1945 – 1959

Das Saarland - Teil II

State Chancellery Saarland

Eine europäische Geschichte
Landesarchiv des Saarlandes / Staatskanzlei des Saarlandes, Öffentlichkeitsarbeit

La Sarre – une histoire européenne

 

Située au cœur de l’Europe, la Sarre est un Land moderne et ouvert au monde.

Aux abords immédiats des frontières française et luxembourgeoise, elle est devenue une région marquée par l’intensité de ses échanges politiques et économiques sur le plan international et par une culture transfrontalière vécue au quotidien.

La population du plus récent des anciens Länder est unie à la fois par une conscience européenne commune et par un esprit inspiré du savoir-vivre à la française.

La Sarre doit sa particularité à son histoire faite de longues périodes à la fois mouvementées et tourmentées par des conflits. La présente exposition retrace cette histoire européenne, remontant à l’origine de la création du Territoire du Bassin de la Sarre en 1919, il y a près de cent ans. Il s’agit ainsi de montrer que l’identité sarroise et les relations particulières que les Sarrois entretiennent avec leurs voisins européens sont antérieures à l’intégration de la Sarre dans la République Fédérale d’Allemagne en 1957. Les racines de cette identité unique renverraient plutôt à l’époque où la Sarre se trouvait sous l’administration de la Société des Nations durant les années 20.

Néanmoins, ce n’est qu’après les douloureuses expériences de deux guerres mondiales et au terme de situations tendues voire conflictuelles inhérentes à deux référendums qu’il a été possible d’engager les processus d’apprentissage aptes à ancrer durablement l’esprit d’amitié et de réconciliation, et à faire de la Sarre le Land le plus français et le plus européen de tous les Länder allemands.

Saarland - Eine europäische Geschichte - Ministerpräsidentin Annegret Kramp-Karrenbauer
La Saare - une histoire européene - Ministerpräsidentin Annegret Kramp-Karrenbauer
L’Etat sarrois 
Saarland Geschichte 1920 bis 1955

La Sarre à la française

Entre 1935 et 1945, les Sarrois ont vécu, en tant que partie du Troisième Reich, la dictature totalitaire, la guerre et la débâcle. Les Américains libérèrent la région en mai 1945. En juillet, les Français prirent en charge le régime militaire en Sarre et la séparèrent des zones d’occupation allemandes. Un nouvel État sarrois indépendant vit le jour sous le patronat français, un État lié économiquement à la France et clairement limité dans sa souveraineté, mais pour la première fois sous l’autorité d’un gouvernement librement élu. Le président du Christliche Volkspartei (parti populaire chrétien), Johannes Hoffman, un émigrant revenu comme beaucoup d’autres leaders politiques, fut élu ministre-président. Il travailla main dans la main avec l’administration militaire française placée sous l’autorité de Gilbert Grandval. Il en ressortit une reconstruction rapide. Le nouvel État se profilait au travers d’une politique sociale généreuse et d’une culture politique ouverte sur le monde, mais limitait les libertés intérieures et réprimait l’opposition pro-allemande qui se consolidait depuis 1951/52.

Les zones d’habitation des villes industrielles de Sarre ont également subi des destructions considérables en 1945. 
Saarland 1945 - Impressionen
Sarrebruck, ville de contrastes suite à l’introduction du franc en 1947 : des étals remplis se dressent au cœur d’un paysage de ruines. 
Femmes revenant de courses dans les rues en ruines de Sarrebruck 
Char d’assaut lors de la parade sur la place du marché de Sarrelouis en 1954 
L’ambassadeur Grandval décerne une distinction à la veuve d’un officier français tombé pendant la guerre. 
Parade de troupes militaires à Sarrebruck en 1949 
Après la conversion monétaire en francs introduite en novembre 1947, les comptoirs se remplissent et les visages s’éclairent. 
Après la conversion monétaire en francs introduite en novembre 1947, les comptoirs se remplissent et les visages s’éclairent. 
Après la conversion monétaire en francs introduite en novembre 1947, les comptoirs se remplissent et les visages s’éclairent. 
Dans le cadre du premier festival de la chanson française organisé en Sarre, la vedette internationale Edith Piaf se produit à Sarrebruck, dans la Mainzer Straße, et ce à peine un an après la fin de la guerre. 
Die Parteien im Saarland und Wahlen 1947
Maison de la police des frontières sarroise à la frontière germano-sarroise, près de Nohfelden  
Les contrôles de marchandises, mal réputés, effectués à la frontière germano-sarroise, étaient sous la responsabilité des douaniers français, tandis que leurs collègues sarrois se chargeaient du contrôle d’identité. 
Policier des frontières sarrois vêtu d’un uniforme arborant les armoiries de la Sarre et tenant une bière sarroise à la main 
Rencontre entre le ministre français des affaires étrangères Robert Schuman (au centre) et le gouvernement de l’Etat sarrois dirigé par le Ministre Président Johannes Hoffmann (à droite) en 1950 à la gare principale de Sarrebruck. 
Séance constitutive de la cour de justice de l’Union économique franco-sarroise en 1954 
De nombreux journaux et magazines français sont en vente dans ce kiosque de Sarrebruck en 1949. 
A ‘French’ café in a prominent position in Saarbrücken city centre. 
En 1949, l’administration française des mines appelle les mineurs à faire don de leur sang ; de nombreux mineurs se rendent ainsi à l’hôpital de la corporation des mineurs de Fischbach. 
Scènes de rue typiques avec des enfants jouant dans un quartier en construction à la périphérie de la capitale sarroise 
Lors d’un salon de l’industrie parisien en 1955, la Sarre fait la promotion de son site économique et y vante les intérêts pour la France. 
La Völklinger Hütte était la plus grande usine sidérurgique en Sarre et le premier employeur de la région. 
Theo Siegle’s sculpture class in the studio at the Centre de Mètiers d’Art 
Saarbrücken art school was opened by the French on 14 July 1946 and soon became internationally famous.  
Two students of the painting masterclass working in the studio of fine arts. 
Sketches from the fashion class at the art school, whose fashion shows in the early 1950s attracted wide interest. 
Sketches from the fashion class at the art school, whose fashion shows in the early 1950s attracted wide interest. 
Peter Scholl-Latour, porte-parole du gouvernement sarrois, danse lors d’une réception donnée par Gilbert Grandval au château Halberg. 
Concert de jazz donné à l’occasion d’une soirée de gala au château Halberg, siège de Gilbert Grandval, le Haut-Commissaire français et futur gouverneur de la Sarre 
Une mise en scène sur Mozart réalisée par le théâtre municipal de Sarrebruck, véritable pont (culturel) entre la Sarre et la France  
Enfants s’adonnant à des figures artistiques sur la place reconstruite du château de Sarrebruck 
En 1952, l’équipe olympique sarroise entre dans le stade olympique de Helsinki, suivie de sa grande sœur allemande.  
Les sprinteuses de l’équipe de relais sarroise avec leur entraîneur Ralph Hoke au Village olympique de Helsinki 
Membre de « l’équipe nationale » sarroise de gymnastique lors d’une compétition internationale contre la Hollande organisée à Sarrebruck. 

« La petite Europe »

Le mouvement européen né à la fin des années 40 trouva un grand écho en Sarre. Le gouvernement sarrois eu bientôt le projet que la Sarre soit le premier État à s’européaniser, d’en faire le pionnier d’une Europe unie et le foyer des institutions européennes centrales. En 1951, Sarrebruck a posé sa candidature en tant que capitale de la CECA. Presque un an auparavant, l’université du Land fondée en 1948 par son nouveau recteur Angelloz fut proclamée européenne. L’arrivée des « Nouvelles Équipes Internationales » – Sarre et de l’Europa-Union sarroise fut importante. L’Europe devint symbole d’espoir et fut aussi mise à profit dans la publicité (« Europa-Motorenöl »). Le projet Van-der-Goes-van-Naters du Conseil de l’Europe de 1952 fut le premier à formuler concrètement une solution européenne à la question sarroise. Deux années auparavant, le ministre-président français Mendès-France et le chancelier Adenauer s’unirent au sein du traité de Paris d’octobre 1954 pour européaniser la Sarre et la placer sous l’autorité de la nouvelle Union de l’Europe occidentale.

Lors de la campagne électorale pour le parlement sarrois en 1952, le parti CVP majoritaire tente, après la séparation de la Sarre avec l’Allemagne, de susciter l’enthousiasme de ses électeurs sur la construction d’une Europe incarnant la « Patrie du futur ». 
Les autorités minières européennes à Sarrebruck font la promotion de leur candidature en 1953 avec une affiche représentant la Sarre au centre des Etats membres de la CECA. 
Dans une lettre de « leur » maire Zimmer adressée à Robert Schuman, les sociaux-démocrates sarrois manifestent leur soutien quant au projet de doter Sarrebruck du statut de capitale minière européenne. 
Les deux représentants sarrois Heinz Braun et Richard Kirn, à gauche derrière Winston Churchill, posent devant le bâtiment du Conseil de l’Europe à Strasbourg. 
Sous les drapeaux flottant devant le Palais de l’Europe était également hissé le drapeau de l’Etat sarrois, membre associé du Conseil de l’Europe. 
Véhicule particulier affecté au service diplomatique européen 
L’Université de la Sarre, fondée en 1948 sous protectorat français, incarne « l’une des premières institutions européennes ». Sa vocation européenne se reflète également dans le sport : la photo montre ici les vainqueurs du tournoi de football récompensés par le trophée Angelloz, du nom du recteur français de l’Université. 
En décembre 1951, Gilbert Grandval offre au club universitaire de sport aéronautique un avion de tourisme monomoteur baptisé sous le nom de « Europe ». 
Représentants de la Sarre au Conseil de l’Europe au bar du Palais de l’Europe à Strasbourg 
Au cours de la phase préparatoire du référendum de 1955, le mouvement européen prône une « Sarre européanisée » devant un kiosque à journaux de Sarrebruck. 
Photo grand format : Six mois déjà avant le lancement de la campagne électorale, le mouvement européen de Sarre prône la prééminence de l’Europe devant les Etats nationaux. 
Le Premier Ministre français Pierre Mendès France et le Chancelier allemand Konrad Adenauer après la signature des Traités de Paris 
Policier et enfants devant le bâtiment de la Commission de l’UEO en Sarre siégeant depuis juillet 1955 en qualité de « Commission européenne pour le référendum relatif au statut de la Sarre » 
Etat européen ou état fédéré ?

Bataille autour de l’Europe

Le statut de la Sarre établi dans le traité de Paris fut ratifié par l’Assemblée nationale française ainsi que par le Bundestag allemand. Il ne manquait donc plus que l’approbation de la population sarroise, qui fut invitée le 23 octobre 1955 à s’exprimer pour la première fois lors d’un referendum sur l’appartenance à l’Europe. Afin de garantir une libre expression des opinions, les partis pro-allemands autrefois interdits tels que les libéraux du DPS, le DSP social-démocrate et la CDU furent de nouveau autorisés trois mois avant le référendum. Leur attitude de refus à l’encontre du statut européen soutenu par le gouvernement donna naissance à une bataille électorale qui divisa la société et politisa la vie publique de manière extraordinairement forte. Même les opposants au statut étaient au fond pour une Europe unie. Ils voulaient toutefois être tout d’abord « allemands » et ensuite « européens ». Deux tiers des votants partageaient leur avis et votèrent contre le statut. Depuis 1955, les alternatives à l’« Europe des patries » furent à peine considérées plus sérieusement au cours du processus d’intégration.

Das Abstimmungsjahr 1955 im Saarland
Arrivée en Sarre d’observateurs électoraux anglais quelques jours avant le référendum du 23 octobre 1955.
Intervention dans la rue d’un propagandiste opposé au statut de la Sarre, en marge d’une réunion des mouvements européens à Neunkirchen.
Le « non » rencontre un large succès à Neunkirchen, au Hüttenberg.
Presque tous les meetings des partisans du statut européen se déroulaient en présence d’un grand nombre de policiers sarrois armés de matraques.
Dans sa lutte contre le statut et sa campagne en faveur du rattachement de la Sarre à l’Allemagne, le mouvement d’opposition bénéficie également du soutien idéal d’autres territoires allemands « détachés ».
Femmes membres de l’équipe électorale de Heinrich Schneider arborant des tracts pour le NON distribués dans toute la Sarre 
Dans la province sarroise, un jeune manifestant exprime sans parole son opinion sur le statut de la Sarret. 
Deux manifestants blessés après une réunion des « partisans du oui » à St. Ingbert
Sur une scène décorée aux couleurs de l’Europe, Heinz Braun, ancien ministre sarrois de la justice et chef du mouvement européen prononce un discours politique en faveur du « oui ».
Heinrich Schneider, président du parti (national) libéral DPS et instigateur du mouvement des « partisans du non » lors de la campagne électorale.
Hubert Ney, premier président du parti CDU de Sarre après son admission en juillet 1955, deviendra par la suite également le premier Ministre Président du Land de Sarre.
Interview du Ministre Président sarrois Johannes Hoffmann devant la presse après le vote du 23 octobre 1955.
Avant une rencontre électorale avec Johannes Hoffmann, les opposants au statut ont inscrit sur le bitume le slogan le plus populaire des « adeptes du non » : « Der Dicke muß weg » (Il faut se débarrasser du gros !)
Les forces de l’ordre ripostent à coups de canons à eau aux émeutes provoquées en marge d’une réunion du CVP à St. Ingbert
« Scènes de chasse » devant le « Wartburg » à Sarrebruck où les dirigeants des partis CVP et SPS en faveur du statut se réunissent pour la première fois le 13 août 1955.
 Suite à des heurts entre les forces de l’ordre et les opposants, des manifestants montrent aux photographes de presse les traces laissées par les coups de matraques et les gaz lacrymogènes.
La presse a trouvé un moyen peu conventionnel de se protéger face aux débordements provoqués par les réunions électorales dans l’ensemble de la région.
A Sulzbach, un meeting du SPS, parti à vocation européenne, ne fait pas salle comble.
Attroupement devant le lieu du premier grand meeting des « partisans du oui » à Sarrebruck 
En marge d’un grand meeting organisé à Neunkirchen, des manifestants militants renversent une voiture de police.
Le premier grand meeting des « partisans du non » après la réadmission de l’opposition a trouvé un écho considérable à Völklingen, fin juillet 1955.
Le CVP, le SPS et les « mouvements européens » disent « oui » au statut parce qu’ils veulent que l’Europe se fasse, parce que le statut apportera une fois pour toute la paix entre l’Allemagne et la France, parce que c’est une clé pour l’Europe, parce qu’une voix en faveur du statut doit être une voix en faveur de l’Europe.
Le CVP, le SPS et les « mouvements européens » disent « oui » au statut parce qu’ils veulent que l’Europe se fasse, parce que le statut apportera une fois pour toute la paix entre l’Allemagne et la France, parce que c’est une clé pour l’Europe, parce qu’une voix en faveur du statut doit être une voix en faveur de l’Europe.
Le CVP, le SPS et les « mouvements européens » disent « oui » au statut parce qu’ils veulent que l’Europe se fasse, parce que le statut apportera une fois pour toute la paix entre l’Allemagne et la France, parce que c’est une clé pour l’Europe, parce qu’une voix en faveur du statut doit être une voix en faveur de l’Europe.
Le CVP, le SPS et les « mouvements européens » disent « oui » au statut parce qu’ils veulent que l’Europe se fasse, parce que le statut apportera une fois pour toute la paix entre l’Allemagne et la France, parce que c’est une clé pour l’Europe, parce qu’une voix en faveur du statut doit être une voix en faveur de l’Europe.
Panneau de publicité poussé vers l’arrière dans un coin de rue à Friedrichsthal 
Vandalisme commis sur les affiches de tous les partis.
Le DSP, le DPS et les communistes disent « non » au statut, parce qu’ils veulent l’Europe et parce que le statut est censé redéfinir les frontières, parce qu’il dote la Sarre d’un « statut colonial », parce qu’il compromet la sécurité collective en Europe, et parce qu’il expose la Sarre à des risques trop élevés.
Le DSP, le DPS et les communistes disent « non » au statut, parce qu’ils veulent l’Europe et parce que le statut est censé redéfinir les frontières, parce qu’il dote la Sarre d’un « statut colonial », parce qu’il compromet la sécurité collective en Europe, et parce qu’il expose la Sarre à des risques trop élevés.
Le DSP, le DPS et les communistes disent « non » au statut, parce qu’ils veulent l’Europe et parce que le statut est censé redéfinir les frontières, parce qu’il dote la Sarre d’un « statut colonial », parce qu’il compromet la sécurité collective en Europe, et parce qu’il expose la Sarre à des risques trop élevés.
Le DSP, le DPS et les communistes disent « non » au statut, parce qu’ils veulent l’Europe et parce que le statut est censé redéfinir les frontières, parce qu’il dote la Sarre d’un « statut colonial », parce qu’il compromet la sécurité collective en Europe, et parce qu’il expose la Sarre à des risques trop élevés.
Étude attentive d’un panneau d’affichage à Sarrebruck, conforme à la réglementation sur l’affichage électoral
Vieux hommes que la lutte politique fratricide semble laisser indifférents

En route pour l’Allemagne

Le refus du statut européen ne signifiait pas forcément la fin de l’État sarrois partiellement autonome. Le 23 octobre 1955 marqua une césure si forte dans la construction de la volonté politique que tout conduisit vers une intégration la plus rapide possible de la Sarre à la République fédérale. Le gouvernement Hoffman donna sa démission durant la nuit du vote. Les élections de décembre 1955 scellèrent la passation de pouvoir en politique interne amenée par le referendum. Le traité luxembourgeois de 1956 entre l’Allemagne et la France balaya les derniers obstacles de politique extérieure à la réunification. Le jour du Nouvel An 1957, Konrad Adenauer salua déjà le jeune Land allemand à Sarrebruck. Deux ans et demi plus tard, le 6 juillet 1959, les lignes douanières tombèrent, le mark remplaça le franc en tant que monnaie, le parcours particulier de la Sarre s’arrêtait là. La réponse unanime à la question sarroise prépara le terrain pour l’amitié franco-allemande.

Journalistes dans des cabines téléphoniques installées dans le centre de presse et d’information du Parlement sarrois
Le Ministre Président Johannes Hoffmann (au centre), accompagné de son fils (à sa droite) et de sa femme (à droite du fils), s’apprête à voter
 Lors d’une conférence de presse, les dirigeants politiques du « Heimatbund » (confédération de la patrie allemande) commentent leur victoire et la démission de Johannes Hoffmann au soir des élections.
Arrivée à Sarrebruck du Chancelier allemand Adenauer le matin du Nouvel An 1957 pour y célébrer la réintégration de la Sarre.
Das neue Bundesland Saarland 1957-1959
Fraternisation des douaniers dans la nuit du 5 au 6 juillet 1959 à la frontière germano-sarroise, où les barrières douanières entre l’Allemagne et la Sarre sont supprimées
Le Ministre de l’Economie (du miracle économique) Erhard se rend personnellement en Sarre pour contrôler la conformité avec le marché des prix pratiqués sur les denrées alimentaires
Personnes faisant la queue dans un établissement de crédit de Sarrebruck pour y échanger leurs francs contre des marks. 
En été 1956, avant que le rattachement à la République fédérale ne soit concrétisé, on entreprend déjà les travaux de raccordement de l’autoroute de la Sarre aux grands axes allemands.
En été 1959, le Président de la République fédérale Theodor Heuß et le Ministre Président Franz Josef Röder sont conviés à Sarrebruck au congrès annuel de la société allemande Max-Planck
Le rattechement (automobile) à l’Allemagne se manifeste également dans les rues : changement des plaques d’immatriculation à Sarrebruck en 1957.
Les désagréments de la conversion monétaire : les hausses des prix réelles ou « ressenties » déclenchent des manifestations dès juillet 1959.
A l’occasion du dixième anniversaire du rattachement de la Sarre en janvier 1967, le Chancelier allemand Kurt Georg Kiesinger (avec à ses côtés le Ministre Président Franz Josef Röder) rend honneur au plus jeune Land.
C’est également l’année du dixième anniversaire du Land de Sarre, en 1967, qu’est inauguré le Palaisdes Congrès de Sarrebruck, « offert » par Bonn à la Sarre à l’occasion de sa réintégration.
Sur les rails, la Sarre peut perfectionner son rôle de pont entre l’Allemagne et la France, fonction qu’elle incarne depuis longue date. La liaison ferroviaire entre les deux pays, réalisée de manière symbolique en 1952 et confortablement mise en œuvre en 1970 avec le Trans-Europ-Express « Goethe » a été concrétisée avec la mise en service en juin 2007 de la ligne grande vitesse ICE/TGV reliant Francfort à Paris.
Modellregion SaarLorLux 

Naissance de la région

Le Traité du Luxembourg, qui réglait l’intégration de la Sarre dans la république fédérale, posait également à plusieurs égards les jalons pour l’avenir européen de la région. Une série de plans et de projets ont vu le jour sur la base d’un nouveau partenariat entre la France, le Luxembourg et l’Allemagne, qui devrait faire de la « SarLorLux » une réalité économique, culturelle et enfin politique. L’aménagement de la Moselle en grande voie fluviale, par exemple, montra immédiatement comment la solution à un problème national du passé pouvait faire grandir l’esprit de la Communauté européenne. L’intensification du transport de marchandises et les activités culturelles telles que la semaine française, l’exposition d’horticulture franco-allemande ainsi qu’un réseau de jumelages ont emmené les gens au travers des frontières et ont élargi les perspectives dans la région. Une nouvelle conscience pour les problèmes communs dans l’ancien triangle minier vit également le jour dans les années 60.

Et c’est de là que vint entre autres le nom de la prochaine eurorégion SarLorLux. C’est dans ce contexte que des idées visionnaires comme le centre économique franco-allemand « CECOFA » ou l’économie intégrée « SaarLor » par exemple furent encuragées et devinrent une réalité.

Du petit train qui les conduit à travers le jardin franco-allemand, journalistes et hommes politiques découvrent ce nouvel espace horticole aménagé sur d’anciens champs de bataille.
La « semaine française », organisée chaque année depuis 1960, était l’occasion de faire en Sarre la promotion de la vente hors taxes de produits provenant du pays voisin.
En 1966, l’ancien chancelier Adenauer donne le premier coup de pioche pour la construction du monument érigé en l’honneur des « grands Européens » à la frontière franco-allemande près de Berus. Il y sera luimême immortalisé lors de l’inauguration du site quatre ans plus tard, aux côtés de Robert Schuman et d’Alcide de Gasperi.
Au cours de l’été 1965, des cheminots français, luxembourgeois et allemands se rencontrent au jardin franco-allemand à l’occasion de l’une des premières fêtes de la région Saar-Lor-Lux.
Dans le cadre d’une action concertée, trois locomotives électriques sont baptisées en octobre 1976 à Luxemburg, Metz et Sarrebruck sous les noms des partenaires régionaux. La photo représente ici l’épouse du préfet Lorrain lors du baptême de la « Lorraine »
Inauguration de l’exposition horticole franco-allemande en avril 1960
En présence de Robert Schuman, Président du Parlement européen, la première pierre d’un « village euro- péen » est posée en 1958 à Spiesen pour accueillir les personnes expulsées en provenance d’Europe du sud-est et de l’est.
Soirée chansons franco-allemande au Halberg, où la radio SR enregistre un concert de Gilbert Becaud et de Udo Jürgens.
Depuis 1964, le premier programme radiophonique du Saarländischer Rundfunk (Radio Sarroise) est diffusé sur « Europawelle » (onde européenne), une désignation à laquelle elle se veut être fidèle, tant sur le plan de sa programmation que de sa couverture de diffusion.
 Inauguration du canal de la Moselle, convenu dans le Traité de Luxembourg, en présence des chefs des Etats limitrophes (France, Luxembourg et Allemagne). 
L’ouverture d’une voie navigable destinée aux gros navires, principalement financée par l’Allemagne, donne également lieu à une gigantesque fête populaire en l’honneur du nouvel esprit européen qui se profile dans le pays des trois frontières.
Accueil en 1962 du Président français Charles de Gaulle au Petersberg dans les environs de Bonn, en présence du Ministre Président sarrois Röder (à droite sur la photo) 
Le parc des expositions de la Sarre, vitrine européenne fondée en 1950 dans l’Etat sarrois, est resté, même après la réintégration de la Sarre, un lieu symbolique placé sous le signe de l’amitié franco-allemande au cœur de l’Europe.
Buffet de gala donné au cours de la Semaine Française en 1970, une occasion pour les Sarrois de goûter au raffinement de la cuisine française.
Manifestation d’étudiants et de membres du mouvement européen prônant une Europe sans frontières lors de l’inauguration de la gare douanière à la Brême d’Or en 1969. Au centre de la photo, le Minitre Président Röder ; à droite, le futur Ministre Président hessois Börner ; à gauche au-dessus de Röder, le futur Ministre Président sarrois Reinhard Klimmt encore étudiant à l’époque.
L’achèvement de la mine du Warndt en 1965 met fin aux tensions politiques qui se sont prolongées pendant des décennies entre l’Allemagne et la France sur l’exploitation du charbon dans la région.
La raffinerie sarroise de Klarenthal s’inscrivait dans le projet d’union économique SarLor, dont les clauses juridiques avaient été préparées dans le Traité de Luxembourg entre l’Allemagne et la France. Elle fut fondée en 1965.
Cette carte de 1968 illustre graphiquement l’origine de la désignation de l’espace SaarLorLux dans l’ancienne région frontalière minière ainsi que sa position centrale au sein de l’Europe.
Le schéma de l’aménagement du territoire SaarLorLux mis en œuvre en 1968 marque le début des efforts entrepris en vue de transformer les inconvénients économiques spécifiques aux régions frontalières en avantages locaux, par le biais de coopérations et de projets transfrontaliers.
En 1967, l’édification d’un vaste centre de libreéchange pour la distribution de produits européens constitua un projet visionnaire de grande envergure qui resta lettre morte ; seules quelques infrastructures furent développées sur le site situé entre Sarrebruck et Sarreguemines, au même titre que le siège principal de Peugeot Allemagne.
En 1976, dirigeants politiques et économiques des deux pays se rendent à Sarrebruck à l’occasion de la 2ème édition du dialogue économique franco-allemand
En 1967, l’édification d’un vaste centre de libreéchange pour la distribution de produits européens constitua un projet visionnaire de grande envergure qui resta lettre morte ; seules quelques infrastructures furent développées sur le site situé entre Sarrebruck et Sarreguemines, au même titre que le siège principal de Peugeot Allemagne.
La coopération Saar-Lor-Lux est une réalité de longue date pour les entreprises : en 1906 déjà, la Burbacher Hütte (usine sidérurgique de Burbach) s’associe à l’usine sidérurgique luxembourgeois de Esch-sur-Alzette pour former le groupe ARBED, l’entreprise « Energie SaarLorLux » est le fruit d’une coopération de distribution entre les « Saarbrücker Stadtwerke » (services municipaux d’électrici- té, de gaz et d’eau et « Electrabel », premier fournisseur d’énergie du Benelux (centrale de Römerbrücke)
Crédits : histoire

Landesarchiv des Saarlandes
Staatskanzlei des Saarlandes, Öffentlichkeitsarbeit

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