VISITE GUIDÉE DE LYON SAINT-JUST SAINT-IRÉNÉE

Historical Cities

Parcours des quartiers Saint-Just et Saint-Irénée au sein de la colline de Fourvière, partie est du secteur Unesco de Lyon, France

LES QUARTIERS DE SAINT-JUST ET SAINT-IRÉNÉE

Le haut de la colline est divisé en trois principaux quartiers : Fourvière, Saint-Just et Saint-Irénée, auxquels on peut rajouter Montauban. Les lieux permettent de trouver d'abord des monuments de l'époque romaine avec un parc archéologique et un musée gallo-romain, mais aussi des monuments religieux des XVIème et XVIIIème siècles ainsi que plusieurs églises, un calvaire et une basilique. C'est la raison qui a fait appeler la colline de Fourvière 'la colline qui prie'.

Cette colline est en 43 av. J.-C. le lieu de naissance de la colonie romaine qui, petit à petit, sest développée vers la Saône et la Presqu’Ile.

Il subsiste aussi quelques maisons médiévales et des rues étroites du bourg du Moyen-âge, vers la partie haute (Ouest) de la rue des Macchabées.

L’implantation de couvents du XVIème au XVIIIème siècles permet de proposer un nombre intéressant de monuments attachés à la colline qui prie.

RUE DE TRION

Après avoir pris le funiculaire depuis la station Vieux-Lyon, vous arrivez à la station Saint-Just et vous commencez la visite en descendant la rue de Trion, trottoir de gauche, vers son prolongement la rue des Farges. C'est la deuxième 'grande rue' de Saint-Just et elle était nommée ainsi en 1763. Elle reprend sans aucun doute un tracé de l'époque gallo-romaine. Elle s'est appelée carriera de Trionz, charrière des Hautes Verchères, charrière du pont-Levis.Le nom actuel viendrait de la localisation de trois fontaines romaines dans le secteur. Continuez ensuite tout droit et rendez-vous devant la fontaine au niveau de la montée du Télégraphe.

FONTAINE, RUE DE TRION

La fontaine en pierres calcaires d'inspiration gallo-romaine dite de Trion ou Pompe de la rue des Farges, au niveau du 8 de la rue de Trion, a été installée en 1836, et était prévue pour fournir en eau le quartier. Elle a été dessinée par l'architecte René Dardel qui a aussi créé la fontaine de la place Saint-Jean.

VESTIGES DES FORTIFICATIONS DE LYON

Datant du XIVe siècle et du XIXe siècle, on trouve au bas de la montée du Télégraphe un fragment du rempart de la Retraite à gauche ainsi que le mur d'enceinte construit entre 1842 et 1848 à droite, dans le cadre des travaux de fortification de Lyon par le général Rohault de Fleury. Prenez ensuite la montée du Télégraphe en montant direction nord-ouest.

MONTÉE DU TÉLÉGRAPHE

Cette montée relie la rue des Farges à la rue Roger Radisson. Il s'agit d'une partie du chemin de ronde qui longeait le rempart de l'enceinte de Lyon construite entre la porte Saint-Georges et le chateau de Pierre-Scize, correspondant à la partie dite 'la Retraite'. Le nom de cette montée vient du télégraphe Chappe ayant permis la liaison optique de messages entre Paris et Lyon de 1807 à 1852.Plus loin en montant, une porte donne accès sur la droite à un escalier qui monte aux jardins de la Visitation.

JARDINS DE LA VISITATION

Vous êtes au sein des jardins de la Visitation qui ont été dessinés selon un tracé régulier et constituent l'image de petits jardins à la française. Ils sont reliés aux sites des amphithéâtres romains par un chemin boisé. Tournez ensuite à droite pour vous rendre devant l'ancien monastère de la Visitation.

ANCIEN MONASTÈRE DE LA VISITATION

Les soeurs de l'ordre de la Visitation, créé en 1610 par François de Sales, s'installent à Lyon en 1615. Elles acquièrent le terrain actuel en 1850 à la communauté des Carmélites. L'architecte Pierre Bossan est choisi pour le projet du couvent. Les fondations du bâtiment sont posées en 1854. La communauté investit les lieux en 1856 alors que les bâtiments ne sont achevés que deux ans plus tard. Le lieu fait désormais partie d'une très belle réalisation immobilière qui conserve le bâtiment et intégre le Fourvière Hôtel. Pour continuer la visite, sortez au Nord par le portail de la rue Roger Radisson et prenez la rue Pauline-Marie Jaricot en face.

RUE PAULINE MARIE JARICOT

Vous vous trouvez actuellement dans la rue Pauline-Marie Jaricot (1799-1862). Elle était la fondatrice de la Propagation de la Foi, du Rosaire Vivant et de l'Oeuvre des Ouvriers. Son nom a en fait remplacé l'appellation précédente, si parlante, de "rue des Quatre-Vents". Avancez dans cette rue, et arrêtez vous au niveau des façades peintes en trompe l'oeil de la Résidence de la Sarra sur votre droite à l'Est.

MUR PEINT DE LA SARRA

En continuant à avancer rue Pauline-Marie Jaricot, vous pourrez observer en son milieu, coté Est la résidence de la Sarra par la SACVL (Société Anonyme de Construction de la Ville de Lyon) dont les trois principales façades en U montrent un mur peint de 3.000 m2, le plus grand trompe l'oeil d'Europe réalisé en 2003 par le leader mondial des murs peints, qui est lyonnais : CitéCréation. Vous pouvez ensuite reprendre la rue Pauline-Marie Jaricot en direction du Nord. Continuez jusqu'au bout de la rue : vous y trouverez sur la droite à l'Est un accès au Parc des Hauteurs vers Fourvière.

ACCÈS AU PARC DES HAUTEURS VERS FOURVIÈRE

Vers la fin de la rue Pauline-Marie Jaricot, en vous tournant vers l'Est, vous vous trouvez en face d'une des entrées du Parc des Hauteurs en direction de Fourvière, dite chemin du Viaduc. Pour continuer la visite, repartez de l'autre coté vers le Nord-Est et longez le mur du cimetière de Loyasse pour vous retrouver plus loin devant l'entrée de ce même cimetière, sur votre droite.

BÂTIMENTS DU CIMETIÈRE

En face de l'entrée du cimetière de Loyasse, vous pouvez observer les arcades qui abritaient autrefois le terminus du tramway circulant entre Loyasse, Fourvière (pied de la tour métallique) et Saint-Paul, en service de 1900 à 1937. Vous remarquerez à l'angle de rue un bâtiment en pierres blanches : ce bâtiment était au départ une chapelle funéraire, mais n'aurait jamais fonctionné comme tel. C'est actuellement, au niveau inférieur, un caveau provisoire. Sa date de construction pourrait être estimée au début du XXe siècle. En vous tournant plus à gauche vers le Nord-Ouest, vous êtes alors devant l'entrée du cimetière de Loyasse.

CIMETIÈRE DE LOYASSE

C’est le plus ancien de Lyon, substitué aux vieux cimetières paroissiaux d'avant la Révolution, ouvert en 1808. Pendant plus d'un siècle, il fit figure de cimetière de la bourgeoisie lyonnaise et il en garde encore la marque. Vous n'y trouverez donc pas de surabondance de sculptures. L'impression de sobriété est accentuée par l'importance de l'architecture néo-antique et de l'ornementation qui l'accompagne : temples, pyramides, cippes témoignent du prestige de l'Antiquité dans la France napoléonienne, à Lyon en particulier. Le parcours de visite continue rue Cardinal Gerlier vers le Sud-Ouest.

RUE CARDINAL GERLIER

Vous vous situez rue Cardinal Gerlier : c'est à Saint-Just qu'une nouvelle voie vit le jour, de la gare du funiculaire à la montée de Loyasse. En 1996 l'ensemble "nouvelle rue, lacets de l'ancienne montée de Loyasse et chemin de Loyasse" prend le nom de rue Cardinal Gerlier, archevêque de Lyon de 1937 à son décès en 1965. En 1993, le bas de la rue Cardinal Gerlier reçoit le nom de l'écrivain et résistant Jean Prévost. La vielle montée de Loyasse subsiste, réduite à sa partie inférieure. Allez jusqu'au croisement avec la rue Roger Radisson : vous pourrez observer des vestiges de l'aqueduc du Gier.

VESTIGES DE L'AQUEDUC DU GIER

Vous pouvez observer au début de la rue Radisson des vestiges de l'aqueduc du Gier. Ce dernier égrenait, le long de 86 km, 11 tunnels, 50 ponts et files d'arches portant le canal, et, unique en cela, 4 siphons. Il partait d'un barrage du Gier à Saint-Chamond (Loire), à 400 m d'altitude et, après passage de différentes difficultés de terrain, il pouvait acheminer 15.000 m3 d'eau courante par jour au plus haut de la ville (Fourvière). Il était le plus long des 4 aqueducs de la ville, et celui dont les structures sont les mieux conservées. Il est classé monument historique depuis mars 1912. En poursuivant la visite vous pouvez observer d'anciennes fortifications de Lyon. Au n°31 de la rue Roger Radisson, vous pourrez observer les personnages marins ornant le balcon de l'ancien restaurant des aqueducs ainsi qu'un bastion des anciennes fortifications.

ANCIENNES FORTIFICATIONS

En continuant à descendre la rue Cardinal Gerlier, vous observerez vers la partie haute quelques restes des anciennes fortifications de Lyon. En effet, une enceinte aurait protégé toute cette superficie. Le privilège d’avoir une enceinte avait déjà été octroyé à Lyon, de par son statut de colonie romaine. Cet élément de mur d'enceinte a du être construit entre 1842 et 1848, dans le cadre des travaux de fortifications de Lyon par le général Rohault de Fleury. En face de ces fortifications, plus bas, descendez la montée de Loyasse vers l'ouest.

MONTÉE DE LOYASSE

Le chemin de Loyasse, que colonisent bientôt marbriers et horticulteurs, communique depuis la fin des années 1830 avec la rue et la place de Trion par un 'chemin à lacets', logiquement baptisé 'montée de Loyasse'. C'est la ville de Lyon qui créée cette montée à la boucle unique qui se raccorde avec le chemin de Loyasse et la rue du Juge de Paix par la porte de Fourvière, grâce à une autorisation du Ministère de la Guerre pour traverser le fossé de l'enceinte de Fourvière. Ensuite, continuez la visite vers la rue et la place de Trion au nord-ouest.

RUE DE TRION

Prenez sur votre droite la rue de Trion. Cette voie remonte sans aucun doute à l'époque gallo-romaine : les propriétés riveraines ont livré des sarcophages et des monuments divers, preuve que la nécropole y était bien présente. Vous arrivez ensuite à la place de Trion.

PLACE DE TRION

La place de Trion est située au Nord-Ouest du quartier Saint-Just. Se rejoignent sur cette place la rue de Trion, le chemin de Choulans, la rue des Fossés de Trion, la rue de la Favorite et l'avenue Barthélémy Buyer. Cette place, établie au niveau de la porte de Trion démolie peu après la Révolution, s'est aussi appelée place de la Croix de Trion en pierre. C'est en 1845 que la Ville trace les contours exacts de la place de Trion, qui n'était jusqu'alors qu'un carrefour. Nous allons effectuer le tour de de cette place : arrêtez vous d'abord devant le café de la Terrasse, au début de la rue de la Favorite.

LE CAFÉ DE LA TERRASSE

Le Café de la Terrasse, toujours en activité, existe sous ce nom depuis le début du XIXe siècle. Il disposait à l'origine d'une terrasse arborée qui a été réduite par la suite pour cause d'alignement. Certains avancent qu'au début du XXe siècle des cours de chinois étaient donnés dans le bâtiment, mais ce café n'a aucun lien avec le comptoir/restaurant franco-chinois place Saint-Irénée à cette époque. Déplacez-vous ensuite vers la Fontaine de Claude sur le terre-plein au milieu de la place.

LA FONTAINE DE CLAUDE

Re-installée sur ce lieu en 1992, la fontaine se compose d'un bassin rectangualire de 3 m par 3 m, formé de grandes dalles en calcaire du Bugey et d'un pilier surmonté d'un chapiteau avec l'inscrition CLAVD(ius) AVG(ustus) qui désigne l'empereur Claude né à Lyon en 10 avant J.C. Maintenant, prenez le chemin de Choulans au sud.

CHEMIN DE CHOULANS

Vous voici sur le versant Sud-Est de la colline, le quartier de Choulans. Seule sa partie inférieure a livré des traces d'occupation de l'époque gallo-romaine. Une nécropole était sans doute déjà présente le long de la voie de Narbonnaise, comme en témoignent les sarcophages et les inscriptions funéraires trouvés au cours des siècles. Pour continuer le parcours, tournez à droite rue des Anges en observant l'ancien hôpital de Trion/Saint-Just.

ANCIEN HÔPITAL DE TRION

A l'angle du chemin de Choulans et la rue des Anges, voici l'ancien hôpital de Trion/Saint-Just, aujourd'hui utilisé comme école. Durant toute l’époque médiévale cet hôpital était installé au débouché de Choulans et en 1740, les locaux furent remplacés par un bureau de l’octroi. L’octroi a été supprimé par le maire Augagneur en 1905. Continuez maintenant la visite sur la rue des Anges. Continuez jusqu'à la maison du Cercle Saint-Irénée sur la droite.

RUE DES ANGES

Vous vous trouvez actuellement dans la rue des Anges qui relie la rue de Trion et la rue des Chevaucheurs. Son nom vient de la 'domus angelorum', maison des anges mentionnée au territoire des Basses Verchères.

MAISON DU CERCLE SAINT-IRÉNÉE

Cette maison ancienne, au 32 rue des Anges, a été acquise en 1766 par une association d'artisans d'inspiration religieuse, la 'Société des Frères Tailleurs d'habits pour hommes de la ville de Lyon'. Après la dissolution en 1777 de l'association, la maison eut différents propriétaires puis fut léguée en 1824 aux Frères des Ecoles Chrétiennes. C'est le Cercle Catholique de Saint-Irénée, déjà présent depuis 1873, qui l'occupa totalement à partir de 1884. Continuez la visite vers la rue des Chevaucheurs à gauche.

RUE DES CHEVAUCHEURS

Vous voici rue des Chevaucheurs qui était autrefois plus longue puisqu'elle partait du puits des Basses-Verchères et comprenait donc tout ce qui fait maintenant partie de la place Saint-Alexandre. La prendre sur la droite. A signaler, la dissymétrie de cette rue, plus densément peuplée de maisons sur son côté pair, et plus bourgeoise sur son côté impair avec les deux grandes propriétés du 7 et du 19, respectivement occupées au début du XIXe siècle par les notaires Ducruet et Sautemouche. Ensuite, continuez tout droit, et prenez la rue Trouvée.

RUE TROUVÉE

Vous vous situez maintenant dans la rue Trouvée. Elle se nomme ainsi depuis l'origine (première mention en 1450) allant du puits de la Ruelle aux murailles de la ville. Pour poursuivre la visite, continuez tout droit, puis au bout prendre la rue des Fossés de Trion sur votre gauche.

RUE DES FOSSÉS DE TRION

Vous êtes dans la rue des Fossés de Trion, très ancienne, et comme son nom l'indique, elle longeait les fossés protégeant le rempart de la ville de Saint-Just du côté de Saint-Irénée, entre les deux portes de Trion et de Saint-Irénée. Jusqu'à la révolution on la nomme 'rue tendant de la porte de Trion à la porte Saint-Irénée'. A signaler au 1 ter, une madonne dans une niche datée de 1830, puis au n°15, la maison où Benoist-Mary (de son vrai nom Benoît Renard) né rue de Trion en 1864, a vécu de 1883 à 1944, année de son décès. Au bout de cette rue tournez à droite rue Commandant Charcot.

RUE COMMANDANT CHARCOT

Vous voici dans la rue Commandant Charcot : ce 'chemin de Francheville' (ancienne voie d'Auvergne) peut être considéré comme le frère jumeau de celui 'du Pont-dAlai'. C'est ce même chemin, devenu le 12 juillet 1937 'rue Commandant-Charcot', du nom du médecin et explorateur des mers polaires, mort en mer en 1936 dans le naufrage de son bateau le 'Pourquoi-Pas', qui s'est vu attribuer la section place Saint-Irénée-Croix-Blanche. Quelques mètres après le grand bâtiment du fort Saint-Irénée sur la gauche, prenez le petit chemin qui monte entres les arbres et vous conduira aux vestiges de l'aqueduc du Gier.

VESTIGES DE L'AQUEDUC DU GIER

Voici les vestiges de l'aqueduc du Gier (86 km, 11 tunnels, 50 ponts et files d'arches, venant de Saint-Chamond, Loire). Continez au sein de la résidence étudiante où vous vous trouvez, en partant à gauche pour vous rendre au Musée de l'Institut Franco-Chinois.

INSTITUT FRANCO-CHINOIS

Vous êtes maintenant devant le musée de l'Institut Franco-Chinois. Lyon hébergea en 1920 l’unique université chinoise hors de Chine : l'institut Franco-Chinois de Lyon accueillit, de 1920 à 1946, 473 étudiants chinois dont 11% de femmes, à des études supérieures, dont 118 d'entres eux soutinrent des thèses de doctorat. Visite de l’exposition sur l’Institut avec des photos d’archives (textes en français et chinois) et expositions culturelles temporaires. Ouvert du mardi au samedi de 10 à 18h. Reprenez ensuite le parcours vers la porte du Fort Saint-Irénée.

FORT SAINT-IRÉNÉE

A l'origine, le fort Saint-Irénée, construit de 1834 à 1842, est un fort de défense. L'ensemble construit comprend deux parties : le fort et un casernement fortifié. Après la Grande Guerre, l'armée cèdera le fort St Irénée à la disposition de l'Université de Lyon qui y installa l'institut Franco-Chinois. Au dessus du porche d'entrée du fort, vous pouvez remarquer une inscription en français avec sa traduction en idéogrammes chinois qui rappelle cette expérience éducative unique en Occident. En sortant du fort, prenez à gauche et traversez le carrefour pour vous rendre devant l'ancien restaurant-comptoir chinois à l'angle de la rue.

ANCIEN RESTAURANT COMPTOIR CHINOIS

Vous êtes maintenant devant l'ancien restaurant-comptoir chinois. C'était à l'époque de l'Institut Franco-Chinois, un des lieux de vie de la communauté. Continuez la visite, directement sur la place Saint-Irénée.

PLACE SAINT-IRÉNÉE

Vous vous situez sur la Place Saint-Irénée, place vagabonde dont la situation a varié au fil des siècles. A signaler le prieuré des Génovéfains construit dans la 2e moitié du XVIIIe siècle et l'harmonieuse façade néo-classique de la chapelle du Refuge Saint-Michel (1825-1829) avec sa vierge à l'enfant 'reine des martyres', sur le côté de la maison voisine (n°6 bis) une statue de Saint-Joseph, un fragment d'inscription gallo-romaine à l'angle Sud-Est de la maison Cabut, qui était une boulangerie familiale fondée en 1954 et située au 54 rue des Chevaucheurs. Pour la suite du parcours, dirigez vous devant la maison Diocésaine.

MAISON DIOCÉSAINE

Vous êtes devant la maison Diocésaine au Sud-Est de la place Saint-Irénée. L'esplanade offre une belle vue sur la façade classique de la grande maison que se firent construire les chanoines génovéfains à partir de 1748 par l'architecte Loyer sur des plans de Soufflot. Cette maison vendue en 1791 comme bien national, fut rachetée, en 1813, par les religieuses du Refuge pour y établir une maison d'accueil pour jeunes filles en difficulté. La maison est maintenant occupée par la Maison diocésaine et R.C.F (Radios Chrétiennes de France). Pour continuer la visite, dirigez-vous vers l'église Saint-Irénée à coté de la maison Diocésaine.

ÉGLISE SAINT-IRÉNÉE ET SA CRYPTE

L'église Saint-Irénée est ouverte tous les jours de 8h30 à 18h00 : des panneaux illustrés permettent une autovisite. La crypte est ouverte tous les samedis, sauf en août, de 15h00 à 17h00 : des visites guidées de groupes sont possibles sur demande. L'Eglise est établie sur une importante nécropole gallo-romaine où avaient été enterrés deux martyrs en 178 selon la tradition : Alexandre et Epipode. Sa crypte a abrité ensuite leurs restes ainsi que ceux de Saint-Irénée, 2e évêque de Lyon après le martyre de Pothin en 177. L'accès au calvaire se fait par la gauche de l'église.

CALVAIRE

Ce calvaire domine la ville depuis trois siècles au-dessus des jardins de la Maison Diocésaine. Il constituait sous l'Ancien Régime la dernière étape d'un chemin de croix urbain qui partait de l'église Sainte-Croix, près de la cathédrale Saint-Jean et faisait station dans les différents lieux de culte rencontrés en chemin. C'est un des très rares calvaires en centre ville au monde. Pour la suite de la visite, sortez de l'enceinte pour prendre la rue Vide-Bourse.

RUE DES MACCHABÉES

Vous traversez la rue des Macchabées (les 7 frères Macchabées, martyrs juifs du IIe siècle av. J.C.). C'est une des rues les plus anciennes du quartier. Elle s'appelle officiellement ainsi depuis 1854, mais l'appellation est bien antérieure. Prenez maintenant la rue Vide Bourse.

RUE VIDE BOURSE

Vous voici dans la rue Vide Bourse qui est un concentré d'énigmes. Jusqu'au milieu du XIXe siècle ce nom s'appliquait aussi à l'actuelle rue Saint-Irénée. On dit par exemple que son nom vient du fait qu'on y jouait des jeux d'argent. A signaler : c'est dans la maison du n°12 (qui communique avec le 7, rue des Chevaucheurs) qu'est née en 1843 l’oeuvre des Dames du Calvaire.

IMMEUBLES, 52 AU 48 RUE DES MACCHABÉES

En reprenant la rue des Macchabées vers la gauche (Nord-Est), vous trouverez un premier groupe de petites maisons médiévales très bien conservées. Dans cette partie de la rue, les auberges et les commerces étaient nombreux. La visite continue en descendant la rue.

IMMEUBLES, 44 AU 40 RUE DES MACCHABÉES

En continuant à descendre la rue des Macchabées, vous trouverez à nouveau sur la gauche un second groupe de petites maisons médiévales remarquables. Dans ce quartier, à la fin du XVIIe siècle, les échopes ou auberges prenaient le nom de 'le Boeuf (couronné)', 'le Lion d'Or', 'la Fontaine d'Or', 'la Pomme (rouge)', 'le Dauphin' ou 'l'Ecu'. Continuez jusqu'au croisement avec le chemin de Choulans.

CHEMIN DE CHOULANS

Vous êtes actuellement dans le quartier de Choulans. Seule sa partie inférieure a livré des traces d'occupation à l'époque gallo-romaine, dont la 'fontaine du cyclope' et la 'mosaique du Dauphin', trouvées à l'entrée du tunnel autoroutier de Fourvière en 1967 et actuellement au Musée Gallo-Romain. Une nécropole était sans doute déjà présente le long de la voie de Narbonnaise, comme en témoignent les sarcophages et les inscriptions funéraires trouvés au cours des siècles dans le secteur. A moins de 50 mètres du croisement avec la rue des Macchabées, tournez sur la droite et dirigez-vous place Wernert.

PLACE WERNERT

Cette place est indissociable du chemin de Choulans. A signaler une statue du Bon Pasteur sur la maison de l'angle n°1 : le socle porte la date du 5 octobre 1868 et la lettre B, initiale du nom de Louis Léopold Bécoulet, papetier place Saint-Alexandre. Et dans le mur de cette même maison, à l'angle du chemin de Choulans et de la place, sous la double plaque, deux inscriptions funéraires juxtaposées ont été trouvées en creusant les fondations de la maison. Au milieu de cette même place vous trouverez les Mausolées.

MAUSOLÉES DE TRION

Les 3 mausolées aujourd'hui installés sur la place Eugène Wernert font partie d'un ensemble de 10 tombeaux découverts en 1885 place de Trion, au pied du talus du bastion, lors de la construction du chemin de fer de Vaugneray. Parmi les 3 mausolées démontés et reconstruits à l'époque, le plus intéressant est sans aucun doute celui du sévir Quintus Calvius Turpio. Remontez ensuite le chemin de Choulans jusqu'au croisement avec la rue des Macchabées sur votre droite.

RUE DES MACCHABÉES

Reprenez la rue des Macchabées vers le Nord-Est. Elle est bordée de maisons anciennes, d'un mur peint et de l'emplacement de l'ancienne église Saint-Just. Arrêtez-vous devant la maison du n°19.

MAISONS, 19 RUE DES MACCHABÉES

Vous êtes au niveau de la maison de l'Obéancier, la plus ancienne maison de Saint-Just, devenue au début du XVIIe siècle l'auberge du Boeuf Couronné (n°17 ter à 21) avec la tour de Bellièvre cachée à l'intérieur du n° 19 ter.

FONTAINE DU TAUROBOLE

A coté de la maison de l'Obéancier, se trouve la fontaine du Taurobole qui était en fait l'ancien puits du cloître de Saint-Just du XIIIe siècle qui a été transformé en fontaine par Flacheron au XIXe siècle. Elle a été élevée en 1828 sur l'ancien puits du Chapitre. Le bas relief de marbre représentant une tête du taureau parée pour un sacrifice a été longtemps considéré comme le réemploi d'un autel taurobolique antique du culte de Cybèle. Continuez ensuite tout droit pour découvrir le mur peint et les vestiges du cloître de Saint-Just.

MUR PEINT ET VESTIGES DU CLOÎTRE DE SAINT-JUST

Admirez le mur peint reproduisant une scénographie datant de 1550 qui représentait les bâtiments capitulaires où logea en 1245 le pape Innocent IV. En direction du bas de la colline, se trouvent les vestiges de l'ancienne église Saint-Just, matérialisée en partie par des ensembles de pierres en surface. Poursuivre ensuite tout droit, puis au carrefour tournez à gauche rue de Trion, rue des Farges.

RUE DE TRION

Vous vous retrouvez à nouveau rue de Trion et pour terminer la visite continuez à gauche pour retrouver le funiculaire.

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