"HUMAN" : Making of des images aériennes

HUMAN

Découvrez Yann Arthus-Bertrand et son équipe technique dans les coulisses des tournages aériens

« Quand Yann voit un lieu, il a immédiatement dans la tête ce qu’il veut faire ressortir. J’essaie de m’adapter à son style très particulier, qui fait ressentir l’émotion par le graphisme ou la beauté. Quelquefois c’est un site grandiose déjà filmé et photographié des milliers de fois, mais souvent c’est un cadre qui paraîtrait insignifiant à tous auquel Yann s’attache, qu’il fait ressentir d’une façon sublime par ses images. Nous utilisons un système de caméra “Cineflex” monté sur l’hélicoptère, qui offre une grande stabilité et une grande qualité d’image même aux très longues focales que Yann affectionne particulièrement. »


Bruno Cusa, chef opérateur des prises de vue aériennes

Cineflex, kesako ?
Le tournage d’images aériennes implique de nombreuses contraintes techniques, à commencer par l’utilisation d’une caméra bien spécifique : la Cineflex, caméra HD gyrostabilisée qui permet, comme son nom l’indique, de régler les problèmes de stabilité, mais aussi de gommer les vibrations, pour un résultat similaire à celui obtenu par un mouvement de grue. Cette caméra – à l’origine développée par l’armée pour l’assistance au tir, et donc capable de zoomer très loin – était aussi synonyme d’autonomie, puisque ses K7 pouvaient être changées à bord de l’hélicoptère. En tout, 120 kilos de matériel tout de même, à installer dans un espace très réduit.

À travers les séquences aériennes, Yann Arthus-Bertrand partage avec le spectateur sa vision du monde et des hommes et propose une lecture à la fois poétique et critique de notre planète.

Dans "HUMAN", l’objectif de la caméra met en lumière des lieux d’une beauté insoupçonnée, mais pose aussi un regard attentif sur la vie des hommes à travers le monde. Ce développement souvent inégal de nos sociétés se dessine sur nos terres, et nos paysages, dont l’image aérienne se fait témoin.

RETOUR À MADAGASCAR
« Même odeurs, mêmes sensations, mêmes émotions. Pour Yann, Bruno et moi, c’est toujours un grand bonheur de revenir dans un pays où l’on a déjà tourné et scellé des amitiés durables. Retrouvailles avec tous ces Malgaches qui ont comme toujours, le sourire pacifique et la gentillesse au bord des lèvres. »

« Jour 1 :
Montage de la caméra cineflex dans le hangar de Thierry, notre pilote. A côté de notre hélicoptère Ecureuil, on aperçoit une antique Alouette 3 ayant servi à un précédent tournage d’un "Vu du Ciel" en 2006. La machine gît sous la poussière comme un vieil albatros usé.

Jour 2 :
Le Président de la République malgache réquisitionne notre hélicoptère pour une visite d’Etat en province. L’armée de l’Air malgache n’est apparemment pas en mesure de lui fournir de machine. Nous voici donc à entièrement démonter tout le système cineflex (plusieurs heures de travail) et la question centrale plane dorénavant : l’hélicoptère sera-t-il de retour à temps pour débuter le tournage ? Début de l’attente…

Jour 3 :
C’est bon. Nous remontons la caméra pour enfin tourner et nous décollons vers le Parc de l’Isalo en survolant le majestueux massif du Makkai. Près du village d’Ilakak, images incroyables des mineurs qui retirent les saphirs d’une mine creusée entièrement à la main sous un soleil de plomb. Spectacle si dur et si incroyable en 2014.

Jour 4 :
Les gigantesque baobabs de Morondava se découpent au loin. Des arbres bouteilles renversées, symbole de Madagascar et de l’endémisme.

Jour 5 :
La caméra de Yann frôle les lames tranchantes du massif des Tsinghys. Spectacle minéral unique et grandiose qui s’offre à la lumière du soir. Manhattan-sur-jungle… Sur le terrain de foot du village de Bekupaka, des dizaines d’enfants attendent l’arrivée de l’hélicoptère. Ils jouent au foot avec une balle faite de sacs plastiques serrés pas une cordelette.
Monsieur le Maire, toujours en place après 20 années de mandat, nous accueille avec son sourire bienveillant.

Jour 6 :
Retour vers Antananarivo, mais la météo nous joue des tours… on ne filme pas grand chose.

Jour 7 :
Les rizières en eaux d’Antsirabe avec les agriculteurs qui y travaillent nous offrent un spectacle grandiose. Des images pas du tout prévues mais des plans vraiment bons pour le film. Il est temps de rentrer à Paris et avec Bruno nous nous posons une question : à quand le prochain tournage à Madagascar ? »

Anecdote de tournage à Madagascar racontée par Yazid Tizi, producteur en charge des images aériennes

Eglise Abuna Yemata Guh - Dans le massif du Gheralta, au sud de Hawzen, région Tigré (Tigray), Ethiopie

Lac d'Attabad (Gojal Lake) - Vallée de Hunza, Gilgit–Baltistan (Territoires du Nord), Pakistan

Ile de Manhattan et le One World Trade Center - New York, Etats-Unis

Jalousie - Bidonville bordant la ville de Pétionville, banlieue de Port-au-Prince, Haïti

Teinturerie, près de Karachi - Sind, Pakistan

Post-production
Les images aériennes font l'objet d'un traitement spécial en post-production. Phase finale de la création d'un film, la post-production s'apparente au dernier coup de pinceau qui sublime le son et l'image. Ici un plan filmé en Inde lors du défilé du Jour de la République (Republic Day) en Inde.
Sublimer
Yann Arthus-Bertrand et Armand Amar, compositeur, en plein échange en studio pour définir les musiques destinées à accompagner les séquences aériennes.
HUMAN THE MOVIE
Crédits : histoire

Merci à :

Florent Gilard
Nuno Pires
Mélina Huet
Valentin Wattelet
Sterenn Hall

Crédits Photos :

Yann Arthus-Bertrand
Yazid Tizi
Bruno Cusa

Un projet de la Fondation GoodPlanet et de la Fondation Bettencourt Schueller en partenariat avec le Google Cultural Institute

Remerciements : tous les supports
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