VISITE GUIDÉE DU VIEUX-LYON

Historical Cities

Parcours des quartiers du Vieux-Lyon au sein du secteur Unesco de Lyon, France

LE QUARTIER DU VIEUX-LYON

Mondialement connu pour son architecture Renaissance, le quartier du Vieux-Lyon doit sa fabuleuse conservation au Plan de Sauvegarde et à la loi Malraux protégeant le site dès 1964. On y rencontre une architecture bourgeoise, très influencée par l'Italie et par la capitale. Le quartier commence à être vraiment occupé à l'époque carolingienne (vers 800) sous l'influence de Charlemagne, puis au Moyen Age. Cette époque nous a légué les grandes églises (Saint-Georges, Saint-Paul et Saint-Jean), la Manécanterie, mais aussi et surtout, la trame des rues. C'est à ce moment que l'orientation du quartier se met en place et que sont créées de grandes artères parallèles à la Saône. Les rues que nous connaissons aujourd'hui sont les mêmes que celles du Moyen-Age...

La fin de l’époque médiévale puis la Renaissance conduisent le quartier à son apogée. Se mettent alors en place et se lotissent les parcelles étroites ("en touches de piano") réparties le long des grandes artères comme la rue Tramassac, la rue Saint-Jean et la rue Saint-Georges.

AVENUE ADOLPHE MAX

Non loin de la station de métro 'Vieux-Lyon', l'avenue Adolphe Max, une des plus courtes de Lyon, rejoint l'avenue du Doyenné et le quai Romain Rolland au niveau du Pont Bonaparte. On y trouve le Palais Saint-Jean, le Centre Diocésain et plusieurs commerces. En continuant vers l'Est et en traversant le Pont Bonaparte, il est possible d'accéder à la place Bellecour. Avancez sur la partie Nord-Est vers le Palais Saint-Jean.

PALAIS SAINT-JEAN

Vous êtes devant l'ancien palais épiscopal. La Façade coté quai est de style gothique. Il possède une cour avec deux portiques monumentaux dessinés par Soufflot. Construit par le cardinal Charles de Bourbon à la fin du XVe siècle, il fut modifié au cours des XVIIIe et XIXe siècles. Il héberge actuellement la bibliothèque du 5e arrondissement. En reprenant l'avenue Adolphe Max vers la colline et en passant par la place Edouard Commette, vous allez rejoindre la place Saint-Jean.

PLACE SAINT-JEAN

Vous vous trouvez place Saint-Jean, la plus ancienne place de Lyon. La fontaine en son centre date de 1844, dessinée par Dardel, architecte de la ville (à qui l'on doit le Palais du Commerce), et sculptée par Bonassieux. Elle reproduit un petit temple néo-renaissance entouré de quatre vasques de pierre dans lequel a lieu le baptême du Christ par Saint-Jean Baptiste. Depuis cette place, vous pouvez admirer la basilique de Fourvière construite à l'emplacement de l'ancien forum, place principale de la cité gallo-romaine.

LA MANÉCANTERIE

La Manécanterie se situe à droite de la primatiale. L'entrée est à l'intérieur de la cathédrale. Il s'agit du bâtiment le plus ancien du centre historique de Lyon. Construit au XIe siècle, il mélange le roman et le gothique. A l'origine, il servit de réfectoire pour les chanoines de Saint-Jean puis devint la maison des chantres de la cathédrale Saint-Jean, d'où elle tire son nom (mane cantare = chanter de bon matin).

LA CATHÉDRALE SAINT-JEAN

Voici la primatiale Saint-Jean construite de 1170 jusqu'au au XVe siècle. L'abside et le choeur sont de style roman alors que le transept et la nef sont de style gothique. Les dégradations subies par les statues manquantes ou décapitées sont l'oeuvre des soldats du Baron des Adrets en 1562. Fort heureusement, la somptueuse décoration de 320 médaillons sculptés dans le bas des ouvertures n'a souffert que du temps. Ils racontent la Bible, les Saints, et même des scènes courtoises ou monstrueuses. Les sujets extrêmement variés sont en effet inspirés de l'Histoire Sainte, de la mythologie, de symboles, de scènes populaires.

INTÉRIEUR DE LA CATHÉDRALE SAINT-JEAN

Comme indiqué, l'abside et le choeur sont de style roman alors que le transept et la nef sont de style gothique. La partie inférieure comprend les trois importants portails gothiques surmontés chacun de rosaces à quadrilobes.

RUE SAINT-JEAN

Vous vous trouvez sur la rue principale du Vieux-Lyon, la rue Saint-Jean en direction du Nord : elle relie la place Saint-Jean et la place du Change. C'est la plus connue et la plus fréquentée de toutes les rues du Vieux-Lyon. Vous y trouverez une centaine de maisons de style Renaissance, et aussi le plus grand nombre de restaurants et de boutiques.

RUE SAINTE-CROIX

Un coup d'oeil sur la droite à la rue Sainte-Croix, ruelle étroite qui relie la rue Saint-Jean et la rue Mandelot (jardin archéologique). Elle a pris le nom d'une des premières paroisses de Lyon dont on voit des restes de fondation à l'emplacement du jardin archéologique, rue Mandelot.

MAISON DU CHAMARIER

La Maison du Chamarier, construite au XIVe siècle, fut occupée, par les chamariers, dignitaires du Chapitre de Saint-Jean, dont François d'Estaing, chanoine-comte. Le chamarier supervisait la sécurité, la justice, la voirie et avait sous ses ordres douze agents de surveillance. Il détenait les clefs des portes des fortifications de la ville. Il percevait également les taxes pendant les foires. Les fenêtres, dont les meneaux sont manquants, sont accolées et séparées par des pinacles décorés de fleurons et de crochets. Un cordon de pierre court le long de la façade. Le gothique flamboyant se mélange au style Renaissance : l'escalier en vis torsadé est de style ogival. Le puits de la cour est attribué à Philibert de l'Orme.

INTÉRIEUR DE LA MAISON DU CHAMARIER

La structure interne de la demeure, composée de trois corps de bâtiment, répond au schéma traditionnel des maisons de ville de la Renaissance : une cour intérieure dans laquelle prend place un escalier en vis (inscrit dans une tour) et des galeries ouvertes reliant les corps de bâtiment entre eux. Un puits et une fontaine, attribués à l’architecte Philibert Delorme, ornent la cour intérieure de cet hôtel devenu une des plus belles demeures du quartier.

RUE DE LA BOMBARDE

A la sortie de la Maison du Chamarier, prenez à droite puis ensuite la rue de la Bombarde en direction de la Saône. Cette rue relie la montée du chemin Neuf au quai de Saône. La rue de la Bombarde était l'ancienne limite du cloître Saint-Jean au Nord. S'est aussi appelée dans sa partie Sud rue Porte-Froc.

JARDIN ARCHÉOLOGIQUE SAINT-JEAN

Vous arrivez rue Mandelot, qui tient son nom de François Mandelot, gouverneur de Lyon au XVIe siècle. L'aménagement en jardin devant vous vers la cathédrale montre les vestiges de l'ancien groupe épiscopal primitif de Lyon, composé de trois églises : Saint-Jean au Sud, Saint-Etienne au centre et Sainte-Croix au Nord. On peut observer les restes du premier baptistère chrétien du Ve siècle, les fondations et un arc de la nef Sainte-Croix.

PALAIS DE JUSTICE

Reprenez la rue de la Bombarde en direction du quai de Saône. Contournez alors l'angle du Palais de Justice pour vous retrouver place Paul Duquaire devant le Palais. Construit entre 1835 et 1845 par Louis Pierre Baltard à l'emplacement de l'ancien palais de Roanne. Appelé aussi les '24 colonnes' dues à sa façade corinthienne. Le bâtiment a été récemment entièrement restauré intérieur et extérieur. Depuis 1995, il héberge les tribunaux d'appels de Lyon et certains services du Conseil Général.

RUE DU PALAIS DE JUSTICE

A la fin de la partie droite de la façade du Palais, prenez la rue du Palais de Justice. Ancienne rue des Fouettés puis rue du Palais, disparue lors de la construction du Palais de Justice, elle relie la rue Saint-Jean et le quai Romain Rolland sur le coté Nord du Palais. C'est une des entrées réglementées pour les véhicules des habitants.

RUE DES TROIS MARIES

Tournez à droite dans la rue des Trois Maries. Elle rejoint la rue du Palais de Justice et la place de la Baleine. Doit son nom aux trois Maries (Marie-Jacobé, Marie-Madeleine et Marie-Salomé) au XVIe siècle. Elle s'est appelée auparavant rue de Etuves, rue Tres-Monnoye et rue Ganivet. Voie intéressante, car elle a gardé sa forme et ses façades d'époque.

PLACE DE LA BALEINE

Arrivée place de la Baleine, qui relie la rue des Trois Maries d'un coté avec la rue Saint-Jean et de l'autre coté avec la rue de la Baleine. Appelée autrefois place du Grand Palais puis place Pandalais. Comme la rue de la Baleine, son nom vient soit d'une enseigne en forme de Baleine soit d'un morceau de squelette de baleine qui aurait été retrouvé là.

RUE SAINT-JEAN

Reprendre ensuite la rue Saint-Jean sur la droite vers le Nord en direction de la place du Gouvernement puis de la place du Change.

PLACE DU GOUVERNEMENT

Cette place ne prit son nom qu'au XVIIe siècle. Elle s'est appelée auparavant place du Petit Palais. Les gouverneurs du Lyonnais, du Forez et du Beaujolais y possédaient un hôtel particulier de 1512 à 1734, démoli au XIXe siècle.

HOSTELLERIE DU GOUVERNEUR

Construit au XVe siècle, le bâtiment était une auberge jusqu'en 1826. Avant d'entrer, notez l'arc terminé par deux culots. Le griffon, symbole de l'obstacle à surmonter, regarde un autre symbole, la sirène poisson et son chant vénéneux. Si les fenêtres à meneaux ont conservé leurs bases sculptées, les figurines des culots ont quasiment toutes disparus. Admirez la voûte du hall. En montant l'escalier, remarquez la rampe de pierre creusée dans le mur. Passant sous une loggia également voûtée, vous arrivez dans la 'cour haute'. Découvrez les meneaux sculptés, une porte avec blason et figurine, le puits avec le dais en forme de coquille. Reprenez ensuite la rue Saint-Jean à droite de la place du Gouvernement.

RUE DE LA FRONDE

Un regard à la rue de la Fronde : petite rue étroite qui rejoint la rue Saint-Jean et la rue de Gadagne au niveau de l'entrée du musée. Ancienne rue de Romagny puis rue du Garillan, elle doit son nom actuel à une enseigne d'hôtellerie qui était une fronde.

MAISON 9 RUE SAINT-JEAN

L’immeuble, rebâti en 1516, marque la transition du gothique flamboyant à la Renaissance. Admirez la lourde et belle porte de bois surmontée d’une ouverture ornée de paons et de fleurs. Entrez dans l’allée voûtée. Elle traboule avec le 8 quai Romain Rolland. Au débouché de la cour, observez sur le bâtiment de droite une fenêtre à meneaux à double traverse, ce qui était un luxe à l’époque. Ne manquez pas l’exceptionnel noyau torsadé de l’escalier. Dans le style gothique flamboyant il est courant de voir un noyau d’escalier s’épanouir sous la voûte en un superbe palmier.

MAISON THOMASSIN

Quelques éléments de cette maison datent de 1298. Il s'agit de l'une des plus anciennes maisons d'habitation de Lyon. Sa façade fut reconstruite en 1493 dans un style gothique à l'initiative de Claude Thomassin, riche notable et commerçant lyonnais. De la maison construite à la fin du XIIIe siècle, il ne subsiste qu'une pièce à plafond peint avec les armoiries de Saint-Louis, de sa mère et des Fuers, anciens propriétaires. Notez, au premier étage, les fenêtres à meneaux sous une frise ornée de signes du zodiaque. Au second, au centre de chaque arc ogival sont sculptés les blasons du Dauphin (poisson), du roi de France Charles VIII (fleurs de lys) et d'Anne de Bretagne (hermine). Le dernier, à droite, a été rajouté au XIXe siècle.

PLACE DU CHANGE

Plus petite à l'époque, cette place servait déjà de lieu de commerce et de change au XIIIe siècle. Là se tenaient les quatre foires annuelles de l'époque. Au XVIIe siècle, la douane se trouvait près du pont du Change (premier pont de Lyon en pierres construit en 1020 et démoli en 1842 pour faciliter la navigation sur la Saône), à deux pas de la place du Change.

LOGE DU CHANGE

En 1653, une première 'loge' fut construite, avec un portique à arcades et un étage bas, pour le commerce et les monnayeurs. Elle est agrandie en 1748 par Soufflot. Au sommet deux horloges encadrent le blason du roi, à gauche le cycloscope de Soufflot est un cadrant unique au monde. La loge du Change a été confiée en 1803 par la Ville de Lyon à la communauté protestante de Lyon : elle devint un temple. C'est dans celui-ci qu'eut lieu, en 1938, la fusion des quatre églises protestantes qui a permis la création de l'Église Réformée de France. Culte le dimanche matin à 10h30 ouvert au public.

RUE LAINERIE

A présent, empruntez la rue Lainerie. Elle rejoint la place Saint-Paul, par la rue François Vernay. Anciennement rue de l'Asnerie. Belle rue à l'époque Renaissance, qui regroupait comme la rue Juiverie de beaux immeubles dont malheureusement ceux du coté Est ont été détruits lors de la construction de l'école Gerson.

MAISON CLAUDE DEBOURG

Cette superbe maison date de 1516. Elle fut construite pour un magistrat, Claude Debourg. Au-dessus de la porte, remarquez le blason incliné à gauche indiquant que la famille a participé aux croisades. La façade typique est de style gothique flamboyant. Admirez l'élégance de ses ouvertures étroitement jointes.

MAISON 10 RUE LAINERIE

Dans la cour, admirez un escalier dont la structure est remarquable, il est d'ailleurs classé monument historique. Tenez-vous au pied de cet escalier et levez les yeux vers le haut. Les escaliers à limon déplacé, comme celui-ci, sont en effet parmi les plus audacieux, souvent appelés 'escaliers sans noyau'. Cette technique est exceptionnelle jusqu'au XVIe siècle car elle suppose un savoir-faire extraordinaire du tailleur de pierre qui taille le limon, la marche, la contremarche et la fixation dans une même pierre de façon à ce qu'elle se joigne avec les marches supérieures et inférieures en créant le jour central. Curiosité à ne pas manquer : les rampes sont taillées directement dans le mur et dans le centre.

RUE LOUIS CARRAND

Traversez la rue François Vernay et prenez la rue Louis Carrand en direction de la Saône, vers le quai de Bondy. Les maisons anciennes du coté Nord de la rue ont toutes été détruites au XIXe siècle pour laisser la place au Palais de Bondy. Subsistent les quelques immeubles du coté Sud. Première dénomination : place de l'Ancienne Douane. En tournant à gauche vous vous trouvez devant le Palais de Bondy.

QUAI DE BONDY

En tournant à gauche vous vous trouvez sur le quai de Bondy. Il n'a été créé qu'au début du XIXe siècle. Il n'existait avant que des ruelles qui descendaient sur la Saône avec soit un alignement régulier, soit la présence de petits ports fluviaux. Le quai de Bondy héberge le dimanche matin le marché de l'Artisanat en prolongement du marché de la Création, quai Romain Rolland.

PALAIS DE BONDY

Ce palais a été construit à la place du premier hôpital de Lyon du VIe siècle. Plusieurs salles de spectacles : salle Molière, salle Witkowski, théâtre de Guignol (Compagnie des Zonzons). Un des meilleurs lieux pour écouter de la musique de chambre. Continuez sur le quai le long des immeubles vers le Nord en remontant la Saône.

RUE OCTAVIO MEY

Vous passez à votre gauche devant la rue Octavio Mey. C'est en 1873 qu'elle fut remodelée pour faciliter l'accès entre le pont la Feuillée et la gare Saint-Paul et elle prit le nom d'un soyeux lyonnais, Octavio Mey. Vous pouvez observer, au fond de la rue, la gare Saint-Paul.

RUE SAINT-NICOLAS

En avançant sur le quai, vous aller emprunter sur votre gauche la rue Saint-Nicolas en direction de la place Gerson. C'est une ruelle typique ayant gardé son aspect médiéval et l'étroitesse des rues de l'époque.

PLACE GERSON

Vous arrivez place Gerson. Son nom vient de Jean Charlier 'de Gerson', théologien de l'Université de Paris, venu au sein du cloître de Saint-Paul de 1419 à 1429. Sa statue est installée rue Saint-Paul face à l'entrée de l'église. Déplacez vous vers la colline pour admirer l'église Saint-Paul.

ÉGLISE SAINT-PAUL

L'église a été bâtie vers 549. Elle fut ensuite reconstruite sur un plan basilical aux XIe et XIIe siècles. Au XIIIe siècle, le clocher fut reconstruit. De nombreux travaux et restaurations ont eu lieu à travers les siècles, notamment à l’époque gothique, puis au XVIIIe siècle, en 1778. Plusieurs campagnes de restauration vont s’étaler durant tout le XIXe siècle.

INTÉRIEUR DE L'ÉGLISE SAINT-PAUL

Quelques détails à ne pas manquer : à droite de l’autel, la voûte à clefs pendantes de la chapelle du Crucifix, et les 16 chapelles situées sur les bas-côtés de l’église. En sortant, prenez alors la rue Saint-Paul en direction de la place du même nom.

PLACE SAINT-PAUL

Remontez jusqu'à la place Saint-Paul. Cette place sépare la partie Saint-Paul - Pierre Scize de la partie Saint-Jean. Elle fut d'abord entourée de rues marchandes. La construction de la gare de chemin de fer en 1872 et la création de la rue François Vernay en 1899 lui permirent de s'agrandir. Il reste encore quelques belles façades. Vous pouvez admirer la belle restauration d'un groupe d'immeubles en face de vous.

MONTÉE SAINT-BARTHÉLÉMY

Prenez ensuite la montée Saint-Barthélemy à gauche de la gare. Elle relie Saint-Paul à la place de l'Antiquaille. Très ancien chemin, construit sur une voie romaine, gravissant la colline de Fourvière, elle doit son nom à une chapelle. Elle est rejointe sur son parcours par les trois montées piétonnes : Change, Garillan et Chazeaux. Sur sa partie montante droite, on trouve successivement l'école des Maristes, l'école des Lazaristes, l'école d'ingénieurs ECAM, l'entrée du jardin du Rosaire qui monte à Fourvière et la maison de Pauline-Marie Jaricot, fondatrice de l'oeuvre catholique de la Propagation de la Foi. Au 27, coté Saône, se trouve l'hôtel-restaurant quatre étoiles la Villa Florentine, installé dans un ancien couvent.

MAISON HENRI IV

Seule subsiste la partie Est de cette maison, partiellement détruite au XIXe siècle lors de l'élargissement de la montée Saint-Barthélemy et la construction du funiculaire St-Paul / Loyasse. De la montée, on peut admirer l'escalier Renaissance et les galeries à grandes arcades soutenues par de massives colonnes. La ferronnerie du puits date du XVIIe siècle. Le buste d'Henri IV, au 1er étage date du XIXe siècle. François 1er en 1515 puis Henri IV en 1600 auraient séjourné dans cette maison que Claude Paterin, magistrat lyonnais, fit construire sous le règne de François 1er.

RUE JUIVERIE

Redescendez ensuite sur vos pas la montée Saint Barthélémy et prenez à droite la rue Juiverie. Cette voie ancienne, du Moyen Age, porta le nom de rue 'de la Juiverie' à cause des nombreux juifs qui y habitèrent aux XIIIe et XIVe siècle. A partir du XVe siècle, la rue fut vidée de ses divers marchés aux bestiaux et devint plus riche et mieux fréquentée notamment par des notables de la Ville et des riches marchands. Curieusement cette rue fut également célèbre par ses tournois organisés à l'époque et en l'honneur de Charles VIII qui fit de longs séjours à Lyon. Vous trouverez rue Juiverie les plus beaux immeubles et les plus belles cours Renaissance du Vieux-Lyon.

MAISON BULLIOUD

Ici se cache l'un des joyaux du Vieux-Lyon, classé monument historique : la galerie sur trompes de l'architecte Philibert de l'Orme, réalisée en 1536 alors qu'il n'était âgé que de 26 ans. Pour y arriver, il faut suivre l'allée voûtée d'ogives et passer une première cour avec un puits dont seul le dais et son blason sont d'époque. Dans cette cour, Philibert de l'Orme fut chargé de construire une liaison entre deux corps de bâtiments, à la demande du client Antoine Bullioud, esthétique et représentative de sa position sociale. De l'Orme devait donc faire communiquer deux bâtiments distincts par une galerie mais sans empiéter sur la cour assez petite et sans démolir le puits existant. Il s'inspira alors des monuments romains pour cette galerie.

RUELLE PUNAISE

La ruelle Punaise est située entre les numéros 16 et 18 de la rue Juiverie. C'était un égout à ciel ouvert dans lequel se déversaient les éviers des habitations voisines. Elle communique par une pente importante avec la montée Saint Barthélémy. C'est un reste du Moyen Age, qui n'est plus utilisable.

MAISON 20 RUE JUIVERIE

Le 20 rue Juiverie correspond à la maison d'Etienne Grolier, gentilhomme du duc d'Orléans. Elle date de 1493. La dimension des fenêtres et les ornements sculptés traduisaient la richesse des propriétaires. Les meneaux du premier étage sont très raffinés, les voûtes de l'allée retombent sur des culots sculptés de feuillage ou d'animaux fantastiques, la tour de l'escalier en vis qui mène aux galeries est à pans coupés. En 1576, Pierre Duxio, riche marchand italien, achète la maison et fait apposer son blason dans la cour. Il est sculpté d'un personnage assis sur un trône portant un grand duc agrippé à une branche.

MAISON DUGAS

Voici la maison des Têtes de Lions, également appelée maison Dugas. Elle date du XVIIe siècle. Quand elle fut construite en 1647, c'était un des plus beaux palais du Vieux-Lyon. Admirez sa longue façade en pierre grise, les arcades du rez-de-chaussée, les meneaux plats, typiques du XVIIe et les quinze têtes de lions sculptées. Malheureusement, certains animaux ont subi les assauts de l'urbanisme moderne.

RUE DE LA LOGE

Tournez maintenant à gauche dans la rue de la Loge. Cette rue est en prolongement droit de la montée du Change, et relie la rue Juiverie et la place du Change. S'appelait rue de la Porcherie.

RUE DE GADAGNE

Prenez à droite la rue de Gadagne. Cette rue relie la rue de la Loge et la place du Petit Collège. Elle a pris le nom de la famille de financiers italiens Gadagne qui racheta à la famille Pierre-Vive l'hôtel portant le même nom en 1545. S'est aussi appelée rue de la Boissette puis rue Pierre-Vive.

HÔTEL DE GADAGNE

Installé dans l'ancien hôtel des Gadagne, l'une des plus riches demeures du quartier, les musées sont constitués de deux hôtels contigus construits de 1511 à 1527, mais remaniés pour les frères Gadagne, d'origine italienne, en 1545. Les salles, qui ont fait l'objet d'un important programme de restauration et de muséographie, présentent l'histoire de Lyon depuis le haut Moyen-Âge jusqu'au XXe siècle. Le musée propose aux visiteurs 39 salles d’exposition, deux salles d’ateliers pédagogiques, un auditorium, un centre de documentation, des jardins suspendus, une boutique.

PLACE DU PETIT COLLÈGE

Traversez la première partie de la place du Petit Collège qui relie la rue de Gadagne et la rue du Boeuf avec une largeur suffisante pour accueillir plusieurs terrasses de cafés restaurants. Son nom vient du bâtiment au 5 de cette place qui était une annexe du collège de la Trinité. Lien à l'Ouest avec la montée du Garillan, devenu la mairie annexe de Lyon 5e.

PETITE RUE TRAMASSAC

Prendre à gauche la petite rue Tramassac, ruelle qui est restée dans sa dimension d'origine médiévale et qui rejoint la place du Petit Collège et la rue Saint-Jean. S'est aussi appelée rue Berthet.

RUE SAINT-JEAN

Rejoignez la rue Saint-Jean sur la droite vers le sud et la cathédrale. Vous êtes presque au milieu de cette rue centrale.

MAISONS 26-28 RUE SAINT-JEAN

Construites à la fin du XVe siècle, ces deux maisons ont réuni leurs deux cours en abattant le mur les séparant lors de la restauration. L'une des cours est plus élaborée que l'autre. La tour renfermant l'escalier à vis du premier immeuble prend une place énorme dans la cour : l'entrée se fait sous un porche orné d'un chien sculpté debout et tenant un blason (malheureusement très abîmé). Ses fenêtres à meneaux ont de fines colonnettes sculptées. Ses galeries annoncent le raffinement de la Renaissance aux deux premiers étages : admirez les croisées d'ogives entrelacées et ornées d'un blason pour la voûte du premier, et celles du second, avec un motif losangé orné d'écussons. Les étages supérieurs étaient à poutres de bois.

MAISON 27 RUE SAINT-JEAN

D'époque fin Renaissance, cette somptueuse maison aux belles fenêtres à meneaux possède une façade en pierre dorée. Entrez dans l'allée voûtée.

COUR DU 27 RUE SAINT-JEAN

Au sein de la cour, notez l'escalier en vis, mi-gothique, mi-Renaissance et les galeries voûtées. Notez la curieuse aération de l'escalier et la tourelle en encorbellement.

MAISON LE VISTE

La maison Le Viste (ou maison des Pommes de Pin) fut la propriété de la famille Le Viste. Jean Le Viste fit tisser au XVe siècle la tapisserie de 'la Dame à la Licorne', célèbre dans le monde entier comme oeuvre d'art à clefs symboliques, joyau du musée de Cluny à Paris. Seul le premier étage de cette maison est du XVe siècle. Son porche ogival s'appuie sur des colonnettes sculptées. En façade vous pouvez voir les pommes de pin, qui donnent leur nom à la maison.

PLACE NEUVE SAINT-JEAN

Cette place se situe entre la rue Saint-Jean et la rue du Boeuf, proche d'un des angles du Palais de Justice. Elle portait le nom de rue Cholet jusqu'au début du XVIIe siècle. Elle a ensuite été agrandie : très claire, c'est devenu un lieu de vie par les nombreuses terrasses de restaurants. Elle reste animée la nuit. Façades d'époque sur tout le pourtour. Petite fontaine au centre coté Ouest.

RUE DU BOEUF

Relie la place du Petit Collège et la montée du chemin Neuf. La rue du Boeuf doit en fait son nom au taureau sculpté du XVIe siècle à l'angle avec la place Neuve Saint-Jean. Anciennement appelée rue Tramassac, c'est une des plus anciennes rues du Vieux-Lyon. Cette rue était habitée par de riches familles et ainsi, coté colline, on trouve terrasses et jardins. La rue du Boeuf est moins fréquentée que la rue Saint-Jean mais garde un charme et une tranquillité qui la rende attrayante. Quelques hôtels et restaurants haut de gamme : Cour des loges, Tour Rose, …

MAISON DU CRIBLE, TOUR ROSE

Cet élégant bâtiment date des XVe et XVIIIe siècles. Le portail fut construit sur des plans de Serlio : sur le fronton, notez le bas-relief, petite adoration des mages et la richesse de la porte à panneaux sculptés. La cour est agréable malgré les bâtiments rajoutés au XVIIe siècle. Dans la cour intérieure, la superbe tour rose et ronde, du XVIe siècle, est percée de baies. Elle loge l'escalier en vis, le puits et son dais sculpté de la coquille Renaissance. Cette tour a d'ailleurs donné son nom à l'hôtel de la Tour Rose situé au 22 rue du Boeuf.

MAISON DE L'OUTARDE D'OR

Bâti en 1487, cet immeuble bordant la rue a repris le nom de l'enseigne, en pierres sculptées, du marchand poulailler posée en 1708 avec cette devise : 'Je vaux mieux que tous les gibiers'. Il s'agit d'une outarde, sorte de pintade sauvage. Admirez sa façade. Ses fenêtres à meneaux, l'arc en plein cintre surmontant la porte et englobant l'ouverture en fer forgé au-dessus, traduisent l'époque de construction du bâtiment. Entrez dans la cour et admirer les galeries, l'escalier en vis et les deux tourelles en encorbellement.

IMMEUBLE 27 RUE DU BOEUF

Façade de cinq niveaux et trois travées, coudières continues à chaque étage. Rez-de-chaussée avec ouvertures en plein cintre et porte surmontée d'une imposte. Fenêtres à meneaux. Dans la cour, escalier, galerie à arcs du XVIIe siècle.

TRABOULE 27 RUE DU BOEUF

La plus longue traboule du Vieux-Lyon qui traverse trois cours et quatre bâtiments pour aboutir 54 rue Saint-Jean. Escalier, arcs et galerie du XVIIe siècle. En sortant de la traboule, tournez à droite dans la rue Saint-Jean.

IMMEUBLE 54 RUE SAINT-JEAN

Façade simple de cinq niveaux et trois travées, fenêtres sans meneaux, coudière continue aux premier, troisième et quatrième étages. Façade modifiée au XIXe siècle. Cour avec balcons du XVIIIe siècle, autre cour avec galerie voûtée et balcons.

IMMEUBLE 58 RUE SAINT-JEAN

La façade, refaite en 1832 lors de l'élargissement de la rue, n'offre pas un grand intérêt. Cependant, les bâtiments sur cour valent la visite. L'un est de 1406, l'autre a été remanié en 1528. Empruntez l'allée : les voûtes des galeries sont portées par des culots à figurines sculptées, différentes à chaque étage. Notez dans la cour la présence d'un escalier en vis avec des fenêtres à meneaux sculptés. Le décor de fresques présenté sous les galeries a été trouvé sous l'enduit d'un logement. Le puits Renaissance est l'un des plus beaux du Vieux-Lyon : l'accès se fait par trois côtés et sa voûte est ornée de trois coquilles.

RUE DE LA BOMBARDE

Prenez à droite en montant la rue de la Bombarde. Cette rue relie le quai de Saône avec la montée du chemin Neuf, angle rue de du Boeuf. Belle vue sur le petit jardin de la Basoche et la cour intérieure de la maison dite 'des Avocats' sur le coté Nord. La rue de la Bombarde était l'ancienne limite du cloître Saint-Jean au Nord. S'est aussi appelée dans sa partie Sud rue Porte-Froc.

MAISON DES AVOCATS

Découvrez ici encore un exemple de très belle maison du quartier à l'époque de la Renaissance. C'est en 1979 que l'Ordre des Avocats l'acquit et commença la restauration. De l'ancienne auberge du XIVe siècle, seule reste la large porte cochère qui permettait aux voitures à chevaux de rentrer dans la cour. Vous pouvez admirer les douze arcades toscanes reposant sur des colonnes à chapiteaux plats, sur trois galeries superposées, ainsi que le puits remis en place. Tout ceci date de 1516. Libérée en 2004 par l'école de formation des jeunes avocats, la maison des avocats accueille aujourd'hui le Musée Miniature et Cinéma.

RUE DES ANTONINS

Relie la rue de la Bombarde et la place Saint-Jean, où elle est très étroite. S'est aussi appelée rue de Talaru. Cette rue était intégrée au cloître Saint-Jean au Moyen Age.

PLACE SAINT-JEAN

Arrivée place Saint-Jean où se termine la boucle de cette visite. Merci de l'attention que vous avez porté à ce parcours permettant d'avoir un aperçu de notre beau quartier du Vieux-Lyon.

Remerciements : tous les supports
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