La Platinum Panavision

The Cinémathèque française

En 1954, Robert Gottschalk et Richard Moore fondent en Californie la société Panavision.

La firme se spécialise dans les objectifs réglables pour le Scope, dont le Super Panatar pour projecteur, un anamorphoseur variable à prisme permettant de passer du ratio 2,55 :1 à 1,375 en tournant un simple bouton. Suivront l’Ultra Panatar, pour film 70 m, et l’Auto Panatar (1958) qui corrigent corrigeant les déformations du Scope dans la caméra. Ce procédé apporte à la firme son premier Oscar, et lui permet de dépasser son concurrent Bausch & Lomb, fournisseur du CinémaScope.

Panavision travaille au procédé MGM Camera 65 (1956) qui sera finalement peu appliqué (Ben Hur de la MGM, 1959, sera tourné avec des objectifs Ultra Panavision). En 1961, la firme rachète la division caméra de la MGM, ce qui lui donne accès aux Mitchell Realife 65 mm, qui sont rhabillées d’un blimp Panavision en magnésium (dessiné par le génie de la maison, Tak Miyagishima), et équipées de nouveaux objectifs anamorphoseurs monoblocs à prismes dits Super Panavision puis Ultra Panavision 70 (1962).

Une luxueuse caméra 35 mm, dite Silent Reflex (PSR), est proposée en 1967. À cette époque, l’entreprise décide de ne plus vendre ses caméras et objectifs, mais de les louer.

Une autre caméra sort en 1972 : le Panaflex, appareil de studio pouvant aussi se porter sur l’épaule. Silencieux, muni d’un mécanisme inspiré de Mitchell et d’une visée reflex, il est immédiatement adopté par Steven Spielberg (Sugarland Express, 1974). Une version améliorée, dite Gold, sort en 1976.

En 1986, la Platinum remplace la Gold, avec une belle carte d’identité :

-film 35 mm dans tous les ratios, du Super 35 mm au full, 1,66, Scope ou 1,85.
-magasins 500 ou 1000 pieds qui peuvent être montés en deux positions
-différentes possibilité d’enregistrer de 4 à 36 images/seconde en avant et arrière
-visée standard ou anamorphique
-obturateur réglable de 45 à 200°
-zoom contrôlable à distance grâce à l’Electronic zoom control, sorte de curieux pistolet.

La Platinum devient l’une des caméras préférées des réalisateurs hollywoodiens de la fin des années 1980, jusqu’à l’introduction de la Millennium (1997). Entre temps, une nouvelle caméra System 65 a été conçue (1991), qui utilise du 65 mm.

À la demande de George Lucas, et en collaboration avec Sony qui s’occupe de la partie électronique, Panavision s’attaque au numérique en 2000 avec une caméra équipée d’objectifs Primo Digital de haute définition : Lucas s’en sert pour l’épisode II de Star Wars (2002). La suivante, la Genesis (2005) avec sa surface d’enregistrement plus grande que le 35 mm, est utilisée sur Flyboys (2006).

Aujourd’hui Panavision reste un acteur majeur de l’industrie cinématographique. Son procédé anamorphique Ultra Panavision 70, inutilisé depuis Karthoum (Basil Dearden, 1966), a été remis en vedette par Quentin Tarantino en 2015 avec The Hateful Eight.

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