Anne de Bretagne, Lumières sur l'oratoire d'une reine

Cité Royale de Loches

À Loches, l’empreinte de la duchesse et reine Anne de Bretagne a été marquée dans la pierre par l’édification d’un oratoire, véritable joyau architectural construit dans le style gothique flamboyant.

L'oratoire d'Anne de Bretagne
Au logis royal de Loches, l’empreinte de la duchesse et reine Anne de Bretagne a été marquée dans la pierre par l’édification d’un oratoire constituant la pièce la plus reculée de la partie septentrionale du monument. Construit dans le style gothique flamboyant entre 1498 et 1500, sous le règne du roi Louis XII, cet oratoire n’est pas à proprement parler une chapelle puisque l’on n’y célébrait pas d’office mais était davantage un lieu de prière faisant écho à la piété de son commanditaire.

Inspiré de Jean Bourdichon (1457-1520), ce tableau (copie XXème de l’original conservé dans la collection Lanjuinais) représente la duchesse et reine à un âge mûr. Comme sur de nombreux autres portraits d’époque, Anne porte un chaperon de velours noir brodé d’or, recouvrant un bonnet de dentelle blanche plissée.

Le premier séjour d’Anne de Bretagne au Logis de royal de Loches a lieu peu de temps après son mariage avec le roi Charles VIII au château de Langeais (décembre 1491). C’est sous son règne que les travaux d’édification d’un nouveau corps de bâtiment, adossé au Logis originel (XIVe siècle) sur la partie septentrionale de l'éperon, sont engagés. Le 10 janvier 1499, la duchesse et reine, accompagnée de Louis XII, son second mari, fait une entrée solennelle à Loches et y séjourne quatre semaines. Elle affectionne tout particulièrement la forêt lochoise où elle peut participer aux chasses royales.
Elle revient au Logis royal en 1500 pour un plus long séjour alors que s’achève la construction de son oratoire commencée en 1498. Cette gravure figure son état au milieu du XIXème siècle.

Construit dans le style gothique flamboyant entre 1498 et 1500, sous le règne du roi Louis XII, cet oratoire n’est pas à proprement parler une chapelle puisque l’on n’y célébrait pas d’office mais était davantage un lieu de prière faisant écho à la piété de son commanditaire. Le dais marque l’emplacement du siège de la reine, face à l’autel.

La devise ducale [Potius mori quam foedari (Plutôt mourir que se souiller)] figure en toutes lettres sur la baie géminée qui éclaire l’oratoire.

Le décor sculpté de l’oratoire associe à la symbolique chrétienne d’autres références plus terrestres. Ainsi le chêne et la vigne sur le gâble de l’autel.

La voûte de l'oratoire présente un subtil équilibre entre les symboles bretons et français : les trois fleurs de lys royales se terminent en mouchetures d'hermines, tout en étant entourées de la Cordelière, emblème personnel de la duchesse et reine Anne.

La cheminée fait partie des installations de confort de cet oratoire et souligne le soin qui a été porté à l'ornementation de ses différentes composantes comme ici la cordelière nouée passant sur la partie haute de la cheminée.

Cette lithographie du XIXème permet d’apprécier l’état de l’oratoire avant sa restauration (2007-2008) et notamment la présence d’une porte et d’un emmarchement sous le dais.

Copie XIXème (1848) du livre d'heures commandé par la reine Anne de Bretagne à l'enlumineur Jean Bourdichon. L'original est conservé au département des Manuscrits de la Bibliothèque nationale de France.

Cité royale de Loches
Crédits : histoire

Conception : Cité Royale de Loches / Conseil départemental d'Indre-et-Loire

Informations : chateau-loches.fr

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