L'Augusteum (contemporaine), image A.-B. PimpaudMusée de la Romanité
Les jardins de la Fontaine de Nîmes abritent les vestiges d’un Augusteum, un complexe monumental dédié au culte impérial. Construit en 25 avant J.-C., il comprenait plusieurs monuments : un nymphée, un autel, le « temple de Diane », un théâtre et la Tour Magne.
L'Augusteum (contemporaine), image A.-B. PimpaudMusée de la Romanité
Le culte impérial, qui consiste en des rituels, offrandes ou sacrifices faits en l’honneur de l’empereur et de sa famille, s’est implanté sur un lieu de culte préexistant. Les Volques Arécomiques y vénéraient effectivement Nemausos, le dieu gaulois de la source.
L’autel impérial et le nymphée étaient cloisonnés par trois portiques, des galeries couvertes à colonnes ou arcades. Les propylées désignent l’entrée monumentale qui parait ces portiques. De là partait une voie qui reliait le complexe au reste de la ville, notamment au forum.
Propylées, reconstitution (contemporaine), image A.-B. Pimpaud - on-situMusée de la Romanité
Cette entrée monumentale s’assimile à la façade d’un temple. On suppose que 6 colonnes corinthiennes supportaient une dédicace et un fronton richement décoré. Les fragments de ce fronton et de l’inscription sont aujourd’hui conservés au musée de la Romanité.
fronton des Propylées (romaine ; haut-empire)Musée de la Romanité
Un fronton est un ornement de forme triangulaire, parfois en segment de cercle, qui surmonte et embellit la façade principale d’un bâtiment. Il est constitué d’un tympan, qui accueille souvent des statues, et d’une corniche, où se déploie un riche vocabulaire ornemental.
Les propylées; les frises ornementales (Romaine, Haut-Empire)Musée de la Romanité
Certains motifs sont récurrents dans l’architecture romaine. Ici nous pouvons voir quelques motifs emblématiques : des rais de cœur (1), des denticules (2), des perles et pirouettes (3), des oves (4) et des pointes de flèches (5). Ils scandent et animent visuellement la façade.
fronton des Propylées (romaine ; haut-empire)Musée de la Romanité
La corniche est une réalisation locale : la pierre utilisée est celle du bois de Lens, dont les carrières se situent à 25km de Nîmes. De plus, le dernier bloc ne se raccorde pas parfaitement à la partie horizontale du fronton. Ces deux éléments confirment la réalisation locale.
Propylées, reconstitution (contemporaine), image A.-B. Pimpaud - on-situMusée de la Romanité
Les chapiteaux sont sculptés dans un marbre importé. Leur traitement stylistique, très classique et naturaliste, est typique du IIe siècle. Ils seraient une création ou une restauration due à l’empereur Hadrien, qui s’est attaché à redorer le culte impérial pendant son règne.
Propylées; inscription (Romaine, Haut-Empire)Musée de la Romanité
La dédicace est incomplète. On distingue les lettres suivantes : « RES PUBLICA NEM […] SESI |
IMPERATORIS CA […] ARIS », que l’on peut traduire par « La république de Nîmes » et « l’Empereur César », sans pouvoir identifier de quel empereur il s’agit.
fronton des Propylées (romaine ; haut-empire)Musée de la Romanité
L’inscription était constituée de lettres de bronze, fixées par des tenons. Elle est malheureusement trop lacunaire pour qu’on puisse identifier la personne à qui elle était dédiée, et le commanditaire. Plusieurs interprétations ont été proposées mais aucune retenue.
Musée de la Romanité de Nîmes - https://museedelaromanite.fr/
Réalisation : Ville de Nîmes - Musée de la Romanité
Iconographie : © Ville de Nîmes - Musée de la Romanité
Reconstitution 3D © A.B. Pimpaud (Archeo3D - http://www.archeo3d.net/), Ville de Nîmes - Musée de la Romanité
Illustrations © on-situ https://www.on-situ.com/ , Ville de Nîmes - Musée de la Romanité
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