sur la terrasse centrale côté est, la statue a été introduite dans le jardin en 1850.

Blanche de Castille (1188-1252)   par Augustin Dumont (1801-1884)
Petite-fille d'Aliénor d'Aquitaine et de Henri II Plantagenêt, Blanche de Castille épouse en réconciliation "franco-anglaise" le futur Louis VIII, fils de Philippe Auguste. Ils ont 12 et 13 ans. De cette union naîtront 12 enfants dont Louis IX, dit Saint-Louis.

Élevée dans la cour la plus cultivée de ce temps, Blanche est réputée aussi intelligente que sage et aussi sage que belle.

Régente du royaume de France durant plus de 8 ans, elle lutte contre nombre de grands vassaux pour faire de Louis un grand roi de France. Il deviendra le seul saint parmi les rois de France.
Pieuse et proche des cisterciens, elle fonde les abbayes de Royaumont et Maubuisson, près de Paris.

En pied, debout, tête diadémée, un voile fixé sur la nuque, retombant derrière elle, Blanche est vêtue d'une robe montante sur laquelle passe une draperie que relève la main gauche, posée sur la poitrine.
Dans cette main, la fleur de lys d'un sceptre brisé, dont l'autre partie est dans la main droite.

Hauteur : 2,35 m | Marbre | Propriété du Sénat | Inv. n° A91-01389
Introduite dans le jardin en 1850, la statue est sise en terrasse centrale côté ouest

Marguerite de Provence (1219-1295) par Honoré Jean-Aristide Husson (1803-1864)
Choisie par Blanche de Castille, Marguerite épouse Saint Louis (IX) qu'elle suit courageusement lors de la croisade de 1248. Elle donne naissance à trois de ses enfants sur la terre égyptienne. Mère de Philippe III le Hardi, elle favorise de bonnes relations avec l'Angleterre dont sa sœur Éléonore est reine.

En pied, debout, la tête diadémée est vue de face. Des tresses de cheveux tombants entourent le visage et sont relevées sur la nuque. Une croix est suspendue au cou par un collier de perles.
Marguerite de Provence est vêtue d'une robe montante et fermée dont le corsage comporte une bande brodée au centre. Un manteau attaché sur les épaules par deux glands est ramené
devant et relevé par les mains, qui sont croisées.

Hauteur : 2,30 m | Marbre | Propriété du Sénat | Inv. n° A91-01418
Installée dans le jardin en 1847, terrasse centrale côté ouest

Laure de Noves (1307-1348)   par Auguste Louis Marie Ottin (1811-1890)
Laure de Sade (de Noves) est une gente dame qui tenait "cour d'amour" et rimait. Muse de Pétrarque elle inspira ces vers : " Béni soit le jour et le mois et l’année, La saison et le temps, l’heure et l’instant Et le beau pays, le lieu où fut atteint Par deux beaux yeux qui m’ont tout enchaîné"

En pied, debout, Laure de Noves a la tête penchée sur l'épaule droite. Un bandeau semé de fleurs de lys serre sa chevelure. Collier de perles au cou, corsage à lacet, longue robe brodée, un manteau passé sur les épaules est relevé par la main gauche. Sous le manteau apparaît une cordelière terminée par une touffe.

Le bras droit passe sur l'autre bras. Dans la main est un manuscrit ouvert. Une bague est fixée au doigt de la main gauche.

Hauteur : 2,30 m | Marbre | Propriété du Sénat | Inv. n° A91-01394
Installée terrasse centrale côté ouest depuis 1846

Valentine de Milan (1370-1408)   par Victor Huguenin (1802-1860)
Bru de Charles V, Valentine Visconti est petite-fille de Jean "le bon" par sa mère. Duchesse d'Orléans elle est proche - très proche, dit-on - de Charles VI. Son mari assassiné par Jean "sans peur", duc de Bourgogne et rival politique, elle réclame justice par deux fois en 1407 et 1408, avant de s'éteindre un an après son époux. Elle est la grand-mère de Louis XII.

La tête, diadémée, est légèrement tournée vers l'épaule gauche. Un voile tombe sur le dos. La duchesse est vêtue d'une longue robe sur laquelle passe un manteau brodé d'hermine, à demi relevé par la main droite. A la ceinture, une cordelière est terminée par deux glands. La main gauche tient un livre fermé.

Hauteur : 2,40 m | Marbre | Propriété du Sénat | Inv. n° A91-01391
Introduite dans le jardin en 1846, la statue est située terrasse centrale, côté ouest

Clémence Isaure (XVe siècle)   par Auguste Préault (1809-1879)
Légende du XVe siècle ou réalité ? Femme d'art réelle ou muse c'est à Toulouse que Clémence Isaure est révérée comme fondatrice des jeux floraux.

En pied, debout, dans l'attitude du repos, la jambe gauche est passée sur la droite. La tête, couronnée de chêne, est inclinée sur l'épaule droite; Elle porte au cou un double collier de perles auquel est suspendue une croix. Une écharpe vague, à bouts tombants, entoure la ceinture.

La fondatrice des Jeux floraux est accoudée du bras gauche sur un tronc d'arbre, la main gauche est relevée à la hauteur de la tête tandis que la main droite pose sur une lyre demi-cachée par le manteau.

Hauteur : 2,45 m | Marbre | Propriété du Sénat | Inv. n° A91-01378
Placée sur la terrasse centrale, côté est, la statue a été introduite en 1848 dans le jardin

Marguerite d'Anjou (1429-1482)   par Ferdinand Taluet (1821-1904)
Fille de René Ier d'Anjou et cousine de Louis XI. Marguerite est reine d'Angleterre par son mariage avec Henri VI. Elle se réfugie en France entre 1461 et 1470 et joue un rôle politique important au cours de la "guerre des deux roses" mais sans succès. On retrouve son personnage tragique dans Henry VI et Richard III de Shakespeare.

Le bras droit de la reine est abaissé. Du doigt elle fait un geste de commandement pendant qu'elle pose la main gauche sur l'épaule de son fils Édouard, prince de Galles, héritier du trône, abattu à l'âge de 18 ans sur ordre du futur Richard III.

Debout à la gauche de sa mère, Édouard se lève sur la pointe des pieds, afin d'entourer la reine de ses deux bras. Le prince, tête nue, est vêtu d'un petit veston serré à la ceinture avec culotte courte à jarretière. Il est à demi-enveloppé dans les plis du manteau maternel.

En pied, debout, la tête tournée vers l'épaule droite a pour coiffure une sorte de tour ornée de perles et surmontée d'une couronne royale. Marguerite est vêtue d'une robe très ample, relevée par devant, et sur laquelle est passé un manteau retenu sur la poitrine par une agrafe. Un voile fixé sur la tête retombe sur le dos.

Hauteur : 2,50 m | Marbre | Mis en dépôt par le Cnap-Fnac | Inv. n° 3515
Introduite dans le jardin en 1877, la statue se situe en terrasse centrale côté est

Anne de Beaujeu (1462-1522)   par Jacques Edouard Gatteaux (1788-1881)
Anne de France, fille aînée de Louis XI. Fiancée encore nourrisson puis mariée à l'âge de 12 ans à Pierre de Bourbon (sire de Beaujeu), elle assure la régence du trône de France de 1483 à 1491 pour son frère Charles VIII, et affirme l'autorité royale contre une noblesse frondeuse, comme l'unité du royaume. A Moulins (03) elle tient une cour pleine de faste et de lettre. On lui doit plusieurs ouvrages dont "Enseignements à ma fille" et "Histoire du siège de Brest".

La tête, couronnée de perles, est légèrement tournée vers l'épaule droite. Le corps porte sur la jambe gauche tandis que l'autre jambe est en avant. La Régente est vêtue d'une longue robe surmontée d'un manteau d'hermine, attaché sur les épaules, retombe derrière jusqu'à terre.
Les bras sont croisés sur la poitrine.

A sa droite est un support rectangulaire à demi-enveloppé par le manteau et décoré de fleurs de lys, recouvert d'un coussin sur lequel est posée la couronne de France.

Hauteur : 2,30 m | Marbre | Propriété du Sénat | Inv. n° A91-01390
Introduite vers 1847 dans le jardin, la statue est situé terrasse centrale côté ouest

Louise de Savoie (1476-1532)   par Jean-Baptiste Auguste Clésingér (1814-1883)
Louis XII meurt sans héritier. Il faut donc rechercher le plus proche parent pour la succession au trône. C'est le fils de Charles d'Orléans, comte d'Angoulême, et de Louise de Savoie qui monte sur le trône sous le nom de François Ier. Louise, veuve à 19 ans, a consacré sa vie à cette œuvre. Deux fois régente, dont une fois en cette fameuse date de 1515 elle est aussi l'instigatrice de la "paix des dames" entre la France et l'Empire de Charles Quint.

Le corps est posé de trois quarts mais la tête, tournée vers l'épaule droite, est vue de face. Un voile tombe vers l'arrière.
La main gauche relève les plis d'une logue robe brodée quand le bras droit est ramené en avant et sa main tient un sceptre dont l'extrémité s'élève à la hauteur de l'épaule.

Hauteur : 2,35 m | Marbre | Propriété du Sénat | Inv. A91-01380
Placée terrasse côté est, la statue est présente depuis 1851 (env.)

Anne de Bretagne (1477-1514)   par Jean Debay (1802-1862)
Rarement dame n'a eu autant de prétendants prestigieux ou n'a fait l'objet d'autant de convoitises, mais aucune sans arrière pensée. Héritière de Bretagne, très courtement mariée à Maximilien Ier d'Autriche, reine de France (Charles VIII puis Louis XII), Anne attire à sa cour poètes et musiciens et est vue comme la première reine mécène de l'histoire.

En pied, debout, de face, la tête diadémée, les cheveux nattés, entourant le visage, sont entourés dans une résille semée de diamants. Le manteau jeté sur les épaules, est attaché sur la poitrine par un cordon, est ramené en avant et ramené par la main gauche. Le corsage est très orné.

Le bras droit est replié, et dans la main levée à hauteur de l'épaule est une
cordelière terminée par deux glands. A la ceinture, une cordelière tombante dont
on aperçoit les glands, au bas, sous le manteau.


Hauteur : 1,95 m | Marbre | Propriété du Sénat | Inv n° A91-01417
Introduction dans le Jardin en 1847, terrasse centrale côté Ouest

Marguerite de Navarre, d'Alençon ou d'Angoulême (1492-1549)   par Joseph Stanislas Lescorne (1799-1872)
Protectrice des lettres, auteure de l'Heptaméron, sœur de François Ier et grand-mère d'Henri IV, versée en diplomatie, Marguerite est un personnage important de la première moitié du XVIe siècle.

En pied, debout, la tête, diadémée, est tournée vers l'épaule gauche.

Un voile posé sur la nuque retombe en arrière. Une chaîne terminée par une fleur de lys apparaît au bas sous le manteau.
Marguerite porte une longue robe dont le bas est brodé. Un large manteau, doublé d'hermine, couvre le bras droit. La main repose sur la hanche, dans la main pendante se trouve un bouquet de marguerites.
Le bras gauche est replié sur la poitrine, l'index de la main effleure le menton.

Hauteur : 2,30 m | Marbre | Propriété du Sénat | Inv. n° A91-01392
Date d’introduction dans le Jardin : 1845 | Emplacement : Terrasse centrale, côté ouest

Jeanne d'Albret (1528-1572)   par Jean-Louis Brian (1805-1864)
Fille de Marguerite de Navarre, mère d'Henri IV, Jeanne d'Albret prône un protestantisme rigoureux et moral, autorise puis favorise le calvinisme dans le Béarn et prend la tête du parti protestant en 1568. Formée à l'humanisme par sa mère, auteure de ses mémoires, elle écrit des poèmes. Elle meurt quelques jours avant le massacre de la St Barthélémy.

La tête est tournée vers l'épaule de gauche.
Les cheveux frisés sont rehausses d'un diadème de perles. Un voile posé sur la nuque et tombe sur les épaules.
La robe montante, à doubles manches et large col droit, est ornée de pierres travaillées.
Le bras gauche est tombant, la main tient un parchemin demi-déroulé, dans la main droite est un style.

Hauteur : 2,30 m | Marbre | Propriété du Sénat | Inv n° A91-01377
Introduite dans le jardin dès 1848, la statue est située en terrasse centrale, côté est

Marie Stuart (1542-1587)   par Jean-Jacques Feuchère (1807-1852)
Reine de France, épouse de François II, prétendante à la couronne d'Angleterre et, surtout, reine d'Écosse dès sa naissance ou presque, Marie Stuart a le destin le plus tragique de cette belle collection de reines et femmes illustres ! Luttes entre catholiques et anglicans, entre anglais et écossais, entre factions, mariages, veuvages, trahisons, assassinats, guerres, fuites, emprisonnement et, finalement, décapitation.

Tête diadémée tournée vers l'épaule gauche. Sur la tête de la reine est la coiffure qui, depuis, porte son nom.

Marie Stuart est vêtue d'une robe très ample par-dessus laquelle passe un manteau fleur-delisé, à large col droit.


De la main gauche elle serre un livre sur sa poitrine, tandis que la main droite relève le manteau.

Hauteur : 2,50 m | Marbre | Propriété du Sénat | Inv. n° A91-01370
Présente dans le jardin depuis 1846, la statue de Marie Stuart se situe en terrasse centrale, côté est

Anne Marie Louise d'Orléans,  Duchesse de Montpensier, dite "la grande mademoiselle" (1627-1693)   par Camille Demesnay (1815-1890)
Princesse de sang royal, petite fille du roi Henri IV, nièce de Louis XIII., cousine germaine de Louis XIV, elle possédait à la cour du Roi Soleil une position particulière qui, alliée à un fort caractère, l’empêcha de se marier. On lui doit des mémoires, précieuses aujourd’hui pour rendre compte de la vie et de la pensée de son époque.

Debout, la tête est tournée vers l'épaule gauche. Les cheveux sont coiffés en papillotes.
Tour de cou à bouts tombants.
Le bras gauche, tendant en avant, relève les plis d'une robe moirée, la main est ouverte et du doigt elle désigne un point dans l'espace. Le bras droit est tombant. A la main, des gants et un bâton orné d'un nœud de ruban.

Hauteur : 2,50 m | Marbre | Propriété du Sénat | Inv. n° A91-01379
Date d’introduction dans le Jardin : 1848 | Terrasse centrale côté Est

Credits: Story

Direction de l'Architecture, du Patrimoine et des Jardins du Sénat

Dossier : Laurent Delrieu

Photos des statues © Sénat Gérard Butet

Photos © Sénat

Credits: All media
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