plutôt parle", je peux dire avoir atteint le maximum. Je
faisais ce que je voulais faire: le féminisme, le groupe,
les reunions d'auto-conscience, les relations à découvrir
au fur et à mesure et j'écrivais tandis que les choses se
passaient. Pour moi un livre est la conjonction d'événements
situés sur des plans différents et reliés entre eux par un
concept commun de vie permettant de les vivre. En ce sens, le
journal n'a pas été pour mour moi une réflexion sur mon
existence, mais grace à l'apport de l'écriture, un
élargissementt des possibilités qui mènent mon existence plus
loin que 1 à ou l'on m'avait montre qu'elle devait s'arreter.
C'est un livre que j'ai écrit sans pauses et qui s'est
conclu quand j'ai terminé le périple autour de mon identité
du Il contient tous les points, toutes les questions, tous
les écueils qui troublent l'authenticité eu égard à l'image
féminine préétablies Maintenant il ne me reste plus que la
vie que j'ai devant moi et c'est à elle que je réponds de
moi-même, ce moi-même qui s'est appris dans la longue et
fracassante confrontation avec l'image que je faisais voir ,
dans la présomption de l'avoir "déjà" dépassée.
Cependant, les rapports avec Pietro Consagra en sont à un
moment de crise profonde. Les prises de conscience de Carla
sur l'art ont, au cours des années, eu des répercussions
Tourdes de conséquences: Consagra, "comme sculpteur
commence à sentir le poids d'une relation non solidaire de
en 1973,
son rôle d'artiste.En outre lorsque Consagra,
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