La France Populaire

Mucem

OBJETS PHARES DU MUCEM

Lors de sa fondation en 1937, le Musée national des Arts et Traditions populaires, ancêtre du Mucem, voulait mettre sur le devant de la scène ceux qui n’avaient pas la parole dans les autres grandes collections nationales : les ouvriers et, plus encore, les paysans. Les fonds du musée hérités de cette époque reflètent donc les conditions matérielles de vie et de travail, les fêtes et les croyances des Français de l’époque moderne au début du XXe siècle, principalement dans le monde rural. Ainsi le Mucem possède encore aujourd'hui une collection de référence dans le domaine des arts et traditions populaires français.

Recueil des remèdes choisis et éprouvés pour toutes les maladies des chevaux, vaches et moutons avec dictionnaire des plantes et leurs vertus
1747, Pierre Druon Helle

Ce recueil présentant les remèdes à prescrire contre les maladies des chevaux, vaches et moutons ainsi qu’un dictionnaire des plantes référençant leurs vertus, a été rédigé en 1747 par Pierre Druon Helle et participe ainsi au mouvement de réflexions et avancées de connaissances sur la médecine animale.

Enseigne de maréchal-ferrant
1ère moitié du XXe siècle

Les bouquets de Saint-Eloi, nom donné à ce type d’objet en référence au saint patron des métiers des métaux, sont des assemblages de fers différents, d’instruments et d’outils en réduction. Ils constituaient une véritable démonstration de savoir-faire et servaient d’enseigne au maréchal-ferrant.

Armoire normande
Vers 1800

Cette armoire est un exemple exceptionnel, par la qualité et l’exubérance de son décor, du mobilier rural français. Elle témoigne de l’enrichissement d’une partie de la paysannerie à la fin du XVIIIe siècle et au XIXe siècle, notamment en Normandie, où elle bénéficie de la proximité de Paris.

Les motifs des trophées sculptés en léger relief dans les médaillons au centre des portes sont l’occasion de commander au menuisier un meuble plus personnel : outils agricoles, objets évoquant le vin et les vendanges, voire représentations des jeunes époux.

Cet exemple mélange des éléments des styles Louis XV (panier fleuri, pieds chantournés) et Louis XVI (symétrie, guirlande, cannelures, motifs perlés),

L’armoire fait souvent partie de la dot de l’épouse et c’est pourquoi elle est fréquemment ornée des symboles de la félicité conjugale et de la prospérité du foyer. Ici des colombes sont représentées en train de se becqueter entourées d’une gerbe et de guirlandes de fleurs. Cette image est très répandue dans ce type de meuble, mais elle est ici sculptée dans un haut relief exceptionnellement prononcé et elle semble abondamment déborder du fronton sur les portes.

Gourde en argile
1938

La collecte des productions céramiques des différentes régions de France a été un axe majeur de la politique d’enrichissement des collections du musée des Arts et Traditions populaires depuis sa création en 1936, ainsi qu’en témoigne cet objet, acquis deux ans plus tard.

Marotte
Deuxième moitié du XIXe- début XXe siècle

Utilisée par les modistes et les coiffeurs pour la confection ou la présentation de leurs modèles, la marotte est un mannequin en bois, carton, cire ou autres matériaux. Ayant l’aspect d’une tête de femme, on y pose chapeaux, coiffes et perruques.

Le berceau
1805 - 1808

Ce dessin d’Olivier Perrin (1761-1832) fait partie de la série publiée en 1808 sous le titre Galerie des mœurs, usages et coutumes des Bretons de l’Armorique, plus connue comme la Galerie bretonne.

Cette scène d’intérieur breton montre l’enfant emmailloté, maintenu allongé par des lanières passées dans les bords de son berceau, comme cela se faisait fréquemment en France au 19e siècle. Ce dispositif assurait que l’enfant ne soit pas éjecté hors de la nacelle par un basculement trop violent.

Dans la publication de la Galerie bretonne en 1808, le commentateur de cette scène critique sévèrement l’habitude de laisser circuler les porcs dans la maison. Il met en garde contre ces animaux qui, selon lui, sont coupables de « dévorer les mains, la figure et quelquefois la tête entière des enfants au berceau ».

Cet avertissement, quoique condescendant envers les paysans bretons est caractéristique des élites intellectuelles du 19e siècle, qui cherchaient à promouvoir de meilleures conditions de vie pour la population française.

Croix-pendentif sertie de fossiles de pentacrines
19e siècle

Les fossiles de pentacrine (un animal de la famille des oursins et étoiles de mer) ont une forme d’étoile à cinq branches. Cette apparence, à la fois très géométrique et poétique, leur a longtemps valu d’être considérées comme des amulettes, notamment contre la foudre.

Girouette

La plupart du temps installée sur un toit, la girouette est un dispositif constituée d'un élément rotatif monté sur un axe vertical fixe ayant pour fonction de montrer la provenance du vent ainsi que son origine cardinale. Elle est souvent ornée d’un motif de coq, généralement en fer forgé ajouré, qui pivote afin d’indiquer d’où vient le vent.

Le coq serait l’oiseau de lumière, l’emblème du Christ et de l’intelligence de Dieu ‘’ l’oiseau annonciateur du jour qui appelle les âmes à la vie chrétienne’’.

L’Arbre de Mai
1830 - 1895

Cette grande toile représente des villageois plantant un arbre auquel sont accrochés rubans et fleurs. Il s’agit de l’arbre de Mai, dont la plantation est célébrée dans l’Europe entière depuis de nombreux siècles. Rite de fécondité lié au retour de la frondaison et à la renaissance de la nature depuis l’Antiquité, elle devint une fête des amoureux au Moyen Âge.

Puis, les siècles passant, l’Arbre de Mai représenta l’occasion, pour une communauté, de rendre hommage à un seigneur, un notable, sens qu’il n’a pas perdu en France.

On remarque dans la partie supérieure du tableau, à droite, un drapeau tricolore. Dans certaines régions de France, on a coutume encore aujourd’hui de planter un arbre décoré d'un drapeau en l'honneur des nouveaux élus municipaux. Cette pratique reprend celle de l’arbre de la Liberté.

Cadenas en forme coeur
1954

De nombreux objets, parfois modestes, parfois ouvragés, sont chers à ceux qui les conservent parce qu’ils sont marques d’affection, résultantes d’un don, symboles d’union par-delà la séparation. Organe qui commande aux flux sanguins, le cœur a été considéré comme le siège des passions et des sentiments. S’il figure l’élan qui porte l’homme vers Dieu, ou au contraire l’amour divin dans les représentations du Sacré-Cœur, il symbolise le sentiment amoureux dans de nombreux objets offerts en témoignage de désir ou d’affection.

Presse à fourrage
Vers 1897

Cette presse à fourrage était destinée à confectionner des bottes de foin. Elle marque, du point de vue technique, les prémices de la mécanisation de certaines tâches agricoles, étape de transition entre un travail de fenaison complètement manuel, quand le foin était entreposé en vrac dans des greniers ou en meules, et le moment où les bottes de foin sont réalisées directement dans les prés avec une botteleuse tractée.

Le Grand Lac de Barbarie
Vers 1730-1775, Jean-François Daumont

Une vue d’optique est une forme de gravure spécifiquement destinée à être observée à travers un dispositif de miroirs et de lentilles, agencés pour créer une impression de profondeur. Généralement réalisée à l’eau-forte à partir d’une plaque de cuivre, la vue d’optique présente des sujets qui ont pour cadre une architecture ou un paysage aux lignes droites particulièrement marquées.

Véritable phénomène de société en Europe à partir du premier quart du XVIIIe siècle, les vues d’optique se multiplient et se diffusent pendant près d’un siècle.

Crédits : histoire

© Mucem 2017

Cette exposition virtuelle a été réalisée par les équipes du Mucem
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