Pop music : Les icônes de la chanson et leur costume de scène

Centre national du costume de scène

Au cœur de la garde-robe des plus grands chanteurs !

L’exposition commence par un espace-prologue constitué d’affiches à l’effigie de pop stars collectées par un fan et de différents objets de transmission de la musique. Ce cabinet de curiosités rappelle, au seuil de l’exposition, le pouvoir de fascination qu’exercent la pop et la chanson

Les plus emblématiques objets cultes de la chanson française !
Cette salle vous invite à découvrir les plus emblématiques objets cultes de la chanson française ! L’accessoire est parfois aussi important que le costume voire identifie à lui seul l’artiste comme le canotier de Maurice Chevalier, la chemise à fleurs d’Antoine, le bandana de Renaud ou bien encore la canne de Patrick Hernandez. L’objet à l’origine populaire et ordinaire, devient, au fil de la carrière de l’artiste, un objet culte et de culte.

A l'instar de Serge Gainsbourg, Matthieu Chedid adopte les fameuses « Zizi » à lacets en cuir de la marque Repetto. Ces chaussures apportent la touche finale au look du chanteur.

Créé dans les années 1880, le canotier a été très populaire jusqu’au début du XXe siècle. Puis il devient le chapeau emblématique de Gabrielle Chanel. Elle le porta très tôt en réaction aux couvre-chefs si garnis des femmes à son époque.

Bottines en cuir bleu portées par Renaud de la marque Anello & Davide.

Modeste carré de tissu en coton, le bandana est popularisé par les cowboys qui le portent plié en triangle façon cache nez.

En France le bandana est indissociablement lié à une couleur, le rouge, et à un chanteur, Renaud. Etendard de son engagement, ce foulard, qu'il porte noué autour du cou, fait son apparition sur la pochette de son quatrième album, "Marche à l'ombre", sorti en 1980.

Les plus beaux costumes des grandes vedettes du music-hall !
Dans cette salle, sont présentés les costumes portés par les grandes vedettes du music-hall de Joséphine Baker à Line Renaud en passant par Mistinguett. Né en Angleterre à la fin du XIXe siècle, ce nouveau type de spectacle se propage en Europe et devient ainsi un divertissement adopté par toutes les classes sociales jusqu’à la Seconde Guerre mondiale. La grande nouveauté du music-hall est la place accordée à la femme qui devient l’interprète principale nommée meneuse de revue. Pour l'habiller le costume de scène à paillettes, strass et plumes est apparu dans le milieu du music-hall. Cette vitrine, décorée de rideaux et de quelques marches du fameux et redouté grand escalier, accueille trois générations d’artistes. Selon l’époque, leur costume évolue en coupe et matières.

Robe fourreau pailletée or garnie de strass et coiffe d'aigrette blanche.

Ensemble en mousseline rouge brodée de perles de couleurs et de paillettes, ornée de plumes de rouges.

Du music-hall au cabaret
Les années 50 marquent le déclin du music-hall concurrencé par le cinéma, la radio… Les artistes vont laisser derrière eux l’ambiance des spectacles d’avant-guerre pour un nouveau répertoire de chansons et un nouveau style vestimentaire épuré plus réaliste. Les grandes salles font place aux cabarets plus intimes où l'artiste est proche de son public.

La danseuse Renée Jeanmaire dite « Zizi » a révolutionné le genre du music-hall avec son mari, chorégraphe et pygmalion, Roland Petit. Passant des pointes aux talons hauts, du plancher de l’Opéra aux escaliers du Casino de Paris, elle réussit ce grand écart entre le ballet et le music-hall, parée des costumes de grands couturiers comme ici avec cette robe fourreau Versace en jersey entièrement perlé en dégradé du rouge au noir, applications de fleurs brodées en volume.

Combinaison short d’Hervé Léger, en jersey noir et mousseline de soie grise brodée de tubes argent et paillettes transparentes.

Robe "Paon" Carven en satin bleu brodé de perles irisées, jupe à quille en tulle dégradé du bleu au gris.

Robe longue Carven en satin gris perle brodé de perles et de tubes de verre.

Revisiter l'opéra en pop-songs !
Cette salle est la seule consacrée à un opéra interprété par des pop stars ! Revisiter l’opéra de Monteverdi "Le Couronnement de Poppée" en pop-songs avec des costumes signés Nicola Formichetti et des incrustations vidéo filmées en direct, tel a été le pari un peu fou du directeur du théâtre du Châtelet en 2012

Blouson à tassettes et pantalon à renforts en cuir rouge patiné, fourrure rouge au col, cape déchiquetée, bottes avec chaînes et clous or.

Robe longue bustier en satin, jupe en cygne vert, domino en taffetas et mousseline changeant verts, bijou de tête, strass vert.

Des costumes de scène haute-couture !
Les stars de la chanson font appel de plus en plus aux couturiers pour leur tenue de scène mais deviennent aussi leur mannequin d’un jour, leur égérie. Cette rencontre entre mode et musique commence dans les années 60 avec Françoise Hardy et Sylvie Vartan. Aujourd’hui, des stars internationales montent elles aussi sur les podiums français comme Lady Gaga ou Madonna. Cette dernière collabore depuis plus de 30 ans avec Jean Paul Gaultier en portant son mythique corset. Certains couturiers choisissent des artistes qui ont marqué l’actualité comme le gagnant de l’Eurovision en 2014 Conchita Wurst qui devient la mariée du défilé automne-hiver de Jean Paul Gaultier.

Parfois les stars sollicitent les couturiers un modèle vu sur les podiums pour des évènements promotionnels. Rihanna a choisi deux ensembles des collections automne-hiver et printemps-été 2015 de Pascal Millet. Ici veste et pantalon en lainage rose, étole de fourrure.

En 2011, la maison de couture On aura tout vu demande à Lady Gaga de devenir sa mariée dans un ensemble body en jersey perlé, strass et cabochons, cape et coiffe en jersey ivoire lamé et strassées garnies de plumes de cygne.

Thierry Mugler réinvente le corset pour Beyoncé en lamé or brodé de perles et de paillettes, porté dans un clip. La chanteuse l'accessoirise à sa convenance pour l'occasion. Corset réalisé par M. Pearl, grand spécialiste du corset.

Fan attitude
Cette salle est dédiée à la "fan attitude" et plus particulièrement à celle de Claude François Vous pouvez admirer deux peignoirs de l’artiste utilisés à la fin de ses concerts et quelques pièces déchirées d’une chemise, reliques sacrées pour celui qui les a conservées !
Quand le corps mis à nu se met en scène !
Les jeux avec la nudité jalonnent toute l’histoire des musiques populaires où l’art de se vêtir n’a d’égal que celui de se dévêtir. Sont privilégiés les tenues et les accessoires qui contraignent les corps à s’extraire de leur zone de confort pour se jeter dans la bataille. Sur ce terrain, hommes et femmes sont à égalité vestimentaire. Le costume permet d’accentuer jusqu’à la caricature et la provocation les traits de la masculinité et de la féminité, mais aussi de brouiller les frontières entre les genres. Les chanteuses s’approprient les accessoires sulfureux. Le corps mis à nu s’exhibe et se met en scène.

Pour la chanteuse punk rock Mademoiselle K, la styliste Laurène Stein joue avec les matières sur le buste de l'artiste dévoilant certaines parties de son corps tandis que les jambes sont recouvertes d'un pantalon de cuir avec des effets peints. Ici top en résille, épaules en plumes de coq, colliers en cuir, lacets, chaines métal et perles, pantalon en vinyle vieilli.

Légendes dorées ...
Sur scène, le costume doré incarne l’habit de lumière par excellence. A l’image du King Elvis Presley qui le premier avec son "gold lamé suit" a lancé le processus de sacralisation par la dorure, les chanteurs endossent le doré afin de rayonner sur scène. Cette salle propose des costumes d’artistes où cette couleur est traitée de différentes façons et se décline à l’infini.

En France, la personnalité la plus disposée à oser cette couleur solaire voire divine est celle qui en 1964 chantait qu’elle serait "la plus belle pour aller danser". La carrière de Sylvie Vartan est en effet jalonnée de coups d’éclat dorés orchestrés avec le concours de grands couturiers comme en 1968 à l’Olympia où elle se mue en meneuse de revue moulée dans une combinaison dos-nu en paillettes or et strass Yves Saint Laurent.

Ensemble Gucci, chemise en soie mordorée, pantalon en agneau plongé noir brodé de motifs floraux au fil d’or.

Robes asymétriques Alexis Mabille en lamé or, fleur perlée et strassée à l’épaule.

Costume Camps de Luca en lamé argent et strass, chemise body en satin blanc.

Costume Yves Saint Laurent en broché lamé or, col en satin noir, chemise noire.

Noir c'est noir !
Depuis longtemps, le noir habille des générations d’artistes avec des symboles différents. Dans les années 50, des chanteuses comme Piaf, Barbara, Gréco choisissent uniquement cette couleur pour leur garde-robe. Symbole d’élégance pour certains, d’autres la choisissent en signe de protestation, de rébellion comme les artistes masculins de la fin des années 50 avec l’apparition des "blousons noirs ". La nouvelle génération peut aussi lui donner un rôle plus sensuel voire sexy.

Du blouson de cuir au costume de dandy, Alain Bashung est celui qui au cours de sa passionannte carrière a mis en scène toutes les valeurs du noir. Ici veste noire, applications de paillettes et cuir, pantalon en cuir, chemise noire, santiags en reptile noir, feutre noir.

Telle une seconde peau, Renaud a façonné ce blouson de cuir aux manches arrachées et au dos clouté du nom de sa fille "Lolita".

Ensemble aux lignes fluides et intemporelles de Mine Barral Vergès en velours noir brodé de perles de jais qui souligne la silhouette fine et élancée de Barbara.

Ensemble Franck Sorbier, blouson en peau métallisée rebrodée de perles métal et cannetilles, pantalon en ruban de soie et ruban jacquard Julien Faure évoquant la veste militaire de Jimmy Hendricks.

Glamorama, quand le costume hypnotise le public.
<b>Ces deux salles évoquent le glamour à la française à travers plusieurs générations.</b> Glamour vient du mot écossais glamarye qui signifie "magie". Le costume de l’artiste peut- il ensorceler le public ? Quels sont ses pouvoirs ? Déjà, avec le music-hall, les tenues des meneuses de revue avaient un fort impact sur les spectateurs. A toute époque, le costume peut faire rêver, générer une mode. Cette première vitrine vous fait découvrir la nouvelle génération de chanteurs avec des costumes édulcorés voire psychédéliques qui hypnotisent le public.

Académique noir et lacets colorés Renata Morales.

Ensemble Léonard, veste et pantalon en coton, gilet en satin de soie, le tout imprimé d’un motif zébré noir et blanc.

Combinaison Fifi Chachnil en jersey imprimé de motifs colorés.

Glamorama, quand le costume incarne le glamour.
La deuxième vitrine illustre davantage l’image traditionnelle du glamour lancée par les actrices hollywodiennes des années 50. En France, plusieurs chanteuses incarnent cela comme Dalida à travers des robes mettant en valeur son corps, accentué par sa chevelure et son maquillage, Sheila dans une combinaison signée Azzaro dans un style "futuriste" ou bien Dick Rivers avec un blouson brodé de fleurs, inspiré des Etats-Unis.

Combinaison Loris Azzaro en lamé argent, satin et strass.

Robe Chanel paillettes noires brodée de strass.

La robe bleu-ciel de Sylvie Vartan, réalisée par la maison Réal, est iconique pour la chanteuse. En effet, elle la porte lors d'un concert à l’Olympia en 1964 aux côtés des Beatles. Elle choisira ensuite le couturier Yves Saint Laurent pour ses tenues de scène.

Robe bustier Jean Dessès en velours rouge juponné.

Costume de magicien, habit et pantalon en velours noir, étoile et ganse blanches.

Veste noire ornée de broderies à motifs floraux et strass.

Matthieu Chedid : souvenirs du futur !
La dernière salle recrée, le temps de l’exposition, l’univers de Matthieu Chedid. Le chanteur déploie toutes les facettes de son univers scénique à travers les multiples incarnations de son personnage -M-. Des dizaines de costumes, lunettes, chaussures, perruques, guitares et autres objets personnels sont réunis dans une composition à la fois spectaculaire et poétique qui célèbre les vingt ans de carrière du "funkistador" émérite. A droite, vous êtes invité(e) à un concert privé de l’artiste avec sur un podium ses costumes les plus emblématiques de sa jeunesse à ceux d’aujourd’hui.

Le tout premier costume porté par -M- est composé d'un pantalon bleu à rayures tennis d'un tee-shirt brodé et d'une veste à brandebourgs en velours orange patiné, bordée de fausse fourrure. Acheté aux puces, ce dernier évoque celui présent sur la pochette de disque de l’album "Sergent Pepper" des Beatles.

Redingote et pantalon en crêpe blanc gansé, foulard en satin bleu, chapeau en feutre blanc.

Costume de Macha Makeieff. Veste et pantalon en satin blanc galonné noir, col et poignet brodés de perles noires, chemise en soie. Coiffe de plumes blanches de Gérald Portenart.

Costume de Laure berger. Tunique longue en crêpe rouge galonné or, grand col et épaulettes or, ceinture insigne doré.

Costume agnès b. Redingote, pantalon et chemise en coton et lin rose.

Costume et lunettes de James Thierrée.

La ligne est "rock" avec une veste courte pailletée noir et rouge en superposition d’un voile noir, col bordé et des lunettes en PVC avec système lumineux, coiffe en plumes noires d’agneau de Mongolie, jean noir à liseré de paillettes noires.

Crédits : histoire

www.cncs.fr

Remerciements : tous les supports
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