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Documents from Gilberto Gil's Private Archive

Instituto Gilberto Gil

Instituto Gilberto Gil
Brazil

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  • Title: Documents from Gilberto Gil's Private Archive
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    a mm we AUN PAYS Gilberto Gil, Caetano Veloso ou Chico Buarque sont devenus des mythes de leur vivant. André Midani, le commissaire de l'Année du Brésil, qui fut producteur de disques de 1968 à 2002, a rencontré "VOIR UN NOIR ARRIVER AU POUVOIR DANS UN PAYS QUI A PRATIQUÉ L'ESCLAVAGE N'EST JAMAIS INNOCENT" L'air grincheux, le ministre Gilberto Passos Gil Moreira arrive avec quarante minutes de re- tard. Dreadlocks gominées, T-shirt et col Mao noir, l'homme, habituellement décrit comme charmant, a la tête des mauvais jours. Une grève devant le ministère de la Culture vient de le retenir une heure au téléphone avec Brasilia. «Appelez-moi Monsieur le ministre ou Gilberto, peu m'importe, faites comme vous le sentez...», dit-il dans un français correct. Ce sera Gilberto. Bien que ministre depuis deux ans, il n'a jamais voulu lâcher la scène. Et ne lui parlez pas d'un caprice , il pourrait mal le prendre. «Cette simple demande a été a acceptée par ar le prési- précise-t-il. Je passe 80 ministère et 20 % avec mon public. » Depuis son arrivée au sein du g u gouvernement , la polémique sévit . Beaucoup lui reprochent de consa- crer encore trop de temps à la s à la musique et e et pas assez aux affaires mensonge, je ne joue que pendant mes périodes de vacances Pourquoi me oi me chercher querelle acio Brésiliens Je ne l'oublie jamais » Une responsabilité que Gil- cette question-là? Ministre est une responsabilité que j'ai vis-à-vis du p is. Une Président berto Gil explique par différentes raisons, dont une qui lui tient Participer à la marche de particulièrementat un privilège que l'on peut difficilement refuser, confie-1.1. Voir un Noir arriver au pouvoir dans un pays qui a pratiqué l'esclavage n'est jamais innoncent. » Pelé, premier Noir honoré d'un poste ministériel, celui des Sports de 1995 à 1998, a ouvert la voie. Gilberto s'y est engouffré. Plus qu'une implication, un devoir pour la superstar du du gouvernement Lula, qui refuse le terme d'« ambassadeur » malgré son statut. « L'ambassadeur travaille avec la dimension sym- de ceux-là . » Avec un budget insignifiant , 0,22 % de celui de l'Etat, Gilberto doit faire face. « Le but est de redonner au modèle brésilien la capacité de dépasser ses frontières. Nous, sommes des descendants du monde méditerranéen. En ce sens, on dire les Breshene. l'Italie, le Portugal et, Terce des autres pays européenschidemment, la France sont nos racines. Mais à la diffe- l'Espagne », la France continue d'entretenir une relation affective avec notre culture. Ça ne s'explique pas, ça se ressent», ne e le chanteur qui rendosse, l'espace l'Année du Brésil en France, le costume de ministre. « Mon rôle est de veiller à la bonne réalisation de tous les projets . Je d Je donnerai moi-même quelques concerts», ajoute le chanteur qui retrouvera ainsi son ami, et ancien producteur, André Midani , com- missaire brésilien de l'événement. «C'est un joli clin d'oeil de l'histoire... Avant, il était mon chef, maintenant, c'est moi son supérieur », s'amuse Gilberto une l'un de Le A la fin des années 60, André Midani et Gilberto Gil s'associent avec Caetano Veloso sauce brésilienne - prône une nouvelle création nova et la samba pour promouvoir le Tropicalisme. Le concept – avaler les autres cultures pour les digérer à la n artistique par « anthropophagie ». La bossa- voient alors mariées aux guitares électriques. C'est le temps des chemises s à Londres se « rafraîchir les idées ». « Le Brésil a toujours eu cette formidable e psychédélique et de la prison, puis de l'exil pour Veloso et Gil qui partent à fleurs deux ans cité de de « manger ». Aujourd'hui encore, le pays continue d'assimiler les tendances extérieures à ses frontières. Le concept reste une référence. Il n'est pas passé de mode car indémodable... », insiste Gilberto En évoquante ces années d'insouciance, l'homme laisse percer une pointe de nostalgie. Plus prolixe sur la musique, Gilberto s'apprête à nous parler bossa nova et percussions quand les portes s'ouvrent pour signifier la fin de l'entrevue. Une dernière question cepen- dant: «Gilberto, est-ce qu'un chanteur n'a pas, au fond, mille fois plus de pouvoir qu'un mi- nistre? » Longue hésitation. Il nous tend son dernier album, « Eletracustico», enregistré en septembre dernier à Rio de Janeiro, avant de chuchoter, embarrassé: «On ne peut pas tout mélanger... Vraiment Julien Négui Luiz In Jacques Denis et raconte pour Match du Monde ses rencontres et les souvenirs qu'il partage avec ses amis artistes.
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