Maximilien de Béthune

Château de Sully-sur-Loire

Homme aux multiples responsabilités

Maximilien de Béthune et Henri de Navarre
Maximilien de Béthune, marquis de Rosny, Duc de Sully, se lie à Henri de Navarre dès son plus jeune âge. Il est présenté par son père à Henri de Navarre, en juillet 1572. Protestant, il échappe le 24 août 1572, au massacre de la Saint-Barthélemy. En février 1576, Henri de Navarre, retenu à la Cour depuis 1572, s’enfuit de Paris à l’occasion d’une chasse. Maximilien qui l’y rejoint et devient simple soldat dans l’armée protestante.
Homme de guerre
En 1580, pour le remercier de sa bravoure, Henri de Navarre nomme Maximilien de Béthune, conseiller d'Etat de Navarre, il n'a alors que 20 ans. S'ensuit de nombreuses guerres, durant lesquelles Maximilien de Béthune montre ses talents militaires notamment dans le domaine de l'artillerie. Au cours de la grande bataille d’Ivry, en mars 1590, son courage et celui de ses coreligionnaires permet la victoire triomphale d’Henri IV : plus de 6000 catholiques meurent ce jour-là, laissant l’armée du roi se diriger vers Paris. Maximilien, gravement blessé, échappe de peu à la mort ; Henri IV reconnaissant sa bravoure le nommera Chevalier de l’Accolade, tel un héros médiéval.
Surintendant des finances (1598)
Après s'être justifié de son talent militaire, Maximilien de Béthune met son sens de l'organisation et son dévouement au service du royaume et devient en 1598, surintendant des finances. A son arrivée, l’état financier du royaume est catastrophique. Les mesures techniques d’urgence qu’il suggère au roi sont radicales et visent à un redressement rapide des comptes : banqueroute, emprunts, ventes d’offices, négociation des dettes avec l’étranger…. Pour le moyen terme, dès mars 1600, l’impôt direct est réorganisé, profitant d’une logique de centralisation de l’administration fiscale.  En 1603, il propose une de ses mesures phares, « la Paulette », qui consacre l’hérédité des charges moyennant le paiement d’un impôt spécifique. Du point de vue économique, il favorise l’essor commercial mais aussi l’agriculture. Toutes ces mesures et ces changements d’organisation vont permettre à la France de connaître un excédent budgétaire dès 1604 et à Maximilien d’asseoir son statut de ministre incontournable.
Grand Voyer de France (1599)
Cette nouvelle charge vise à la centralisation des missions de travaux publics liées à la reconstruction du royaume. Il organise un système efficace et de nombreux travaux sont entrepris ou achevés, à Paris comme en province : le Pont Neuf, la Place Royale, la Place Dauphine mais aussi le Canal de Briare…
Surintendant des fortifications (1599)
Fin stratège, c’est naturellement qu’Henri IV lui demande de fortifier les frontières, en créant ou modernisant les places fortes. Il intervient ainsi à Langres, Metz mais aussi Antibes, Toulon ou Marseille.
Grand maître de l'Artillerie (fin 1599)
Spécialiste de l’artillerie, il se voit chargé de l’approvisionnement de l’armée en canons, boulets et poudre. Charge prestigieuse, elle lui confère un pouvoir important, juste sous le Connétable, ministre de l’armée. Son sens de l’organisation lui permet de rationaliser la production de matériel mais aussi l’intendance. Son appartement de fonction, à l’Arsenal de Paris, devient l’un des lieux névralgiques du pouvoir.
Gouverneur de la Bastille et Surintendant des bâtiments du roi (1602)
Gouverneur de la Bastille (janvier 1602)                                        A côté de l’Arsenal, la prison royale est un lieu stratégique où sont enfermés des personnages influents. Homme de confiance du roi, Maximilien doit y étouffer complots et manigances.   Surintendant des Bâtiments du roi (février 1602)                                En complément de sa charge de Grand Voyer, Maximilien conduit les travaux dans les châteaux du roi des environs de Paris. Sous sa charge, le Louvre tout comme les Tuileries font l’objet de grands travaux.
Maréchal de France (1634)
Un an après la mort d'Henri IV, Sully démissionne de sa charge de Surintendant des Finances. Il entame la rédaction de ses mémoires et se consacre au développement et à la gestion de sa fortune. Au fil des ans, il abandonnera l'une après l'autre toutes les responsabilités publiques. En 1634, Louis XIII lui décerne une ultime distinction en le nommant maréchal de France.
Crédits : histoire

Conseil départemental du Loiret

Directeur du château de Sully-sur-Loire - Benjamin FENDLER -

Textes : Benjamin FENDLER
Photos : Adeline GAFFEZ

Conception de l'exposition virtuelle : Adeline GAFFEZ

Remerciements : tous les supports
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