25 oct. 2014 – 4 janv. 2015

"Chocolate Factory" de Paul McCarthy

Monnaie de Paris

Cette exposition était présentée du 25 octobre 2014 au 4 janvier 2015 à la Monnaie de Paris.

Paul McCarthy
"McCarthy s'inscrit dans la grande tradition de l'art de Los Angeles. C'est dans la liberté et dans l'étrange tolérance californienne qu'il exulte. Il a survécu à la contre-culture qui affronte les tabous et se moque des croyances de la société américaine dominante". Jonathan Jones, The Guardian, 11 novembre 2011

"Je n’ai jamais été vraiment intéressé par les vrais sex toys comme objets de performance. J’étais intéressé par d’autres types d’objets comme les hot dog, les poupées Barbie, ou autre, n’importe quel objet vertical devenant phallique mais pas par les sex toys en soi ou par la représentation de sex toys. Cela ne m’intéressait pas vraiment. De la même façon, je n’étais pas vraiment intéressé par le vrai sang, ou par les excréments. J’étais intéressé par les notions de représentations, ou de sublimation, ou de standards."

Paul McCarthy

"L’œuvre a commencé avec cette notion et cette idée claire, ou cette perception claire, que cet objet, le butt plug existait comme beaucoup d'autres objets dans la perception que l'on en a. Ce n'était plus seulement un butt plug, c'était un arbre, c'était un Brancusi. Et le temps passant, cela devint de plus en plus un arbre, de plus en plus un Brancusi."

Paul McCarthy
"Chocolate Factory"
"La Chocolate Factory moque cette sur-fabrication et sur-consommation dans lesquelles s'est aujourd'hui engouffré le monde de l'art", Paul McCarthy, cité par Emmanuelle Lequeux, Le Monde, 26/27 octobre 2014

"Le cube devint central pour moi et dans ma réflexion. Et le cube avait beaucoup à voir avec l’architecture et le crâne. Les fenêtres sont des trous à travers lesquels on voit hors du crâne. Architecture et crâne. Architecture et minimalisme, le minimalisme étant creux."

Paul McCarthy

"Ai-je des difficultés à devenir tout à coup le Père Noël la nuit, ou Walt Disney, ou quelqu’un d’autre, ou Paul? Ce sont tous des personnages et ça me plait de dormir dans leurs peaux et de voir ce qu’il va se passer. Adopter un personnage permet d’explorer quelque chose que l’on n’aurait jamais pu explorer autrement. Le changement de voix, de costume, toutes ces choses que les acteurs connaissent."

Paul McCarthy
"Dreamscape", 2014
"Les conditions sonores imposées par Paul McCarthy au spectateur sont aussi rudes que les situations visuelles. Il fait tout pour vous délocaliser! Ecrans associés, films à l’envers, superposition d’images, fenêtres étroites, lucarnes, éblouissements, images en boucle: c’est un chemin du combattant." Pierre Sterckx, Beaux Arts Magazine, janvier 2008

"Ce qui était intéressant à propos des neuf salons était qu’il n’y avait pas de couloir qui vous mène de salle en salle: c’était un type d’architecture ancien. Vous entrez dans une salle, passez une porte, entrez dans une autre salle, passez une porte, entrez dans une autre salle. D’une certaine manière, cela était associé pour moi à une sorte de paysage de rêve. Dans un rêve, vous pouvez vous retrouver dans une salle puis immédiatement dans une autre sans passer par quelque sorte de transition, ni par aucun couloir."

Paul McCarthy

"En réalité, nous allons probablement manquer de chocolat et nous allons manquer d’espace. Et donc, lorsqu’on aura atteint 15 000 figurines, nous ajouterons d’autres étagères, en remplissant et remplissant. A un certain point, la vidéo sera probablement projetée de plus en plus sur les figurines, ou les projections seront déplacées dans de nouvelles positions. L’œuvre commence à se remplir."

Paul McCarthy

"A un moment, à cause de la notion de paysage de rêve de l’architecture, les lits sont entrés dans le projet. J’avais prévu de dormir à la Monnaie de Paris mais c’est devenu progressivement plus difficile à cause de tout ce qui se passait. Donc les lits sont devenus quelque chose qui aurait pu arriver, ou quelque chose en réserve mais quelque chose qui est lié au sommeil. Le sommeil étant une condition humaine. Donc les lits sont entrés et ils indiquent l’aspect horizontal."

Paul McCarthy

"A un certain moment, ce n’était plus à propos de l’œuvre détruite. C’était la question «Es-tu l’artiste?» séparée de cet événement en soi, et la question de l’art qui se posait. Et moi questionnant l’art. Et la société questionnant l’art. Le rôle que l’art peut jouer et que l’art joue réellement. Qu’est-ce que c’est? Quelle importance cela a-t-il dans l’histoire humaine, dans la notion d’humanité? Je pense que cela s’est complètement déplacé de la strate de l’événement de la Place Vendôme et assume cette nouvelle dimension: moi me parlant à moi-même. Cela a assumé cette répétition encore, une sorte de mantra."

Paul McCarthy

"La réalité est que cette figurine en chocolat, si on décidait de la faire, serait dans le Guinness Book des records de la plus grande figurine en chocolat sortie d’un moule. Mais quand on l’a sortie du moule, il y avait quelque chose d’incroyablement beau dans cet objet suspendu et dans la réalisation que cette figure se divisait."

Paul McCarthy
Paul McCarthy : Chocolate Factory
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