1913 - 2013

100 ans d'histoire

Théâtre des Champs-Elysées

Une formidable aventure

Les débuts d'une fabuleuse aventure
Un premier projet, dû à l’architecte Henri Fivaz, est conçu en 1908 pour les Champs-Elysées. Jugé trop « classique », ce projet est rejeté et c’est à son assistant, Roger Bouvard, que l’élaboration d’une nouvelle proposition est confiée. En 1909, la Ville de Paris renonce à la mise à disposition de la parcelle initialement prévue. Grâce au financier Gabriel Thomas, un nouveau terrain est trouvé avenue Montaigne. Entre alors en scène l’architecte belge Henry Van de Velde, rapidement écarté au profit des frères Perret. Ces derniers interviennent dans un premier temps comme entrepreneurs (ils sont alors les spécialistes du tout nouveau procédé du béton armé) puis finissent par prendre une part prédominante dans la réalisation du bâtiment. 

C’est également à l’initiative de Gabriel Thomas que sont sollicitées les collaborations de Maurice Denis, Antoine Bourdelle et Édouard Vuillard, notamment pour les décorations intérieures et la façade.

L’origine du Théâtre des Champs-Élysées remonte à 1906 lorsque l’imprésario et éditeur musical Gabriel Astruc se lance dans l’aventure de bâtir à Paris un théâtre consacré à la musique dans ses formes les plus variées, de l’opéra au récital de musique de chambre.

31 mars 1913
Le jour de l’inauguration, le 31 mars 1913, la fête est à son comble. D’emblée, le Théâtre s’apparente à l’idée de modernité : par sa conception architecturale, ses équipements scéniques et de confort (on admire tout autant les systèmes de monte-charges électrifiés du plateau, l’extrême élégance des courbes de la corbeille de la Grande Salle où plus aucune colonne ne gêne la vue jusqu’au « confort moderne » des loges d’artistes) mais aussi par sa programmation artistique, où pour la première fois, peuvent être présentés dans un même théâtre opéra, concert symphonique, récital et ballet, sans oublier l’art dramatique, qui trouve un écrin de rêve à la Comédie

Il faut à Gabriel Astruc « frapper un grand coup » pour inaugurer « son » Théâtre et marquer durablement les esprits. Fort de son expérience et de ses relations, Astruc conçoit très intelligemment sa saison d’ouverture en s’assurant la présence des « stars » de l’époque : les ballets russes de Diaghilev, la fine fleur de la musique française et quelques grands noms déjà auréolés à l’international. La fête est donc fantastique… mais dispendieuse ! Dès l’automne 1913, Astruc est obligé de renoncer à son rêve et de déposer le bilan.

A gauche : bien que prévus par Gabriel Astruc, les opéras Le Chevalier à la rose et Elektra de Richard Strauss ne sont finalement pas représentés.
A droite : page du programme générique des Ballets Russes annonçant la création du Sacre du printemps de Stravinsky.

L’inauguration au printemps 1913 est littéralement un feu d’artifice couronné par le scandale de la création du Sacre du printemps de Stravinsky, œuvre qui à elle seule devient – et reste aujourd’hui encore – l’un des fondements de l’idée de la modernité, tant sur le plan musical que chorégraphique.

Les années folles
1920-1927 : les années 1920 sont parmi les plus passionnantes et les plus riches dans l’histoire à la fois du Théâtre et de la Comédie. L’esprit d’audace et de créativité qui caractérise cette décennie trouve alors un écrin idéal avenue Montaigne. Sans compter les personnalités exceptionnelles qui se penchent alors sur son berceau, Rolph de Maré, Jacques Hébertot, Louis Jouvet, Joséphine Baker...

Jacques Hébertot fut le seul des directeurs qui dans toute l’histoire du Théâtre eut la responsabilité artistique de l’ensemble des salles (c’est d’ailleurs à son initiative que l’on doit l’ouverture de la troisième salle, le Studio, en 1923). Grand homme de théâtre, son alliance avec Rolf de Maré, fondateur des Ballets Suédois, donne un souffle unique aux salles entre 1920 et 1925.

Le Théâtre devient ainsi chaque saison le rendez-vous incontournable pour toute une génération de compositeurs (Milhaud, Poulenc, Satie…), peintres (Léger, Picabia…) et intellectuels (Cocteau, Claudel, Cendrars…). Mais Hébertot sait également attirer à ses côtés les « piliers » de l’art théâtral que sont alors Gaston Baty, Firmin Gémier, Georges Pitoëff, ainsi qu’un jeune régisseur qui va, grâce à ses encouragements, connaître ses premiers succès avant de lui succéder, Louis Jouvet.

La pièce Knock de Jules Romains, créée à la Comédie le 15 décembre 1923, marque les débuts de metteur en scène de Louis Jouvet. Il en assure pendant très longtemps aussi l’interprétation du rôle-titre. Près de 20 ans après la création de la pièce, Louis Jouvet reprend le rôle à l’écran.

Le pianiste Arthur Rubinstein apparait pour la première fois à Paris en 1923. 53 ans plus tard, en 1976, le musicien, âgé de 89 ans, fait sur cette même scène sa dernière apparition parisienne. Pablo Casals, quant à lui, se produit au Théâtre dès octobre 1913.

En 1925, la passionnante aventure des Ballets Suédois cesse. Hébertot quitte le Théâtre pour d’autres scènes et la mode du music-hall est à son comble. Ainsi apparaît en octobre 1925 pour la première fois à Paris Joséphine Baker. Elle ne portera jamais ici sa célèbre ceinture de bananes, celle-là même qui couronnera son triomphe deux ans plus tard aux Folies Bergère, mais un phénomène est né ! Le Théâtre change de nom pour devenir « Théâtre Music-Hall », tandis que Louis Jouvet, fort de son succès lors de la création de Knock et de sa rencontre avec Jean Giraudoux devient le « Patron » de la Comédie.

Feu d'artifice avant les désillusions
1928-1944 : après plusieurs saisons presque exclusivement consacrées au music-hall, le Théâtre retrouve les chemins d’une programmation plus « classique » avec en particulier les saisons de Walther Straram (un bijou d’intelligence en matière de programmes symphoniques et celles tout aussi passionnantes des Concerts Pasdeloup) avant que ne «grondent» les premières rumeurs du second conflit mondial.

Apparu en 1929 et pour quelques saisons, l’Opéra Privé de Paris offre au tournant des années 30 un florilège d’opéras russes parmi lesquels Le Prince Igor et Boris Godounov qui sont l’occasion des dernières apparitions parisiennes de la grande basse russe Chaliapine. C'est aussi une décennie florissante par la présence de compositeurs et chefs prestigieux ainsi que l'épanouissement de la forme récital de piano, – tradition du récital de prestige qui s’ancre durablement dans la vie du Théâtre jusqu’à aujourd’hui encore.

Rachmaninoff au clavier pour un programme romantique, Strauss au pupitre pour ses propres œuvres, Stravinsky au piano pour son Capriccio suivi le lendemain de la Création française de sa Symphonie de psaumes et Furtwängler à la tête du Philharmonique de Berlin pour deux concerts de prestige.

On remarque également les premières apparitions au pupitre de Charles Munch et Manuel Rosenthal, tous deux appelés après-guerre à mener les destinées de deux grandes formations françaises (Orchestre de Paris et Orchestre National).

La disparition de Walther Straram en 1933 puis de son orchestre, et les désordres de l’histoire ont raison de l’élan des années 1920-1930. Pendant l’occupation, entre l’automne 1941 et le printemps 1944, le Théâtre héberge le Grand Orchestre de Radio-Paris qui y donne pas moins de 310 concerts radiodiffusés, dont 115 en public.

Le renouveau d'après-guerre
1944-1959 : une page d’histoire se tourne et le temps est à la réconciliation, tout autant politique que musicale. L’Orchestre National, dont le nom est désormais complété de la mention «de radiodiffusion», s’installe comme résident permanent au Théâtre. Manuel Rosenthal dirige le premier concert de l’Orchestre National au Théâtre le 28 septembre 1944. Ce concert marque sa prise de fonction en tant que directeur musical de la formation. Il aura à cœur d’organiser des grands cycles (Stravinsky, Ravel, Honegger, Fauré...) et de défendre tout particulièrement le répertoire russe et anglo-saxon.

Si Inghelbrecht garde son statut de chef fondateur, l’Orchestre National est désormais mené par le jeune Manuel Rosenthal, qui le pousse à voir grand et «moderne». Milhaud, Honegger et Poulenc poursuivent leurs carrières déjà bien engagées avant-guerre, Debussy et Stravinsky – à qui le « National » consacre une intégrale dès 1945 – règnent en maître dans le corpus des orchestres français. Mais déjà la jeune génération (Boulez, Dutilleux et Messiaen) fait entendre une voix différente, poussant parfois au scandale comme lors de la création de Déserts de Varèse en 1954. Parallèlement à ses saisons de concerts, le «national» développe une intense activité radiophonique et discographique faisant ainsi du Théâtre l'un des plus importants studios d’enregistrement et de radiodiffusion d’après-guerre.

L’Orchestre de la Société des Concerts du Conservatoire, ensemble déjà fort d’une longue histoire symphonique et alors dirigé par André Cluytens, est l’autre hôte permanent du Théâtre dans ces années-là. La liste des chefs invités est impressionnante tant elle recense tout ce qui a fait au XXe siècle l’histoire de la musique (Karajan, Kleber, Jochum, Knapperbusch…). Les solistes en concert ou en récital que l’on vient alors applaudir ont pour noms Menuhin, Marguerite Long, Milstein, Kempff, Horenstein, Segovia… et pour ouvrir le bal de la «réconciliation lyrique», l’Opéra de Vienne visite désormais chaque saison le Théâtre des frères Perret.

Pour combler les amateurs de danse, le tout jeune ballet des Champs-Elysées de Roland Petit et sa pépinière de talents (Janine Charrat, Jean Babilée, Nathalie Philippart…) rivalise avec celle, plus internationale, du Marquis de Cuevas (à qui on devra la première apparition parisienne de Noureev).

En 1952, se déroule au Théâtre et à la Comédie, à l’initiative de Nicolas Nabokov, un événement unique dans l’histoire musicale parisienne. Il s’agit d’un Festival International de Musique Moderne présentant à la fois les grands tenants de la tradition et ceux de la modernité. Outre la présence remarquée de Stravinsky qui y dirige notamment son récent Œdipus Rex, la première française du Wozzeck de Berg conduit par Karl Böhm, on y remarque une nouvelle fois l’émergence de la jeune génération de compositeurs français (Boulez, Dutilleux...).

Le public est littéralement sous le charme des grandes figures américaines du jazz qui désormais visitent régulièrement le Théâtre telles que Ella Fitzgerald, Oscar Peterson et Louis Armstrong ici dans les coulisses du Théâtre.

Le Sacre du printemps célébré
1960-1981 : le Théâtre fête son cinquantenaire en 1963 avec prestige, célébrant à la fois son histoire en confiant la direction de la version de concert de Pénélope de Fauré à Inghelbrecht  (il avait participé 50 ans plus tôt au concert inaugural de musique française au printemps 1913) et en « pariant » sur la jeune génération avec Pierre Boulez dirigeant le Sacre du cinquantenaire. Au cours de cette soirée du 18 juin 1963, le compositeur « rebelle » allait gagner ses lettres de noblesse dans la famille restreinte des maîtres de la direction.

L'un des rendez-vous marquants des festivités du printemps 1963 : Maria Callas met Paris à ses pieds.

En cette même année 1963, débute, à l’initiative de Jean Robin, l’aventure du Festival International de la Danse. Des dizaines de compagnies étrangères se sont succédé au gré de ces différentes éditions pendant près de trente-cinq ans, présentant ainsi un panorama unique de la création chorégraphique dans toute sa diversité.

Parmi quelques autres grands souvenirs de cette période, mentionnons également les nombreux récitals d’Elisabeth Schwarzkopf, les venues régulières de Karajan alternativement avec le Philharmonique de Berlin et celui de Vienne, les soirées avec Arthur Rubinstein, les premières apparitions de Leonard Bernstein (ici à la sortie du Théâtre), Georges Prêtre, Bernard Haitink, Zubin Mehta, Rudolf Serkin… et celle d’un jeune trublion belge, Maurice Béjart avec son ballet du XXe siècle.

Le 14 novembre 1967 se déroule au Théâtre le concert inaugural de l’Orchestre de Paris, issu de feu la Société des Concerts du Conservatoire, sous la direction de Charles Munch. Bien que directeur musical de la toute jeune formation, ce fut le seul concert qu’il dirigea, la maladie et la mort ayant raison d’une carrière pour le moins exemplaire. Après la disparition de Charles Munch, Alain Lombard, Serge Baudo, Georg Solti et surtout Daniel Barenboïm vont accompagner avec brio et inventivité l’enfance et l’adolescence de l’Orchestre.

L’année 1968 si mouvementée, tout autant en rupture qu’en renouveau, est marquée par la présence au théâtre de deux grandes personnalités de la chanson française : Jacques Brel avec sa quête d’absolu d’Homme de la Mancha et Maurice Chevalier qui raccroche définitivement son canotier lors de la mythique série de récitals d’octobre 1968 célébrant ses « 80 berges ».

L’esprit « 1968 » ne tarde pas à faire des émules dans les salles de l’avenue Montaigne. Ainsi, entre deux concerts symphoniques ou récitals de musique de chambre, la grande salle vibre à la clameur de la jeunesse comme le prouve cet incroyable mois de janvier 1970 qui voit se succéder les Who puis les Pink Floyd. Ces deux événements, exceptionnels dans l’histoire du Théâtre, inaugurent d’une certaine manière les séries de concerts acoustiques que donneront par la suite quelques-uns des grands noms de la chanson française et internationale, notamment Elton John, Claude Nougaro, Julien Clerc ou Francis Cabrel.

Dans les années 70, un « phénomène », à l’initiative du producteur privé André Furno, fait son apparition au Théâtre sous le titre de Piano ****. Toute une nouvelle génération d’instrumentistes venus des quatre coins du monde propose une nouvelle façon de concevoir l’art du récital. Ils ont pour nom Maurizio Pollini, Alfred Brendel, Pinchas Zuckerman…. et vont créer quelques-unes des grandes soirées de l’histoire du Théâtre pendant plusieurs saisons.

Au tournant du siècle sous le signe du Sacre
1981-2014 : La fin du XXe siècle voit la renaissance du Sacre sur sa scène originelle et le triomphe de la musique baroque. Toute une génération d’interprètes trouve alors tout naturellement sa place avenue Montaigne.

Après plus d'un an de travaux, le Théâtre retrouve tous ses feux d’antan et rouvre en septembre 1987 avec Benvenuto Cellini de Berlioz, l’ouvrage même qui avait marqué son inauguration en 1913, et la reprise du cycle Mozart Da Ponte imaginé par le duo Ponnelle-Barenboïm.

L’ouverture de l’Opéra Bastille, la mutation discographique vers le CD et la découverte de la musique ancienne va considérablement changer la vie musicale parisienne. Deux spectacles «historiques», l’Ariodante de Haendel mis en scène par Pier-Luigi Pizzi et dirigé par Jean-Claude Malgoire ici-même, et Atys de Lully mené par William Christie à l’Opéra-Comique, ouvrent l’ère de ce que l’on allait appeler le triomphe de «baroqueux». L’Alceste de Lully allait marquer le début d’une programmation baroque désormais présentée chaque saison au Théâtre.

Autre retour au fondateur Gabriel Astruc en 1990 avec les représentations du Sacre du printemps par le Joffrey Ballet, dans la chorégraphie de Nijinski, celle-là même qui avait disparu depuis 1913 et qui, grâce au travail minutieux de Millicent Hodson et Kenneth Archer, retrouve enfin sa scène originelle.

Le tournant du siècle marque le triomphe de Lully puis d’Haendel, avant celui de Vivaldi au cours de la décennie suivante. Le répertoire est immense mais reste à découvrir et le public se passionne pour le genre de l'opera seria, pour lequel plusieurs générations se succèdent pour le servir : de Jean-Claude Magloire, William Christie à Philippe Herreweghe, René Jacobs, Marc Minkowski, jusqu’aux plus jeunes, Christophe Rousset, Emmanuelle Haïm et Jean-Christophe Spinosi. La grande salle devient le lieu de toutes les aventures de ce nouveau répertoire à explorer. Aucun autre Théâtre au monde ne peut ainsi se prévaloir d’avoir présenté en quelque trente ans autant d’ouvrages différents des XVIIe et XVIIIe siècles et d’avoir assisté à l’éclosion de toute une génération d’interprètes venus des quatre coins de l’Europe.

La tragédie lyrique de Lully mis en scène par Jean-Louis Martinoty et dirigée par Emmanuelle Haïm

Figure majeure de la musique du XXe siècle, une douzaine d’œuvres d’Henri Dutilleux ont été données au Théâtre en création française et même quatre fois en création mondiale (La Geôle en 1944, sa Première symphonie en 1951, son concerto pour violon L’Arbre des songes par Isaac Stern en 1985 et son ultime pièce Le temps l’horloge dirigée par Seiji Ozawa avec la soprano Renée Fleming en mai 2009).

Extrait de Le temps l'horloge de Dutilleux dirigé par Seiji Ozawa et interprété par Renée Fleming

Le grand répertoire symphonique connait également de beaux moments de gloire : en 1993 est inaugurée la résidence du Philharmonique de Vienne, l’orchestre qui a finalement l’histoire la plus ancienne avec le Théâtre puisque sa première venue remonte à 1924. Au cours de cette même période, Paris voit également le retour du Théâtre Mariinsky et de son charismatique chef Valery Gergiev, ainsi que les fabuleux cycles donnés par le Philharmonique de Saint-Pétersbourg avec Youri Temirkanov et plus récemment les soirées avec les formations de Birmingham, Rotterdam, Philadelphie…

Le Théâtre aborde le XXIe siècle avec à la fois sérénité et panache. La musique ancienne triomphe, la présence des grandes formations symphoniques européennes s’amplifie, l’opéra scénique trouve une place privilégiée et en constante progression dans le rythme des saisons, sans oublier la fidélité de «stars» que s’arrache le public notamment Sylvie Guillem, Philippe Jaroussky, Jonas Kaufmann et la diva internationale du chant, Cecilia Bartoli, qui a donné de très nombreux récitals au Théâtre depuis le début des années 2000. Au printemps 2014, si l’on excepte un espiègle Chérubin à l’Opéra dans les années 1990, elle y a fait sa grande première apparition scénique à Paris avec l'Otello de Rossini.

Le Théâtre des Champs-Élysées fête ses 100 ans en célébrant sous toutes ses formes Le Sacre du printemps de Stravinsky. Il poursuit par ailleurs ses travaux d’embellissement et son exploration de quelques principes fondamentaux, hérités du fondateur Gabriel Astruc et qui, d’une certaine façon, ont façonné son siècle d’histoire.

La diversité des genres et des répertoires rythme toujours les saisons, la fidélité envers des interprètes leur confère indéniablement un «esprit de famille» que tous leur reconnaissent et déjà de nouveaux talents s’inscrivent à leur tour dans la suite de cette histoire. L’esprit de modernité tant admiré en 1913, qu’il serve aujourd’hui Charpentier ou Poulenc, se perpétue quant à lui dans les choix et les audaces de ceux qui président à leurs destinées.

Théâtre des Champs-Elysées : 100 ans d'histoire
Credits: Story

Découvrez la saison du Théâtre des Champs-Élysées: www.theatrechampselysees.fr

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Théâtre des Champs-Elysées
Service Editions-Mutimédia
Mai 2015

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