Au 19e siècle, sous l’impulsion de la Révolution industrielle, l’exploitation des mines s’intensifie. L’extraction du charbon se fait de plus en plus profondément, dans des galeries souterraines mal éclairées, mal aérées et dont le milieu hostile est sujet à des accidents dramatiques. L’air y est nécessaire pour que les hommes respirent, abaisser la température et diluer les gaz dangereux.
Aussi, les ingénieurs développent des appareils de respirations et de sauvetage. L’aérophore, littéralement j’apporte de l’air, fait partie de ces dispositifs. Développé par Louis Denayrouze, il est portatif et comporte trois bouteilles procurant une autonomie d’une demi-heure. Louis est le frère d’Auguste Denayrouze qui, avec Benoît Rouquayrol, est l'un des inventeurs du scaphandre autonome. Les aérophores obtiennent grand succès et, en France, leur emploi est recommandé par le Conseil Général des Mines mais aussi la Marine et le Génie militaire.
A l’étranger, ils sont utilisés par différentes compagnies minières et les armées allemandes, belges ou autrichiennes. Les grands établissements industriels sont aussi acquéreurs : Schneider, Krupp, John Cokerill, la Compagnie du Gaz de Paris, de Londres et de Dublin. Les sapeurs-pompiers de Londres en achètent 120 exemplaires
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