Villa Arson, ancienne villa du XVIIIe - XIXe siècles

Villa Arson

L'ancienne villa joue le rôle de pivot vertical pour structurer l'ensemble de la construction moderne qui se déploie autour sur un plan horizontal. Au XIXe siècle, Pierre Joseph Arson, dont le patronyme donne le nom au domaine, entreprend une vaste restauration de la maison de maître. Il la fait décorer à l’intérieur de stucs et de fresques, à l’extérieur de balustrades et de statue antiques. En 1884, la villa est transformée en hôtel, puis, en 1927, en maison médicale. C’est le commencement d’un long déclin. Pour éviter son démantèlement le site est classé en 1943. Sous l’impulsion d’André Malraux en 1962, germe l’idée de transformer le domaine en école des beaux-arts. L’ancienne villa demeure le point culminant de l'ensemble architectural. Sa façade est habillée d'une couleur ocre rouge, mélange d'oxyde fer et de chaux, dans la tonalité chromatique des immeubles de la place Masséna à Nice et, « plus généralement la couleur née de l'unité italienne au XIXe siècle. [...] [Elle est l'] âme du site, comme un rubis ou un pot de fleur » (Michel Marot). Elle abrite aujourd’hui les services administratifs.

Le creusement d’étages inférieurs (salles d’expositions, théâtre), nécessite la consolidation et l’ajout de fondations sous l’ancienne villa.

Espaces d'expositions du centre national d'art contemporain et ancienne villa vus depuis le Bosco (jardin d'accueil) au nord du domaine

Construction de la partie ouest du bâtiment 4 avec les fondations de la partie est au premier plan.

Décaissement dans la colline pour créer les étages inférieurs avec renforcement des fondations anciennes de la villa.
Bien visibles sur la façade est, les traces d’anciens bâtiments adjacents, ajouts postérieurs démolis pour rendre à la villa son caractère historique.

Préparation des fondations autour de la villa ancienne.
Au premier plan les fondations du nord du bâtiment 3. Le niveau -1 accueillera la chaufferie et une partie des espaces d'expositions.

Les bâtiments modernes commencent à entourer l'ancienne villa (galerie des Cyprès, exposition ouest).

L'allée bordée de cyprès longe côté ouest le bâtiment 3, l'ancienne villa, les bâtiments 4 et 5. Son tracé est entièrement conservé.

Construction de la bibliothèque d'étude et de recherche au rez-de-chaussée sud la villa. Son toit constitue la terrasse qui enchâsse l'ancienne villa. On aperçoit la passerelle au niveau +1 qui permet d'accéder directement à cette terrasse.

La construction de la partie ouest est très avancée, la partie est totalement absente, occupée par le stockage et le chantier.
Les deux parties sont séparées par le grand hall, bâtiment 3, et la rue centrale qui traverse le bâtiment 4 du nord au sud.

Construction du niveau -1, partie ouest du bâtiment 3 et démontage du toit avant surélévation.

Au nord de la villa, les futures salles d’exposition du Centre National d’Art Contemporain.

Excavation en cours pour accueillir l'est du bâtiment 3 et le théâtre.
À gauche de l'ancienne villa, la bibliothèque d'étude et de recherche.
À droite, les salles d'exposition au niveau -1 du Centre National d'Art Contemporain.

Ancienne villa façade nord vue du parvis du bâtiment 3

De gauche à droite :
le bâtiment 4, partie ouest, avec sur ses toits-terrasses un ensemble de volumes en béton brut qui constituent un véritable labyrinthe ;
le bâtiment 3, partie ouest, avec la bibliothèque et son toit-terrasse ;
l'ancienne villa avant la surélévation d’un étage.

Au premier plan, la partie nord-ouest du bâtiment 3 qui abritera les espaces d'exposition de l'actuel centre national d'art contemporain.
Au second plan, la passerelle au niveau +1 qui permet d'accéder aux terrasses nord du bâtiment 3 depuis la villa.

Au premier plan, la partie sud des frontons qui couronnent l'ancienne villa. Inspirés des frontons d'origine, ils sont réalisés en béton coulé. La face extérieure sera enduite et peinte, la face intérieure demeurera brute de décoffrage.
Création en soupente d’un étage supérieur qui servira d'atelier pour le directeur de l'établissement. Il est aujourd'hui occupé par des bureaux de l'administration.

L'ancienne villa est couronnée de frontons inspirés des frontons d'origine mais réalisés en béton brut.
Le niveau +1 de l'ancienne villa communique avec la terrasse qui l’entoure par des passerelles côtés nord et sud et des portes côtés est et ouest.

Façades nord-ouest de l'ancienne villa vues des terrasses sur les toits du bâtiment 3

L'ancienne villa en voie de restauration (l’étage en soupente n’est pas encore ajouté). La partie sud de la terrasse est quasiment achevée. Les murets visibles délimitent chemins, patios et jardins suspendus.

Façade sud de l'ancienne villa vue des terrasses sur les toits du bâtiment 3

Terrasses hautes jouxtant l’ancienne villa : les murets des jardins sont construits sur l’étanchéité de la terrasse supérieure qui va être prolongée vers l'est.

Vue d'une partie des circulations annexées maintenant par l'actuelle bibliothèque d'études et de recherches d'art contemporain.
Le sol reprend le dallage Véronico, rythmé par des lignes en marbre qui renvoient aux pierres d’ossatures utilisées comme séparation dans les calades provençales.
De part et d'autre du passage qui conduit à l’ancienne villa, des patios aménagés en jardins, sont source de l’éclairage zénithal provenant des terrasses.

Entrée sud du rez-de-chaussée de l'ancienne villa depuis la bibliothèque d'étude et de recherche

Construction de la charpente de l’étage ajouté qui sera initialement l’atelier du directeur. À gauche, le dernier étage du bâtiment 3, sont visibles les caissons de la grande galerie avant la construction des pyramides du toit.

Charpente de l’étage ajouté sur l’ancien toit (initialement atelier du directeur et actuellement bureaux administratifs) avec le rehaussement de l’escalier en colimaçon existant.

Ensemble du bâtiment 4, dont le plan est canalisé par la végétation conservée, pins parasols et cyprès.

Le phénix, emblème de la famille Arson, surplombe le domaine que Marot identifie à un « lézard tourné vers la mer ».

On perçoit bien l'escalade des volumes jusqu’à l’enchâssement de l'ancienne villa dans la nouvelle architecture.
Les puits de lumière au sol ne sont pas encore équipés des lanterneaux pyramidaux qui éclairent les ateliers de l’école à l’étage inférieur.

La terrasse nord-ouest du bâtiment 3 recouvre une partie des salles d'exposition éclairées par des fenêtres dont la forme est inspirée des sheds de l'architecture industrielle.
Plusieurs patios permettent également l’éclairage des galeries.

L'escalier principal de l'ancienne villa avant restauration.
Bien que très dégradés, on distingue encore stucs et traces de fresques que Pierre Joseph Arson fit réaliser au XIXe siècle par des artistes italiens.

Au premier plan, de gauche à droite, les bâtiments 2 et 1.
Au second plan le jardin d'accueil dit « Bosco ».
Au troisième plan le bâtiment 3 avec l'ancienne villa qui domine l'ensemble.

Les forts contrastes de cette photographie accentuent la composition des volumes.
L'ancienne villa est une déclinaison du répertoire de parallélépipèdes qui lui servent de socle, son toit surélevé fait écho aux formes pyramidales sur les terrasses.
L'architecte a réussi à créer une symbiose entre moderne et ancien.

Élévation progressive des volumes de béton brut qui enchâssent l'ancienne villa, seule touche colorée qui domine l'ensemble du domaine.

L'ancienne villa, peinte d’un mélange d’oxyde de fer et de chaux qui lui confère sa teinte rouge.
Avec le temps ce traitement traditionnel s'est délavé à l'instar des couleurs ocre, jaune et rouge des immeubles de Gênes et de Bologne qu'affectionne Michel Marot.

Le parvis du bâtiment 3 marque la transition entre les courbes utilisées pour structurer le Bosco et la suite du domaine, déclinaison de volumes cubiques et de droites.

Le Bosco est le seul endroit du domaine où Michel Marot a utilisé des formes circulaires qui entourent chaque arbre d’un écrin précieux.
Le parvis de carreaux Véronico et de marbre conduit au grand hall du bâtiment 3. Il est le début de l'axe nord-sud qui traverse et distribue les constructions.

Les volumes ciselés, disséminés dans la végétation, la variété des textures juxtaposées donnent à l'ensemble une certaine élégance.

Crédits : histoire

Direction
Jean-Pierre Simon

Responsable du projet
Cédric Moris Kelly

Questions juridiques
Alain Avena

Numérisation
Sous la conduite de Patrick Aubouin

Rédaction
Patrick Aubouin
Cédric Moris Kelly

Traduction
Claire Bernstein

Versement dans l'interface Google Cultural Institute
Cédric Moris Kelly

La capture des espaces par l'équipe Google Street View a été rendue possible grâce à la mobilisation des équipes techniques de la Villa Arson :

Accueil, surveillance & maintenance
Joël Jauny

Accueil, surveillance intendance & hébergement
Isabelle Clausse
Dave Dhurmajee
Marlène Lebrusq
Jean-Pierre Vitry

Service technique / Bâtiments
Jean-Paul Carpentier
Gérard Maria
Pascal Rigaux
Michel Serve

Jardins
Patrice Lorho
Pascal Pujol
Kévin Serviole

Merci à Michel Marot pour la gracieuse autorisation d’utiliser le fonds d’archives Marot Tremblot Architecture (MTA)

Avec le support du Ministère de la Culture et de la Communication et des équipes Google Street View et Google Cultural Institute

Remerciements : tous les supports
Il peut arriver que l'histoire présentée ait été créée par un tiers indépendant et qu'elle ne reflète pas toujours la ligne directrice des institutions, répertoriées ci-dessous, qui ont fourni le contenu.
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