Bestiaire du château d'Angers

Château d'Angers

Qu'ils soient fantastiques ou réalistes, découvrez les animaux du château d'Angers

Le bestiaire sculpté
Gargouilles, frises et clés de voûte servent de support à des animaux fantastiques ou héraldiques. 
Les gargouilles servent à protéger les façades en rejetant l'eau pluviale à distance. Elles prennent fréquemment la forme d'animaux fantastiques.Celle-ci, avec sa crinière, est située sur les parties hautes de la façade nord du logis royal du château d'Angers. 
Cette gargouille à tête d'animal fantastique est située dans les parties hautes de la façade nord du logis royal du château d'Angers. Les gargouilles médiévales ont souvent l'aspect d'animaux fantastiques ou monstrueux qui suscitaient au Moyen Âge une très grande curiosité. Leur fonction est double, à la fois technique et symbolique: elles seraient les gardiennes du Bien. Elles éloigneraient les forces du mal: esprit malin, êtres démoniaques. Elles les rejetteraient en même temps que les eaux sales.
Sur cette clé de voûte figurent les armes de Bertrand de Beauvau (vers 1400-1474) avec les quatre léopards couronnés, dressés, lampassés (langues tendues). Ils sont "armés" c'est à dire que leurs griffes sont sorties. Ce décor se situe sur la voûte du premier étage de la galerie du logis royal au château d'Angers.
Détail de la frise végétale sculptée sous l'une des fenêtres de la galerie du logis royal au château d'Angers. Un animal fantastique dévore une branche de houblon finement dentelée.
Le bestiaire tissé de la tapisserie de l'Apocalypse
Cette tapisserie réalisée à la fin du XIVe siècle mesure plus de 100 m de long sur 4.50 m de haut. Elle fourmille d'animaux réels ( agneau, chevaux, aigle, lion, lapin et oiseaux) ou des animaux fantastiques  (dragon à 7 têtes, bêtes de la terre et de la mer, manticores, démons...)
Détail de la scène 11 de la première pièce de la tapisserie de l’Apocalypse : « Troisième sceau : le cheval noir et la famine ». Ce détail montre un oiseau décortiquant une noisette. Photo sur l’envers.
Détail de la scène 11 de la première pièce pièce de la tapisserie de l’Apocalypse : « Troisième sceau : le cheval noir et la famine ». Ce détail montre la tête du cheval. Photo sur l’envers.
Détail de la scène 26 de la deuxième pièce de la tapisserie de l’Apocalypse : « Les myriades de cavaliers ». Ce détail montre la queue fantastique d'une monture. Photo sur l’envers.
Détail de la scène d’introduction de la troisième pièce de la tapisserie de l’Apocalypse « Grand personnage assis sous le baldaquin ». Détail d’un papillon portant les armes de Louis Ier d’Anjou. Photo sur l’envers.
Détail de la scène 24 de la deuxième pièce de la tapisserie de l’Apocalypse : « Cinquième trompette : les sauterelles ». Ce détail montre des sauterelles fantastiques sortant de l’abime. Photo sur l’envers.
Détail de la scène 23 de la deuxième pièce de la tapisserie de l'Apocalypse : "La quatrième trompette : l'aigle de malheur". Ce détail montre l'aigle tenant dans ses serres et son bec le phylactère qui porte l'inscription en latin : "Ve, ve, ve", qui signifie "Malheur, malheur, malheur". Photo sur l'envers.
Détail de la scène 27 de la deuxième pièce de la tapisserie de l'Apocalypse : "L'ange au livre". Ce détail montre une des têtes crachant du feu. Elle symbolise le tonnerre. Photo sur l'envers.
Détail de la scène 66 de la cinquième pièce de la tapisserie de l'Apocalypse : "La chute de Babylone envahie par les démons". Ce détail montre la tête d'un des démons attaqué par un oiseau. Les deux profils se détachent d'un fond bleu à motif fleuri. Photo sur l'envers.
Détail de la scène 36 de la troisième pièce de la tapisserie de l'Apocalypse : "Saint Michel combat le dragon". Ce détail représente la tête du dragon dont le cou est transpercé d'une lance. Sa tête dirigée vers le haut se détache sur un fond bleu à motif géométrique. Photo sur l'envers.
Détail de la scène 40 de la troisième pièce de la tapisserie de l'Apocalypse : " La bête de la mer". Ce détail montre la tête centrale inférieure des sept têtes de la bête de la mer. Elles sont semblables à des têtes de léopard surmontées de diadèmes. Photo sur l'envers.
Le bestiaire tissé des tapisseries du Trésor de la cathédrale d'Angers
Outre la tapisserie de l’Apocalypse, la collection du Trésor de la cathédrale d’Angers comprend une centaine de pièces conservées et parfois présentées au château ou à la cathédrale. Ces tapisseries, réalisées entre le 16e et le 18e siècles, illustrent des sujets religieux et profanes. Les nombreuses Mille-fleurs et verdures de cette collection forment un décor idéal pour bestiaire. 
Mille-fleurs (un motif extrêmement populaire dans l'art et l'artisanat du Moyen-Âge en Europe. On le retrouve par exemple dans les bordures enluminées des manuscrits) dite des Ardilliers, XVIe siècle. Sur un fond de petites fleurs des animaux (dragonneau, griffon, cerf, cochon, ours, chien, renard, lapin) et des oiseaux (faucon, aigle) sont disposés devant une ville construite sur des collines. Au centre se détache un médaillon dans une couronne de fleurs.

Tapisserie des Ardilliers, le cerf

Tapisserie des Ardilliers, le cochon.

Tapisserie des Ardilliers, faucon et aigle

Tapisserie des Ardilliers, le griffon.

Tapisserie des Ardilliers, le dragonneau.

Tapisserie dite verdure Audenarde, XVIe siècle. Au milieu d’une végétation luxuriante, deux paons sont perchés sur une balustrade.

Détail de la tapisserie dite de "La chasse aux lions", XVIIe siècle. Dans un paysage d'arbres fruitiers, trois cavaliers encerclent un lion. L'un est armé d'un épieu, l'autre d'un pistolet.

Détail de la tapisserie dite de "La chasse aux lièvres", XVIIe siècle. La scène est coupée en deux par des arbres. A gauche, quatre chiens se précipitent pour dévorer un lièvre. Un valet lève son bâton.

Détail de la tapisserie rassemblant deux scènes de chasse, une chasse au cerf et une chasse à l’autruche, cousues ensemble. Elles datent du XVIIe siècle.  La scène de droite montre une chasse au cerf. Au premier plan, un chasseur à cheval s’apprête à tuer un  cervidé. La meute de chiens est sur les talons de l’animal. A gauche, un valet accourt pour aider son seigneur. Derrière cette scène, on aperçoit une deuxième chasse au cerf, qui se déroule en direction contraire. Dans le coin supérieur droit, on voit un chasseur avec un fusil dont on ne peut voir la proie. Il s’agit sans doute d’un animal dangereux, car les armes à feu sont utilisées pour les chasses risquées, comme par exemple la chasse à l’ours.
Dans la tapisserie de gauche "La chasse à l'autruche", une énorme autruche s’enfuit, les ailes écartées. Elle est ici attaquée par deux chasseurs à cheval et un valet tenant des fourches. Deux chiens la mordent aux pattes. A l’arrière plan, deux hommes à pied chassent une autre autruche. 
Tapisserie dite "Verdure avec des écureuils" (XVIIe siècle). Elle présente des arbres luxuriants au milieu desquels on aperçoit des oiseaux et deux écureuils. A l'arrière plan, un bâtiment avec deux tours.
Tapisserie dite "de la Verdure à la licorne", XVIIIe siècle. Sur ce fragment,entre deux arbres, des oiseaux et une licorne s'approchent d'un ruisseau. En arrière plan, on distingue des bâtiments. Au fond, un paysage de montagne.
Verdure dite "à la girafe", XVIIIe siècle. Dans une prairie, entre deux arbres en fleurs, près d'un ruisseau à cascades un oiseau tient un poisson dans son bec et fait face à une girafe. En arrière plan se trouvent des monuments au pied de la montagne.
Tapisserie de la vie de Joseph (XVIIIe siècle). Sur cette scène Joseph est vendu à des marchands dont un tient le licol d'un des deux dromadaires. 

Détail de la tapisserie (XVIe siècle) de Penthésilée, reine des amazones, qui apparaît sur un fond décoré de mille fleurs. Ce lapin figure dans la bande inférieure, sans doute ajoutée a posteriori.

Château d'Angers
Crédits : histoire

Cette exposition virtuelle a été réalisée par les équipes du Centre des monuments nationaux, avec la contribution des équipes du Château d’Angers, l’appui des équipes du pôle images et la coordination du pôle numérique. Les images sont extraites de Regards - Banque d’images des monuments © Centre des monuments nationaux

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