VISITE GUIDÉE DE LYON PENTES DE LA CROIX-ROUSSE

Historical Cities

Parcours du quartier des Pentes de la Croix-Rousse au sein du secteur Unesco de Lyon, France

LES PENTES DE LA CROIX-ROUSSE

La Croix-Rousse prolonge au Nord la Presqu'Ile entre Saône et Rhône et correspond, en deux quartiers distincts, aux pentes et au plateau de la colline. Selon la littérature, elle doit son nom à une croix érigée en 1560 en pierre jaune-violacée de Couzon qualifiée à l'époque de 'pierre rousse'.

C'est à la Restauration, à partir de 1818, que la soierie et les grands métiers Jacquard transforment l'économie. On assiste à une migration des canuts alors installés principalement à Saint-Georges et aussi dans la Presqu'Ile vers la Croix-Rousse qui va devenir 'la colline qui travaille' par opposition à Fourvière 'la colline qui prie' : terrains disponibles, voieries nouvelles, constructions de locaux adaptés. Le nombre d'habitants grimpera ainsi à 28.610 en 1852.

On ne peut parler de l'histoire de la Croix-Rousse sans citer la révolte des canuts : dans une conjoncture de l'industrie textile peu favorable en 1831, les ouvriers demandent à maintenir leurs revenus constamment en baisse. La révolte des tisseurs de la colline rejoints par ceux des Brotteaux et de la Guillotière eut lieu du 21 au 24 novembre mais fut en final sévèrement réprimée. Une autre insurrection eut lieu en avril 1834, puis encore une autre en 1848 dite "des Voraces".

PLACE DE LA CROIX-ROUSSE

En ayant pris le métro à partir de la station 'Hôtel de Ville', place de la Comédie, vous arrivez place de la Croix-Rousse, grande place en deux parties dont l'une attenante au boulevard éponyme. Son nom vient d'une croix en pierre rose de Couzon qui fut enlevée en 1881. Une statue de Jacquard, en hommage à l'histoire textile, se trouve au milieu de la place. Le boulevard s'est appelé rue de la Citadelle et boulevard de l'empereur avant 1871. Le boulevard formait les limites de la ville jusqu'en 1852 et dessine la limite Nord du secteur Unesco. Dirigez-vous vers la mairie du 4e arrondissement à l'Ouest.

BOULEVARD DE LA CROIX-ROUSSE

Admirez les beaux immeubles construits à partir de 1850 sur ce large boulevard. Le matin, sauf le lundi, a lieu un des plus emblématiques marchés alimentaires de Lyon (avec celui du quai Saint-Antoine), ceci depuis l'Ancien Régime. Grand marché, le mardi. Arrêtez-vous au 133, à la mairie.

MAIRIE DE LYON 4E, 133 BD DE LA CROIX-ROUSSE

C'est en 1867, juste après la démolition des remparts et la création du boulevard de la Croix-Rousse que la mairie a été construite. Vous trouverez à l'intérieur un métier à tisser Jacquard. Deux plaques extérieures rappellent les révoltes des canuts. Repartez vers l'Est coté Rhône et dirigez-vous vers le Gros Caillou à l'extrémité du boulevard.

GROS CAILLOU, 180 BD DE LA CROIX-ROUSSE

Le Gros Caillou a été extrait puis conservé lors du percement et des travaux du funiculaire de la Croix-Rousse (Croix Paquet) en 1862. Il est extrêmement dur et compact, formé d'une roche 'quartzite triasique métamorphique', amené des Alpes par le glacier du Rhône. Il est un symbole de la Croix-Rousse.

PLACE BELLEVUE

En bas du Gros Caillou, et en passant les jardins, la place Bellevue, datant du second empire, offre une magnifique vue sur la partie Est de Lyon et les quais du Rhône. Elle est bordée au Sud par des immeubles datant XIXe siècle, à l'Ouest par un jardin aménagé - où se trouve la statue du poète écrivain Sully Prudhomme ayant reçu le Prix Nobel de littérature et ayant vécu à la Croix-Rousse -, et au Nord par le fort Saint-Laurent. Ce bâtiment militaire faisait partie des fortifications de Lyon construites en 1830. Elles furent détruites en 1852. Le reste du fort Saint-Laurent était occupé par la Direction Régionale du Service de Santé de Lyon jusqu'en 2014. Reprenez ensuite vers le Gros Caillou puis à gauche montée Saint-Sébastien.

MONTÉE SAINT-SÉBASTIEN

Descendez vers le Sud la montée Saint-Sébastien, proche du Gros Caillou. Son nom vient d'une chapelle qui était installée en haut de la colline. Elle est une des trois plus anciennes montées des Pentes. Continuez jusqu'à l'église Saint-Bernard, plus bas.

ÉGLISE SAINT-BERNARD

L'église est désacralisée depuis 1999 et totalement fermée depuis mars 2004. L'Église Saint-Polycarpe étant trop petite, les canuts demandèrent à la municipalité une autre église. Elle fut réalisée en architecture gothique par Tony Desjardins, architecte de la ville. Elle ne fut jamais terminée : il manque le parvis et le clocher. Plusieurs de ses vitraux furent réalisés par Lucien Bégule. Elle fut consacrée en 1866 mais pour cause d'instabilité, elle fut fermée en 1891. Prenez ensuite à droite la rue Général de Sève en direction de la montée de la Grande Côte.

RUE GÉNÉRAL SÈVE

Prenez la rue Général Sève, qui tient son nom de Joseph Anthelme Sève né à Lyon en 1788, devenu général en chef de l'armée égyptienne sous Napoléon et mort au Caire en Egypte sous le nom de Soliman Pacha. Continuez sur la rue Jean-Baptiste Say, économiste et théoricien du libre échange né à Lyon en 1767. Admirez les façades des immeubles dont celle du n°30.

IMPASSE, 11 RUE DES PIERRES PLANTÉES

Sur votre droite, une impasse pittoresque desservant maisons et jardins. Le nom de 'Pierres Plantées' vient d'anciennes bornes installées pour arrêter les véhicules au XVIIIe siècle. Tournez à gauche sur l'esplanade de la montée de la Grande Côte.

IMPASSE DU BON PASTEUR

Impasse du XIXe siècle avec jardin et sentier. Allez ensuite vers le point de vue sur Lyon et la Presqu'Ile.

POINT DE VUE, 27 MONTÉE DE LA GRANDE CÔTE

Le nom de 'Grande Côte' vient du parler lyonnais pour signifier 'montée' et du fait que vous êtes sur la plus importante montée de Lyon. L'esplanade a été construite en 1975 puis transformée et consolidée en 2004. La vue sur Lyon et la Presqu'Ile est magnifique. Descendez ensuite par le jardin de la Grande Côte sur la gauche vers la rue Diderot.

RUE DIDEROT

Après avoir parcouru les jardins de la Grande Côte, traversez la rue Pouteau, ancien chirurgien de l'Hôtel Dieu, pour continuer sur la rue Diderot, du nom du philosophe Denis Diderot, et observez les façades typiques croix-roussiennes du XIXe siècle jusqu'à la montée Saint-Sébastien.

PLACE COLBERT

Après avoir parcouru les jardins de la Grande Côte, traversez la rue Pouteau, ancien chirurgien de l'Hôtel Dieu, pour continuer sur la rue Diderot, du nom du philosophe Denis Diderot, et observez les façades typiques croix-roussiennes du XIXe siècle jusqu'à la montée Saint-Sébastien.

COUR DES VORACES, 9 PLACE COLBERT

Cette célèbre cour, datant de 1840, est connue pour son escalier monumental à volées libres de 6 étages. Elle traboule avec le 14 bis montée Saint-Sébastien et le 29 rue Imbert Colomès. Le nom de 'Voraces' vient des regroupements d'ouvriers canuts nommés les Voraces, qui s'illustrèrent par leurs insurrections républicaines de 1848 et 1849. Ils construisirent les fondements des premières organisations coopératives, syndicales et mutualistes. En ressortant, descendez la montée Saint-Sébastien vers le Sud.

RESIDENCE VILLEMANZY

La Résidence Villemanzy occupe un grand bâtiment blanc à trois étages, ancien couvent situé au cœur des pentes de la Croix-Rousse, au 21 montée Saint-Sébastien. Le couvent des sœurs de Sainte-Élisabeth dit des Colinettes a été construit en 1665. En 1792, l’armée pris possession des lieux pour en faire une caserne. De 1859 à 1970, la caserne devint un hôpital militaire du nom du comte Jacques Pierre Orillard de Villemanzy, ancien intendant général et général de division, 1753 - 1830. En 1988, la ville acheta le terrain et la maison. Rénovée, la résidence Villemanzy (***) bénéficie d’une situation et d’une vue exceptionnelle. Reprenez la montée Saint-Sébastien pour tourner, en descendant, à droite rue des Tables Claudiennes.

RUE DES TABLES CLAUDIENNES

Son nom vient d'une table de bronze de l'empereur romain Claude. On y trouve à l'Est l'amphithéâtre des Trois Gaules et l'ancienne école des Beaux-Arts de Lyon. Remarquez la cour du n°59 et la porte du n°30. Continuez jusqu'à la place Chardonnet.

PLACE CHARDONNET

Son nom vient de Louis Marie Hilaire Bernigaud, comte de Chardonnet de Grange, inventeur de la soie artificielle, ancien élève de l'école polytechnique, ingénieur des ponts et chaussées, officier de la légion d'honneur. Revenez en arrière et entrez au n°55 rue des Tables Claudiennes.

TRABOULE 55 RUE DES TABLES CLAUDIENNES

Prenez la traboule au 55 rue des Tables Claudiennes qui débouche au 20 rue Imbert Colomès. 'Traboule' vient du latin 'trabulare' (traverser), pour désigner un passage à travers des cours d'immeubles pour se rendre d'une rue à une autre. On recense 215 cours et traboules dans le Vieux Lyon, 163 sur les pentes de la Croix-Rousse et 130 dans la Presqu'île. Arrivé rue Imbert Colomès, tournez à gauche.

RUE IMBERT COLOMÈS

Cette rue est dédiée à Jacques Imbert Colomès né en 1729 et mort en 1808, ancien premier échevin. Admirez la porte, l'imposte et l'accès à la terrasse intérieure du n°16 ainsi que la cour intérieure et l'escalier des immeubles aux 17-19. Continuez jusqu'à la rue Capponi sur votre gauche.

RUE CAPPONI

Accès au niveau du 8 rue Imbert Colomès par un porche étroit. C'est une très courte rue piétonne. Son nom vient de Laurent Capponi, banquier italien arrivé à Lyon en 1530. Attardez vous au 8 rue Capponi : terrasse-jardin et traboule avec le 59 montée de la Grande Côte.

RUE DES TABLES CLAUDIENNES

Reprenez à droite vers l'Ouest la rue des Tables Claudiennes en direction de l'amphithéâtre des Trois Gaules.

AMPHITHÉÂTRE DES TROIS GAULES

L'amphithéâtre, qui est le plus ancien de Gaule, a été construit dans sa première version en 19 ap. J-C. : 68 x 42 mètres environ, 1.800 spectateurs. C'est l'empereur Hadrien qui, au début du IIe siècle, en fit alors le plus grand amphithéâtre de Gaule : 143 x 117 mètres, 20.000 spectateurs. Remarquez la 'petite' montée de l'Amphithéâtre sur le coté Est, qui descend vers la rue Burdeau. Reprenez la rue des Tables Claudiennes en sens inverse pour tourner à droite montée de la Grande Côte et la descendre.

MONTÉE DE LA GRANDE CÔTE

Descendez sur la droite vers le Sud la montée de la Grande Côte. Arrêtez-vous aux n°63 et 67 : immeubles du XVIIe siècle avec belles façades et escaliers à vis. Continuez jusqu'à la rue Burdeau.

RUE BURDEAU

Prenez à gauche la rue Burdeau. Elle s'est appelée avant 1895 rue du Commerce. Cette rue est dédiée à Auguste Burdeau né en 1851 à Lyon et mort en 1894, ministre de l'instruction publique puis des finances et enfin président de l'assemblée nationale en 1894. Admirez les façades par exemple le n°11 et sa porte. Rentrez au niveau du 30 bis rue Burdeau pour atteindre le passage Thiaffait.

PASSAGE 30 RUE BURDEAU

Prenez l'entrée et tournez à gauche à la sortie de l'immeuble dans la cour intérieure pour atteindre le passage Thiaffait.

PASSAGE THIAFFAIT, 19 RUE RENÉ LEYNAUD

Le passage Thiaffait a été édifié en 1827 par François-Félix Thiaffait qui fit construire la maison et le passage. Il était membre du Bureau de Bienfaisance et président de la Société d'Instruction Élémentaire. Il est décédé en 1861. Certains locaux sont désormais utilisés comme studios et ateliers, principalement pour de jeunes créateurs de mode. L'ensemble de boutiques/ateliers a été nommé 'le village des créateurs'. Ressortez par le 19 rue René Leynaud en admirant la cour et l'escalier à double volée.

RUE RENÉ LEYNAUD

Cette très ancienne voie du quartier dit des Capucins s'est aussi appelée rue Besson puis rue Vieille-Monnaie, ouverte en 1520. Son nom vient de René Leynaud qui est né à Lyon en 1910, poète et correspondant au Progrès. Son appartement a été un lieu de résistance et il a servi d'hébergement à Albert Camus en 1943. Notez le n°14 qui traboule avec le 13 rue des Capucins. Continuez sur la rue vers l'Est.

ÉGLISE SAINT-POLYCARPE

Sur la gauche au niveau du n°25, l’église Saint-Polycarpe qui se reconnait d'abord par sa façade monumentale, classique, avec pilastres et chapiteaux corinthiens. C'est l’ancienne église des Oratoriens qui s'installèrent sur les Pentes en 1642. Le bâtiment fut achevé en 1670, à l'exception de la façade, œuvre de l'architecte Toussaint-Noël Loyer, qui ne date que de 1756. Le clocher de pierres prévu à l’angle nord-ouest ne verra jamais le jour. En 1791, l'église devint paroissiale et prit le nom de Saint Polycarpe. On y trouve un orgue, datant de 1840, de grandes dimensions et d’une sonorité remarquable, fabriqué et installé par Augustin Zeiger, la boiserie en noyer est l’œuvre de Bossan. Reprenez sur la rue Leynaud.

RUE RENÉ LEYNAUD

En continuant sur la rue René Leynaud, vous observerez le n°33 (porte et imposte de l'immeuble), le n°39 (maison où Tony Garnier puis Pierre Bourdeix enseignèrent l'architecture de 1908 à 1946) et le n°41 (escalier intérieur). Continuez ensuite vers la montée Saint-Sébastien à droite pour arriver place Croix Paquet.

PLACE CROIX-PAQUET

La place qui existait déjà au XVIIe siècle tient son nom du négociant Jean Paquet qui fit ériger une croix en 1628 en remplacement d’une autre, peut être la croix du Griffon, aujourd'hui disparue. Le métro qui monte à la Croix Rousse et a pris la place de la ficelle dispose d'un arrêt à cet endroit. Traversez la place en direction de la rue de Thou à l'Est. Remarquez au n°11, la Maison Ricard, et au n°5 l'immeuble pour son entrée, sa cour et le passage vers le 3 bis petite rue des Feuillants. Prenez le passage au n°5 pour aller petite rue des Feuillants.

PETITE RUE DES FEUILLANTS

Tient son nom de l’ordre des Feuillants fondé par Jean de la Barrière au XVIe siècle. Les moines Feuillants ont eu à l'Ouest de cette rue leur monastère de 1619 à la Révolution. Arrêtez-vous au n°5 (porte et escalier monumentaux du XVIIe siècle provenant de l'ancien couvent des Feuillants, traboule avec le 4 rue de Thou) et au n°6 (traboule avec le 19 place Tolozan). Retournez ensuite sur vos pas jusqu'à la place Tolozan en direction du Sud.

PLACE TOLOZAN

Remarquez le n°19 (maison du XVIIIe siècle, façade, escalier, traboule avec le 6 petite rue des Feuillants) et le n°20 (décor de façade). Tournez ensuite à droite, et longez la place Pradel jusqu'à la rue du Griffon.

PLACE LOUIS PRADEL

Cette place récente a été créée au sein du tissu urbain de la Presqu'île pendant les travaux du métro en 1980, par élargissement de la rue Puits-Gaillot. Elle a permis de construire en souterrain le parc de stationnement Opéra. Elle accueille la sculpture du Patineur de César, une fontaine et plusieurs sculptures de l'artiste Jean-Robert Ipoustégy. Montez ensuite à droite la rue du Griffon.

RUE DU GRIFFON

Prenez la rue du Griffon, suivie de la place du Griffon. La rue a été ouverte en 1353 et tient son nom de l'animal mythologique à corps de lion, avec tête et ailes d’aigle. Une croix du Griffon existait au XVe siècle en haut de la rue. La place du Griffon tient son nom de la rue éponyme. Arrêtez vous au n°5 de la place : cour avec paliers en balcons, traboule avec le 3 rue Romarin. Passez la rue de Lorette et la rue Romarin, puis tournez à gauche rue des Capucins.

RUE DES CAPUCINS

La rue s'est aussi appelée grande rue neuve des Capucins. Elle tient son nom de l’ordre des moines Capucins fondé à Pise en 1525, qui ont occupé les lieux de 1622 jusqu’à la fin du 18e siècle. Pour l'anecdote, ils étaient les pompiers de la ville de Lyon. Arrêtez-vous à l'immeuble du n°22 : traboule avec le 5 rue Coustou. Autres traboules aux n°3, 6, 7, 15 et 19.

PLACE DU FOREZ

Cette place circulaire qui date de 1810 occupe l’emplacement du centre du jardin des Capucins du VIIe siècle. Elle tient son nom des comtes de Forez.

RUE SAINT-POLYCARPE

La rue tient son nom de Saint Polycarpe, disciple de l’apôtre Jean. Arrêtez-vous au n°7 (Conditions des Soies), au n°9 et 14 (cours et escaliers) et au n°16 (cour) pour les façades du XIXe siècle.

CONDITIONS DES SOIES, 7 RUE SAINT-POLYCARPE

La Condition des Soies, construite entre 1804 et 1814, était un établissement qui mesurait le poids à sec des soies pour en déterminer le taux d'humidité à des fins d'homologation commerciale. Ce monument historique, de style florentin, possède une somptueuse porte, un grand escalier et une belle rangée d’arcades au premier étage. Une grande fresque à l’accueil montre le trajet de la route de la soie. Le bâtiment héberge aujourd'hui des associations et équipements du premier arrondissement.

RUE ROMARIN

Le nom de cette rue vient d’une enseigne d’auberge. Elle s’est aussi appelée rue Porte du Griffon, puis montée de la Glacière. Elle s'est développée entre le XVIe et le XIXe siècle. Suivez la rue Romarin puis la rue Sainte-Catherine.

RUE SAINTE-CATHERINE

Son nom vient au départ d'un hospice dédié à Sainte-Catherine accueillant les orphelines dans le secteur. Date d'environ 1680. Arrêtez-vous au 17 (poste et imposte), au 13 (cour) et au 12 (porte et imposte, traboule avec le 6 place des Terreaux).

RUE SAINTE-MARIE DES TERREAUX

Prenez à droite la rue Sainte-Marie des Terreaux. Le nom de cette rue vient de la Vierge Marie. Elle a été ouverte vers 1600 puis élargie au XIXe siècle. Attardez-vous aux n°5 ( porte et imposte), n°4 (porte, imposte et escalier), n°3 (porte, imposte et escalier) et n°1 (cour, traboule avec le 6 rue des Capucins).

PLACE DES CAPUCINS

Place du début XIXe siècle. Son nom vient des moines Capucins qui y étaient installés. Arrêtezvous aux n°1-2 (cour) et 3 (traboule avec escalier vers le 2 rue Sainte-Marie des Terreaux). Prenez ensuite la rue des Capucins à gauche vers l'Ouest.

RUE TERME

L'origine de cette rue remonte pour partie à la Renaissance. Son nom vient de Jean-François Terme, maire de Lyon de 1840 à 1847. Regardez en particulier les immeubles aux n°21 (façade, porte, cour et puit) et 23-25 (façades).

MAISON RICHARD, 2-4 RUE SAINTE-CATHERINE

Admirez sur la Maison Richard, appelée aussi maison dorée, sa façade et ses ornements (4 têtes de trois quart et 4 femmes en toge portant des plaques gravées de noms artistiques ou religieux), la cour monumentale et la traboule avec le 21-23 rue d'Algérie. Au début du XXe siècle, le parti radical d'Edouard Herriot et de Louis Pradel y avait son siège. Empruntez la place de la Paix puis la rue Hyppolyte Flandrin.

LA MARTINIÈRE DES JEUNES FILLES, 33 R. MARTINIÈRE

Avec ses deux ailes symétriques, la Martinière des jeunes filles, datant du début du XXe siècle, ressemble à un livre ouvert. Elle est décorée de mosaïque, de ferronnerie et possède une devise et un blason de la ville.

SALLE RAMEAU, 29 R. MARTINIÈRE

La salle Rameau a été construite en 1907-1908 par les architectes François Clermond et Eugène Riboud. C'était une des premières salles de concert en France construite pour la musique symphonique. Elle acceptait à ses débuts 1535 places. Elle est décorée de mosaïques, sculptures, motifs de fleurs et possède un blason et une devise en facade. Elle est toujours aujourd'hui une salle de spectacles. Tournez ensuite à droite rue Hyppolyte Flandrin.

RUE HIPPOLYTE FLANDRIN

Vous parcourez une rue du XIVe siècle qui porte le nom d'Hippolyte Flandrin, peintre lyonnais : intéressez-vous aux hauts immeubles et à leurs belles portes anciennes. Continuez ensuite jusqu'à la place Sathonay et prenez à droite.

PLACE SATHONAY

Du nom de Nicolas Marie Jean Claude Fay de Sathonay, maire de Lyon de 1805 à 1812, cette agréable place du XIXe siècle est de forme carrée avec de beaux marronniers et en son centre une statue du sergent Blandan.

RUE SERGENT BLANDAN

Rue très ancienne dédiée à Jean Pierre Hyppolyte Blandan , héros de la conquête d'Algérie en 1842. Vous êtes sur la partie Est : arrêtez-vous au n°23 pour la façade, la porte et l'imposte. Tournez ensuite rue Terme à gauche en montant vers le Nord.

RUE TERME

Continuez sur la rue Terme en tournant à gauche jusqu'à la montée de l'Amphithéâtre. Remarquez l'immeuble au n°2 pour son escalier et sa loge de concierge, puis après le virage coté colline observez la montée de la Ficelle qui grimpe en tunnel jusqu'en haut des Pentes sur le trajet de l'ancien funiculaire.

MONTÉE DE L'AMPHITHÉÂTRE

'est appelée montée Sathonay jusqu'en 1866. Son nom actuel vient de l'amphithéâtre romain proche. Au cours de travaux en 1853, on y a trouvé des restes de gradins, ainsi qu'une allée bordée de statues à l'emplacement de la rue Terme. Descendez l'escalier et arrêtez-vous au niveau de l'immeuble 4 place Sathonay qui traboule avec le 4 place Fernand Rey. Prenez ensuite à droite la rue de Fargues.

RUE DE FARGUES

Courte rue du début XIXe dont le nom vient de Jean-Joseph de Méllet, comte de Fargues, colonel de la garde nationale, maire de Lyon de 1814 à 1818, puis député du Rhône. Vous arrivez place Fernand Rey, tournez à gauche dans la rue éponyme.

RUE FERNAND REY

Auparavant partie de la rue des Carmélites, cette rue tient son nom de Fernand Rey, adjoint au maire en 1931. Vous pouvez vous arrêter au n°12 : façade et cour du XVIIe siècle. Tournez ensuite à gauche pour reprendre la rue Sergent Blandan.

RUE SERGENT BLANDAN

Vous êtes sur la section Ouest de la rue Sergent Blandan : arrêtez-vous au n°22 (porte et façade XVIIe siècle), au n°19 (cour et puit) et au n°28 (façade et traboule avec le 19 place Rambaud).

PASSAGE DE L'ABBAYE DE LA DÉSERTE

Prenez le passage du 32 rue Sergent Blandan au 21 place Rambaud en direction de la Saône et vous arrivez au niveau de la Halle de la Martinière.

HALLE DE LA MARTINIÈRE, PLACE GABRIEL RAMBAUD

Classée monument historique, l'aile Nord restante de cette ancienne halle municipale a été édifiée par l'architecte René Dardel en 1838. Reprenez la visite vers l'Ouest.

PLACE GABRIEL RAMBAUD

Ancienne place de la Martinière, du nom aujourd'hui de Gabriel Emile Maximilien Rambaud, adjoint au maire de 1919 à 1929. Continuez ensuite rue de la Martinière vers la Saône : arrêtez-vous à l'immeuble du n°7 à votre droite (traboule avec le 10 rue Sergent Blandan) et les immeubles des n°4-6 pour leurs façades.

IMMEUBLE 46 QUAI SAINT-VINCENT

Arrêtez vous au 46 quai Saint-Vincent pour admirer un bel immeuble à la façade décor 'Art Nouveau' faisant partie du plus important ensemble de bâtiments de ce type à Lyon.

FRESQUE DES LYONNAIS, 2 R. MARTINIÈRE

Cette fresque murale, oeuvre de l'entreprise lyonnaise Cité Création, leader mondial dans le domaine, date de 1995, occupe une surface de 800 m2 et intègre 24 personnages historiques lyonnais (dont Saint Irénée, André-Marie Ampère, Laurent Mourguet, Antoine de Saint-Exupéry, ...) et 6 personnages contemporains : Bernard Pivot, Abbé Pierre, Bernard Lacombe, Paul Bocuse, Frédéric Dard et Bertrand Tavernier.

QUAI SAINT-VINCENT

Avant de prendre le quai Saint-Vincent vers le Sud, observez la passerelle Saint-Vincent permettant de rejoindre le Vieux-Lyon, ainsi que le clocher de l'église Saint-Paul en arrière.

ÉGLISE NOTRE-DAME DE SAINT-VINCENT

Au niveau du 60, vous trouverez l'église Notre-Dame de Saint-Vincent, ancienne église des grands Augustins datant du XVIIIe siècle, façade de l'architecte Charles Franchet, statues du porche de Charles Dufraine, bel orgue des facteurs Freytag et Aubertin.

RUE D'ALGÉRIE

Après avoir admiré le bel immeuble 1 quai de la Pêcherie, entrez rue d'Algérie à gauche de l'immeuble. Cette rue date de 1850 et prit ce nom à l'époque de la conquête coloniale. Portez attention aux façades d'immeubles et en particulier à celui du peintre Fleury Richard au n°11. Prenez après la rue Lanterne à droite.

RUE LANTERNE

Cette rue ancienne, datant du Moyen Age, menait à la porte de la Lanterne, sur le rempart des Terreaux. Remarquez les façades de différentes époques de cette rue étroite. Ensuite, tournez à gauche rue Constantine.

RUE CONSTANTINE

Cette rue a pris le nom d'une ville d'Algérie au moment de la conquête coloniale en 1844. Présence des figurines des hommes célèbres sur la façade angle rue Constantine - rue Paul Chenavard. Prenez attention aux belles façades des immeubles XIXe. Continuez après jusqu'à la place des Terreaux.

PLACE DES TERREAUX

Vous vous trouvez maintenant sur la place des Terreaux aménagée à partir du début du XVIIe siècle. Elle tire son nom de l'époque où elle était bordée de fossés puisque 'terreaux' fait référence à la boue, en latin terralia. La place devient ensuite place de grève et place publique avec son siège administratif : l’Hôtel de Ville. Dès le XVIIIème siècle, c'est une place bourgeoise à la mode, ponctuée de cafés et de marchands. Elle devient, au lendemain de la révolution, place de la liberté. A partir de 1838, le quartier de la Boucherie des Terreaux est remodelé, et les architectes Desjardins, Dupasquier et René Dardel vont réaliser des immeubles résidentiels. Admirez la fontaine Bartholdi.

PALAIS SAINT-PIERRE

L'ancien monastère des Dames de Saint Pierre est devenu musée des Beaux-Arts en 1801. Inspiré des modèles italiens, le bâtiment se compose de 4 ailes ordonnées autour d'un cloître. En 1792, l'abbaye devient un lieu de conservation des tableaux, médailles et autres objets d'art. Tout au long du XIXe siècle, l'édifice répond à plusieurs fonctions : musées de peinture, d'archéologie, école des Beaux-Arts, bibliothèque de la ville, Bourse, Chambre du Commerce, ... Aujourd'hui, le musée des Beaux-Arts de Lyon est un des plus importants de France et d'Europe. Ouvert tous les jours sauf mardi et jours fériés de 10h à 18h. Longez le bâtiment puis continuez vers l'Hôtel de Ville.

JARDINS DU PALAIS SAINT-PIERRE

Le cloître et ses jardins furent remaniés en 1884, pour leur donner leur aspect actuel, par les architectes René Dardel et Abraham Hirsch. Cet îlot de verdure, protégé des bruits urbains par les murs séculaires, couvre environ 1.200 m2. Les allées du jardin sont ombragées grâce au grand chêne, bouleaux et tilleuls odorants.

HÔTEL DE VILLE

Voici l'Hôtel de Ville édifié dès 1646 sur les plans de Simon Maupin. La construction et la décoration sont achevées en 1672, mais le 13 septembre 1674, un incendie ravage le bâtiment. Vers 1680, il est provisoirement restauré par Robert de Cotte. En 1700, une nouvelle restauration est lancée et le Consulat fait appel à Jules Hardoin-Mansart, architecte du Château de Versailles. Le corps principal côté Terreaux est relevé, les toits sont modifiés et, une quasi horizontalité est établie, s’accordant ainsi avec le palais Saint Pierre. Après 1793, de nouvelles restauration sont faites sous le préfet Vaïsse. Continuez rue Joseph Serlin jusqu'à la place de la Comédie.

PLACE DE LA COMÉDIE

Arrivée de la visite. La place tient son nom de l'Opéra devant vous qui se trouvait être à l'origine le théâtre édifié par Jacques-Germain Soufflot en 1756 et rénové par A.-M. Chenavard de 1825 à 1831. Une extension a été réalisée en 1990 par l'architecte Jean Nouvel. D'architecture néoclassique, la façade présente un rez-de-chaussée à arcades, un étage noble et un bandeau attique sur lequel sont représentées des têtes de sphinx reliées par des guirlandes de feuillage ainsi que des masques de théâtre à l'antique. Le tout est surmonté de huit statues de muses. Elles sont traditionnellement neuf, mais la nécessité de symétrie des travées a amené à éclipser Uranie, muse de l'astronomie. Merci de votre visite.

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