1945 – 1960

Reconstruire le pays

Rmn - Grand Palais

Au sortir de la guerre, la France est en ruine et traumatisée. Les années 1945-1960 au Grand Palais témoignent des enjeux moraux, politiques, économiques du pays : il faut reconstruire. Année après année, le monument raconte l’avènement des Trente Glorieuses.

"Pour aider les hommes à rester vigilants." 
Du 10 juin au 1er juillet 1945, le Grand Palais accueille l'exposition "Crimes hitlériens". Selon le catalogue, son propos « n'est pas d'étaler l'horreur mais de préciser (...) la notion de crimes de guerre, de l'établir (...) sur sa base juridique » ; de « démonter le mécanisme d'une entreprise si funeste (...) afin d'aider les hommes à rester vigilants ». Le parcours est chronologique, depuis l'Occupation et la collaboration jusqu'à la libération des camps de concentration. Les photos et les films sont ceux faits par les troupes alliées découvrant la barbarie nazie. Un wagon et des instruments de torture sont présentés, un four crématoire a été reconstitué. 

L'exposition, interdite aux moins de 16 ans, accueille 500 000 visiteurs en sept semaines.

L'hommage à la France d'Outre-mer
Le terme "Outre-mer" désigne l'ensemble des colonies françaises. L'exposition inaugurée au Grand Palais en octobre 1945 rend hommage à celles qui se sont ralliées au général de Gaulle après l'appel du 18 juin 1940. Dans la suite des expositions coloniales du début du XXe siècle, les œuvres d'art du Musée de la France d'outre-mer (aujourd'hui Musée de l'histoire de l'immigration) sont déplacées pour l'occasion. Elles sont accompagnées de cartes et de panneaux valorisant les contributions de chaque pays à l'effort de guerre.
Le Salon de l'enfance
En 1949 s'ouvre le quatrième Salon de l'Enfance, de la jeunesse et de la famille. L'évènement symbolise le contexte démographique de l'après-guerre : le pays doit être repeuplé. L'État met en place une politique nataliste forte (allocations familiales, allocation logement, quotient familial...). 1949 connaît un nombre record de naissances : 869 000 ! C'est le début du baby-boom. 

Au salon, l'enfant est roi : il joue, fait des tours de manège, glisse sur un toboggan, voit un spectacle de marionnettes, de magie ou de cirque. Les plus grands assistent à des projections de films cultes ("Rintintin", "Zorro"...). Au fil des années, les stands portent autant sur l'éducation que sur les loisirs.

La fête du Salon des Arts ménagers
Depuis 1926, le Salon des arts ménagers est un rendez-vous annuel incontournable. On y vient en famille et la SNCF met en place des trains supplémentaires pour les provinciaux. En 1956, le succès est tel que les exposants occupent aussi les sous-sols du Grand Palais. Cette même année, le pic de fréquentation est atteint avec 1 500 000 visiteurs en trois semaines.

Au Salon, tout fait rêver. Du mobilier à l'électroménager en passant par les sanitaires et les produits ménagers, tout est prévu pour une vie domestique tournée vers le bien-être et l'hygiène.

Les premiers catalogues de vente par correspondance et des échantillons sont distribués, la publicité est reine.
L'apparition des magasins d'électroménager et le manque de place au Grand Palais obligent le Salon à déménager en 1961 au CNIT de la Défense.

Le bal des débutantes
Inspiré d'une tradition britannique qui consistait à présenter à la cour des jeunes filles de la noblesse, le concept du Bal des débutantes est repris en France en 1957. Les jeunes filles, toutes « bien nées », portent alors les dernières collections de la haute couture parisienne. Le 6 octobre 1964, le Bal des débutantes se tient sous la nef du Grand Palais pendant le Salon des Antiquaires. 227 jeunes filles dansent devant les invités de renom international et les ventes des antiquaires exposants s'envolent. 1968 met fin au "Bal des déb".
Crédits : histoire

Nous souhaitons chaleureusement remercier toutes les personnes qui ont contribué à la conception de ce parcours Grand Palais et celles qui ont apporté gracieusement leur(s) information(s) et documents reproduits.

Remerciements : tous les supports
Il peut arriver que l'histoire présentée ait été créée par un tiers indépendant et qu'elle ne reflète pas toujours la ligne directrice des institutions, répertoriées ci-dessous, qui ont fourni le contenu.
Traduire avec Google
Accueil
Explorer
À proximité
Profil