VISITE GUIDÉE DE LYON AINAY

Historical Cities

Parcours du quartier Ainay au sein du secteur Unesco de Lyon, France

LE QUARTIER D'AINAY

Ainay est la partie sud de la Presqu'Ile de Lyon. L'histoire de la Presqu'Ile démarre avec la fondation de Lugdunumm en 43 av. J.-C. : le bourg celtique de 'Condate' au Nord et les 'Canabae', quartier artisanal et commerçant au Sud. La navigation sur la Saône et le Rhône permettait de nombreux échanges avec d'autres régions et d'autres pays.

Beaucoup de transformations eurent lieu sur la Presqu'Ile aux XVIIIème et XIXème siècles : la plus importante a été son extension vers le Sud avec la grande digue de Michel PERRACHE en 1775. Ensuite, ce secteur a été balisé de quais, transformés entre 1858 et 1865 en digues pour se protéger des crues.

OFFICE DE TOURISME

Bienvenue pour la visite du quartier d'Ainay, situé au Sud de la Presqu'Ile au sein du secteur Unesco. C'est un quartier plus calme avec moins de commerces qu'au Nord de la place Bellecour. Il s'est définitivement organisé dans sa configuration actuelle au début du XIXe siècle. C'est le lieu traditionnel d'habitation des grandes familles lyonnaises. A partir des bâtiments de l'Office de Tourisme, longez le bassin proche et dirigez vous vers le Sud, rue Auguste Comte.

RUE AUGUSTE COMTE

Le nom du philosophe a été donné à cette rue en 1905 à l'occasion de la séparation de l'Eglise et de l'Etat, il remplace celui de Saint-Joseph. Il s'agit d'une rue très commerçante, principalement dédiée aux antiquaires. Arrêtez-vous à l'hôtel de Varey au 2, propriété construite par l'architecte Toussaint Loyer en 1758 pour la famille Dervieu, seigneurs de Villard et de Varey, conseillers à la cour des monnaies de Lyon. Admirez ensuite l'immeuble du n°7 : façade, balcon, ferronneries. Après, prenez la rue François Dauphin sur votre gauche.

RUE FRANCOIS DAUPHIN

Cette rue du XVIIe siècle porte depuis 1838 le nom du fils de François Ier. L'histoire dit qu'il fut empoisonné par un seigneur de sa suite, le comte de Montecuccoli, écartelé non loin de là. Elle s'est appelée aussi rue de la Sphère (jeu de Paume des romains). Observez les maisons anciennes de cette rue en marchant en direction de la rue de la Charité, dont l'immeuble au n°11, ancien hôtel de l'Intendance du XVIIe siècle avec un bel escalier à double volée dans la cour-jardin.

RUE DE LA CHARITÉ

Prenez à droite vers le Sud la rue de la Charité jusqu'à la rue Sala. La rue de la Charité prit son nom au XVIIe siècle après la création de l'hôpital de la Charité situé sur la place Antonin Poncet dont seul le clocher subsiste aujourd'hui. Elle fut prolongée en 1728 et 1772 et a subi peu de transformations malgré des projets d'alignement au XIXe siècle. Beaucoup de maisons de l'Ancien Régime sont en effet encore présentes et seule la partie entre la rue Sala et la place Bellecour est moderne. Tournez ensuite vers l'Ouest à droite rue Sala.

IMMEUBLE DU NOUVELLISTE, 12 RUE DE LA CHARITÉ

Cet immeuble accueillait le journal "Nouvelliste" qui a disparu à la Libération pour avoir continué de paraître sous l'occupation allemande. Pendant plus de 80 ans, il était le porte-drapeau de la droite bourgeoise et catholique, face au Progrès, laïque et anticlérical. Locaux et imprimerie furent rue François Dauphin jusqu'en 1890, mais en raison du manque de place, un immeuble fut construit par Malaval rue de la Charité en détruisant des constructions basses. Façade ornée intéressante. Statue importante de Jeanne d’Arc.

RUE SALA

C'est un des plus vieux axes de communication du quartier, sûrement sur un tracé gallo-romain. La rue tire son nom de François Sala de Montjustin, mari de Claudine Laurencin veuve de Du Peyrat, qui mit en place au XVIe siècle, après Du Peyrat, un petit quartier d'habitation nommé Villeneuve le Plat, dans le secteur à l'Ouest de la place Bellecour. C'était le début de la constitution du quartier d'Ainay actuel. La rue fut ouverte en 1504. Continuez votre visite jusqu'à la rue Auguste Comte.

IMMEUBLE 42 RUE SALA

Exemple d'immeuble XIXe parmi tous ceux du Nord de la rue Sala. Il possède une cour privée et fermée dite "cour des fainéants" qui traboule avec le 29 rue Sainte-Hélène. L’origine de cette cour est attribuée à un certain Mr Nant qui l’aurait bâtie en 1840 et aurait gravé sur un des murs : « L’industrie et l’art ont changé mon destin : cour des fainéants j’étais, cour des diligents je suis devenue ». Son nom ferait référence aux artistes présents sur les lieux.

MAISON DITTMAR

Reprenez la rue Auguste Comte vers le Nord à droite, mais arrêtez vous devant la Maison Dittmar au n°20 : maison construite par V. Farges en 1831, pour la veuve Dittmar. Bel exemple des immeubles de faible hauteur réservés à une clientèle bourgeoise. De moins en moins de décors, tout en restant répétitif, disparition de l'étage attique, chaque locataire a ainsi un appartement particulier à chaque étage. Entresol, escalier à la française.

ÉGLISE SAINT-FRANÇOIS DE SALES

Construite à partir de 1803, cette église de style néoclassique se trouve sur l'emplacement du couvent des Filles Pénitentes. En 1807, l'église fut agrandie d'une nef à la place de l'ancienne chapelle Sainte-Madeleine et c'est l'architecte Claude-Anthelme Benoit qui termina la construction vers 1835. On lui doit la belle coupole. L'intérieur de l'église est entièrement peint et accueille des peintures d'Alexandre Denuelle et des fresques de Louis Janmot sur la coupole. L'église abrite des orgues de 1880 réalisées par le facteur Aristide Cavaillé-Coll. Ils furent utilisés par le grand organiste compositeur Charles Marie Widor, né à Lyon en 1844. Reprenez ensuite la rue François Dauphin à gauche vers l'Ouest.

RUE VICTOR HUGO

Prenez après à gauche vers le Sud la rue Victor Hugo : elle fut imaginée par Perrache dès la fin du XVIIIe siècle et développée au XIXe siècle avec l'arrivée du chemin de fer pour assurer la liaison entre la place Bellecour et la gare Perrache. Anciennement rue Bourbon, elle porte le nom de l'illustre auteur depuis 1885. Les immeubles côté place Bellecour sont les plus récents, contrairement à ceux côté place Carnot qui datent du début du XIXe siècle, entre 1817 et 1843. Cette rue était très à la mode au XIXe siècle grâce aux immeubles bourgeois de luxe inédit, sa largeur et sa proximité avec les places et les lieux de promenades. Au passage, remarquez l'immeuble au n°14 et son encadrement des baies et sa porte.

RUE SALA

Tournez à droite rue Sala. Cette rue fut ouverte au XVIe siècle par Claudine Laurencin, épouse de François Sala de Montjustin et garda définitivement le nom de rue Sala en 1743. C'est une belle rue où se trouvait au XVIIIe siècle un certain nombre de couvents et monastères : par exemple, les n° 26 et 28 correspondent à une partie de l'emplacement du monastère de la Visitation, les n° 20 et 22 sont les bâtiments de l'abbaye Saint-Claire.

RUE BOISSAC

Vous passez maintenant devant la rue Boissac sur votre droite. Il s'agit de la seule rue du XVIIe siècle demeurée pratiquement intacte dans l'arrondissement : l'alignement et le prolongement prévus au XIXe ne furent jamais réalisés. Allez jusqu’au n°8 : vous êtes face à l'hôtel de Fleurieu Claret de la Tourette. La façade n'a pas été modifiée depuis sa création. Pour continuer la visite, reprenez la rue Sala.

RUE SAINT-FRANÇOIS DE SALES

Cette rue du XVIIe siècle porte le nom de Saint-François de Sales qui était le fondateur du couvent de la Visitation de Bellecour en 1615. Il y est mort en 1622, mais Lyon ne conserva que son coeur, car son corps avait été réclamé par la Savoie dont il était originaire.

RUE SAINTE-HÉLÈNE

Prenez à gauche vers l'Est la rue Sainte-Hélène. Cette dernière était la mère de l'empereur Constantin Le Grand. Chrétienne, on raconte qu'elle convainquit son fils d'adopter le christianisme. La rue mène au quai Gailleton et se termine par la place Gailleton ornée de la statue du maire de Lyon (1881-1900). Arrêtez-vous en particulier devant les immeubles du n°34 et du n°35.

PLACE GAILLETON

Créée par l'ingénieur Perrache, la place Gailleton est bordée au Nord et au Sud par des façades néoclassiques du XVIIIe siècle. Elle met à l'honneur le maire Antoine Gailleton (1881-1900), pour qui un monument fut créé en 1913. La place a été réaménagée en 2002 avec l'ajout de verdure, d'une fontaine et de jeux de lumière. Continuez par la rue Fleurieu pour arriver face au musée des Tissus.

RUE DE FLEURIEU

Cette rue est dédiée à la famille de Fleurieu et en particulier Charles Pierre Claret de Fleurieu, marin. Le mur sur le coté Est de cette voie est un reste de l'ancien rempart de la ville au Moyen Age qui donnait sur un bras du Rhône. Continuez pour arriver face au musée des Tissus, rue de la Charité.

MUSÉE DES TISSUS

Vous arrivez face au n° 34 de la Charité, ancien hôtel de Villeroy, famille lyonnaise très connue au XVIIe siècle. François-Anne de Villeroy était gouverneur du Lyonnais, du Beaujolais et du Forez jusqu'à la Révolution. L'hôtel fut construit à partir de 1730 pour Claude Bertaud, 'voyer' de la ville et loué dès 1746 au gouverneur. Il appartient depuis 1946 à la CCI de Lyon. Il accueille le Musée des Tissus dont les collections de plus de 3 millions de pièces représentent l'histoire du textile depuis l'antiquité jusqu'à nos jours mettant l'accent principalement sur le tissé et les soieries lyonnaises du XVIIe au XXe siècles. Continuez vers la droite en direction du Nord.

MUSÉE DES ARTS DÉCORATIFS

Sur votre gauche au n°30, vous passez devant l'ancien hôtel de Lacroix-Laval (Jean de Lacroix-Laval fut maire de Lyon de 1826 à 1830) qui appartient à la CCI depuis 1925. Il a été construit par Jacques Germain Soufflot en 1739 avec une architecture sobre, avec peu de décor. Il héberge le Musée des Arts Décoratifs (entrée par le 34 rue de la Charité). Il est principalement dédié aux décors de la vie aristocratique au XVIIIe siècle : décoration, meubles, tapisseries, faïences, porcelaines, objets d'art, armes, ... Continuez jusqu'à la rue Sainte-Hélène et prenez à gauche.

HÔTEL DE CUZIEU, 30 RUE SAINTE-HÉLÈNE

A votre gauche, l'hôtel de Cuzieu est remarquable par son portail, sa façade et son grand escalier. Il date du XVIIIe siècle et est inscrit au monuments historiques depuis 1982. Allez ensuite jusqu'à la rue Victor Hugo et tournez à gauche.

RUE VICTOR HUGO

Reprenez la rue Victor Hugo vers le Sud, axe piétonnier et commerçant bordé d'immeubles bourgeois, jusqu'à la place Ampère.

RUE DES REMPARTS D'AINAY

Sur votre gauche, la rue des Remparts d'Ainay, du début XIXe, à l'emplacement des remparts de la ville.

PLACE AMPÈRE

Sur votre droite, la place Ampère, ornée d'une fontaine placée autour d'une statue en bronze du physicien lyonnais André-Marie Ampère (1775-1836) réalisée par le sculpteur Charles Textor. La place est au centre du quartier d'Ainay qui a abrité les familles des plus grandes dynasties lyonnaises. Admirez au passage la façade de l'immeuble au n°8, décor et ferronnerie.

RUE VICTOR HUGO

Continuez rue Victor Hugo en remarquant l'immeuble du n°50 (façade, encadrement de la porte, …) et la Maison Maurix au n°52, jusqu'à la place Carnot au Sud.

PLACE CARNOT

Cette place rectangulaire dont le dessin remonte au projet de Perrache est liée à la création de la gare. Elle porte le nom du Président Sadi Carnot. On y trouve un jardin public au centre réaménagé lors de l'ouverture de la ligne de métro A, et une statue de la République érigée pour le centenaire de la Révolution française, debout sur un fût de 11 mètres de haut et tenant un rameau d'olivier. Un ensemble d'immeubles bourgeois borde la place et présente de belles façades ornées. La place fut malheureusement amputée au Sud lors de la construction du Centre d'échange de Perrache.

IMMEUBLES COTÉ NORD, PLACE CARNOT

Au Nord de la place, détaillez l'immeuble au n°4 : ferronnerie sur la façade blanche, décor des baies sur les façades place Carnot et rue Victor Hugo. Observez aussi l'immeuble au n°6 : réalisé par Gaspard George en 1857 pour le baron Dubord, actionnaire dans les carrières du Midi. Il s'agit d'un immeuble de loyer, mais à la prestance d'un hôtel particulier avec sa porte cochère qui conduit à une cour avec écuries et escaliers secondaires et ses balcons de la travée axiale qui renforcent la hiérarchie de la façade et du décor.

IMMEUBLES COTÉ SUD ET OUEST, PLACE CARNOT

Au Sud de la place, remarquez l'immeuble au n°15 : décor de façade, balcons, travée centrale mise en valeur et hiérarchie avec les balcons de plus en plus petits. Détaillez aussi l'immeuble du n°16 : réalisé par Bissuel en 1881 avec l'aide du sculpteur J. Brunel, formes habituelles pour le soubassement et la travée centrale, mais rythmique des baies plus originale pour l'époque et de style néo-renaissance, cariatides. Terminez du coté Ouest par le bâtiment de la faculté catholique de Lyon au n°19, qui a longtemps accueilli la caserne Bissuel, siège de l'autorité militaire.

RUE HENRI IV

Le roi Henri IV est venu à Lyon en 1564 avec Charles IX, en 1595 après le rattachement de la ville, puis pour son mariage à la cathédrale Saint-Jean avec Marie de Médicis en 1600 : cette rue du XIXe siècle lui rend hommage. Détaillez les immeubles du XIXe et en particulier celui du n°14. Arrêtez-vous avant à la chapelle de l'Adoration au n°12.

CHAPELLE DE L'ADORATION

Cette chapelle, à la majestueuse façade avec une grande rose et les entrées décalées sur les cotés, au 12 rue Henri IV est dédiée à Paul Couturier. Elle fut érigée pour les soeurs de l'Adoration en 1877. Les prières se font désormais dans la crypte de la chapelle. Continuez jusqu'à la rue Bourgelat à gauche.

RUE BOURGELAT

Cette rue s'est aussi appelée rue du Manège. Claude Bourgelat est né à Lyon en 1712. Après une carrière d’avocat, il a consacré sa vie aux chevaux, d’abord directeur de l’académie d’équitation, il fonda la première école vétérinaire du monde en 1762 à la Guillotière. Cette école se trouve maintenant à Marcy l’Etoile mais elle a aussi occupé les magnifiques bâtiments du quai Chauveau qui abritent maintenant le Conservatoire National Supérieur de Musique. Arrêtez vous au n°19 de la rue Bourgelat : l'entrée de garage peinte évoque un plan de Lyon au XVIIIe siècle. Remarquez aussi l'Hôtel Meyrieux au n°17, bel hôtel particulier qui est le siège historique de la Fondation Marcel Meyrieux.

BASILIQUE SAINT-MARTIN D'AINAY

L'abbaye romane bénédictine d'Ainay apparaît dans les textes au IXe siècle. A la fin du XIe siècle est construit le clocher-porche. L'époque gothique est représentée par la construction, au XVe siècle, de la chapelle Saint-Michel. Elle fut restaurée sous l'Empire par les architectes J. Pollet, C.-A. Benoit et C.-A. Questel. Sur la façade principale, les murs sont décorés de briques rouges et blanches et le troisième étage est orné d'une grande croix grecque avec des incrustations.

INTÉRIEUR DE LA BASILIQUE SAINT-MARTIN D'AINAY

Début XIIe, on rajoute les trois nefs à double colonnade, le transept voûté de berceaux plein cintre et les puissantes colonnes de la croisée en syénite d'Egypte et la grande abside semi-circulaire. En sortant, prenez ensuite la rue d'Enghien.

RUE D'ENGHIEN

Cette rue du début XIXe porte le nom du duc d'Enghien, Louis-Antoine-Henri de Condé, né à Chantilly en 1772 et fusillé sur ordre de Bonaparte en 1804. Beaux immeubles alignés XIXe et début XXe siècle. Admirez le bâtiment de la mairie du 2e au n°2.

MAIRIE DE LYON 2E

Cet édifice est un ancien hôtel particulier construit par Clair Tisseur et transformé par Hirsch en 1893. Ancien hôtel de la Compagnie des forges de Bessèges et Terrenoire. Arrêtez-vous après au niveau de la rue Franklin sur votre droite.

RUE FRANKLIN

La rue doit son nom à Benjamin Franklin, homme d'Etat, physicien, philosophe et publiciste américain, né à Boston en 1706. Cette rue a aussi porté le nom de rue de la Reine et de la Concorde au XIXe siècle. Statue d'angle. Observez l'immeuble du n°10 : sur l'encadrement de la porte, vous trouverez les visages de Louise Labé et Philibert de L'Orme. Reprenez la rue d'Enghien et tournez à droite rue de Castries.

RUE DE CASTRIES

Cette rue début XIXe, qui donne sur la Saône, est dédiée au duc Augustin de Castries, lieutenant général du roi dans les provinces du Lyonnais, du Forez et du Beaujolais en 1787. Maisons XIXe avec belles façades et portes remarquables. Arrêtez-vous au n°10.

MAISON GAILLARD, 10 RUE DE CASTRIES

Maison Gaillard où vécut le poète Victor de Laprade, mort en 1883, d'architecture remarquable : beau modèle d'encadrements lisses qui se prolongent sous le bandeau par deux consoles moulurées, escalier dans une tourelle sur cour pour laisser le plus d'espace possible aux appartements ; tourelle en maçonnerie de plan ovale ; départ de l'escalier à l'anglaise et volée dansante (un escalier est dit à l'anglaise quand on voit les extrémités des marches, car elles peuvent se soutenir toutes seules ; dans un escalier à la française, elles sont cachées et maintenues dans un limon). Dirigez-vous vers le quai et la Saône.

QUAI MARÉCHAL JOFFRE

Ce quai, relativement court et qui s'est appelé auparavant quai d'Occident, a été réalisé à partir de 1820. Il est dédié depuis 1931 au maréchal Joseph Joffre, commandant en chef des armées françaises de 1914 à 1918 et vainqueur de la bataille de la Marne. Il est bordé de très beaux immeubles donnant majestueusement sur la Saône. Remontez le quai vers le Nord pour poursuivre la visite.

IMMEUBLE 5 QUAI MARÉCHAL JOFFRE

Très bel immeuble construit par Louis Rogniat en 1897. Admirez les décors, la porte, les consoles et les balcons.

IMMEUBLES 2-3 QUAI MARÉCHAL JOFFRE

Immeubles XIXe majestueux avec de grandes portes, des fenêtres à chapiteaux, des baies en façades et couronnements.

IMMEUBLE 1 QUAI MARÉCHAL JOFFRE

Immeuble avec belle façade et porte remarquable ; au 2e étage balcon filant et baies avec couronnements triangulaire ou en plein cintre.

VOÛTE D'AINAY

Située entre le square Janmot et la place d'Ainay, la voûte d'Ainay est l'ancienne porte d'enceinte de l'abbaye qui donnait sur un port au Moyen-Age. Elle a été reconstruite dans son état actuel au milieu du XVIIIe siècle.

PLACE D'AINAY

Cette place aux maisons anciennes n'est en fait qu'un relativement court élargissement en 'T' de la rue de l'Abbaye d'Ainay, juste en face de l'abbaye. Jusqu'à la fin du XVIIIe siècle, ce lieu était une ile qui s'est petit à petit rattachée à la Presqu'Ile.

RUE VAUBECOUR

Cette rue a été créée sur les terrains cédés par l'abbé d'Ainay en 1728 et communique avec le quai par la voûte d'Ainay (XVIIIe) sur l'emplacement d'une ancienne porte du rempart de l'abbaye qui donnait sur l'ancien pont d'Ainay. La rue doit son nom à Haussonville de Vaubecour, abbé qui vendit en 1728 des terrains en vue d'une opération immobilière et pour l'ouverture de cette rue. Elle a d'abord porté le nom de Saint-Martin. Suivez la direction du Nord et l'allée de maisons XIXe jusqu'à la place Antoine Vollon.

PLACE ANTOINE VOLLON

Datant de 1728 et anciennement place Saint-Michel, elle est dédiée au peintre lyonnais de natures mortes né à Lyon en 1833 au numéro 4 de la place. Elle est ornée d'une jolie fontaine à angelots avec bassin datant de 1857, due à Lanfrey et Baud. Admirez la façade de l'immeuble au n°2 : dessin majestueux, soubassement, baies. Prenez ensuite la rue Guynemer à gauche, en retournant en direction de la Saône.

RUE GUYNEMER

Appelée auparavant Sainte-Claire, du nom d'un couvent de religieuses, cette rue ancienne fut dédiée en 1917 au célèbre aviateur Georges Guynemer (1894-1917). Prenez la rue Joannes Drevet pour arriver sur le quai Tilsitt.

RUE JOANNES DREVET

Courte rue du VIIe siècle d'abord appelée Sainte-Colombe puis dédiée en 1942 à Jean-Baptiste Drevet dit Joannès qui était peintre et aquafortiste (1854-1940). Son atelier se trouvait dans cette rue. Tournez sur le quai à droite vers le Nord.

QUAI TILSITT

Anciennement quai de l'Arsenal réalisé en 1828, il prit son nom actuel en 1868 et rappelle le traité conclu entre Napoléon et le Tsar Alexandre Ier en 1807. Tilsitt était une petite ville de Prusse orientale. En remontant la Saône, découvrez de beaux édifices jusqu'à la rue Antoine de Saint Exupéry, en commençant par l'immeuble du n°21 puis l'immeuble Louvier à l'angle Nord du quai et de la rue Clotilde Bizolon.

LOTISSEMENT DUGAS ET PITRAT

Après la création du quai Tilsitt en 1828, une opération immobilière a été lancée et le secteur a été divisé en seize lots. Le 17 juillet 1830, M. Pitrat et V. Robichon ont acquéri la masse comprise entre les rues Sala, du Plat, Bizolon et le quai. En échange de la vente, ils devaient réaliser une ligne entière de maisons uniformes dans le prolongement de l'entrepôt des sels projeté par L.-P. Baltard.

PASSERELLE ABBÉ PAUL COUTURIER

Construite en 1853, reconstruite en 1944 et enfin rénovée en 1996, elle relie le quartier d'Ainay au quartier Saint-Georges. Anciennement appelée Saint-Georges, elle porte depuis 2003 le nom de Paul Couturier, abbé (1881-1953), enseignant pendant 40 ans à l'école des Chartreux et pionnier de l'oecuménisme. Sur l'autre rive, vous pouvez apercevoir l'église Saint-Georges réalisée par l'architecte Bossan en 1844.

HÔTEL DE VIRIEUX, 14 QUAI TILSITT

Immeuble réalisé par Claude-Anthelme Benoit de 1864 à 1866. L'architecte avait proposé une composition équilibrée avec un travail de la pierre bien maîtrisé. Observez le contour des baies et les décors sculptés.

GRANDE SYNAGOGUE, 13 QUAI TILSITT

Réalisée par l'architecte Abraham Hirsch en 1863 dans un style néo-byzantin, la grande synagogue est inscrite à l'inventaire des monuments historiques. Elle est construite à l'emplacement de l'ancien arsenal de Lyon, construit sous François 1er en 1536 et détruit en 1793. La synagogue est divisée en 2 bâtiments, le premier donnant sur le quai de 160 m2 avec sa belle façade, et l'autre en retrait de 550 m2.

RUE ANTOINE DE SAINT EXUPÉRY

Cette rue du XIXe siècle était appelée rue Louis-Anne-Alphonse Fochier et est dédiée depuis 2000 au célèbre auteur et aviateur Antoine de Saint-Exupéry (1900-1944) né à Lyon au numéro 9 de cette rue. Place Bellecour, une statue du Petit Prince fut installée pour rendre hommage à l'écrivain. Longez la rue et découvrez les immeubles comme celui du n°7, inscrit comme monument historique. Continuez sur le même trottoir.

PLACE BELLECOUR

Sur ce coté Sud de la place, avant de vous retrouver à nouveau vers les bâtiments de l'Office de Tourisme du Grand Lyon sur le terre-plein de la place, observez les immeubles des n° 31, 30bis, 30, 28, 27 et 26, tous inscrits comme monuments historiques. La visite se termine et nous vous remercions de l'intérêt que vous avez porté à ce parcours.

Remerciements : tous les supports
Il peut arriver que l'histoire présentée ait été créée par un tiers indépendant et qu'elle ne reflète pas toujours la ligne directrice des institutions, répertoriées ci-dessous, qui ont fourni le contenu.
Traduire avec Google
Accueil
Explorer
À proximité
Profil