1 janv. 1944

Eté 1944, les Américains au cœur de la bataille de Normandie 

Le Mémorial de Caen

Le 7 décembre 1941, l’attaque de la base navale de Pearl Harbor par les forces aéronavales japonaises détermine l’entrée des Etats-Unis dans le second conflit mondial.

La puissance économique et militaire américaine est totalement engagée.

En décembre 1943, au cours de la conférence de Téhéran, Roosevelt et Churchill confirment à Staline l’ouverture d’un Second Front en France pour le début mai 1944. Ce sera l’opération « Overlord ».

9 novembre 1942 au bord du Queen Mary. Des GI's de la 29e division d'infanterie font route vers l'Angleterre.

En Angleterre, les troupes américaines préparent les opérations d'un futur Débarquement sur les côtes normandes. Des mois de préparatifs minutieux et d'entraînements intensifs précèdent l'opération Overlord.

Depuis les premiers mois de l'année 1944, les Alliés bombardent le nord-ouest de la France afin d'anéantir le réseau et le matériel ferroviaire.

La presse française autorisée par les autorités allemandes commente ces bombardements en les qualifiant de “raids terroristes”.

Article paru à la Une du journal normand : "Journal de Fécamp et du Pays de Caux", le 4 mai 1944.

Lors de l'entrée en guerre de l'Angleterre, le 3 septembre 1939, les Etats-Unis se lancent dans un effort de guerre financier et industriel de grande envergure.

Les “war bonds” sont des titres de créance émis par le gouvernement américain dans le but de financer des opérations militaires en temps de guerre. Cette affiche est un appel au patriotisme et à la conscience des citoyens.

Les campagnes de propagande en faveur des bons d'armement a généré plusieurs milliards de dollars.

Les “Screaming Eagles” de la 101e division aéroportée reçoivent les encouragements du commandant suprême des forces alliées, le général Eisenhower, quelques heures avant le grand saut.

Dans la nuit du 5 au 6 juin au nord Cotentin, les 82e et 101e divisions aéroportées s'apprêtent à sauter en arrière du secteur de la plage d'Utah Beach.

Utah Beach, 6h30

Arrivée du 8e régiment de la 4e DI.

La faible opposition allemande leur permet de contrôler rapidement les plages du secteur.

Omaha Beach, 6h35

Les hommes de la 1ère DI progressent difficilement vers le rivage en raison d'une défense allemande très efficace.

La plupart des hommes des deux premières vagues seront tués avant même d'avoir atteint le rivage.

Dessin de Manuel Bromberg, peintre aux armées.

Pointe du Hoc, 7h10

Les hommes de 2e bataillon de Rangers du colonel Rudder escaladent la falaise d'une hauteur de 30 mètres.

Après plusieurs tentatives infructueuses, les Rangers parviennent au sommet vers 8 heures.

Les paras de la 82e division aéroportée libèrent Sainte-Mère-Eglise, 6 juin 1944 à 9 heures.
Au matin du 6 juin, à l'instar de nombreux titres de presse américains, le "Los Angeles Times" se fait l'écho du Débarquement en Normandie.

Des tracts aéroportés sont largués au dessus de la campagne normande en vue d'informer la population civile.

La bataille de Normandie

7 juin - 21 août 1944

Dès le 7 juin, la Normandie devient un enjeu stratégique et se transforme en champ de bataille où les opérations militaires ne connaissent aucun répit, douze semaines durant.

L'assaut des plages fait alors place aux combats de la “guerre des haies” et à ceux pour la prise des villes.

La percée vers Caumont l'Eventé du 9 au 13 juin

La 1ère division d'infanterie américaine lance une offensive dans le but de s'emparer de Caumont l'Eventé.

Les Américains prennent rapidement Sallen et la Vacquerie mais se heurtent devant Caumont à la 2e Panzerdivision.

Après une nuit de combats acharnés, la ville est libérée le 13 juin vers 9h du matin.

Carentan, 12 juin 1944

Après plusieurs jours de combats acharnés, les paras de la 101e division aéroportée libèrent la ville avec le soutien de la 2e division blindée.

Objectif : la prise du port de Cherbourg

Après la prise de Barneville le 18 juin par les GI's de la 9e DI, la presqu'île du Cotentin est coupée et la ville de Cherbourg isolée.

Progression des troupes américaines vers Cherbourg.
Montebourg, 19 juin 1944

Cherbourg, 22 juin 1944

Les 4e, 9e et 79e DI convergent vers la ville et percent en divers endroits de la ligne de défense allemande. La ville sera finalement libérée le 26 juin.

Cherbourg, 26 juin 1944

Après leur reddition, le général von Schlieben et l'amiral Hennecke sont conduits à Octeville, au QG de campagne du général Eddy, chef de la 9e DI.

Deux semaines après la prise de Cherbourg, les hommes de la 1ère armée éprouvent les pires difficultés pour progresser à travers le bocage en direction de Saint Lô.

Le 11 juillet, le général Bradley décide de lancer une grande offensive pour s'emparer de cet objectif stratégique.

Les innombrables haies qui constituent le bocage normand sont autant d'obstacles à la progression des troupes américaines qui ne sont pas habituées à se déplacer sur ce type de terrain.

La bataille de la Haye-du-Puits, 3-14 juillet 1944 - La libération de la ville a nécessité près d'une dizaine de jours.

Saint Lô, 18 juillet 1944

La pression américaine s'accentue autour de la ville. En fin de journée les GI's prennent le contrôle de la ville qui n'est plus qu'un champ de ruines.

Le 25 juillet, les Américains s'engagent vers le sud du Cotentin. L'opération “Cobra” dont l'objectif est d'ouvrir la route vers la Bretagne , est en marche.

Le 8e corps de Middleton attaque en direction de Lessay et Périers pour tenter d'encercler les troupes de von Choltitz.

Coutances, 29 juillet 1944 - La 4e division blindée américaine libère la ville en poursuivant sa progression vers Avranches.
Avranches, 31 juillet 1944 - La 4e division blindée libère la ville.

L'opération “Cobra” est désormais terminée. Les objectifs sont atteints.

Les effectifs de la IIIe armée peuvent progresser en différentes directions. Les troupes américaines s'engouffrent en Bretagne, ou se déploient au sud (en direction de la Loire) et à l'est (vers La Mayenne) pour participer à l'encerclement des troupes allemandes dans la région de Falaise.

Prise de Mortain, 7 août 1944

La grande contre-attaque blindée allemande est engagée à partir de Mortain. La progression allemande est dans un premier temps rapide mais l'artillerie et l'aviation américaines conduisent les forces allemandes de von Kluge à un échec de l'opération au soir du 7 août.

Après cet échec allemand, le plan d'attaque américain est rapidement modifié. Le général Bradley imagine une manœuvre d'encerclement pour prendre au piège les divisions ennemies.

La Bretagne

Après la percée d'Avranches, le général Middleton commandant du 8e corps de la 3e armée américaine reçoit l'ordre de libérer la Bretagne et de s'emparer du port de Brest.

Quatre jours plus tard, la ville de Rennes est libérée par la 4e division blindée.

Saint Malo, 17 août 1944 - La forteresse bretonne vient de tomber après 11 jours de combats acharnés et d'intenses bombardements.

La Mayenne et la Sarthe

Alors que le 8e corps de Middleton pénètre en Bretagne, le 15e corps commandé par Haislip progresse vers la Sarthe.

La ville du Mans sera libérée le 9 août. Au même moment, le 20e corps commandé par Walker fonce vers la Loire.

Laval, 6 août 1944 - Les GI's de la 79e division d'infanterie libèrent la ville.

Argentan, 20 août 1944

Les 80e et 90e divisions d'infanterie s'emparent de la ville après avoir essuyé plusieurs échecs.

La jonction avec les Canadiens et les Polonais progressant à l'est de Falaise est désormais possible.

Fin de la poche de Falaise, 21 août 1944

Après le déroulement de furieux combats, toutes les voies de sorties sont bloquées par les alliés présents sur le secteur (en particulier les hommes de la 90e DI américaine).

Le carnage prend fin dans la soirée. 50 000 soldats allemands sont fait prisonniers.

Les jours suivant l'encerclement, les Américains tentent de prendre au piège les Allemands en coupant leur retraite sur la Seine.

Le 25 août, les hommes de la 25e division blindée libèrent Elbeuf et Louviers.

Paris, 25 août 1944

Dès 8 heures du matin, les GI's de la 4e DI pénètrent dans Paris par la Porte d'Italie. Ils traversent la Seine puis se dirigent vers l'est par le faubourg Saint Antoine et l'avenue Daumesnil.

Leur combat associé à celui des hommes de la 2e DB du général Leclerc ainsi que des FFI, permettra une libération de la ville pour 20 heures.

Crédits : histoire

Marie-Claude, Berthelot, Documentaliste 
Christophe, Prime, Historien

Remerciements : tous les supports
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