14 déc. 2016

La Grande Mosquée des Omeyyades

Rmn - Grand Palais

DAMAS, SYRIE

Au coeur de Damas
La Grande Mosquée des Omeyyades se trouve à Damas, la capitale de la Syrie. Elle se situe au cœur de la ville, au croisement du « cardo » et du « decumanus », les deux axes principaux de la ville.
La dynastie des Omeyyades
La dynastie des Omeyyades est une dynastie califale qui gouverna le monde musulman de 661 à 750. Depuis l'avènement de cette dynastie, Damas est la capitale de l'Empire islamique. La mosquée est construite entre 705 et 715 à la demande du calife al-Walid Ier. Elle est bâtie à l’emplacement de l’église byzantine Saint-Jean-Baptiste (aujourd'hui encore, la mosquée abrite les reliques du saint) qui avait elle-même succédé à un temple romain. La mosquée avait pour fonction d'accueillir les croyants pour la prière du vendredi, mais également de témoigner de la puissance de la dynastie omeyyade.
Une continuité architecturale
Le plan de la mosquée est alors tout à fait nouveau, s’inspirant du plan basilical des églises byzantines.

L’édifice est remarquable tant par ses proportions harmonieuses que par son ampleur : 157 mètres de long et 97 mètres de large. La cour mesure 122 mètres sur 50 mètres et la salle de prière 136 mètres sur 36 mètres.

L’histoire de la mosquée est jalonnée d’incendies en 1060, 1166, 1401, 1479 et 1893 où la charpente et le mobilier disparaissent entièrement.

Elle est restaurée entre 1904 et 1910 et demeure aujourd’hui assez proche de son état originel.

Un décor somptueux
Les mosaïques de la mosquée représentent des villes opulentes au milieu d’une végétation luxuriante. L’histoire de la Mosquée étant jalonnée de tremblements de terre et d’incendies, ses murs n’arboraient plus, au début du XXe siècle, que de maigres vestiges des mosaïques. Les archéologues les croyaient perdues. Mais un somptueux panneau avait été caché sous un enduit de chaux à l’époque ottomane.

Paradoxalement, c’est suite au terrible incendie de 1893 qu’il fut redécouvert. Sous l’effet de la chaleur, l’enduit se fissura, laissant apparaître des tesselles de verre.

En 1928, grâce à Victor Eustache dit « de Lorey », alors directeur de l’Institut français de Damas, ces 875 m2 de mosaïque furent mis au jour sous le portique. Il initia une campagne de copie grandeur nature reproduisant les couleurs vives de ce décor.

L’entreprise n’alla pas à son terme, mais neuf relevés furent exécutés. Les relevés sont effectués par trois jeunes Syriens : Fehmi Kabbani, Kamal Kallas et Nazmi Khair, élèves à l'École des arts arabes modernes créée par l’administration française. L’architecte Lucien Cavro supervise la restauration des mosaïques.

Un patrimoine en danger
En 2011, les ravages de la guerre entre le régime syrien et les rebelles menace l'ancienne cité de Damas. Aujourd’hui, elle figure sur la "Liste du patrimoine en péril" de l'UNESCO.

Reconstructing the past with technology

Grâce au travail passé et présent des historiens et au numérique, nous pouvons restituer la splendeur de la mosquée pour les futures générations.

Sites éternels, Grand Palais
Crédits : histoire

Nous souhaitons remercier chaleureusement toutes les personnes qui ont contribué à la conception de ce parcours "Sites Éternels" et celles qui ont apporté gracieusement leur(s) information(s) et documents reproduits.

Remerciements : tous les supports
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