L’Europe et la Méditerranée comme horizons 

Mucem

OBJETS PHARES DU MUCEM

 Au début des années 2000, bénéficiant d’un important dépôt des collections d’ethnographie européenne du musée de l’Homme (Muséum national d’histoire naturelle), le Mucem a progressivement élargi son champ d’investigation. Depuis, il collecte des témoignages matériels de la vie des sociétés qui peuplent et ont peuplé l’Europe, du Portugal à la Russie, et les rives de la Méditerranée. Poursuivant son étude des cultures rurales et urbaines et de leurs mutations, il laisse aussi désormais une place à l’art contemporain comme révélateur des faits de société actuels.

Bouquet de moisson
2013

Les bouquets de moisson confectionnés par les moissonneurs sont des assemblages plus ou moins complexes d’épis de blé. Ils étaient traditionnellement exposés à l’église lors de la messe des moissons ou offerts à la maîtresse de maison qui avait préparé le repas des moissonneurs clôturant cette importante corvée. Apposé parfois sur la porte des granges, le bouquet pouvait être un symbole de protection de la récolte.

Sfogliatrice, appareil pour fabriquer les pâtes
1961, Imperia, fabricant

Cet instrument permet d’aplatir la pâte dont on fera des tagliatelles (2mm) ou des fettucine (6,5mm) ou des tagliolini. Cet appareil, d’usage encore courant, témoigne de la fabrication traditionnellement domestique des pâtes à base de blé en Italie.

Pain en forme de sirène
1996 - 2000

Les collections du Mucem sont riches d’objets relatifs à la chaîne opératoire qui conduit du blé au pain, d’ustensiles nécessaires aux différentes étapes de son élaboration, du pétrissage de la pâte à sa cuisson et à sa consommation. Cette joli sirène a été acquise été acquise en 2004, en même temps que plus de 1000 pains, auprès d’une collectionneuse qui pendant 15 ans sillonna l’Europe à la recherche de pains figuratifs.

Charrette de parade
XIXe siècle

Les charrettes en bois polychrome sont une caractéristique majeure de l’art populaire sicilien autant qu’un symbole identitaire de l’île depuis le XIXe siècle et, ce, encore aujourd’hui.

Ce bel exemplaire est ainsi décoré sur toutes ses faces de motifs représentant le combat des Maures et des chrétiens. Le répertoire des scènes figurées renvoie aux grands textes de la Renaissance italienne: la Jérusalem délivrée du Tasse, le Roland furieux de l’Arioste, et le Roland amoureux de Boiardo.

Hutte de Berger Grec
2013

Cette hutte a été réalisée spécialement pour le Mucem par la Fraternité des bergers d’Epiros ; elle y a installé à l’intérieur les objets du quotidien d’une famille de pasteurs : lit, vêtements, foyer et ustensiles de cuisine, icône pour les dévotions…

Commode syrienne
2e moitié du XIXe siècle

Son décor et les matériaux employés s’inscrivent dans une longue tradition de l’artisanat syrien, celle du mobilier en bois incrusté de nacre et d’ivoire. Ici des motifs végétaux se détachent sur un fond de forme géométrique. La clarté et l’irisation de l’ivoire et de la nacre contrastent avec la douceur mate du bois.

Par sa forme aux profils chantournés, ce meuble s’inspire davantage des secrétaires européens. En effet, les tiroirs ne s’ouvrent que lorsque l’on déplace les charnières latérales. Ainsi cette commode était sans doute destinée à l’Europe, où un certain goût pour l’Orient faisait fureur au XIXe siècle.

Autel portatif chiite
1re moitié du XXe siècle

Cet autel portatif privé s’ouvre comme une boîte, à l’intérieur de laquelle se font face deux images peintes. Objet de piété caractéristique de la fin du XIXe siècle, il est réservé à l’usage privé dans la tradition populaire iranienne, dans laquelle l’image joue un rôle de support essentiel pour la prière et la méditation individuelle.

A gauche, Muhammad est représenté transmettant le Coran à Ali. Dans la tradition chiite, la prophétie n’est pas achevée avec Muhammad, mais se prolonge avec Ali, son cousin et gendre dont les deux fils Hassan et Hussein seront respectivement deuxième et troisième imams à sa suite.

Le visage de ces personnages est nimbé et voilé, non par pudeur, mais parce que le regard du fidèle ne pourrait supporter le rayonnement qui émane des imams, selon la théologie chiite.

Médaille de bronze des jeux d’Athènes
1906, Jules-Clément Chaplain

L’iconographie portée sur les deux faces de la médaille, l’acropole d’Athènes d’un côté et Zeus de l’autre, fait référence aux jeux antiques et instaure une filiation entre la Grèce moderne et la Grèce antique, dans un contexte de consolidation de la conscience nationale face au pouvoir ottoman.

Icône de la Nativité
XIXe siècle

Cette icône est un témoignage de la dévotion au sein de l’Eglise melkite. On y reconnaît la Nativité, où l’enfant Jésus est inondé de lumière par l’étoile qui jaillit de l'Œil de Dieu, un symbole apparu au XVIIe siècle.

L’enfant Jésus est inondé de lumière par l’étoile qui jaillit de l'Œil de Dieu, un symbole apparu au XVIIe siècle.

Sur cette icône, on retrouve les caractéristiques de l’école de Jérusalem au XIXe siècle : palette pastelle, style naïf, goût pour le décor et bordure en bandes colorées.

Lé de soie - scène de chasse
2000 - 2010

Ce lé de soie appartient à un ensemble d’objets et de documents plus vaste, représentatif de la chaîne opératoire de fabrication du brocard de soie, fleuron de la production syrienne. L’ensemble a été collecté en Syrie, à Damas, Alep et Homs, entre 2001 et 2010.

Carreau aux trois saints hiérarques
1718 - 1719

Son décor reprend la représentation des trois saints hiérarques du christianisme byzantin, mais remplace Grégoire de Nazianze par Grégoire l'Illuminateur, évangélisateur de l'Arménie, assis entre saint Basile de Césarée et de saint Jean Chrysostome.

Le roi Tiridate fait supplicier Grégoire, qui refusait de sacrifier aux idoles païennes. En même temps, il tombe amoureux de sainte Hripsimé, représentée ici aux pieds du saint. Mais comme elle se refuse à lui, le roi la fait à son tour supplicier. Le ciel le punit alors en le transformant en sanglier – c’est pourquoi il est représenté ici avec la tête de cet animal.

Fibule khlal tunisien
1900 - 1950

Cette fibule est un bon exemple de l'influence des orfèvres juifs au Maghreb.

Les fibules de type oméga comme celle-ci servaient à fixer les deux parties du costume traditionnel tunisien, la robe drapée et la mante. Elles étaient portées par les femmes des tribus nomades au sud du pays, dans la région de Médenine et Tataouine.

Jarre kabyle
1910-1960

Cette jarre, comme l’ensemble de la poterie modelée berbère présente dans toute l’Afrique du Nord, a été fabriquées avec une terre locale, collectée à Jijel, puis modelée à la main et avec une raclette.

Cette jarre appartient à une collection constituée au fil des années par un médecin français qui travaillait à Jijel et dans ses environs et recevait régulièrement des poteries en guise de remerciement de la part des femmes qu’il avait accouchées, et un architecte urbaniste qui appréciait les qualités plastiques et esthétiques de la poterie de Kabylie.

Modèle funéraire égyptien
Moyen Empire, XXe siècle avant J.-C.

Ici la couche de stuc qui couvre les figurines en bois permet de modeler avec un grand sens de l’observation les formes caractéristiques des bovidés (leur large encolure, leur croupe découpée ou encore la silhouette des pattes), tandis que la couleur et l’ajout de pagnes en tissu véritable – s’ils sont authentiques – renforcent l’authenticité désirée.

Ces deux bovidés, sous la bonne garde de leurs bouviers, ont-ils pour mission de garantir éternellement au défunt tous les avantages de l’élevage bovin : lait, viande, cuir, corne, et prestige social.

Amulette Mezouza
XIXe-XXe siècle

Cette amulette présente un décor floral stylisé dans lequel s’inscrit une représentation de la vaisselle du Temple de Jérusalem et du chandelier à sept branches, menora en hébreu, qui aurait été réalisé spécialement pour le Temple.

Hochet marocain
1re moitié du 20e siècle

Ce hochet en usage chez des juifs du Maroc intègre une branche de corail, que l’on trouve déjà sur les hochets dans les portraits d’enfants de l’aristocratie flamande au 17e siècle. Cette protubérance permet au tout petit de se faire les dents, tout en lui assurant une protection magique.

Tablette d’écolier avec verset du Coran
1re moitié du XXe siècle

Jusqu’au début du XXe siècle, la tablette coranique a été l’outil principal de l’élève dans les écoles primaires du Maghreb. Le maître, ou mouallim, apprenait l’écriture de l’arabe aux jeunes garçons – les filles n'allant pas à l'école. Il leur faisait réciter un certain nombre de fois des versets du Coran, en les scandant en rythme, jusqu'à ce que les élèves les connaissent par cœur.

Crédits : histoire

© Mucem 2017

Cette exposition virtuelle a été réalisée par les équipes du Mucem Explorez les collections du Mucem

Remerciements : tous les supports
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