Villa Arson, bâtiment 5

Villa Arson

Le bâtiment 5 accueille aujourd'hui les ateliers des étudiants de l'école d'art. Dernier gradin de l'ensemble architectural, il prolonge le bâtiment 4 plus bas et plus au sud. Ses espaces abritaient initialement des ateliers de décors pour le cinéma, le théâtre, la télévision, des ateliers de décoration plane, de volume, de construction de maquette, et des laboratoires pour la photographie et le cinéma. Sa terrasse accueille un labyrinthe aux apparences de ruines antiques et une pyramide qui renvoie aux mastabas égyptiens.

Élévations sans la végétation

Ces élévations permettent de percevoir parfaitement le déploiement horizontal de l'architecture, épousant la colline à la manière des jardins étagés du domaine originel. « La volonté de faire disparaître les constructions dans la verdure m'incita à l'étaler comme un lézard au soleil » (Michel Marot).

Travaux de terrassement et de fondation du bâtiments 5.
L'ancien jardin a disparu mais l'architecte conserve la distribution en terrasses des différentes surfaces. L'architecture se déploiera à l'horizontale utilisant les terrasses anciennes surélevées de quelques mètres pour y loger des ateliers.

Le bâtiment 5 occupe l’extrémité sud du domaine de la Villa Arson, c'est le gradin le plus bas de l'ensemble architectural.
Sur cette image on voit que les dimensions du bâtiment sont conditionnées par la topographie de la colline et par la végétation préexistante.

Labyrinthe à l'entrée de la terrasse du bâtiment 5 et mastaba vus depuis la proue des terrasses du bâtiment 4

Construction des plafonds, piliers et résille en béton avant la pose des caissons caractéristiques du lieu.

Les panneaux sont composés manuellement au sol dans un coffrage en bois puis relevés et plaqués sur la structure.

Au premier plan, coulage de la dalle de la terrasses du bâtiment 5. Puis, le chantier de coffrage des éléments du labyrinthe, un mur intermédiaire du bâtiment 4 où l’on voit en creux le niveau des terrasses à venir.
Au fond l’ancienne villa en travaux.
La photo est prise du haut du mastaba.

Travaux d'étanchéité avant la pose du dallage.
Le puits de lumière au premier plan est directement inspiré des mastabas égyptiens. Il assure l’éclairage zénithal de l’étage en dessous.

Au second plan, la façade sud du bâtiment 4 évoque celle d'une forteresse par son côté massif et le crénelage qui la coiffe.
Cette impression se retrouve sur les façades est et ouest du domaine. Des renfoncements verticaux abritent les fenêtres, procédant de l'attention particulière que porte Michel Marot à la maîtrise de la lumière, tant pour la composition des volumes que pour l’habitabilité du lieu.

Labyrinthe et façades sud du bâtiment 4 vus depuis la terrasse sur les toits du bâtiment 5.

Début de la pose de Véronico, terrasse du bâtiment 5

Pose de Véronico, terrasse du bâtiment 5

Véronico posés sur la terrasse du bâtiment 5

Au premier plan un ensemble de volumes en béton brut au motif strié constituent un labyrinthe. Les lames horizontales et rectangulaires qui rythment la composition difractent la lumière pour les éclairages zénithaux enchâssés dans chaque volume.
Au second plan, une forme pyramidale à ciel ouvert directement inspirée des mastabas égyptiens assure le passage de la lumière pour l’étage en-dessous.
Enfin, le pourtour de la terrasse ménage des fenêtres qui, inspirées de la forme des sheds de l’architecture industrielle pourvoient également à l’éclairage zénithal de l’étage en dessous.

Trois formes d'éclairage naturel cohabitent dans cet espace : éclairage frontal et vertical en façade, éclairage zénithal horizontal implanté dans des volumes proches des sheds de l'architecture industrielle, éclairage zénithal du plafond avec des lanterneaux coiffés de pyramides transparentes.
Ici, les lanterneaux sont enchâssés dans le labyrinthe de la terrasse du bâtiment 5.

Dit « Le plateau cinéma », cet espace initialement dédié aux ateliers de décors pour le cinéma, le théâtre et la télévision marque la fin des bâtiments à l’extrémité sud du domaine. Sa hauteur sous plafond est de cinq mètres. Il accueille actuellement les étudiants de 1ère année.

L’intérieur du volume en forme de mastaba de la terrasse du bâtiment 5 est à ciel ouvert. C'est un puits de lumière, à gauche sur la photographie, autour duquel s'organise l'atelier du patio au niveau inférieur.

Atelier dit du patio au sud du bâtiment 5, c'est un atelier libre pour les étudiants.

Au premier plan, un des volumes qui constitue le labyrinthe de la terrasse du bâtiment 5.
Au second plan la façade sud du bâtiment 4 et l’escalier qui monte vers la rue centrale.
Les panneaux de galets ne sont pas encore tous jointoyés. On peut observer les différences de trames entre les panneaux en raison de leur fabrication artisanale sur place et du calibre des galets disponible.

Actuellement ateliers des étudiants en 3ème année, l'espace à gauche servait d'atelier pour le travail du bois, l'espace de droite pour la production de décoration en volume et la production de maquettes.
L'éclairage zénithal provient des lanterneaux pyramidaux enchâssés dans le labyrinthe aux aspects de ruines construit sur la terrasse.

Ancien atelier de décoration plane avec cloisons modulaires. Il est situé sous la terrasse du bâtiment 5. C’est aujourd’hui l’un des ateliers des étudiants en 2ème année.

Atelier dit du patio au sud du bâtiment 5, c'est un atelier libre pour les étudiants.

À gauche, surplombant la rue inclinée, une passerelle permet le passage entre deux terrasses. Le garde-corps est ajouré aux extrémités.
Ce détail montre comment Michel Marot joue constamment de l'interpénétration des volumes et des vides et maîtrise la lumière.
Le jeu d'imbrication de textures est exemplaire du reste du domaine : galets, béton brut de décoffrage, carreaux Véronico et carreaux de marbre au sol, rambardes en béton ou fer forgé rythmant les proportions, acajou des huisseries. Combinaisons qui toujours relancent l’observation.

Bâtiment 5, façades sud-est, place distribuant les différents ateliers

À l'extrémité sud du domaine, cet escalier longe l'est du bâtiment 5 et marque la fin du parcours vers la partie la plus basse de la Villa Arson.
Il permet de rejoindre l’allée des cyprès qui longe tout le bâtiment à l’ouest et remonte la colline jusqu’au jardin d’entrée. On peut ainsi faire une promenade qui contourne l’ensemble du domaine.

Dans de nombreux espaces, les niveaux supérieurs sont construits en porte-à-faux. L'architecture aux aspects de forteresse gagne en légèreté, la surface utile s’accroit et créant des espaces de circulation abrités de la pluie et du soleil.

Au premier plan, la descente de l’escalier qui poursuit le passage est le long du bâtiment 5.
L'agencement des textures et des volumes suit la déclinaison des thèmes qui traversent toute l'architecture : agencement subtil des volumes, pointillisme des murs de galets, béton lisse ou brut de décoffrage, présence constante du végétal.

Ce passage est une adaptation moderne de la calade, rue pavée en pente des villages provençaux.

Les élèves qui posent pour la photographie donnent une échelle au lieu.
Outre la complexité de l’agencement des volumes, le caractère labyrinthique de l'architecture est dû au fait qu’il offre presque toujours plusieurs accès pour un même lieu.

Rue traversant le bâtiment 5 sur l'axe est-ouest. Ce passage est une adaptation moderne de la calade, rue pavée en pente des villages provençaux.

Au premier plan, la rambarde qui borde la terrasses accueille les fenêtres, éclairage zénithal des ateliers en dessous.
Le passage descendant est la continuation, sur le côté ouest, de la rue centrale qui traverse plus haut le bâtiment 4.

Un ensemble de volumes en béton brut au motif strié constitue un labyrinthe où se trouve l’accès à la terrasse inférieure.

Terrasse du bâtiment 5 et façade sud du bâtiment 4

Les lanterneaux dits « pyramidions » placés au fond des structures en béton strié éclairent l’étage au dessous. Les lames rectangulaires horizontales captent et reflètent la lumière venant du sud.

L'éclairage provenant des caissons du plafond mêle lumière naturelle et artificielle.
Les caissons de grande taille sont des puits de lumière enchâssés dans le labyrinthe édifié sur la terrasse au-dessus.
Ceux de petites tailles abritent des globes en verre blanc opaque qui habillent des ampoules standards.

La lumière naturelle qui traverse les caissons de grande taille du plafond est diffractée par une lame verticale. On aperçoit les globes dans les caissons plus petits qui diffusent une lumière artificielle.

Les globes en verre blanc opaque au fond des alvéoles des plafonds. Ils ont été retirés par la suite pour faire place à des rampes de néons.

L’extrémité du domaine, avec les bâtiments 4 et 5 ceinturés de végétation.
On distingue la fin de l'Allée des Cyprès et le passage qui la prolonge où trois statues néo-classiques sont placées dans des niches.
L'ensemble donne l'impression d'une forteresse qui paradoxalement se fait discrète.

Le feuillage de la cime des arbres se mêle au motif des galets. « Ces galets devaient devenir comme le pointillisme des feuilles, car il fallait faire disparaître les façades... Tout cela était le fruit de mes recherches sur la peau et sur la couleur. […] Le promontoire de la Villa Arson était une masse arborée qu'il fallait conserver face à la densification urbaine galopante. Il fallait donc fondre la matière des murs dans celle des feuillages. En la revêtant de galets du Var, il s'agissait également de rester fidèle aux matériaux de la région, à son histoire minérale, et [de] faire un lieu où l'architecture n'empiéterait pas sur l'urbanisme. J'aurais préféré des galets un peu moins gris mais j'avoue qu'ils se sont réchauffés avec la poussière du temps » (Michel Marot).

Entre les ateliers dits de scénographie et de sculpture, un escalier prolonge la rue semi-couverte du bâtiment 4 vers les terrasses du bâtiment 5.

Crédits : histoire

Direction
Jean-Pierre Simon

Responsable du projet
Cédric Moris Kelly

Questions juridiques
Alain Avena

Numérisation
Sous la conduite de Patrick Aubouin

Rédaction
Patrick Aubouin
Cédric Moris Kelly

Traduction
Claire Bernstein

Versement dans l'interface Google Cultural Institute
Cédric Moris Kelly

La capture des espaces par l'équipe Google Street View a été rendue possible grâce à la mobilisation des équipes techniques de la Villa Arson :

Accueil, surveillance & maintenance
Joël Jauny

Accueil, surveillance intendance & hébergement
Isabelle Clausse
Dave Dhurmajee
Marlène Lebrusq
Jean-Pierre Vitry

Service technique / Bâtiments
Jean-Paul Carpentier
Gérard Maria
Pascal Rigaux
Michel Serve

Jardins
Patrice Lorho
Pascal Pujol
Kévin Serviole

Merci à Michel Marot pour la gracieuse autorisation d’utiliser le fonds d’archives Marot Tremblot Architecture (MTA)

Avec le support du Ministère de la Culture et de la Communication et des équipes Google Street View et Google Cultural Institute

Remerciements : tous les supports
Il peut arriver que l'histoire présentée ait été créée par un tiers indépendant et qu'elle ne reflète pas toujours la ligne directrice des institutions, répertoriées ci-dessous, qui ont fourni le contenu.
Accueil
Explorer
À proximité
Profil