Chenonceau, une collection d’œuvres uniques

Château de Chenonceau

Le Château des Dames présente sa remarquable collection d’œuvres d'art ...

La contemplation de Chenonceau évoque l’idée d’une harmonie parfaite entre une nature, faite d’eau, d’air et de verdure, et une architecture unique, reconnue dans le monde entier. Le château propose à ses “hôtes d’un jour“, venus des cinq continents, une invitation à la grâce… Un abandon à la douceur et à la beauté du lieu… Chenonceau déchaîna les passions de ses propriétaires successifs, tous pris dans le tourbillon de l’Histoire de France.

Résidence royale, il est exceptionnel aussi par sa destinée singulière : construit, aimé, administré et protégé par des femmes remarquables. Diane de Poitiers, favorite d’Henri II, offre à Chenonceau des jardins parmi les plus spectaculaires de l’époque et… son architecture unique, en le dotant du célèbre pont, qui traverse le Cher. Catherine de Médicis, veuve du roi, éloigne Diane et apporte au château sa galerie à double étage, où, pendant sa régence, elle organise des fêtes somptueuses. A la mort de son époux Henri III, Louise de Lorraine prend le deuil en blanc selon l’étiquette et se consacre à la prière. Son décès marque la fin de l’histoire royale à Chenonceau. L’exquise représentante du Siècle des Lumières, Louise Dupin, redonne son faste au château où elle tient un salon brillant, entourée de philosophes, tels que Montesquieu, Voltaire ou Rousseau. Elle préserva Chenonceau lors de la Révolution. Issue de la bourgeoisie industrielle, Marguerite Pelouze décide de faire du monument et de son parc, le théâtre de sa réussite. Elle dépensera une fortune à le restaurer, jusqu’à sa ruine. Simone Menier, infirmière major, administre l’hôpital installé, aux frais de sa famille, dans les deux galeries du château. Plus de 2000 blessés de guerre y seront soignés, jusqu’en 1918.

Chenonceau dévoile ses trésors cachés, La Galerie Médicis, située au 1er étage du monument, propose d’enrichir ses connaissances de l’histoire grace à une collection inédite d’oeuvres d’art, peintures, tapisseries, mobilier et objets.

Cette pièce fut la chambre de la favorite du Roi Henri II, Diane de Poitiers, à laquelle il avait fait don de Chenonceau. En 1559, à la mort d’Henri II, tué en combat singulier lors d’un tournoi par le Capitaine de ses gardes écossais, Gabriel Montgomery, sa veuve la reine Catherine de Médicis, se fit restituer le château de Chenonceau par Diane et lui donna en échange Chaumont-sur-Loire.
Sur la cheminée: Portrait de Catherine de Médicis par Sauvage.
A droite de la cheminée : Vierge à l’enfant, par Murillo.

Vierge à l’enfant, par Murillo.

Catherine de Médicis (1519 - 1589). Veuve d’Henri II, Catherine de Médicis éloigne Diane, embellit encore les jardins et poursuit les travaux d’architecture. Elle fait élever la galerie à double étage, pour y organiser de somptueuses fêtes. Régente, Catherine dirige son royaume depuis son cabinet vert, installe à Chenonceau le faste italien et instaure l’autorité du jeune roi.

La chambre de Catherine de Médicis est couronnée d’un plafond en bois à caissons carrés, peints et dorés. On peut lire dans les compartiments de nombreuses initiales. On y retrouve le blason des Médicis et en position centrale le ”C” et le ”H” de Catherine et d’Henri II entrelacés. À droite du lit, une peinture sur bois par Le Corrège représente L’Éducation de l’amour. Une version peinte sur toile est à la National Gallery de Londres.

Le Salon François 1er regorge de chef-d'oeuvres. Au mur, portrait de Diane de Poitiers en Diane chasseresse par Le Primatice, peintre de l’École de Fontainebleau. Le tableau fut peint à Chenonceau en 1556 ; son cadre porte les armes de Diane de Poitiers, duchesse d’Etampes.

Les Trois Grâces par Van Loo
A droite de la cheminée, Les Trois Grâces par Van Loo représentent les demoiselles de Nesle : Mesdames de Châteauroux, de Vintimille, de Mailly, trois soeurs, favorites successives du Roi Louis XV.

Cabinet de travail de Catherine de Médicis, devenue Régente du royaume à la mort de son époux le roi Henri II. Elle gouverna la France depuis cette pièce.

Aux murs, une collection de peintures dont les plus importantes sont :
- Tintoret : La Reine de Saba et Portrait d’un doge
- Jordaens : Silène ivre
- Golsius : Samson et le Lion
- Ribera : Trois évêques
- Jouvenet : Jésus chassant les marchands du temple
- Spranger : Scène allégorique peinte sur métal
- Véronèse : Étude de tête de femme
- Poussin : La Fuite en Egypte
- Van Dyck : Amour au singe

Salomon et la Reine de Saba par Le Tintoret

Dans cette petite pièce qui était son cabinet de travail, Catherine de Médicis avait disposé son bureau. On découvre une magnifique vue sur le Cher, l’île et le Jardin de Diane.

Au-dessus de la porte :
- Andrea del Sarto : Sainte famille.

Et de part et d’autre :
- Bassano : Scènes de la vie de saint Benoît.
- Le Corrège : Une martyre.
- Jouvenet : Héliodore.
- Poussin : Enlèvement d’Hébé, Enlèvement de Ganymède, les échansons des Dieux, appelés vers l’Olympe.

Cette chambre évoque le souvenir de Gabrielle d’Estrées, favorite et grand amour du Roi Henri IV, et mère de son fils légitimé César de Vendôme.

Au-dessus de la porte, un tableau de Ribalta : L'Enfant à l’agneau.

Cette chambre est ainsi nommée en souvenir des deux filles et des trois belles-filles de Catherine de Médicis. Ses filles : La Reine Margot (épouse d’Henri IV), Elisabeth de France (épouse de Philippe II d’Espagne), ses belles-filles : Marie Stuart (épouse de François II) Elisabeth d’Autriche (épouse de
Charles IX) et Louise de Lorraine (épouse d’Henri III).

Pierre-Paul RUBENS (1577-1640)
L’Adoration des Mages, acheté au Roi d’Espagne, est un détail de l’œuvre qui figure au Musée du Prado.

Cette pièce rappelle le souvenir de César, Duc de Vendôme, fils du Roi Henri IV et de Gabrielle d’Estrées, oncle de Louis XIV, qui devint propriétaire de Chenonceau en 1624. À gauche de la fenêtre, encadrée de deux caryatides de bois sculpté du XVIIe siècle, un tableau de Murillo : Portrait de Saint Joseph.

La chambre de Catherine de Médicis permet d’accéder à deux petits appartements, qui composent le cabinet d’estampes. La première pièce met en valeur un magnifique plafond, décoré d’une toile peinte et une élégante cheminée, témoignages de la décoration de Chenonceau pour Madame Dupin au XVIIIème siècle. Dans la seconde pièce ouvrant sur le Cher, plafond et cheminée sont Renaissance. Le cabinet réunit une collection complète et variée de dessins, gravures et estampes représentant le château aux différentes époques. Du XVIème siècle de Diane de Poitiers, avec une sanguine (premier document où apparaît le pont) jusqu’aux aquarelles d’architectes du XIXème siècle, on y suit les grandes étapes de la construction de Chenonceau, les variations des projets des différents propriétaires, mais aussi l’élaboration des jardins.

Portrait de Henri III par François Clouet

Salon Louis XIV. En souvenir de la visite qu’il fit à Chenonceau le 14 Juillet 1650, Louis XIV offrit bien plus tard, à son oncle le Duc de Vendôme, son portrait par Rigaud - avec un extraordinaire cadre par Lepautre, composé seulement de quatre énormes pièces de bois - ainsi que le mobilier recouvert de tapisseries d’Aubusson et une console du célèbre ébéniste Boulle.

Portrait de Madame Dupin, par Nattier
Louise Dupin (1706 - 1799), aïeule par alliance de George Sand, fut la propriétaire de Chenonceau au XVIIIe siècle. Protectrice des Encyclopédistes, elle y reçut Voltaire, Rousseau, Montesquieu, Diderot, d’Alembert, Fontenelle et Bernardin de Saint-Pierre. Sa bonté, sa générosité et son intelligence épargnèrent à Chenonceau la destruction lors de la Révolution Française.

La Princesse de Rohan par Nattier.

L’Enfant Jésus et Saint Jean-Baptiste par Rubens, acheté à Joseph Bonaparte, installé par son frère Napoléon 1er, sur le trône d’Espagne.

Dans la Chapelle du château, tableau de Il Sassoferrato : La Vierge au voile bleu.

Chef d'oeuvre de la Renaissance, directement inspiré du Ponte Vecchio.

Château de Chenonceau
Crédits : histoire

Château de Chenonceau.

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