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Steve Biko : le mouvement de la conscience noire

Les années SASO, BCP et BPC

Stephen Bantu Biko was an anti-apartheid activist in South Africa in the 1960s and 1970s. A student leader, he later founded the Black Consciousness Movement which would empower and mobilize much of the urban black population. Since his death in police custody, he has been called a martyr of the anti-apartheid movement. While living, his writings and activism attempted to empower black people, and he was famous for his slogan “black is beautiful”, which he described as meaning: “man, you are okay as you are, begin to look upon yourself as a human being”.



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STEVE BIKO : DIED IN DETENTION: 12.9.77, Provenant de la collection : South African History Archive (SAHA)
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"La conscience noire, c'est une attitude et une manière de vivre ; c'est l'appel le plus positif qui ait émané du monde noir depuis longtemps."

- Steve Biko

SRC Picture, 1966/1967, Source d'origine : Biko Family Archive
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Conseil représentatif des étudiants noirs de l'université du Natal (1966-1967)

Une fois son diplôme de fin d'études secondaires obtenu au lycée St Francis College, Steve Biko s'inscrit à des études de médecine à la section noire de l'université du Natal. Cet établissement, résolument libéral, accueille certains des plus grands intellectuels de ce courant. Il attire également plusieurs anciens professeurs noirs, des membres érudits de la communauté noire renvoyés d'autres établissements en vertu de l'University Act, la loi relative aux universités, promulguée en 1959. Les étudiants des deux sexes en droit et en médecine à l'université du Natal viennent des quatre coins du pays et affichent diverses tendances politiques. Dans les années 1960, cette convergence fait de l'établissement une véritable plate-forme intellectuelle dont les maîtres-mots sont : culture, diversité et passion du débat politique. L'université devient ainsi le pilier de ce qu'on appellera plus tard le "Durban Moment". 

Steve Biko commence ses études à l'université du Natal sur les chapeaux de roue. Il est immédiatement influencé par ce mouvement dynamique, dans lequel il joue à son tour un rôle actif. Il est élu au sein du conseil des représentants étudiants (SRC) en 1966-1967, l'année de son admission. Il commence par soutenir des groupes d'étudiants multiraciaux, notamment la National Union of South African Students (NUSAS), qui rencontre sur le campus l'hostilité de certaines personnes, et par laquelle les étudiants noirs ont essayé pendant des années, en vain, de faire entendre leur voix. Une telle frustration face au libéralisme blanc est loin d'être inconnue pour Steve Biko, qui a déjà fait l'expérience d'une déception similaire à Lovedale.

Medical Students at the University of Natal, 1966, Source d'origine : National Archives
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Étudiants en médecine à l'université du Natal (de gauche à droite : Brigette Savage, Rogers Ragavan, Ben Ngubane, Steve Biko)

Correspondence from Natal's SRC to NUSAS Correspondence from Natal's SRC to NUSAS, 1968-06-22/1968-06-22, Provenant de la collection : Steve Biko Foundation
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Correspondance désignant Steve Biko comme délégué du conseil représentatif des étudiants à la conférence annuelle de la National Union of South African Students (NUSAS)

En 1967, alors délégué du SRC, Steve Biko participe à la conférence annuelle de la NUSAS qui se tient à l'université Rhodes. Un conflit éclate lorsque celle-ci interdit la mixité raciale dans les lieux d'hébergement en vertu de la Group Areas Act (loi sur les zones réservées), un des textes votés sous l'apartheid que la NUSAS a déclaré détester sans toutefois s'y opposer fermement. L'organisation choisit alors de ne pas trancher : elle condamne les représentants de l'université Rhodes, tout en recommandant aux Noirs d'agir dans les limites de la loi. Pour Steve Biko, cet événement ne fait que s'ajouter à ceux qui alimentent son ressentiment. 

Speech by Dr. Saleem Badat on SASO, Provenant de la collection : Steve Biko Foundation
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Discours de Saleem Badat, auteur de "Black Man You Are on Your Own" sur la SASO

Réagissant avec colère, Steve Biko condamne l'intégration artificielle de l'activisme étudiant et rejette le libéralisme. Il le qualifie d'ailleurs de coquille vide servant de bouclier à des personnes qui ne cherchent pas à renverser le statu quo et se contentent de récupérer habilement les idées qui leur conviennent le mieux dans le "vivier exclusif de privilèges réservés aux Blancs". Cela donne naissance à ce qu'on appelle aujourd'hui le "débat des plus aptes" : les libéraux blancs étaient-ils les personnes les plus aptes à définir la cadence et la substance du mouvement de résistance noire ?

Ce débat a une double portée. D'une part, il vise à défaire la société blanche de son sentiment de supériorité et pousse l'institution libérale à repenser sa mission présumée de porte-parole des opprimés. D'autre part, il permet également de formuler une critique franche à l'encontre de la société noire et à condamner sa passivité qui la cantonne à endosser le rôle de spectateur de sa propre histoire. L'interdiction de l'African National Congress et du Pan African Congress le 7 avril 1960, suivie de l'emprisonnement des leaders du mouvement de libération entraîne l'émergence d'une culture de l'apathie. 

Image of Steve Biko, Source d'origine : Daily Dispatch
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Bantu Stephen Biko

"Nous nous sommes lancés dans la quête d'une vraie humanité et quelque part, à l'horizon, la récompense de nos efforts nous attend. Avançons avec courage et détermination, puisant notre force dans notre sort commun et notre fraternité. Un jour nous serons en état de donner à l'Afrique du Sud le plus beau des cadeaux : un visage humain."

Steve Biko soutient que la véritable libération n'est possible que si le peuple noir devient lui-même acteur du changement. Selon lui, il s'agit de la condition sine qua non pour l'émergence d'une nouvelle identité et d'une nouvelle conscience, débarrassée du complexe d'infériorité qui pèse sur la communauté noire. C'est seulement une fois que les peuples blancs et noirs auront réglé ouvertement les problèmes liés à la race que pourra naître un espoir en faveur d'une véritable intégration et de la fin du racisme.   

Interview with Steve Biko Interview with Steve Biko, 1972-10-24, Source d'origine : Gail M. Gerhardt
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Transcription d'un entretien avec Steve Biko réalisé en 1972

Lors de l'assemblée de l'University Christian Movement (Mouvement chrétien universitaire - UCM) à Stutterheim en 1968, Steve Biko poursuit sa percée dans la politique étudiante noire en ciblant des acteurs clés et en soutenant la création d'un mouvement exclusivement noir. En 1969, à l'université du Nord, près de Pietersburg, avec l'aide de l'université du Natal, les étudiants africains lancent la première organisation étudiante réservée aux Noirs, la South African Student Organisation (Organisation des étudiants d'Afrique du Sud - SASO). La SASO s'engage en faveur de la philosophie de la conscience noire et Steve Biko en est élu président.

Black Students Manifesto Black Students Manifesto, 1975, Source d'origine : SASO
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Manifeste des étudiants noirs

La SASO défend l'idée que les Noirs peuvent se définir et s'organiser eux-mêmes tout en décidant de leur propre destin à travers une nouvelle identité politique et culturelle qui tire ses racines de la conscience noire. Ce concept s'étend à la plupart des campus noirs, parmi les communautés qui ont connu plusieurs années de frustration et de déférence envers les blancs. Très vite, la SASO est étroitement associée aux mouvements de Black Power et d'humanisme africain, et s'inspire des idées de la diaspora africaine. Les déclarations d'indépendance de plusieurs pays du continent vis-à-vis des anciennes puissances coloniales permettent également d'enrichir le discours de la conscience noire.

SASO's Definition of Black Consciousness SASO's Definition of Black Consciousness, 1972, Source d'origine : SASO
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Définition par la SASO de la conscience noire

SASO newsletter 7, Source d'origine : SASO
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Couverture d'un bulletin d'information de la SASO de 1971

"En 1968, nous avons formé ce que nous appelons aujourd'hui la SASO. Elle est fondamentalement basée sur la conscience noire, qui repose sur la capacité de l'homme noir à améliorer son sort en adhérant à ces systèmes de valeurs qui font de lui un membre à part entière de la société"

- Steve Biko

SASO newsletter, 1972, Source d'origine : SASO
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Couverture d'un bulletin d'information de la SASO de 1971 

SASO newsletter 8, Source d'origine : SASO
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Couverture d'un bulletin d'information de la SASO de 1972

SASO newsletter 9, Source d'origine : SASO
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Couverture d'un bulletin d'information de la SASO de 1972

SASO newsletter 10, Source d'origine : SASO
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Couverture d'une lettre d'informations de la SASO, 1973

SASO Newsletter, Vol 5, No.1, 1975, Source d'origine : SASO
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Couverture d'un bulletin d'information de la SASO de 1975

Steve Biko Interview, Provenant de la collection : Steve Biko Foundation
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Steve Biko parle du mouvement de la conscience noire.

La Black People's Convention (Convention du Peuple noir)

En 1971, l'influence de la SASO s'étend bien au-delà des campus. De plus en plus de membres de la SASO quittent le système universitaire et sont à la recherche d'une structure politique. Les dirigeants de l'organisation se mobilisent en faveur de l'instauration d'une nouvelle branche, capable d'englober l'ensemble de la société civile. La Black People's Convention est créée en 1972 dans cet objectif. Elle s'attèle immédiatement aux problèmes que rencontrent les travailleurs noirs, dont les syndicats ne sont pas reconnus par la loi. Cette action entraîne inéluctablement un conflit avec les forces de sécurité. Néanmoins, dès la fin de l'année, on estime à 41 le nombre de courants. Des responsables d'églises, des artistes, des syndicats organisés et bien d'autres Noirs se politisent de plus en plus. En dépit du bannissement en 1973 de certaines figures phares du mouvement, les défenseurs de la conscience noire deviennent plus véhéments, courageux et provocateurs dans leur lutte contre la suprématie blanche.  

Black People's Convention Membership Card, 1972, Source d'origine : Black People's Convention
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Carte d'adhérent de la Black People's Convention (BPC)

Minutes of the Black People's Convention Minutes of the Black People's Convention, 1972-12-16/1972-12-17, Source d'origine : Black People's Convention
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Minutes de la première réunion de la Black People's Convention

En 1974, neuf leaders de la SASO et du BPC sont jugés pour incitation à la révolte. Au cours de leur procès de dix-sept mois, surnommé depuis le "procès des idées", les accusés en profitent pour présenter les théories de la conscience noire. Ils sont jugés coupables et condamnés à plusieurs peines d'emprisonnement, mais acquittés des accusations de participation à une conspiration révolutionnaire.  

We Do Not Hate Whites, Says SASO, 1976-10-02, Source d'origine : Rand Daily Mail
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Blacks Will Win Equality , Says Saso Defense, 1976-05-02, Source d'origine : Rand Daily Mail
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Members of SASO and BPC, 1973, Source d'origine : BAHA
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Couverture du procès de la SASO/BPC Couverture du procès de la SASO/BPC Membres de la BPC

Black Consciousness Means a Big Change - Witness, 1975-11-25, Source d'origine : The World
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Couverture de la SASO/BPC

Viva Frelimo Poster, Source d'origine : UNISA
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Affiche du rassemblement "Viva Frelimo" de 1974

Leur condamnation n'a fait que renforcer le mouvement de conscience noire. L'influence grandissante de ce courant est à l'origine de la création du South African Students Movement (Mouvement des étudiants d'Afrique du Sud - SASM), actif dans l'enseignement secondaire. Le SASM jouera un rôle essentiel dans le soulèvement étudiant de 1976. 

Barney Pityana, Source d'origine : BAHA
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Barney Pityana, membre fondateur de la SASO

En 1972, année de création du BPC, Steve Biko est exclu de la faculté de médecine. Ses activités politiques ont fini par nuire à ses études. Toutefois, fait plus important encore, selon son ami et camarade Barney Pityana "sa quête inépuisable de connaissances s'étend bien au-delà du domaine médical". Steve Biko ira ensuite étudier le droit à l'université d'Afrique du Sud.

Inside cover page of Biko Text book "The Law and Practice of Administration of Estates", Source d'origine : Biko Family Archive
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Biko Signature, Source d'origine : Biko Family Archive
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Order form for text books, Source d'origine : Biko Family Archive
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Formulaire de commande de manuels de droit de Steve Biko

Après avoir quitté l'université, Steve Biko occupe un poste d'employé sous les ordres de Ben Khoapa au sein des bureaux des Black Community Programmes (Programmes de la Communauté noire - BCP), la section de la Black People Convention chargée du développement. Cette organisation participe à plusieurs projets à destination de la communauté et publie un rapport annuel intitulé "Black Review" qui analyse les tendances politiques dans le pays. 

Black Community Programmes Pamphlet Black Community Programmes Pamphlet, Source d'origine : Black Community Programmes
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Brochure sur les Black Community Programmes 

Black Community Programmes Limited, Projects and People Black Community Programmes Limited, Projects and People, Source d'origine : Black Community Programmes
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Présentation générale de la BCP

Black Community Programmes Limited, Projects and People, Source d'origine : Black Community Programmes
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Chef de la BCP, Ben Khoapa

86 Beatrice Street, Former Offices of the BCP, 2007, Provenant de la collection : Steve Biko Foundation
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86 Beatrice Street, ancien siège de la BCP 

"Pour bien me comprendre, vous devez garder à l'esprit que je ne ressentais aucune crainte."

- Steve Biko

Ben Khoapa, 2007, Provenant de la collection : Steve Biko Foundation
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Ben Khoapa, Beatrice Street, aux alentours de 2007

Biko's Banning Order Biko's Banning Order, 1973-02-26, Source d'origine : Dept. of Justice
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Ordre de bannissement de Steve Biko

Suite à son bannissement en mars 1973 en même temps que Bennie Khoapa, Barney Pityana et d'autres, Steve Biko est chassé de Durban et doit rejoindre sa ville d'origine, King William's Town. La plupart des autres leaders de la SASO, du BPC et des BCP sont envoyés dans des lieux dispersés et isolés. En plus d'empêcher les organisations de fonctionner, ces expulsions ont également pour but de briser la résistance des dirigeants, pour à terme les rendre inactifs et inoffensifs. 

Banni, Steve Biko s'adresse à des intellectuels locaux auprès de qui il s'engage aussi énergiquement que lorsqu'il avait participé aux mouvements étudiants à l'université du Natal. Mais cette fois, il s'attache à approfondir la dimension pratique des idées de la conscience noire sur le développement, qui ont vu le jour au sein de la SASO et des BCP. Il établit des bureaux pour les Black Community Programmes à King William's Town (15 Leopold Street) et remplit les fonctions de responsable de section. L'organisation se concentre sur des projets concernant la santé, l'éducation, la création d'emploi et d'autres domaines ayant trait au développement de la communauté.

No 15 Leopold Street, 2007, Provenant de la collection : Steve Biko Foundation
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15 Leopold Street, ancien siège de la BCP à King William 's Town

Le résultat ne se fait pas attendre et on interdit rapidement à Steve Biko de former toute association sérieuse avec les BCP. Il n'a pas le droit de rencontrer plus d'une personne à la fois. Il ne doit en aucun cas quitter la zone du district magistral de King William's Town sans l'autorisation de la police. Il n'est pas autorisé à occuper des fonctions publiques et ne peut pas être publié, ni cité.

Zanempilo Clinic, 2007, Provenant de la collection : Steve Biko Foundation
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Clinique Zanempilo, une clinique de la BPC

Les restrictions qui pèsent sur lui et sur les autres membres des BCM, ainsi que leurs arrestations régulières sont à l'origine du développement de multiples strates de direction au sein de l'organisation, afin d'accroître son dynamisme. Parmi ses autres succès et en dépit des défis à relever, le bureau local du Black Community Programme réussit à construire et à gérer la clinique Zanempilo, le centre de santé communautaire le plus moderne de son époque, sans financements publics. "Nous voulions prouver qu'avec un minimum d'organisation et un planning adapté, il est très simple d'offrir les services les plus élémentaires à notre communauté", explique le docteur Ramphele, qui, avec le docteur Solombela, était le médecin résident de la clinique.

Community member from Njwaxa, 2007, Provenant de la collection : Steve Biko Foundation
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Membre de la communauté à Njwaxa

Le bureau de Steve Biko mène d'autres projets, tels que le Njwaxa Leather-Works Project (un projet de travail du cuir à Njwaxa), une crèche communautaire et d'autres initiatives. Il joue également un rôle essentiel dans la création en 1975 du Zimele Trust Fund, un fonds fiduciaire destiné à aider les prisonniers politiques et leurs familles, quelle que soit leur appartenance politique. En outre, Steve Biko instaure le Ginsberg Educational Trust, une fiducie d'épargne-études à Ginsberg, afin de venir en aide aux étudiants noirs et renvoyer en quelque sorte l'ascenseur à une communauté qui a contribué par le passé à sa propre formation. 

Steve Biko, The Drum Archive, 1970, Source d'origine : Paul Weinberg / South Photos / african.pictures
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Click on the Steve Biko Foundation logo to continue your journey into Biko's extraordinary life. Take a look at Steve Biko: The Black Consciousness Movement, Steve Biko: The Final Days, and Steve Biko: The Legacy.

Crédits : histoire

—Steve Biko Foundation:

Crédits : tous les supports
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