Il était une fois ... Le monde enchanté des contes de fées. Rois, reines, princes et princesses, elfes légendaires, belles endormies, fées Carabosse, créatures magiques ou sorcières au nez crochu, quittent leurs châteaux, tanières et bois enchantés et présentent leurs plus beaux atours au Centre national du costume de scène à Moulins.

SALON D'HONNEUR

Le salon d’honneur situé au rez-de-chaussée du CNCS, permet de découvrir deux productions aux caractéristiques communes « Le Petit Prince » d’Antoine de Saint-Exupéry et « Le Prince de Motordu » de PEF.

Une tente enchantée permet aux enfants de passer un moment hors du temps afin de lire leurs contes favoris.

Cette « mise-en-bouche » au seuil de l’exposition, fait le lien avec l’univers des livres de contes et illustre parfaitement le propos : « c’est le costume qui fait le personnage ».

© Jean-Marc Teissonnier – Ville de Moulins

Costume pour le rôle du Petit Prince réalisé dans les Ateliers de la Comédie-Française, porté par Benjamin Jungers dans « Le Petit Prince », Comédie Française, 2011.


Combinaison à manches courtes et ceinture en fin lainage vert clair boutonnée devant, noeud papillon en synthétique jaune d'or, écharpe en étamine de laine. Manteau de cour en soie sauvage vert vif, doublure, revers et col châle en bourrette de soir orange, épaulettes dorées avec une étoile.


© CNCS / Florent Giffard

Costume de Virgile Venek d’après les dessins de PEF pour le rôle du Prince de Motordu porté par Patrick Alguerateguy dans « Le Prince de Motordu », production Sortie de Secours théâtre et Rémora, Paris, 2007.


Pantalon en jean, chemise verte à pois noirs et à boutons boules d'or, cape rouge à boules or, chapeau - perruque, cheveux roux et château-fort rose -, baskets blancs.


© CNCS / Florent Giffard

SALLE 1

Dans cette première salle, les mondes de la féerie sont tout en contradiction.
Les costumiers choisissent souvent des oppositions de couleurs pour que les personnages soient bien lisibles. On retrouve ainsi le monde noir des sorcières et des magiciens en contraste avec les teintes pastel des fées et des princesses.

© Jean-Marc Teissonnier – Ville de Moulins

Costume de Pierre Clayette pour le rôle d’une fée porté par Mlle Lamone dans « Casse-Noisette », ballet de Tchaïkovski, Petipa et Ivanov, version de Michel Rayne, Opéra-Comique, 1965.


Tutu court, bustier découpé en taffetas vert orné de fleurs sur la poitrine, basque volantée en crin blanc à décor d'applications de feuilles et de fleurs.


© CNCS / Florent Giffard

Costume de Jean-Pierre Ponnelle pour Obéron porté par Gabriel Bacquier dans « Isoline », mise en scène de Paul Maquaire, Opéra-Comique, 1958.


Pourpoint en crêpe de soie blanc, orné d'applications en velours chenille noir soulignées au point de chaînette.


© CNCS / Florent Giffard

Costume de Jean-Pierre Ponnelle pour le rôle d’une nymphe dans « Isoline », Opéra-Comique, 1958. © CNCS / Florent Giffard


Robe longue en ottoman blanc, applications de cabochons sur décor brodé au point de chaînette, drapés en mousseline blanche, poignets garnis de feuilles en feutrine verte et de dentelle.


© CNCS / Florent Giffard

SALLE 2

Dans les contes, le bien – les bonnes fées – et le mal – sorcières ou méchantes fées – s’opposent. La Fée Carabosse en est le meilleur exemple, méchante fée jette un sort à la Belle, celui de s’endormir pour cent ans. Carabosse, avec une arrivée sur scène toujours spectaculaire, est suivie par ses pages, petits monstres mi - humains, mi - animaux.

Dans le ballet « La Belle au bois dormant », le costume de la Fée Carabosse, rôle qui peut être dansé par une femme ou par un homme, est le contraire de celui des fées : robe longue dans des teintes sombres, noir, violet, rouge foncé, grande cape, haute coiffure…

© Jean-Marc Teissonnier – Ville de Moulins

Costume de Franca Squarciapino pour le rôle de la Fée Carabosse dans « La Belle au bois dormant », version de Rudolf Noureev. Opéra national de Paris, 1997. © CNCS / Florent Giffard


Costume de Philippe Binot pour le rôle de la Fée Carabosse dans « La Belle au bois dormant », version de Charles Jude d’après Marius Petipa. Opéra national de Bordeaux, 2000. © CNCS / Florent Giffard

SALLE 3

Dans « Si Peau d’âne m’était conté » (2015) Marie-Geneviève Massé, chorégraphe et directrice de la Compagnie de danse baroque « L’Eventail » en habituée des contes de fées, revisite ce premier conte écrit en vers par Perrault.

Peau d’âne une jeune princesse passant de l’insouciance au malheur, une marraine-fée, des épreuves puis une fin heureuse…ce récit contient tous les codes propres aux contes de fées.

© Jean-Marc Teissonnier – Ville de Moulins

Costumes créés par Olivier Bériot pour « Si Peau d’âne m’était conté », Compagnie de danse l’Eventail, 2015. © CNCS

SALLE 4

Le ballet « Casse-Noisette » fut créé d’après le conte d’Alexandre Dumas, sur une musique de Tchaïkovski, dans une chorégraphie de Lev Ivanov et Marius Petipa, au Théâtre Marie de Saint-Pétersbourg en 1892. Il n’a jamais cessé depuis d’être adapté et représenté.

Dans cette vitrine deux versions du ballet sont présentées : la production du Ballet du Capitole de Toulouse, fidèle à la tradition, et celle du Ballet du Grand Théâtre de Genève, revisitée de manière plus contemporaine avec des costumes de la maison de couture « On aura tout vu ».


© Jean-Marc Teissonnier – Ville de Moulins

Costume réalisé par la maison de couture « On aura tout vu » pour le rôle du Prince des noix dans « Casse-Noisette », chorégraphie par Jeroen Verbruggen, Grand théâtre de Genève, 2014. © CNCS

Costume réalisé par la maison de couture « On aura tout vu » pour Clara dans « Casse-Noisette », chorégraphie par Jeroen Verbruggen, Grand théâtre de Genève, 2014. © CNCS

Costume de Charles Cusick-Smith et Phil R. Daniels pour le rôle du Roi des rats dans « Casse-Noisette » porté par Fabien Cicoletta, d’après Marius Petipa et Lev Ivanov, Théâtre du Capitole, 2009. © CNCS / Florent Giffard

SALLE 5

Dans cette vitrine est présenté le conte « Le Coq d’or ». Le livret de l’opéra de Rimski-Korsakov est emprunté à un conte d’Alexandre Pouchkine qui se déroule dans un Orient de féerie. L’opéra, écrit au lendemain des grandes manifestations de 1905 en Russie, considéré comme une satire politique, fut interdit par la censure tsariste et ne fut jamais joué du vivant du compositeur.

Ces costumes très volumineux et très lourds sont réalisés en patchwork, ensemble de petits morceaux de différents tissus. Ils donnent aux personnages des attitudes hiératiques proches du Kabuki japonais.


© Jean-Marc Teissonnier – Ville de Moulins

Costume de Tomio Mohri pour le rôle du Coq d’Or dans « Le Coq d’Or », Opéra de Rimski-Korsakov, Théâtre musical du Châtelet, Paris, 1984. © CNCS / Florent Giffard

Costume de Tomio Mohri pour le rôle du Roi Dodon dans « Le Coq d’Or », Opéra de Rimski-Korsakov, Théâtre musical du Châtelet, Paris, 1984. © CNCS / Florent Giffard

SALLE 6

Dans le conte de « Cendrillon », Alain Blanchot a opposé à la touchante et pure jeune fille, une marâtre et des demi-sœurs aux toilettes et aux coiffures ridicules, accentuant ainsi le comique de situation

Dans cet opéra de Jules Massenet, créé à l’Opéra-Comique en 1899, le rôle du Prince charmant, tenu par une femme, actrice ou chanteuse.

© Jean-Marc Teissonnier – Ville de Moulins

SALLE 7

Dans « Barbe-Neige et les sept petits cochons » (2014), la chorégraphe Laura Scozzi décortique les contes pour mieux les réinventer. Et si la Belle au bois dormant ne s’était jamais réveillée ? Si Cendrillon n’avait pas retrouvé sa pantoufle ? Que se passerait-il ?
Costumes créés par Olivier Bériot

© Jean-Marc Teissonnier – Ville de Moulins

SALLE 8

« Seigneur Riquet et Maître Haydn » est la rencontre entre les marionnettes de la compagnie d’Emilie Valantin et le quatuor à cordes Debussy. Une interaction s’opère entre les différents protagonistes. Juchés sur des cannes, les marionnettes créées par Emilie Valantin somptueusement vêtues jouent avec les musiciens pour proposer une version poétique du conte de Charles Perrault.


© Jean-Marc Teissonnier – Ville de Moulins

SALLE 9

« Hansel et Gretel », opéra composé par Engelbert Humperdinck sur le livret écrit par sa sœur, à partir d’un conte de Grimm dérivé du « Petit Poucet », rencontra un succès immédiat dès sa création en 1893. L’opéra fait partie du répertoire de nombreux théâtres en Allemagne, souvent représenté pendant la période de Noël.
Anthony Ward propose trois univers différents selon les personnages : contexte social pour Hansel, Gretel et leurs parents habillés dans des lainages « tricotés main » aux teintes assourdies, monde féerique incarné par les marchands de sable et de rosée dans de longues silhouettes en blanc et touche humoristique pour la sorcière Grignotte dans un ensemble tablier, faux nez et grosses lunettes.


© Jean-Marc Teissonnier – Ville de Moulins

SALLE 10

« Le Songe d’une nuit d’été », dernière pièce de Shakespeare écrite en 1600 a donné lieu à diverses compositions musicales, opéras, ballets…

La production présentée ici est un opéra créé en 1960 et mis en musique par le compositeur anglais Benjamin Britten, qui a pris le parti de transformer toutes les créatures féeriques en enfants. Seuls Titania et Obéron, le roi des elfes et la reine des fées, sont incarnés par des adultes.

Cette production du Festival de Glyndebourne, mise en scène par Sir Peter Hall, avec des décors et des costumes de John et Elisabeth Bury, est légendaire. La magie opère dès la première scène, entraînant le spectateur dans une forêt enchantée.

© Jean-Marc Teissonnier – Ville de Moulins

Costumes de style Elisabéthains réalisés par John et Elizabeth Bury pour « Le Songe d’une nuit d’été », mise en scène de Peter Hall, Festival de Glyndebourne, 1981. Reprise 2001-2016 © CNCS

SALLE 11

« Alice au pays des merveilles », livre écrit en 1865 en Angleterre par Lewis Carroll, est connu dans le monde entier.

C’est un des contes les plus souvent mis en spectacle, que ce soit à la scène ou à l’écran. Dès 1903, le livre est adapté au cinéma, le dessin animé de Walt Disney daté de 1951 restant le plus connu. Pratiquement toutes les versions reprennent les costumes dessinés par le premier illustrateur du livre, John Tenniel, les couleurs étant fixées par une édition postérieure et par le dessin animé. Robe bleue et tablier blanc pour Alice, veste à carreaux pour le lapin blanc, tenues des rois, reines, valets et cartes…

© Jean-Marc Teissonnier – Ville de Moulins

Costume de Charles Cusick-Smith et Philip R. Daniel pour le rôle du lapin blanc dans « Alice au Pays des Merveilles », Théâtre du Capitole, Toulouse, 2010.


Redingote en lainage à carreaux, gilet en tweed, col châle en velours, noeud papillon en velours, culotte en sergé mastic et fausse fourrure blanche, souliers en cuir et chaps en coton. Masque en fausse fourrure et tarlatane peinte. Chapeau de paille.


© CNCS / Florent Giffard

Costume de Charles Cusick-Smith et Philip R. Daniel pour le rôle du chapelier fou porté par Valerio Mangianti dans « Alice au Pays des Merveilles », Théâtre du Capitole, Toulouse, 2010.


Veste croisée à basques en tweed rouge orange, doublée de velours grenat et galonnée de vert, collant en jersey rayé violet, large noeud papillon en satin rose, chapeau de paille orange.


© CNCS / Florent Giffard

Costume de Charles Cusick-Smith et Philip R. Daniel pour le rôle de la reine de cœur porté par Paola Pagan dans « Alice au Pays des Merveilles », Théâtre du Capitole, Toulouse, 2010.


Robe bustier, jupe à cerceau et cape en satin imprimé, peint de motifs de carte à jouer, coiffe assortie, académique en jersey blanc.


© CNCS / Florent Giffard

SALLE 12

Les Belles sont les héroïnes les plus aimées des contes de fées. Dans cette salle, deux productions chorégraphiques contemporaines sont associées : « La Belle » de J.-C. Maillot et « La Belle et la Bête » de T. Malandain.
Comme pour la haute couture, on retrouve ainsi dans le « langage » des costumiers de spectacle des constantes liées à la mode ou à des inspirations de pure fantaisie : les ballons dans le costume de la Belle comme dans celui de la Fée de Peau d’âne.

Une grande poésie se dégage de ces univers composites, monde clair et coloré pour « La Belle » dans les costumes de Philippe Guillotel, monde noir et or pour « La Belle et la Bête » dans les costumes de Jorge Gallardo.

© Jean-Marc Teissonnier – Ville de Moulins

Costume de Philippe Guillotel pour le rôle de la Belle dans « La Belle », chorégraphie de Jean-Christophe Maillot, création au Grimaldi forum Monaco, 2001, répertoire des Ballets de Monte-Carlo. © CNCS / Florent Giffard

Costume de Philippe Guillotel pour le rôle de la Reine dans « La Belle », chorégraphie de Jean-Christophe Maillot, création au Grimaldi forum Monaco, 2001, répertoire des Ballets de Monte-Carlo. © CNCS / Florent Giffard

Costume de Philippe Guillotel pour le rôle du Roi dans « La Belle », chorégraphie de Jean-Christophe Maillot, création au Grimaldi forum Monaco, 2001, répertoire des Ballets de Monte-Carlo. © CNCS / Florent Giffard

SALLE 13

De nos jours, les costumes des spectacles inspirés par les contes sont magnifiques. C’est dans le ballet de « La Belle au bois dormant » que ce caractère somptueux se retrouve le plus. Les costumiers se délectent à donner l’image d’une société de cour raffinée aux habits magnifiques et colorés.


© Jean-Marc Teissonnier – Ville de Moulins

Dans « La Belle au bois dormant », l’intrigue se déroule sur plus d’un siècle, permettant de traiter des styles historiques différents.


© Jean-Marc Teissonnier – Ville de Moulins

Costume de Franca Squarciapino pour le rôle du Roi dans « La Belle au Bois dormant », ballet de Piotr Litch Tchaïkovski et mise en scène de Rudolf Noureev, Opéra National de Paris, 1997. © CNCS / Florent Giffard

Costume de Franca Squarciapino pour le rôle de la Reine dans « La Belle au Bois dormant », ballet de Piotr Litch Tchaïkovski et mise en scène de Rudolf Noureev, Opéra National de Paris, 1997. © CNCS / Florent Giffard

« L’Enfant et les sortilèges » est une fantaisie lyrique dont le livret a été écrit par Colette et qui fut créée sur une musique de Maurice Ravel à l’Opéra de Monte-Carlo en 1925.

© Jean-Marc Teissonnier – Ville de Moulins

La difficulté pour le costumier est le jeu des dimensions entre adulte et enfant, objets et animaux.
Bien connu comme illustrateur de livres pour enfants et adultes, Henri Galeron s’est, avec « L’Enfant et les sortilèges », confronté pour la première fois à une production théâtrale.

© Jean-Marc Teissonnier – Ville de Moulins

Costume de Henri Galeron pour le rôle de la Bergère porté par Jiao Zhang dans « L’Enfant et les sortilèges », Coproduction théâtre du Capitole, Conservatoire à rayonnement régional de Toulouse, 2013. © CNCS / Florent Giffard

Costume de Henri Galeron pour le rôle du chat porté par Xavier Luc dans « L’Enfant et les sortilèges », Coproduction théâtre du Capitole, Conservatoire à rayonnement régional de Toulouse, 2013. © CNCS / Florent Giffard

Costume de Henri Galeron pour le rôle de la chouette porté par Jiao Zhang dans « L’Enfant et les sortilèges », Coproduction théâtre du Capitole, Conservatoire à rayonnement régional de Toulouse, 2013.


Corps et tête de chouette en coton, jersey éponge, fausse fourrure, lainage, bouclette de laine. Loup en éponge peinte, perruque bouclée, collant en jersey.


© CNCS / Florent Giffard

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