Après avoir étudié à l'Académie des Beaux-Arts d'Amsterdam, Verkade arrive à Paris en 1891 où il est accueilli par son compatriote Meijer de Haan. Ce dernier lui présente Gauguin puis Sérusier qui l’invite à intégrer le groupe des Nabis : il est alors surnommé « le Nabi obéliscal ». Ce dessin est réalisé au printemps 1891 lors de son passage en Bretagne, au Huelgoat, en compagnie de Sérusier et du peintre danois Mogens Ballin. Verkade y témoigne d’un synthétisme radical à rapprocher d’un Seguin ou d’un O’Conor. Sérusier écrit d’ailleurs à son sujet : « Jan a fait d'énormes progrès dans le dessin et le spiritisme. Ses portraits de paysannes deviennent des madones ». En février 1894, Verkade est invité par Ballin à exposer à Copenhague, dans un local de la Bredsgade. Y sont présentées des oeuvres aux motifs bretons où sans doute figure ce dessin sous le titre Marie-Louise, acheté par Ballin lui-même.
Intéressé par "Nature" ?
Restez informé via votre newsletter personnalisée Culture Weekly
Tout est prêt.
Vous recevrez votre première newsletter Culture Weekly cette semaine.